Gingembre, poudre
aides culinaires et ingrédients divers
- kcal : 335
- sel g : 0.068
- fer mg : 19.8
- fibres g : 14.1
- sucres g : 3.39
- lipides g : 4.24
- sodium mg : 27
- calcium mg : 114
- glucides g : 58.3
- proteines g : 8.98
- ag satures g : 2.6
- magnesium mg : 214
- omega3 dha g : 0
- omega3 epa g : 0
- potassium mg : 1320
- vitamine c mg : 0.7
- vitamine d ug : 0
- vitamine b12 ug : 0
- beta carotene ug : 18
Études scientifiques (12)
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Répartition par niveau de preuve (cliquez pour filtrer) · Comprendre les niveaux
Motif : hétérogénéité très élevée (I² jusqu'à 98%) pour plusieurs critères
Europe PMC · 2026-09-23 · Li Q, Li M, Khan MU, Cai W.
Résumé simplifié :
Cette étude rassemble les résultats de 13 essais cliniques, soit 837 personnes atteintes de diabète de type 2, pour évaluer l'effet de la poudre de gingembre par rapport à un placebo. Les résultats montrent que le gingembre peut réduire la glycémie à jeun, l'hémoglobine glyquée (un marqueur du contrôle du diabète sur plusieurs mois), les triglycérides et le mauvais cholestérol (LDL). En revanche, il n'a pas montré d'effet clair sur le poids, la résistance à l'insuline, le cholestérol total, le bon cholestérol (HDL) ni la tension artérielle. L'effet semble meilleur avec une dose inférieure à 2000 mg par jour, chez les hommes, les personnes de moins de 54 ans et celles ayant un diabète moins bien contrôlé au départ.
Résumé reformulé :
Cette méta-analyse actualisée a compilé les données de 13 essais randomisés contrôlés, totalisant 837 participants diabétiques de type 2, afin de comparer les effets de la poudre de rhizome de gingembre (Zingiber officinale) administrée par voie orale à un placebo sur divers marqueurs métaboliques. Les analyses poolées révèlent une diminution statistiquement significative de la glycémie à jeun, de l'HbA1c, des triglycérides et du LDL-cholestérol chez les patients supplémentés en gingembre. En revanche, aucun effet significatif n'a été observé sur l'indice de masse corporelle, la résistance à l'insuline (HOMA-IR), le cholestérol total, le HDL-cholestérol ou la pression artérielle systolique et diastolique. Les auteurs notent une forte hétérogénéité entre les études pour plusieurs indicateurs, ce qui invite à la prudence dans l'interprétation. Les effets bénéfiques apparaissent plus marqués à des doses quotidiennes inférieures à 2000 mg, ainsi que chez les hommes, les sujets de moins de 54 ans et ceux présentant un taux d'HbA1c initial supérieur à 8 %, suggérant que la réponse au gingembre pourrait varier selon les caractéristiques individuelles des patients.
Europe PMC · 2026-08-21 · Kumar Babu P, Prashar A, Nagar P, Hemalatha K, Makwana HT, Yadav RK, Deshpande J, Khan MS, Chalichem NSS.
Résumé simplifié :
Cette étude a testé un extrait de gingembre pris deux fois par jour pendant trois mois chez des femmes souffrant de règles douloureuses. Comparé à un placebo, l'extrait a nettement diminué l'intensité de la douleur et la sévérité globale des symptômes menstruels dès le premier cycle. Les femmes ont aussi rapporté moins de gêne liée aux règles et un flux menstruel réduit. Un marqueur biologique lié à l'inflammation (la prostaglandine F2α) a également diminué dans le groupe gingembre, alors qu'il augmentait dans le groupe placebo. Aucun effet secondaire grave n'a été observé, ce qui suggère que le gingembre pourrait être une option naturelle intéressante contre les douleurs de règles.
Résumé reformulé :
Cet essai clinique randomisé, en double aveugle et contrôlé par placebo, a évalué l'efficacité d'un extrait standardisé de gingembre chez 96 femmes atteintes de dysménorrhée primaire, prises deux fois par jour pendant 90 jours. Les critères principaux étaient la douleur (échelle visuelle analogique) et la sévérité de la dysménorrhée (score WaLIDD). Dès le premier cycle, le groupe gingembre a montré une réduction significative de ces deux paramètres par rapport au placebo, avec une baisse d'environ 31 à 33% de la douleur et 62 à 63% du score de sévérité au troisième cycle. Les symptômes menstruels globaux et le volume du flux menstruel (-31,9%) se sont également améliorés significativement. Sur le plan biologique, les taux de prostaglandine F2α, impliquée dans les crampes utérines, ont diminué d'environ 12% dans le groupe gingembre alors qu'ils augmentaient sous placebo. L'extrait a été bien toléré, sans effet indésirable notable, ce qui en fait une piste non hormonale prometteuse pour la prise en charge des douleurs menstruelles.
