Citron
fruits, légumes, légumineuses et oléagineux
Études scientifiques (9)
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Répartition par niveau de preuve (cliquez pour filtrer) · Comprendre les niveaux
Europe PMC · 2026-08-01 · Gunes A, Erol O, Kehaya S.
Résumé simplifié :
Après un AVC, beaucoup de patients ont du mal à avaler, ce qui peut provoquer des infections pulmonaires ou de la malnutrition. Des chercheurs ont testé si le goût acide du jus de citron pouvait aider à améliorer la déglutition. Pendant 7 jours, un groupe de patients a reçu un peu de jus de citron avant les repas, tandis qu'un autre groupe recevait juste de l'eau. Résultat : les patients ayant reçu le jus de citron ont montré une meilleure récupération de leur capacité à avaler, à 7 jours et encore à 30 jours. Le goût acide pourrait donc être une aide simple et peu coûteuse pour accompagner la rééducation après un AVC.
Résumé reformulé :
Cet essai contrôlé randomisé a évalué l'effet d'une stimulation gustative acide (jus de citron) sur la fonction de déglutition de patients hospitalisés pour un AVC ischémique aigu avec troubles de la déglutition. Quatre-vingt-quinze patients ont été répartis en deux groupes : l'un recevait 4 mL de jus de citron à température ambiante avant chaque repas pendant 7 jours, l'autre recevait la même quantité d'eau. La fonction de déglutition a été mesurée avec l'échelle GUSS, et la sévérité de l'AVC avec l'échelle NIHSS, à l'inclusion, puis à 7 et 30 jours. Les patients du groupe jus de citron ont présenté une amélioration significativement plus marquée de leur score de déglutition aux deux échéances, avec un effet particulièrement net à 30 jours. En revanche, aucune différence significative n'a été observée entre les groupes concernant la sévérité neurologique de l'AVC. Les auteurs concluent que l'administration précoce d'un stimulus gustatif acide pourrait constituer une intervention sensorielle complémentaire simple et accessible dans la prise en charge des troubles de la déglutition post-AVC, sans remplacer les traitements de rééducation classiques.
Motif : force des preuves faible (low SOE) pour la plupart des interventions
Europe PMC · 2026-03-24 · Asher GN, Viprakasit DP, Aymes SE, Lusk JB, Ross S, Baker C, Rains C, Wright ST, Kahwati LC.
Résumé simplifié :
Cette grande revue scientifique a analysé 31 études pour savoir comment éviter que les calculs rénaux ne reviennent. Parmi les pistes testées figurait le jus de citron, en plus de boire plus d'eau, adapter son alimentation (calcium, sel, protéines) ou prendre certains médicaments. Résultat : le jus de citron pourrait entraîner un peu plus d'effets secondaires légers, sans preuve claire qu'il réduise réellement le risque de récidive de calculs. Les auteurs soulignent que les preuves restent globalement faibles et qu'il faudrait davantage d'études, notamment chez les enfants, pour confirmer ces résultats.
Résumé reformulé :
Cette revue systématique a examiné 31 essais (26 essais randomisés et 5 études non randomisées) portant sur la prévention des calculs rénaux récidivants chez l'adulte et, plus rarement, chez l'enfant. Parmi les interventions alimentaires évaluées figure le jus de citron, dont la consommation pourrait s'accompagner d'une légère augmentation des effets indésirables mineurs, sans preuve suffisante d'un bénéfice net sur la récidive des calculs (niveau de preuve faible). D'autres mesures, comme l'augmentation des apports hydriques, un régime pauvre en sel et en protéines mais normal à riche en calcium, ainsi que certains traitements médicamenteux (thiazidiques, alcalinisants, allopurinol), semblent plus prometteuses pour réduire les récidives chez les patients ayant des calculs d'oxalate ou de phosphate de calcium. Les auteurs soulignent le manque de données solides, en particulier concernant les enfants et les stratégies de surveillance par imagerie, incitant à la prudence dans l'interprétation de ces résultats.
Europe PMC · 2026-01-01 · Asher GN, Viprakasit DP, Aymes SE, Lusk JB, Ross S, Baker C, Rains C, Wright ST, Kahwati LC.
