Haricot blanc, sec
fruits, légumes, légumineuses et oléagineux
- kcal : 307
- sel g : 0.04
- fer mg : 10.4
- fibres g : 15.2
- lipides g : 0.85
- sodium mg : 16
- calcium mg : 240
- glucides g : 43.9
- proteines g : 23.4
- ag satures g : 0.22
- magnesium mg : 190
- omega3 dha g : 0
- omega3 epa g : 0
- potassium mg : 1800
- vitamine c mg : 0
- vitamine d ug : 0
- vitamine b12 ug : 0
- beta carotene ug : 0
Études scientifiques (18)
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Répartition par niveau de preuve (cliquez pour filtrer) · Comprendre les niveaux
Motif : études hétérogènes, résultats mixtes s'atténuant après ajustement, réplication limitée par un seul groupe de recherche
Europe PMC · 2026-06-24 · Mohd Nawi MN, Ibrahim N, Bee Yong T, Abd Rashed A, Rmt Balasubramaniam V.
Résumé simplifié :
Cette revue rassemble les études faites chez l'humain sur les légumineuses (dont les haricots blancs) et leur lien possible avec le cancer. Après avoir examiné plus de 1200 études, les chercheurs en ont retenu 15, incluant des essais cliniques et des études de population. Les résultats suggèrent qu'une consommation plus élevée de légumineuses pourrait être associée à un risque légèrement plus faible de cancer colorectal, mais les preuves restent limitées pour d'autres cancers comme celui du sein. Beaucoup d'essais portent spécifiquement sur le haricot blanc (navy bean), mais souvent menés par une seule équipe, ce qui limite la solidité des conclusions. Des études plus longues et plus rigoureuses sont nécessaires.
Résumé reformulé :
Cette revue exploratoire fait le point sur les données humaines reliant la consommation de légumineuses (pulses), incluant notamment le haricot blanc sec, à la réduction du risque de cancer. Sur 1244 publications examinées, 15 études ont été retenues : cinq études cas-témoins, plusieurs essais randomisés courts (4 à 8 semaines), une étude de nutrition contrôlée et deux cohortes prospectives. Les données observationnelles, issues principalement d'une étude cas-témoins poolée, suggèrent une association modeste entre une consommation élevée de légumineuses et un risque plus faible de cancer colorectal, bien que cet effet s'atténue souvent après ajustement pour les facteurs de mode de vie et alimentaires. Les preuves concernant le cancer du sein, de l'œsophage ou la mortalité toutes causes liées au cancer restent limitées et peu généralisables. Fait notable, cinq essais d'intervention portent spécifiquement sur le haricot blanc (navy bean) et proviennent du même groupe de recherche, ce qui restreint l'indépendance des résultats. Les auteurs concluent que les légumineuses peuvent faire partie d'une alimentation protectrice contre le cancer, en particulier colorectal, mais que des essais plus longs et rigoureux sont nécessaires avant d'établir des recommandations fermes.
Europe PMC · 2026-04-03 · Shi N, Wang R, Cao X, Huang Z, Lin F, Xu R, Zhang Q.
Résumé simplifié :
Cette étude a rassemblé les résultats de huit essais cliniques, portant sur 543 personnes en surpoids ou obèses, pour évaluer les effets d'un extrait de haricot blanc (riche en substances qui ralentissent la digestion des glucides). Les résultats montrent que cet extrait, comparé à un placebo, permet une légère perte de poids, une réduction de la masse grasse et une diminution du tour de taille et de hanches. En revanche, il n'a pas d'effet mesurable sur la glycémie à jeun, les triglycérides ou l'insuline. Aucun effet secondaire grave n'a été observé. Ces résultats suggèrent que cet extrait pourrait être une aide complémentaire pour la gestion du poids, mais des études plus longues et plus solides restent nécessaires.
Résumé reformulé :
Cette méta-analyse a compilé les données de huit essais randomisés contrôlés (n=543) évaluant l'extrait de haricot blanc (Phaseolus vulgaris), une source d'inhibiteurs de l'alpha-amylase censés ralentir la digestion des glucides et réduire l'apport énergétique. Chez des adultes en surpoids ou obèses, la supplémentation s'est associée, par rapport au placebo, à des réductions statistiquement significatives du poids corporel (-1,62 kg), de l'IMC (-0,58 kg/m²), de la masse grasse (-1,17 kg), du tour de taille (-1,58 cm) et du tour de hanches (-0,99 cm). Aucune différence significative n'a été observée concernant la glycémie à jeun, les triglycérides ou l'insulinémie aléatoire. Aucun effet indésirable grave lié au produit n'a été rapporté, suggérant une bonne tolérance globale. Les auteurs soulignent toutefois la nécessité d'essais de plus grande envergure et de plus longue durée pour confirmer ces résultats et mieux cerner les effets métaboliques potentiels de cet extrait.