Motif : résultats hétérogènes entre les études, certaines montrant un bénéfice et d'autres aucun effet ou un effet défavorable
Europe PMC · 2026-08-18 · Burg SC, Dörfler J, Büntzel J, Büntzel J, Huebner J.
Résumé simplifié :
Cette étude rassemble les résultats de 24 recherches menées sur environ 2400 patients atteints de cancer, principalement du sein, pour voir si le gingembre (en gélules, poudre, thé ou aromathérapie) aide à réduire les effets secondaires de la chimiothérapie comme les nausées, les vomissements, la sécheresse de la bouche, la fatigue ou la perte d'appétit. Les résultats sont mitigés : certaines études montrent une amélioration réelle de ces symptômes et de la qualité de vie, d'autres ne trouvent aucun effet, et deux études montrent même que le gingembre pourrait être moins efficace que les traitements habituels contre les nausées. Les auteurs concluent que le gingembre est prometteur mais que les preuves restent encore insuffisantes et peu homogènes.
Résumé reformulé :
Cette revue systématique a analysé 24 études (25 publications, 2409 patients au total) portant sur l'utilisation du gingembre comme thérapie complémentaire chez des patients sous traitement oncologique, majoritairement atteints de cancer du sein. Les formes testées incluent les gélules, la poudre, le thé et l'aromathérapie au gingembre. Les critères évalués concernaient les nausées et vomissements induits par la chimiothérapie, la xérostomie (sécheresse buccale), l'état nutritionnel, la fatigue et la qualité de vie. Les résultats se révèlent hétérogènes : plusieurs études rapportent une amélioration significative de ces symptômes, tandis que d'autres ne détectent aucun effet notable, et deux études suggèrent même un effet défavorable du gingembre sur les nausées et vomissements chimio-induits. La qualité méthodologique des études variait de faible à élevée. Les auteurs concluent que le gingembre constitue une piste intéressante en soutien du traitement oncologique, mais que les données actuelles restent limitées par leur hétérogénéité et par des limites méthodologiques importantes.
Motif : hétérogénéité substantielle, certitude GRADE faible (downgrade pour incohérence), robustesse limitée pour la DBP
Europe PMC · 2026-08-01 · Karimi M, Asbaghi O, Rafiei H, Kazemi K, Yazdizadeh S, Radman G, Hosseini R, Hosseini MH, Sabet M, Goudarzi MA.
Résumé simplifié :
Cette étude a rassemblé les résultats de 12 essais cliniques pour voir si prendre du gingembre en complément pouvait faire baisser la tension artérielle. Résultats : la pression systolique (le chiffre le plus haut) a diminué en moyenne de 5 points, et la pression diastolique de 2 points environ. Les effets semblent plus marqués chez les personnes ayant déjà une tension élevée, en surpoids, ou prenant des doses d'au moins 2 grammes de gingembre par jour. Cependant, les études étaient assez différentes entre elles et souvent de courte durée, ce qui rend ces résultats encore incertains. Des recherches plus solides et sur le long terme sont nécessaires avant de recommander le gingembre comme traitement.
Résumé reformulé :
Cette méta-analyse a compilé les données de 12 essais randomisés contrôlés afin d'évaluer l'effet d'une supplémentation en gingembre (Zingiber officinale) sur la pression artérielle chez l'adulte. Les résultats montrent une réduction moyenne de la pression systolique de 5,03 mmHg et de la pression diastolique de 2,03 mmHg par rapport aux groupes contrôles. Ces effets apparaissent plus prononcés chez les participants ayant une pression artérielle initialement élevée, un surpoids, ou recevant des doses quotidiennes d'au moins 2000 mg, sans différence notable selon le sexe. Les analyses dose-réponse confirment une relation inverse non linéaire entre la dose de gingembre et la pression artérielle, tandis que la durée d'intervention ne semble pas influencer les résultats. Aucun biais de publication n'a été détecté, mais une forte hétérogénéité entre les études et un niveau de preuve jugé faible selon la méthode GRADE incitent à la prudence dans l'interprétation. Les auteurs appellent à des essais cliniques de meilleure qualité et de plus longue durée avant d'établir des recommandations cliniques précises.
Motif : hétérogénéité élevée (I²=98.1%) et risque de biais rapportés dans les méta-analyses incluses
Europe PMC · 2025-07-30 · Paudel KR, Orent J, Penela OG.
Résumé simplifié :
Cette revue rassemble les résultats de plusieurs méta-analyses sur les effets du gingembre chez l'humain. Elle montre que le gingembre pourrait réduire l'inflammation, aider à mieux contrôler la glycémie chez les personnes diabétiques de type 2, et diminuer certains marqueurs du stress oxydatif. Chez les femmes enceintes, il soulage les nausées mais pas les vomissements. Les doses utilisées varient entre 1 et 3 grammes par jour selon l'objectif recherché, avec parfois des effets secondaires légers comme des renvois. Les auteurs soulignent toutefois que des études de meilleure qualité restent nécessaires pour confirmer ces bienfaits.
