Beurre de cacahuète ou pâte d'arachide
fruits, légumes, légumineuses et oléagineux
- kcal : 643
- sel g : 1.07
- fer mg : 1.74
- fibres g : 5
- sucres g : 10.5
- lipides g : 51.4
- sodium mg : 426
- calcium mg : 49
- glucides g : 17.3
- proteines g : 25.4
- ag satures g : 10.1
- magnesium mg : 168
- omega3 dha g : 0
- omega3 epa g : 0
- potassium mg : 558
- vitamine c mg : 0
- vitamine d ug : 0
- vitamine b12 ug : 0
- beta carotene ug : 0
Études scientifiques (19)
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Répartition par niveau de preuve (cliquez pour filtrer) · Comprendre les niveaux
Europe PMC · 2026-09-17 · Domínguez-López I, Eichelmann F, Parilli-Moser I, Hurtado-Barroso S, Lamuela-Raventós RM, Schulze MB.
Résumé simplifié :
Cette étude a testé l'effet de manger des cacahuètes grillées, du beurre de cacahuète ou du beurre classique enrichi en huile d'arachide pendant 6 mois chez de jeunes adultes en bonne santé. Les chercheurs ont observé des changements spécifiques dans les graisses présentes dans le sang, liés aux acides gras particuliers des cacahuètes. En comparant ces changements avec les données d'une grande étude de population allemande, ils ont trouvé que ce profil lipidique lié aux cacahuètes était associé à un risque plus faible de développer un diabète de type 2, mais pas à un risque différent de maladies cardiovasculaires. Cet effet semblerait passer en grande partie par une influence sur le poids corporel.
Résumé reformulé :
En combinant un essai clinique randomisé (ARISTOTLE, 63 jeunes adultes recevant pendant 6 mois soit des cacahuètes grillées, soit du beurre de cacahuète, soit un beurre témoin enrichi en huile d'arachide) et la cohorte prospective EPIC-Potsdam, les auteurs ont identifié une signature lipidique plasmatique spécifique induite par la consommation de cacahuètes, riche en acides gras saturés à très longue chaîne, notamment sous forme de sphingolipides. Cette signature lipidique, appliquée aux données de la cohorte EPIC-Potsdam, était associée à un risque modestement réduit de diabète de type 2 (réduction d'environ 11% par écart-type d'augmentation de la signature), mais pas à un risque modifié de maladies cardiovasculaires. Une analyse exploratoire de médiation suggère que cette association avec le diabète s'expliquerait en grande partie (environ 89%) par un effet sur l'indice de masse corporelle. Ces résultats, de nature observationnelle pour la partie associative, suggèrent que les graisses spécifiques des cacahuètes pourraient contribuer à un profil métabolique favorable, sans toutefois établir de lien de causalité direct avec la réduction du risque de diabète.
Motif : essai de 27 participants
Europe PMC · 2026-08-21 · Chiriac G, Barnes SR, Venezia JH, Lee GJ, Sabate J, Rajaram S.
Résumé simplifié :
Cette étude a testé si manger des cacahuètes et du beurre de cacahuète tous les jours pendant 12 semaines pouvait aider la mémoire et le cerveau de personnes âgées en surpoids, à risque cardiovasculaire et se plaignant de troubles de mémoire. Trente participants ont été répartis en deux groupes : l'un consommait entre 42 et 86 g d'arachides par jour, l'autre s'en abstenait. Les chercheurs ont mesuré l'activité cérébrale par IRM pendant une tâche de mémoire de travail, ainsi que les performances cognitives et certains marqueurs sanguins d'inflammation. Résultat : aucune différence significative n'a été observée entre les deux groupes, que ce soit sur le cerveau, la cognition ou les marqueurs biologiques après ajustement statistique.
