Boissons végétales (laits végétaux)
eaux et autres boissons
Études scientifiques (1)
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Europe PMC · 2026-08-18 · Nojo M, Suzuki S, Uno T, Sato N, Kawafune S, Masuda R, Ebato T, Matsunaga T, Uchida Y, Sagara H, Tanaka A.
Résumé simplifié :
Une femme de 59 ans présentait depuis longtemps de légers gonflements des lèvres après avoir bu du lait de soja, sans problème avec les autres produits à base de soja. Après avoir commencé un nouveau médicament très puissant contre les reflux gastriques (le vonoprazan), elle a fait deux réactions allergiques graves (urticaire généralisée, difficultés respiratoires) après avoir mangé des pousses de soja mal cuites, nécessitant à chaque fois un traitement d'urgence. Les tests ont montré une allergie à une protéine du soja appelée Gly m 4, liée à une allergie croisée avec le pollen. L'arrêt du médicament a permis d'éviter de nouvelles réactions graves, même en remangeant des pousses de soja. Ce cas suggère que ce type de médicament pourrait aggraver certaines allergies alimentaires au soja.
Résumé reformulé :
Ce cas clinique rapporte une allergie sévère au soja chez une patiente de 59 ans, initialement limitée à des symptômes bénins (gonflement des lèvres) après consommation de lait de soja, dans le cadre d'un syndrome d'allergie pollens-aliments lié à la protéine Gly m 4 (famille PR-10). Après introduction du vonoprazan, un inhibiteur puissant de l'acidité gastrique prescrit pour un reflux gastro-œsophagien, la patiente a développé deux épisodes d'anaphylaxie sévère après ingestion de pousses de soja insuffisamment cuites, nécessitant un traitement par adrénaline. Les tests biologiques ont confirmé une sensibilisation spécifique au Gly m 4. Les auteurs émettent l'hypothèse qu'une suppression acide gastrique très forte pourrait réduire la dégradation digestive de cet allergène labile, augmentant ainsi son exposition systémique. L'arrêt du médicament, associé à l'éviction du lait de soja et des pousses de soja crues, a permis d'éviter toute récidive sur six mois de suivi, avec une tolérance retrouvée aux pousses de soja cuites. Les auteurs soulignent toutefois qu'aucun test de provocation contrôlé n'a été réalisé, ce qui empêche d'établir formellement un lien de causalité entre le médicament et la sévérité de la réaction allergique.
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