Résumé reformulé :
Cette revue systématique synthétise les données de méta-analyses publiées entre 2010 et 2025 sur les effets pharmacologiques du gingembre chez l'humain, en particulier sur l'inflammation, le diabète de type 2, le stress oxydatif et les nausées de grossesse. Les résultats indiquent une réduction significative de marqueurs inflammatoires (CRP, CRP-us, TNF-α), une amélioration du contrôle glycémique (HbA1c, glycémie à jeun) et des effets antioxydants via la baisse du malondialdéhyde et la hausse de l'activité de la glutathion peroxydase. Chez la femme enceinte, le gingembre atténue les nausées sans réduire significativement la fréquence des vomissements. Les doses efficaces varient de 1 à 3 g/jour selon l'indication, avec un risque d'effets secondaires mineurs comme les éructations. Les auteurs notent toutefois une hétérogénéité statistique importante et des biais méthodologiques dans certaines études incluses, appelant à des essais cliniques randomisés de plus grande envergure.
Europe PMC · 2024-05-01 · Ameri A, Farashahinejad M, Davoodian P, Safa O, Hassaniazad M, Parsaii M, Heidari B, Hassanipour S, Akhlaghi B, Fathalipour M.
Résumé simplifié :
Des chercheurs ont testé si le gingembre pouvait aider des patients COVID-19 non hospitalisés à guérir plus vite. Pendant 7 jours, 84 patients ont reçu soit du gingembre, soit un placebo, trois fois par jour. Résultat : le gingembre n'a pas permis d'éliminer le virus plus rapidement, ni amélioré l'oxygénation, la fièvre ou la respiration par rapport au placebo. En revanche, les images pulmonaires montraient une amélioration chez les patients ayant pris du gingembre, et aucun effet secondaire notable n'a été observé. Le gingembre semble donc sans danger, mais ces résultats ne prouvent pas qu'il soigne réellement le COVID-19.
Résumé reformulé :
Cet essai randomisé en double aveugle a évalué l'effet d'un extrait de gingembre (1000 mg trois fois par jour pendant 7 jours) chez 84 patients ambulatoires atteints de COVID-19, comparés à un groupe placebo. L'objectif principal, la clairance virale, n'a montré aucune différence significative entre les groupes (41,6 % contre 42,8 %). De même, la saturation en oxygène, la température corporelle et la fréquence respiratoire n'ont pas différé significativement à la fin du traitement. Toutefois, les infiltrats pulmonaires observés à l'imagerie se sont réduits de façon notable au 7e jour dans le groupe gingembre, et la proportion de patients avec une saturation basse a diminué davantage que dans le groupe placebo. Aucune différence n'a été relevée concernant les hospitalisations ou les effets indésirables. Les auteurs concluent que le gingembre reste sûr mais n'apporte pas de bénéfice clinique clairement démontré.
Europe PMC · 2023-06-26 · Zhao C, Chen W, Wang D, Cong X, Zhu M, Zhu C, Xu J, Cai J.
Résumé simplifié :
Cette étude a rassemblé les résultats de 18 essais cliniques, soit environ 2200 patients, pour savoir si le gingembre aide à prévenir les nausées et vomissements après une opération, et sous quelle forme il est le plus efficace. Les chercheurs ont comparé plusieurs préparations : huile, poudre, extrait, etc. Résultat : l'huile de gingembre semble la plus efficace pour réduire les vomissements après l'opération, comparée à un placebo. En revanche, aucune forme de gingembre n'a montré d'avantage clair pour réduire les nausées elles-mêmes. L'effet paraît plus marqué chez les patients asiatiques, plus âgés, avec des doses plus élevées et une prise avant l'opération.
Résumé reformulé :
Cette méta-analyse en réseau, incluant 18 publications et 2199 patients, visait à comparer l'efficacité relative des différentes préparations de gingembre dans la prévention des nausées et vomissements postopératoires (NVPO). En combinant les données d'essais randomisés via une approche bayésienne, les auteurs ont établi un classement des traitements. L'huile de gingembre s'est distinguée comme la préparation la plus prometteuse pour réduire l'incidence des vomissements postopératoires, avec une différence statistiquement significative par rapport au placebo (niveau de confiance modéré à élevé). En revanche, concernant les nausées postopératoires, aucune préparation de gingembre n'a démontré de supériorité statistique nette face au placebo, avec un niveau de preuve plus faible. Certains sous-groupes semblaient répondre mieux au traitement : patients asiatiques, personnes âgées, doses élevées, administration préopératoire, et chirurgies hépatobiliaires ou gastro-intestinales. Ces résultats suggèrent un intérêt potentiel du gingembre, notamment sous forme d'huile, mais appellent à la prudence quant à sa généralisation.
Synthèses non systématiques ou centrées sur des mécanismes biologiques : utiles pour comprendre un domaine, mais sans nouvelles données mesurées chez l'humain.
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