Résumé simplifié :
Cette grande revue scientifique a examiné 28 études pour savoir quelles méthodes préviennent le mieux la récidive des calculs rénaux, chez l'adulte comme chez l'enfant. Elle montre que boire plus d'eau, adopter une alimentation pauvre en sel et en protéines mais suffisamment riche en calcium, ainsi que certains médicaments (diurétiques thiazidiques, citrates, allopurinol) peuvent réduire modestement le risque de récidive. Le jus ou la poudre de citron vert, parfois utilisés comme remède naturel, ont été associés à un risque d'effets indésirables plutôt qu'à un bénéfice clair. Les preuves restent limitées, surtout chez les enfants, et aucune étude ne permet de dire à quelle fréquence surveiller les calculs par imagerie.
Résumé reformulé :
Cette revue systématique a analysé 28 études (24 essais randomisés et 4 études non randomisées) portant sur la prévention des calculs rénaux récurrents chez l'adulte et, plus rarement, chez l'enfant. Les auteurs concluent qu'une hydratation accrue, un régime alimentaire normal à riche en calcium mais pauvre en sodium et en protéines, ainsi que certains traitements pharmacologiques (thiazidiques, citrates, allopurinol) présentent un niveau de preuve faible à modéré pour une réduction au moins modeste des récidives. En revanche, le jus de citron vert ou la poudre de citron vert, souvent perçus comme des remèdes naturels, ont été associés à un niveau de preuve faible indiquant un risque d'effets indésirables plutôt qu'un bénéfice avéré. Les données restent insuffisantes pour de nombreuses autres interventions, notamment chez les enfants, et aucune étude n'a évalué l'efficacité des stratégies de surveillance par imagerie.
Motif : essai de 20 participants
Europe PMC · 2025-12-06 · Baker B, Herforth C, Low J, Craig R, Christman M.
Résumé simplifié :
Cette étude a testé si boire du vinaigre de cidre de pomme, de l'eau de coco, de l'eau citronnée ou du soda à l'orange pouvait modifier certains éléments de l'urine liés au risque de calculs rénaux, comme le citrate, le pH et le volume. Vingt personnes sans antécédent de calculs ont participé, en buvant chaque boisson pendant une semaine avec une pause entre les deux. Résultat : le vinaigre de cidre de pomme n'a rien changé. En revanche, l'eau de coco et l'eau citronnée ont légèrement augmenté le taux de citrate dans les urines, un facteur généralement associé à une réduction du risque de calculs. Ces résultats restent préliminaires et demandent à être confirmés sur un plus grand nombre de personnes.
Résumé reformulé :
Cet essai croisé randomisé a évalué l'effet de quatre boissons (vinaigre de cidre de pomme, eau de coco, eau citronnée et soda à l'orange) sur des paramètres urinaires de 24 heures associés au risque de lithiase urinaire : citrate, pH et volume. Vingt volontaires n'ayant jamais formé de calculs ont été répartis pour consommer deux des quatre boissons pendant une semaine chacune, séparées par une période de sevrage de deux semaines, avec des collectes urinaires avant et après chaque phase. Le vinaigre de cidre de pomme n'a entraîné aucune modification significative des paramètres mesurés. En revanche, l'eau de coco (+273,8 mg/24h) et l'eau citronnée (+167,7 mg/24h) ont été associées à une augmentation significative du citrate urinaire, sans effet notable sur le pH ou le volume urinaire. Ces résultats, obtenus sur un petit échantillon, suggèrent un intérêt potentiel de l'eau de coco et de l'eau citronnée dans la prévention des calculs rénaux, mais nécessitent une confirmation par des études de plus grande envergure.
Europe PMC · 2025-12-01 · Edyta BK, Brunetti L, Naomi S.
Résumé simplifié :
Cette étude a suivi 90 patients de cliniques de rhumatologie en Pologne, invités à boire chaque jour le jus de deux citrons pressés dilué dans 2 litres d'eau. Après six semaines, les personnes atteintes de goutte ou d'un excès d'acide urique dans le sang (hyperuricémie) ont vu ce taux diminuer, et leur fonction rénale s'est améliorée par rapport à un groupe témoin sans ces problèmes. Ces résultats suggèrent que boire de l'eau citronnée pourrait aider, en complément des traitements habituels, à mieux contrôler l'acide urique chez les personnes concernées par la goutte ou l'hyperuricémie.