Résumé reformulé :
Dans cet essai contrôlé randomisé de 12 semaines, 27 adultes âgés en surpoids ou obèses, présentant des facteurs de risque cardiovasculaire et des plaintes mnésiques, ont été assignés soit à une consommation quotidienne de 42 à 86 g d'arachides et de beurre de cacahuète, soit à une abstinence totale d'arachides. Les chercheurs ont évalué, avant et après l'intervention, l'activation cérébrale par IRM fonctionnelle lors d'une tâche de mémoire de travail (n-back), les performances cognitives globales et spécifiques (mémoire, vitesse de traitement, fluence verbale, fonctions exécutives), ainsi que des biomarqueurs sériques d'inflammation et de stress oxydatif. Après ajustement pour l'âge, le sexe, l'IMC initial et la variation de poids, et correction pour comparaisons multiples, aucune différence significative n'a été détectée entre les groupes concernant l'activation cérébrale, la cognition ou les biomarqueurs. Bien que certains résultats bruts aient semblé prometteurs avant ajustement, les auteurs concluent que cette intervention de 12 semaines n'a pas démontré d'effet notable sur la cognition ou l'activité cérébrale, tout en soulignant la nécessité d'études plus longues et de plus grande envergure pour explorer ces pistes.
Europe PMC · 2026-02-01 · Feyesa I, Hettiarachchi J, Daly RM, George ES, Georgousopoulou EN, Scott D, Baguley BJ, Abbott G, Tan SY.
Résumé simplifié :
Cette étude a testé si manger du beurre de cacahuète tous les jours pendant 6 mois pouvait aider des personnes âgées à risque de chute à mieux bouger. 120 personnes de plus de 65 ans ont été réparties en deux groupes : l'un mangeait 43 g de beurre de cacahuète par jour, l'autre suivait ses habitudes habituelles. Résultat : la vitesse de marche, la force des mains et la composition du corps n'ont pas changé différemment entre les groupes. En revanche, les personnes mangeant du beurre de cacahuète se levaient et s'asseyaient plus vite d'une chaise et avaient plus de puissance musculaire dans les jambes. Cela suggère un possible bénéfice partiel, mais pas un effet global sur toutes les capacités physiques.
Résumé reformulé :
Cet essai contrôlé randomisé a évalué, chez 120 adultes de 65 ans et plus à risque de chute, l'effet d'une consommation quotidienne de 43 g de beurre de cacahuète pendant 6 mois, comparée à une prise en charge habituelle. Le critère principal, la vitesse de marche, n'a montré aucune différence significative entre les groupes, tout comme l'équilibre, la force de préhension, la force des extenseurs du genou et la composition corporelle. Cependant, le temps nécessaire pour effectuer cinq levers de chaise consécutifs s'est amélioré significativement plus dans le groupe beurre de cacahuète, de même que la puissance musculaire mesurée lors de ce test. Avec une adhésion moyenne de 86 %, ces résultats suggèrent un effet ciblé sur certaines capacités fonctionnelles liées à la puissance des membres inférieurs, sans bénéfice généralisé sur la fonction physique globale ni sur la masse musculaire.
Europe PMC · 2025-02-10 · Sicherer SH, Bunyavanich S, Berin MC, Lo T, Groetch M, Schaible A, Perry SA, Wheatley LM, Fulkerson PC, Chang HL, Suárez-Fariñas M, Sampson HA, Wang J.
Résumé simplifié :
Cette étude a testé si donner progressivement du beurre de cacahuète du commerce, à doses croissantes mesurées à la maison, pouvait aider des enfants allergiques à l'arachide à mieux la tolérer. Les enfants ont été répartis en deux groupes : l'un recevait ce traitement, l'autre évitait simplement l'arachide. Résultat : tous les enfants traités ont pu tolérer une grande quantité d'arachide sans réaction sévère, contre très peu dans le groupe qui évitait l'aliment. Plus de deux enfants traités sur trois ont même gardé cette tolérance après avoir arrêté de consommer de l'arachide pendant deux mois. Aucun effet secondaire grave n'a été observé.