Europe PMC · 2025-01-01 · Rivero EM, Castaño MP, Romero IMD, Martínez MJM, Losa FP.
Résumé simplifié :
Cette étude décrit le cas d'une jeune femme de 20 ans ayant fait une réaction allergique sévère (anaphylaxie) après avoir mangé des haricots verts cuits, sans autre facteur déclenchant comme l'alcool ou le sport. Elle tolérait pourtant bien d'autres légumineuses comme les pois chiches, les pois ou le soja. Des tests cutanés et des analyses en laboratoire ont montré que cette allergie était liée à une protéine spécifique d'environ 10 kDa présente dans les haricots, différente de celle habituellement impliquée dans les allergies aux légumineuses. Les chercheurs pensent qu'il pourrait s'agir d'une nouvelle forme d'allergie alimentaire, propre aux haricots verts.
Résumé reformulé :
Ce rapport de cas clinique présente une patiente de 20 ans ayant développé une anaphylaxie après ingestion de haricots verts cuits, sans cofacteur associé (médicament, alcool, exercice physique). Elle tolérait par ailleurs d'autres légumineuses telles que les fruits à coque, l'ail, les pois chiches, les pois et le soja. Les tests cutanés (prick-prick) réalisés avec des haricots verts crus et cuits se sont révélés positifs. L'analyse par électrophorèse et immunodétection (SDS-PAGE/Western blot IgE) a identifié plusieurs protéines allergéniques (25 à 75 kDa) dans l'extrait de haricots crus, tandis qu'une seule protéine d'environ 10 kDa était reconnue dans les haricots cuits. Cette observation, associée à la tolérance aux autres légumineuses, suggère l'existence d'un phénotype allergique spécifique aux haricots verts, distinct des allergies croisées habituelles entre légumineuses.
Europe PMC · 2024-09-30 · Bell RC, Zahradka P, Aliani M, Liang Y, Jarman M, MacKenzie M, Chan C, Ozga J, Proctor S, Wishart D, Taylor CG.
Résumé simplifié :
Cette étude a testé pendant 6 semaines l'effet de manger régulièrement des haricots ou des pois (mélange de pois jaunes et verts), comparé à du riz, chez des adultes ayant un taux de cholestérol légèrement élevé. Résultat : les haricots ont permis de réduire le mauvais cholestérol (LDL) et le cholestérol total, mais pas les pois. Aucun effet notable n'a été observé sur la glycémie, l'insuline ou la tension artérielle dans les deux groupes. Les chercheurs pensent que ce ne serait pas seulement les fibres qui expliquent l'effet bénéfique des haricots, mais peut-être d'autres composés naturels présents dans ces légumineuses.
Résumé reformulé :
Dans cet essai randomisé mené auprès de 180 adultes présentant une hypercholestérolémie légère, les chercheurs ont comparé les effets d'une consommation quotidienne de 120 g de haricots (mélange de plusieurs variétés), de pois (jaunes et verts) ou de riz blanc pendant six semaines. Après cette période, seul le groupe ayant consommé des haricots a montré une baisse significative du LDL-cholestérol, du cholestérol total et du cholestérol non-HDL par rapport au groupe riz, alors que les pois n'ont produit aucun effet significatif sur ces marqueurs. Aucune différence notable n'a été observée concernant les triglycérides, la glycémie, l'insuline ou la pression artérielle. Fait intéressant, la teneur en fibres alimentaires ne semblait pas corrélée à la baisse du LDL-cholestérol dans le groupe haricots, ce qui suggère que d'autres composés bioactifs des légumineuses pourraient jouer un rôle dans cet effet cardioprotecteur.
Europe PMC · 2024-06-03 · Jäger R, Abou Sawan S, Purpura M, Grube B, Röske Y, De Costa P, Chong PW.