Résumé reformulé :
Cette étude de cohorte rétrospective, menée dans deux cliniques de rhumatologie polonaises, a analysé les dossiers médicaux de 90 patients ayant suivi une recommandation de consommer quotidiennement le jus de deux citrons pressés dans 2 litres d'eau. Les participants ont été répartis en trois groupes : patients goutteux, patients hyperuricémiques sans goutte, et groupe témoin avec d'autres diagnostics. Après six semaines de consommation, une baisse significative de l'acide urique sérique a été observée dans le groupe goutteux comparé au groupe hyperuricémique, et dans ce dernier comparé au groupe témoin. Le débit de filtration glomérulaire s'est également amélioré chez les patients goutteux par rapport aux deux autres groupes. Les auteurs concluent que l'eau citronnée pourrait constituer un complément intéressant aux traitements existants de la goutte et de l'hyperuricémie, tout en soulignant la nature rétrospective et exploratoire de cette étude pilote qui nécessite confirmation par des essais contrôlés.
Motif : essai de 21 participants
Europe PMC · 2025-01-01 · Higuchi Y, Kajiyama S, Kitta K, Miyawaki T, Matsumoto S, Ozasa N, Kajiyama S, Hashimoto Y, Fukui M, Imai S.
Résumé simplifié :
Des chercheurs ont testé chez 21 jeunes femmes en bonne santé l'effet de boire un jus de tomate additionné de jus de citron et d'huile de périlla (riche en oméga-3) avant de manger du riz blanc. Comparé à de l'eau ou au jus de tomate seul, ce mélange a permis de limiter la hausse du sucre et de l'insuline dans le sang 30 minutes après le repas. Cela suggère que boire ce type de boisson avant un repas riche en glucides pourrait aider à mieux contrôler la glycémie après manger, du moins chez des jeunes femmes en bonne santé.
Résumé reformulé :
Cette étude croisée randomisée a évalué chez 21 jeunes femmes en bonne santé l'effet aigu d'un jus de tomate enrichi en jus de citron et en huile de périlla (riche en acides gras oméga-3), consommé 10 minutes avant un repas de riz blanc bouilli. Trois conditions ont été comparées : eau, jus de tomate seul, et jus de tomate avec citron/huile de périlla. Les résultats montrent qu'à 30 minutes après le repas, la glycémie était significativement plus basse avec le mélange enrichi qu'avec l'eau, et tendait à être plus basse qu'avec le jus de tomate seul. L'insulinémie à 30 minutes était également significativement réduite par rapport au jus de tomate seul. Ces observations indiquent que cette association pourrait constituer une stratégie simple pour atténuer les pics précoces de glucose et d'insuline après un repas riche en glucides, bien que les mécanismes exacts restent à préciser et que les résultats concernent une population spécifique et restreinte.
Motif : essai de 10 participants
Europe PMC · 2022-01-11 · Freitas D, Boué F, Benallaoua M, Airinei G, Benamouzig R, Lutton E, Jourdain L, Dubuisson RM, Maître X, Darrasse L, Le Feunteun S.
Résumé simplifié :
Des chercheurs ont testé sur dix personnes l'effet de boire de l'eau, du thé noir ou du jus de citron dilué en mangeant du pain. Grâce à l'IRM, ils ont observé l'estomac, mesuré la glycémie et demandé aux participants s'ils avaient faim. Résultat : avec le jus de citron, l'estomac se remplissait plus, se vidait plus vite, et surtout la glycémie augmentait moins après le repas. Le thé, lui, n'a rien changé. Les chercheurs pensent que l'acidité du citron bloquerait une enzyme salivaire qui digère l'amidon, ce qui expliquerait cette baisse du sucre dans le sang.