Résumé reformulé :
Cet essai randomisé a évalué l'efficacité d'une immunothérapie orale à l'arachide, réalisée avec du beurre de cacahuète acheté en magasin et mesuré à domicile, chez des enfants de 4 à 14 ans réagissant déjà à des doses relativement élevées d'arachide (443 à 5043 mg de protéines). Les participants ont été assignés soit à ce traitement, soit à une simple stratégie d'éviction. Après la phase d'escalade, 100 % des enfants sous immunothérapie ont toléré la dose cible de 9043 mg de protéines d'arachide, contre 21 % dans le groupe évitant l'arachide. Parmi les enfants traités, 68,4 % ont conservé cette tolérance même après 8 semaines sans consommation d'arachide, contre 8,6 % dans le groupe témoin. Aucune réaction sévère liée au traitement n'a été rapportée, seulement des réactions légères. Ces résultats suggèrent que l'immunothérapie orale à l'arachide, même chez des enfants ayant un seuil de réaction initial élevé, peut induire une désensibilisation durable, sans qu'il faille pour autant conclure à une guérison définitive de l'allergie.
Europe PMC · 2024-09-05 · Hettiarachchi J, Feyesa I, Daly RM, George ES, Georgousopoulou EN, Scott D, Baguley BJ, Tan SY.
Résumé simplifié :
Cette étude va tester si manger 43 grammes de beurre de cacahuète chaque jour, pendant 6 mois, peut aider les personnes âgées de plus de 65 ans à mieux marcher, garder leur équilibre, avoir plus de force musculaire et une meilleure mémoire. 120 volontaires seront répartis en deux groupes : l'un ajoutera du beurre de cacahuète à son alimentation habituelle, l'autre gardera son régime normal sans changement. Les chercheurs mesureront la vitesse de marche, la force des mains et des jambes, l'équilibre, la mémoire et même un marqueur du vieillissement cellulaire appelé télomère. Ce protocole décrit comment l'étude sera menée, mais les résultats ne sont pas encore connus.
Résumé reformulé :
Ce document présente le protocole d'un essai contrôlé randomisé destiné à évaluer les effets d'une consommation quotidienne de 43 g de beurre de cacahuète (soit environ 1,5 portion de fruits à coque) sur les fonctions physiques et cognitives d'adultes de 65 ans et plus vivant de façon autonome. Cent vingt participants seront répartis aléatoirement entre un groupe intervention, recevant du beurre de cacahuète à intégrer à leur alimentation habituelle pendant 6 mois, et un groupe témoin conservant son régime habituel. Le critère principal sera la vitesse de marche sur 4 mètres ; les critères secondaires incluront l'équilibre, la force musculaire, la composition corporelle, les fonctions cognitives et la longueur des télomères, mesurée à partir de cellules buccales. Les données seront analysées via des modèles linéaires mixtes comparant l'évolution des deux groupes. Il s'agit uniquement d'un protocole d'étude : aucun résultat n'est encore disponible à ce stade.
Europe PMC · 2024-04-29 · Oberther TJ, Moore AR, Kohler AA, Shuler DH, Peritore N, Holland-Winkler AM.
Résumé simplifié :
Les pompiers dorment souvent mal à cause de leur travail stressant et de leurs horaires décalés. Des chercheurs ont voulu savoir si manger du beurre de cacahuète avant de dormir pouvait améliorer leur sommeil, car cet aliment contient des graisses considérées comme bénéfiques. Pendant huit semaines, quarante pompiers ont participé à l'étude : la moitié mangeait deux cuillères à soupe de beurre de cacahuète chaque soir, l'autre non. Leur sommeil a été mesuré grâce à un bracelet connecté, et leur humeur et concentration ont été notées chaque jour. Résultat : aucune différence notable n'a été observée entre les deux groupes. Le beurre de cacahuète n'a donc pas amélioré leur sommeil ni leur bien-être général dans cette étude.
Résumé reformulé :
Cette étude s'est penchée sur les troubles du sommeil fréquents chez les pompiers, liés à l'intensité physique et psychologique de leur métier ainsi qu'à leurs horaires en rotation. Comme le beurre de cacahuète est riche en acides gras mono-insaturés, potentiellement favorables au sommeil, les chercheurs ont testé son effet lors d'un essai contrôlé randomisé de huit semaines incluant quarante pompiers. Après une semaine de référence, le groupe expérimental a consommé deux cuillères à soupe de beurre de cacahuète deux heures avant le coucher, chaque soir, pendant sept semaines, tandis que le groupe témoin n'a rien changé à ses habitudes. Le sommeil a été suivi objectivement via un actigraphe (latence d'endormissement, efficacité, temps total de sommeil, réveils nocturnes) et subjectivement par des questionnaires quotidiens sur l'humeur, la concentration et la vigilance. Au terme de l'étude, aucune différence statistiquement significative n'a été constatée entre les deux groupes, que ce soit sur les paramètres objectifs du sommeil ou sur le ressenti subjectif. Les auteurs concluent que, dans ce contexte précis, la consommation quotidienne de beurre de cacahuète avant le coucher n'a pas amélioré la qualité ou la quantité de sommeil des pompiers étudiés.