Résumé simplifié :
Cette étude a testé un extrait de haricot blanc, connu pour bloquer partiellement la digestion des glucides complexes, chez des personnes en surpoids ou modérément obèses. Pendant 12 semaines, 81 participants ont pris soit une forte dose de cet extrait, soit une faible dose, soit un placebo, trois fois par jour avant les repas, en suivant aussi un régime pauvre en calories. Les résultats montrent que plus la dose était élevée, plus les participants perdaient de poids, de graisse corporelle et de tour de taille par rapport au groupe placebo. L'extrait semble donc être un complément sûr et efficace pour aider à perdre du poids dans le cadre d'un régime alimentaire contrôlé.
Résumé reformulé :
Cet essai clinique randomisé, en double aveugle et contrôlé par placebo, a évalué les effets d'un extrait aqueux propriétaire de haricot blanc (Phaseolus vulgaris L.), standardisé selon son activité inhibitrice de l'alpha-amylase, chez des adultes en surpoids ou souffrant d'obésité modérée. Sur 81 participants ayant terminé l'étude, trois groupes ont reçu soit une dose élevée (1000 mg), soit une dose faible (700 mg) de l'extrait, soit un placebo (cellulose microcristalline), pris trois fois par jour avant les repas pendant 12 semaines, en parallèle d'un régime hypocalorique. Les chercheurs ont observé une réduction dose-dépendante du poids corporel, de la masse grasse, de l'indice de masse corporelle, ainsi que des tours de taille et de hanches, avec un effet supplémentaire sur le tour de cuisse dans le groupe à forte dose. Ces résultats suggèrent que cet extrait de haricot blanc pourrait constituer un complément alimentaire sûr et utile pour soutenir la perte de poids et de graisse dans un contexte de restriction calorique, bien que d'autres études soient nécessaires pour confirmer ces effets à plus long terme.
Motif : essai de 10 participants
Europe PMC · 2023-07-22 · Thomas DJ, Riley C, Devi S, Kurpad AV, Preston T, Francis R, Chambers B, Brown O, Badaloo AV.
Résumé simplifié :
Cette étude s'est intéressée à la qualité des protéines du haricot rouge, un aliment très consommé notamment en Jamaïque. Les chercheurs ont utilisé une méthode innovante avec des isotopes pour suivre précisément comment le corps de dix adultes en bonne santé absorbe chaque acide aminé essentiel contenu dans ce haricot, en le comparant à une protéine de référence, la spiruline. Résultat : environ 79 % des acides aminés essentiels sont digérés en moyenne, avec des variations selon le type d'acide aminé, la thréonine étant la moins bien absorbée et la lysine la mieux absorbée. Ces données permettent de mieux évaluer la vraie qualité nutritionnelle de cette légumineuse.
Résumé reformulé :
Cette recherche visait à mesurer précisément la digestibilité iléale des acides aminés indispensables du haricot rouge (Phaseolus vulgaris) chez l'humain, une donnée jugée insuffisante par la FAO pour calculer le score DIAAS, désormais préféré au PDCAAS traditionnel obtenu via des modèles animaux. En marquant intrinsèquement les acides aminés du haricot avec du deutérium et en utilisant de la spiruline marquée au carbone-13 comme référence, dix adultes ont consommé un repas typique jamaïcain permettant de suivre l'enrichissement isotopique dans le plasma. La digestibilité moyenne obtenue était de 79,4 %, variant de 69 % pour la thréonine à 85,7 % pour la lysine. Ces résultats concordent avec les données de digestibilité oro-fécale publiées antérieurement, suggérant des échanges azotés importants au niveau du côlon. Le score DIAAS extrapolé à partir de ces données atteint 0,63, limité par la teneur en méthionine, ce qui souligne les limites du haricot rouge comme source protéique isolée.
Europe PMC · 2022-10-11 · Feng Y, Zhu J, Wang Q, Cao H, He F, Guan Y, Li D, Yan J, Yang J, Xia Y, Dong M, Hu F, Cao M, Wang J, Ding X, Feng Y, Zou H, Han Y, Sun S, Zhang J, Tang A, Jiang M, Deng Y, Gao J, Jia Y, Zhao W, Zhang F.
Résumé simplifié :
Des chercheurs ont testé un extrait de haricot blanc, connu pour ralentir l'absorption des glucides, chez des personnes diabétiques de type 2. Pendant 4 mois, un groupe a pris cet extrait avant les repas, l'autre un placebo. Les personnes ayant pris l'extrait de haricot ont vu leur taux de sucre dans le sang s'améliorer davantage, et moins de complications nerveuses liées au diabète sont apparues chez elles. Les chercheurs ont aussi observé des changements positifs dans leur flore intestinale, avec plus de bonnes bactéries connues pour produire des substances bénéfiques pour la santé. Cette étude suggère qu'un simple complément alimentaire pourrait aider à mieux gérer le diabète.