Résumé reformulé :
Cette étude croisée randomisée a comparé chez dix volontaires les effets de l'eau, du thé noir et du jus de citron dilué, consommés avec du pain, sur la vidange gastrique, la glycémie et les sensations de faim, grâce à un suivi par IRM sur 180 minutes. Le jus de citron a provoqué une augmentation de 50% du volume gastrique 30 minutes après le repas et une accélération équivalente de la vidange gastrique, comparé à l'eau. Paradoxalement, la réponse glycémique a été réduite de 35% à 55 minutes avec le citron. Le thé n'a montré aucun effet significatif. Les auteurs suggèrent que l'acidité du jus de citron inhiberait l'amylase salivaire, freinant ainsi la digestion de l'amidon, ce qui expliquerait la baisse de la glycémie malgré une vidange gastrique accélérée.
Europe PMC · 2021-11-17 · Barghouthy Y, Somani BK.
Résumé simplifié :
Cette étude fait le point sur les recherches existantes concernant les jus d'agrumes (orange, pamplemousse, citron) et leur lien avec la formation de calculs rénaux. En analysant treize études, les chercheurs ont trouvé que le jus de pamplemousse augmenterait le risque de calculs selon de grandes études de population, contrairement au jus d'orange. Le jus de citron, lui, aurait un effet protecteur plus modeste : il augmente une substance urinaire (le citrate) qui empêche les calculs de se former, mais sans rendre l'urine moins acide comme le font l'orange ou le pamplemousse. Les auteurs concluent qu'il faut encore plus de données avant de pouvoir recommander ces boissons pour prévenir les calculs rénaux.
Résumé reformulé :
Cette revue narrative examine la relation entre la consommation de jus d'agrumes (orange, pamplemousse, citron) et le risque de calculs rénaux, en synthétisant treize études sélectionnées selon la méthodologie PRISMA. Trois grandes études épidémiologiques suggèrent que le jus de pamplemousse constitue un facteur de risque de formation de calculs, contrairement au jus d'orange. Dix études cliniques de plus petite taille montrent que les trois jus augmentent le citrate urinaire, un composé protecteur, mais seuls l'orange et le pamplemousse alcalinisent significativement l'urine. Le citron, bien que dépourvu de cet effet alcalinisant, garderait un rôle protecteur modéré grâce à son action sur le citrate. Les auteurs soulignent aussi que l'orange et le pamplemousse augmentent l'oxalate urinaire et que le jus d'orange est riche en glucides, des éléments à prendre en compte. Ils appellent à des études plus vastes et rigoureuses avant d'émettre des recommandations cliniques précises.
Europe PMC · 2020-03-23 · Freitas D, Boué F, Benallaoua M, Airinei G, Benamouzig R, Le Feunteun S.
Résumé simplifié :
Des chercheurs ont testé si boire du thé noir ou du jus de citron avec du pain pouvait changer la façon dont le sucre sanguin augmente après le repas. Des volontaires en bonne santé ont mangé du pain accompagné soit d'eau, soit de thé, soit de jus de citron. Résultat : le thé n'a rien changé, mais le jus de citron a réduit le pic de sucre dans le sang d'environ 30 % et l'a retardé de plus de 35 minutes. Par contre, aucune des boissons n'a influencé la quantité de nourriture mangée ensuite. Cela suggère que le jus de citron pourrait aider à limiter les hausses de glycémie après un repas riche en amidon.
Résumé reformulé :
Cette étude croisée randomisée a évalué l'effet du thé noir et du jus de citron sur la réponse glycémique au pain chez des adultes en bonne santé. Les participants consommaient 100 g de pain accompagnés de 250 ml d'eau, de thé noir ou de jus de citron, pendant que leur glycémie capillaire était suivie sur 180 minutes. Le thé n'a montré aucun effet significatif, tandis que le jus de citron a réduit le pic glycémique moyen de 30 % et retardé son apparition de plus de 35 minutes par rapport à l'eau. Aucune des boissons n'a modifié la prise alimentaire ad libitum mesurée trois heures plus tard. Ces résultats concordent avec des travaux in vitro montrant qu'un pH bas peut ralentir la digestion de l'amidon en inhibant précocement l'amylase salivaire, un effet comparable à celui du vinaigre déjà documenté dans la littérature. L'ajout d'aliments ou de boissons acides aux repas amylacés apparaît ainsi comme une stratégie simple pour atténuer leur impact glycémique.
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