Europe PMC · 2023-04-10 · Balali A, Askari G, Anjom-Shoae J, Sadeghi O.
Résumé simplifié :
Cette grande analyse a combiné les résultats de 11 études portant sur près de 288 000 hommes afin de voir si manger des fruits à coque (noix, noisettes, cacahuètes, beurre de cacahuète...) influence le risque de cancer de la prostate. Résultat : aucun lien significatif n'a été trouvé, que ce soit pour le cancer total, avancé, non avancé ou mortel. Les chercheurs n'ont pas non plus observé de relation claire entre la quantité consommée et le risque. Concernant spécifiquement le beurre de cacahuète, les données étaient trop limitées pour tirer une conclusion propre à ce produit. D'autres études sont nécessaires pour confirmer ces résultats.
Résumé reformulé :
Cette méta-analyse dose-réponse a rassemblé les données de 11 études observationnelles (287 786 participants, 32 213 cas de cancer de la prostate) afin d'examiner le lien entre consommation de fruits à coque et risque de cancer de la prostate, sous ses formes totale, avancée, non avancée et mortelle. En comparant les plus hauts et plus bas niveaux de consommation, les risques relatifs regroupés étaient proches de 1 et non statistiquement significatifs pour toutes les catégories étudiées (0,94 pour le cancer total, 1,10 pour la forme avancée, 0,97 pour la forme non avancée, 0,97 pour la forme mortelle). Aucune relation linéaire ou non linéaire n'a pu être établie entre la quantité de fruits à coque consommée et le risque de cancer. Les auteurs précisent que les données spécifiques sur certains types de fruits à coque, dont le beurre de cacahuète, la cacahuète elle-même, la noix ou les fruits à coque en général, restaient insuffisantes pour permettre une analyse séparée fiable. Les auteurs concluent à l'absence de preuve solide d'un effet protecteur ou délétère et appellent à des recherches supplémentaires.
Europe PMC · 2022-04-01 · Parilli-Moser I, Hurtado-Barroso S, Guasch-Ferré M, Lamuela-Raventós RM.
Résumé simplifié :
Cette étude a testé pendant six mois les effets de manger des cacahuètes grillées, du beurre de cacahuète ou une pâte à tartiner à base d'huile d'arachide chez des adultes en bonne santé. Les chercheurs ont aussi combiné ces résultats avec d'autres études similaires. Résultat : manger des cacahuètes régulièrement semble améliorer légèrement certains taux de cholestérol et réduire les triglycérides dans le sang, surtout chez les personnes en bonne santé. En revanche, chez les personnes ayant déjà des risques cardiovasculaires, une légère prise de poids a été observée. Globalement, les cacahuètes semblent bénéfiques pour le cœur, sans effet négatif majeur sur la santé métabolique.
Résumé reformulé :
Cet essai clinique randomisé, l'étude ARISTOTLE, a comparé pendant six mois trois groupes d'adultes sains consommant quotidiennement soit des cacahuètes grillées avec peau (25 g/j), soit du beurre de cacahuète (32 g/j), soit une pâte à tartiner témoin à base d'huile d'arachide. Les cacahuètes grillées ont été associées à une amélioration des ratios cholestérol total/HDL et LDL/HDL par rapport au groupe témoin. Une méta-analyse regroupant onze essais cliniques, incluant celui-ci, confirme que la consommation d'arachides est liée à une baisse des triglycérides ainsi qu'à des ratios lipidiques plus favorables chez les sujets sains. Cependant, chez les personnes à risque cardiométabolique élevé, une légère prise de poids a été constatée après ces interventions, sans modification significative de la masse grasse ou de l'IMC, avec un effet dose-dépendant modeste. Ces résultats suggèrent un rôle bénéfique des arachides sur le métabolisme lipidique, tout en appelant à la prudence concernant la prise de poids chez les populations à risque.