Résumé reformulé :
Cet essai clinique randomisé en double aveugle a évalué, sur 4 mois, les effets d'un extrait de haricot blanc commun (WCBE), riche en inhibiteur d'alpha-amylase, chez 90 patients diabétiques de type 2 recevant soit ce complément avant les repas, soit un placebo (maltodextrine). Le groupe supplémenté a présenté une baisse plus marquée de l'hémoglobine glyquée (-0,72%), une moindre prévalence de neuropathie périphérique diabétique, ainsi qu'une légère amélioration de la vitesse de conduction nerveuse sensitive au niveau des jambes, contrairement au groupe contrôle où ces paramètres se sont légèrement dégradés. L'analyse du microbiote fécal a révélé un enrichissement en bactéries productrices d'acides gras à chaîne courte (Bifidobacterium, Faecalibacterium, Anaerostipes) et une diminution de bactéries potentiellement délétères (Weissella, Klebsiella, Cronobacter) dans le groupe traité. Ces résultats suggèrent que la modulation du microbiote intestinal pourrait contribuer à l'atténuation du diabète de type 2 et de ses complications, bien que le mécanisme causal reste à confirmer par des études complémentaires.
Motif : essai de 20 participants
Europe PMC · 2020-12-24 · Zarei I, Baxter BA, Oppel RC, Borresen EC, Brown RJ, Ryan EP.
Résumé simplifié :
Cette étude a testé l'effet de la consommation de haricots blancs (sous forme de poudre, 35 g par jour) pendant 4 semaines chez 20 personnes en surpoids ayant survécu à un cancer colorectal. Les chercheurs ont analysé le sang et l'urine des participants pour voir si certaines substances liées à la protection contre le cancer changeaient. Résultats : plusieurs composés bénéfiques ont augmenté dans le sang et l'urine des personnes ayant mangé des haricots, comparées à celles n'en ayant pas mangé. Ces changements suggèrent que les haricots blancs pourraient favoriser des mécanismes utiles contre le cancer colorectal, même si des études plus larges restent nécessaires pour confirmer ces effets.
Résumé reformulé :
Cet essai clinique randomisé et contrôlé, mené en simple aveugle, a évalué l'impact d'une supplémentation quotidienne en haricots blancs précuits (35 g de poudre par jour) pendant 4 semaines chez 20 survivants d'un cancer colorectal en surpoids ou obèses. Grâce à une approche de métabolomique non ciblée, les chercheurs ont comparé les profils métaboliques plasmatiques et urinaires entre le groupe intervention et le groupe témoin. Après 4 semaines, 16 métabolites plasmatiques et 16 urinaires différaient significativement entre les deux groupes. Certains de ces composés, comme la pipécolate, la S-méthylcystéine ou la S-adénosylhomocystéine, sont associés à des propriétés protectrices contre le cancer. Les auteurs ont également identifié des métabolites d'origine alimentaire directement issus des haricots et retrouvés dans le sang ou l'urine. Ces résultats indiquent que la consommation de haricots blancs modifie certaines voies métaboliques potentiellement pertinentes pour la prévention du cancer colorectal, justifiant des recherches complémentaires sur des cohortes à risque plus larges.
Motif : essai de 8 participants
Europe PMC · 2020-08-02 · Clark JL, Taylor CG, Zahradka P.
Résumé simplifié :
Cette petite étude a testé chez 8 adultes en bonne santé l'effet de manger différentes sortes de haricots (noirs, blancs, pinto, rouges) ou du riz blanc, sur l'état des vaisseaux sanguins dans les heures qui suivent le repas. Résultat : les haricots rouges et surtout les haricots noirs, plus foncés, ont entraîné un meilleur relâchement des vaisseaux sanguins et une tension artérielle plus basse que le riz ou d'autres haricots plus clairs. Le cholestérol LDL était aussi plus bas après les haricots noirs. Cela suggère que la couleur et la composition des haricots pourraient influencer rapidement la santé cardiovasculaire, mais l'étude est de petite taille et à confirmer.