Europe PMC · 2021-09-20 · Parilli-Moser I, Domínguez-López I, Trius-Soler M, Castellví M, Bosch B, Castro-Barquero S, Estruch R, Hurtado-Barroso S, Lamuela-Raventós RM.
Résumé simplifié :
Cette étude a testé pendant six mois les effets de la consommation quotidienne de cacahuètes grillées avec leur peau ou de beurre de cacahuète chez 63 jeunes adultes en bonne santé, comparés à un groupe témoin consommant du beurre à base d'huile d'arachide sans fibres ni polyphénols. Les résultats montrent que manger des cacahuètes ou du beurre de cacahuète améliore la mémoire immédiate et réduit l'anxiété, surtout avec les cacahuètes entières. Ces bénéfices semblent liés aux polyphénols contenus dans la peau des cacahuètes et à des changements dans la flore intestinale. Cette étude suggère donc que ces aliments pourraient avoir un effet positif sur le cerveau et la gestion du stress au quotidien.
Résumé reformulé :
Cet essai contrôlé randomisé a comparé, sur six mois, les effets de trois régimes chez 63 jeunes adultes en bonne santé : 25 g/jour de cacahuètes grillées avec peau, 32 g/jour de beurre de cacahuète, ou 32 g/jour d'un beurre témoin fabriqué à partir d'huile d'arachide dépourvue de polyphénols et de fibres. Les chercheurs ont évalué la mémoire, l'anxiété, la dépression, ainsi que des marqueurs biologiques comme les acides gras à chaîne courte fécaux et le cortisol urinaire. Les résultats indiquent une amélioration significative de la mémoire immédiate dans les groupes cacahuètes entières et beurre de cacahuète, ainsi qu'une réduction de l'anxiété plus marquée avec les cacahuètes entières par rapport au témoin. Ces effets étaient corrélés à l'apport en polyphénols, à l'augmentation des acides gras à chaîne courte fécaux et à des taux plus élevés d'acides gras saturés à très longue chaîne, ces derniers étant présents de façon inattendue même dans le produit témoin. Les auteurs concluent que la consommation régulière de cacahuètes ou de beurre de cacahuète pourrait favoriser la mémoire et la gestion du stress chez de jeunes adultes en bonne santé, tout en soulignant le rôle possible du microbiote intestinal dans ces mécanismes.
Motif : hétérogénéité significative pour le risque de cancer total (I2=58,1%) non expliquée
Europe PMC · 2021-06-01 · Naghshi S, Sadeghian M, Nasiri M, Mobarak S, Asadi M, Sadeghi O.
Résumé simplifié :
Cette grande analyse a rassemblé les résultats de 43 études sur le risque de cancer et 9 études sur la mortalité par cancer, en lien avec la consommation de fruits à coque, noix d'arbre, arachides et beurre d'arachide. Les chercheurs ont constaté que manger davantage de ces aliments était associé à un risque plus faible de développer un cancer et d'en mourir. Par exemple, une consommation plus élevée de noix en général était liée à une baisse du risque de cancer du côlon et du pancréas. Ces résultats suggèrent un effet protecteur, sans toutefois prouver une relation de cause à effet directe.
Résumé reformulé :
Cette méta-analyse dose-réponse a compilé les données de 43 études sur l'incidence du cancer et de 9 études sur la mortalité associée, en examinant séparément la consommation totale de fruits à coque, de noix d'arbre, d'arachides seules et de beurre d'arachide. Les auteurs rapportent une association inverse significative entre la consommation totale de fruits à coque et le risque global de cancer (réduction d'environ 14% en comparant les apports les plus élevés aux plus faibles), ainsi qu'un lien similaire pour les noix d'arbre. L'analyse dose-réponse montre qu'une augmentation de 5 g/jour de la consommation totale de fruits à coque serait associée à une baisse de 3% du risque global de cancer, et de façon plus marquée pour les cancers du pancréas et du côlon. Concernant la mortalité par cancer, des réductions de risque de 8 à 18% ont été observées selon le type de fruit à coque consommé, avec une diminution de 4% pour chaque 5 g/jour supplémentaire. Ces résultats, issus d'études observationnelles, suggèrent une association protectrice mais ne permettent pas d'établir un lien de causalité direct.
Europe PMC · 2021-05-01 · Park S, Church DD, Schutzler SE, Azhar G, Kim IY, Ferrando AA, Wolfe RR.
Résumé simplifié :
Cette étude a comparé, chez 56 jeunes adultes en bonne santé, les effets sur les muscles de différentes sources de protéines consommées en quantités jugées « équivalentes » selon les recommandations nutritionnelles américaines : bœuf, porc, œufs, tofu, haricots rouges, beurre de cacahuète et noix mélangées. Résultat : toutes les portions ne se valent pas. Les protéines animales (bœuf, porc, œufs) stimulent davantage la construction musculaire que les protéines végétales, dont le beurre de cacahuète. Cette différence s'explique par la quantité d'acides aminés essentiels présents dans chaque aliment.
Résumé reformulé :
Dans cet essai contrôlé randomisé, 56 jeunes adultes en bonne santé ont consommé, après trois jours de contrôle alimentaire, une portion « équivalente-once » de l'une des sept sources de protéines étudiées, dont le beurre de cacahuète, puis ont été suivis pendant 8,5 heures à l'aide de traceurs isotopiques stables. Les chercheurs ont mesuré la balance protéique nette de l'organisme, reflet de l'équilibre entre synthèse et dégradation des protéines musculaires. Les sources animales (bœuf, porc, œufs) ont induit un gain de balance protéique plus important que les sources végétales, incluant le beurre de cacahuète, le tofu, les haricots rouges et les noix mélangées. Cette réponse anabolique était corrélée à la teneur en acides aminés essentiels de chaque aliment. Les auteurs concluent que les « équivalents-onces » de protéines définis par les recommandations alimentaires américaines ne sont pas métaboliquement équivalents, ce qui pourrait avoir des implications pour l'élaboration de futures recommandations nutritionnelles.
Motif : certitude des preuves jugée très faible (NutriGrade) et mélange d'études prospectives et transversales avec résultats non significatifs pour la majorité des expositions
Europe PMC · 2021-04-01 · Becerra-Tomás N, Paz-Graniel I, Hernández-Alonso P, Jenkins DJA, Kendall CWC, Sievenpiper JL, Salas-Salvadó J.
Résumé simplifié :
Des chercheurs ont rassemblé les résultats de huit études pour voir si manger des noix, des cacahuètes ou du beurre de cacahuète était lié au risque de développer un diabète de type 2. Globalement, ils n'ont trouvé aucun lien clair entre la consommation de fruits à coque en général et ce risque. En revanche, les personnes qui consommaient le plus de beurre de cacahuète semblaient avoir un risque légèrement plus faible de diabète de type 2 par rapport à celles qui en consommaient peu. Les auteurs précisent toutefois que la qualité des preuves reste très faible, donc ces résultats doivent être interprétés avec prudence.
Résumé reformulé :
Cette méta-analyse a compilé huit études (cinq de cohorte prospective et trois transversales) afin d'examiner la relation entre la consommation de fruits à coque - noix, cacahuètes, beurre de cacahuète, fruits à coque en général - et le risque de diabète de type 2. En comparant les plus hauts aux plus bas niveaux de consommation, aucune association significative n'a été observée pour la consommation totale de fruits à coque, que ce soit dans les études transversales ou prospectives. En revanche, la consommation de beurre de cacahuète était associée à une réduction modeste du risque de diabète de type 2 (risque relatif de 0,87), sans association similaire retrouvée pour les cacahuètes seules ou les autres fruits à coque. Aucune relation dose-réponse claire n'a pu être établie pour les fruits à coque ou les cacahuètes. Les auteurs soulignent cependant que le niveau de confiance dans ces résultats reste très faible selon les critères NutriGrade, ce qui appelle à la prudence quant à leur interprétation.
Motif : plusieurs comparaisons présentent une forte hétérogénéité non expliquée (I²=50-75%) et des intervalles de confiance larges, qualité jugée faible à très faible
Europe PMC · 2020-04-09 · Das JK, Salam RA, Saeed M, Kazmi FA, Bhutta ZA.
Résumé simplifié :
Cette grande étude a rassemblé les résultats de 42 recherches menées auprès de plus de 35 000 enfants souffrant de malnutrition dans des pays pauvres. Elle s'intéresse notamment aux aliments thérapeutiques prêts à l'emploi, souvent à base de pâte d'arachide, utilisés pour traiter la dénutrition sévère ou modérée. Les résultats montrent que ces pâtes enrichies aident les enfants à reprendre du poids un peu mieux que d'autres aliments comme les farines de maïs-soja ou les préparations sans arachide, mais sans forcément réduire la mortalité. L'ajout d'antibiotiques préventifs semble en revanche plus efficace pour sauver des vies.
Résumé reformulé :
Cette revue systématique compile les données de 42 études (35 017 enfants) évaluant les stratégies de prise en charge de la malnutrition aiguë sévère et modérée. Parmi les interventions étudiées figurent les aliments thérapeutiques prêts à l'emploi (RUTF) et supplémentaires (RUSF), dont beaucoup sont formulés à base de pâte d'arachide. Les résultats indiquent que le RUTF standard à base d'arachide améliore légèrement la prise de poids par rapport aux formulations sans lait ni arachide (+0,5 g/kg/j) et par rapport au F100 (+5,5 g/kg/j), mais sans différence significative sur la mortalité ou le taux de guérison global. De même, le RUSF standard fait mieux que les mélanges maïs-soja pour la récupération et la prise de poids, sans différence notable face aux préparations à base de lactosérum ou aux aliments faits maison. Les auteurs soulignent que la qualité des preuves reste globalement faible à modérée, en raison de biais méthodologiques et d'hétérogénéité entre études, et que l'ajout d'antibiotiques prophylactiques semble apporter un bénéfice plus net sur la survie que le choix précis de l'aliment thérapeutique.
Europe PMC · 2018-08-08 · Eykelenboom M, Velema E, Eberson BPD, Scholten GC, Lushpa VK, Steenhuis IHM.
Résumé simplifié :
Des chercheurs ont voulu savoir si la taille du pot de beurre de cacahuète influence la quantité que les personnes âgées en étalent sur une tartine. Ils ont réparti 205 personnes âgées en deux groupes : l'un recevait un petit pot (350 g), l'autre un grand pot (1000 g). Résultat : peu importe la taille du pot, les participants ont utilisé quasiment la même quantité de beurre de cacahuète, environ 12 à 13 grammes par tartine. Cet effet était identique chez les hommes et les femmes, quel que soit leur âge ou leur poids. Contrairement à ce qu'on observe parfois chez les enfants ou les adultes plus jeunes, la taille de l'emballage ne semble donc pas pousser les personnes âgées à consommer davantage.
Résumé reformulé :
Cet essai contrôlé randomisé a examiné si la taille de l'emballage du beurre de cacahuète modifie la quantité utilisée par tartine chez des adultes âgés. Deux cent cinq participants ont été assignés aléatoirement à un pot de petite taille (350 g) ou de grande taille (1000 g). Les analyses statistiques n'ont révélé aucune différence significative dans la quantité étalée entre les deux groupes : environ 12,4 g avec le petit pot contre 12,6 g avec le grand pot. Les chercheurs ont également testé si le sexe, la tranche d'âge (moins de 65 ans, 65-80 ans, plus de 80 ans) ou la catégorie d'IMC (normal, surpoids, obésité) modulaient cette réponse, sans trouver d'interaction significative. Ces résultats suggèrent que, contrairement à ce qui a été observé chez les enfants et les adultes plus jeunes, l'effet de la taille du contenant sur la consommation alimentaire ne s'applique pas de la même manière aux personnes âgées, du moins pour ce produit et ce contexte expérimental spécifique.
Motif : essai de 19 participants
Europe PMC · 2018-05-01 · Tan WSK, Tan WJK, Ponnalagu SD, Koecher K, Menon R, Tan SY, Henry CJ.
Résumé simplifié :
Des chercheurs ont testé l'effet de dix aliments courants du petit-déjeuner, asiatiques et occidentaux, sur la glycémie et l'insuline de 19 jeunes hommes en bonne santé. Parmi les aliments occidentaux testés figurait un muesli complet à l'avoine, qui a montré un indice glycémique modéré, plus bas que celui de plats asiatiques comme l'idli ou le dosa de riz. De façon générale, les aliments riches en protéines, en fibres ou en matières grasses faisaient moins grimper la glycémie. Ces résultats pourraient aider à choisir des petits-déjeuners plus adaptés pour limiter les pics de sucre dans le sang, notamment chez les personnes à risque de diabète de type 2.
Résumé reformulé :
Cette étude croisée randomisée a évalué l'indice glycémique (IG) et l'indice insulinémique de dix aliments de petit-déjeuner courants en Asie, cinq d'origine asiatique et cinq d'origine occidentale, chez 19 hommes sains (Chinois et Indiens) d'environ 25 ans. Après une nuit de jeûne, les participants consommaient chaque aliment testé, avec des prélèvements sanguins réguliers pendant 180 minutes. Les aliments asiatiques présentaient un IG moyen à élevé, notamment l'idli et le dosa de riz, tandis que tous les aliments occidentaux, dont un muesli complet à l'avoine (IG=55), affichaient un IG faible. L'IG des aliments était corrélé négativement à leur teneur en protéines, en matières grasses et en fibres alimentaires, sans que cela ne démontre une relation de cause à effet directe. Ces données enrichissent les bases internationales sur l'IG et pourraient orienter les recommandations diététiques, en particulier pour les populations asiatiques plus exposées au diabète de type 2.
Europe PMC · 2016-12-22 · Iannotti L, Dulience SJ, Joseph S, Cooley C, Tufte T, Cox K, Eaton J, Delnatus JR, Wolff PB.
Résumé simplifié :
Des chercheurs ont testé en Haïti une pâte d'arachide enrichie en vitamines et minéraux, appelée Vita Mamba, donnée comme collation à des enfants de 3 à 16 ans vivant en zone rurale. Tous les enfants ont aussi reçu un traitement contre les vers intestinaux. Après plusieurs mois, les enfants qui avaient mangé cette collation enrichie avaient un taux d'hémoglobine plus élevé et beaucoup moins de risques d'être anémiques que ceux qui n'avaient reçu que le traitement contre les vers. Par contre, aucune différence n'a été observée sur la croissance des enfants (taille, poids). Cette étude suggère que combiner collation enrichie et déparasitage pourrait aider à lutter contre l'anémie infantile.
Résumé reformulé :
Cet essai randomisé en grappes, mené en 2014-2015 dans deux communautés rurales du Nord-Est d'Haïti, a évalué l'effet d'une collation de pâte d'arachide fortifiée (Vita Mamba, 260 kcal, couvrant plus de 75% des apports recommandés en micronutriments essentiels) chez 321 enfants de 3 à 16 ans. Les écoles ont été assignées soit au groupe intervention (Vita Mamba plus déparasitage systématique), soit au groupe contrôle (déparasitage seul). À l'inclusion, 51% des enfants étaient anémiques, sans différence entre les groupes. Après ajustement statistique (âge, supplémentation en vitamine A, consommation de lait, indice taille-pour-âge), la consommation de Vita Mamba a été associée à une hausse de l'hémoglobine d'environ 0,62 g/dL et à une réduction de 88% des risques d'anémie par rapport au groupe contrôle. Aucune différence significative n'a en revanche été observée sur les indicateurs de croissance anthropométrique. Les auteurs concluent que l'association d'aliments enrichis et de déparasitage dans les programmes scolaires pourrait réduire la charge d'anémie chez les enfants, avec des retombées potentielles sur l'apprentissage et le bien-être, tout en soulignant la nécessité d'étudier plus avant les différences observées entre milieux rural et urbain.
Synthèses non systématiques ou centrées sur des mécanismes biologiques : utiles pour comprendre un domaine, mais sans nouvelles données mesurées chez l'humain.
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