Résumé reformulé :
Dans cet essai croisé randomisé en simple aveugle, 8 adultes sains ont consommé, lors de sessions séparées d'au moins 6 jours, ¾ de tasse de haricots noirs, blancs (navy), pinto, rouges (kidney) ou de riz blanc. Les chercheurs ont mesuré la tension artérielle, la rigidité artérielle (vitesse de l'onde de pouls) et divers marqueurs sanguins avant le repas puis 1h, 2h et 6h après. Les haricots rouges et pinto ont montré une baisse de tension et de rigidité artérielle à 2h par rapport au riz ou aux haricots blancs. À 6h, les haricots les plus foncés (noirs et rouges) ont produit une vasorelaxation plus marquée que le riz, les haricots blancs ou pinto, avec une réduction de la pression d'augmentation et de la magnitude de l'onde réfléchie. Le LDL-cholestérol était également plus bas 6h après la consommation de haricots noirs comparé au riz. Ces résultats préliminaires, obtenus sur un petit échantillon, suggèrent un effet vasculaire post-prandial favorable et rapide des haricots les plus foncés, mais nécessitent confirmation sur des cohortes plus larges.
Motif : essai de 20 participants
Europe PMC · 2020-01-01 · Leach HJ, Baxter BA, Beale MN, Smith HV, Rao S, Hibbs-Shipp S, Ryan EP.
Résumé simplifié :
Cette étude pilote a testé pendant 12 semaines un programme alimentaire chez des adultes ayant déjà eu un polype précancéreux du côlon. Un groupe recevait des repas et collations contenant du son de riz et des haricots blancs (30 g chacun par jour), l'autre un supplément de fibres appelé Fibersol-2. Tous ont aussi reçu une séance d'information sur l'activité physique. Résultat : le programme était réalisable, avec une bonne participation et un bon respect des consignes. La consommation de haricots blancs est passée de presque rien à 30 g par jour, et l'apport en fibres et en céréales complètes a nettement augmenté dans les deux groupes. En revanche, l'activité physique n'a presque pas changé. D'autres études plus larges seront nécessaires pour vérifier les bénéfices réels sur la santé.
Résumé reformulé :
Cet essai randomisé en simple aveugle a évalué la faisabilité d'une intervention combinant supplémentation alimentaire (son de riz plus haricot blanc, 30 g/jour chacun, versus fibre Fibersol-2 à 10 g/jour) et éducation à l'activité physique, chez 20 adultes ayant eu un polype adénomateux réséqué dans les trois ans précédents. Sur 12 semaines, la compliance a été élevée (92 % pour le groupe haricot/son de riz, 89 % pour le groupe témoin), avec une hausse marquée de la consommation de haricots blancs (de 2 à 30 g/jour) et de son de riz (de 0 à 30 g/jour). L'apport en fibres a augmenté de 73 % dans le groupe intervention contre 82 % dans le groupe contrôle, tandis que le score de qualité alimentaire lié aux céréales complètes (HEI) a progressé de 270 % contre 37 %, et le score global HEI d'environ 10 % dans les deux groupes. En revanche, l'activité physique totale mesurée par accéléromètre n'a quasiment pas évolué dans aucun des deux groupes. Ces résultats confirment la faisabilité et l'acceptabilité d'un tel régime enrichi, sans pour autant démontrer d'effet clinique direct, ouvrant la voie à un essai de plus grande envergure pour évaluer l'efficacité réelle sur la prévention du cancer colorectal.
Motif : essai de 18 participants
Europe PMC · 2018-12-22 · Baxter BA, Oppel RC, Ryan EP.
Résumé simplifié :
Cette étude a testé l'effet de la consommation quotidienne de haricots blancs cuits (35 g) pendant 4 semaines chez des personnes en surpoids ayant survécu à un cancer colorectal. Les chercheurs ont analysé les selles des participants pour voir comment leur corps et leurs bactéries intestinales transformaient ces haricots. Ils ont découvert de nombreuses substances issues des haricots dans les selles, ainsi que des changements dans certains composés liés à la protection contre le cancer, comme l'ophthalmate, lié à la défense antioxydante. Ces résultats suggèrent que manger des haricots pourrait avoir des effets bénéfiques sur la santé du côlon, mais des études plus longues sont nécessaires pour le confirmer.
Résumé reformulé :
Dans cet essai randomisé contrôlé de 4 semaines mené chez 18 survivants du cancer colorectal en surpoids ou obèses, les chercheurs ont comparé un groupe consommant quotidiennement 35 g de haricots blancs cuits à un groupe témoin sans haricots. L'analyse du métabolome fécal a révélé 30 métabolites significativement modifiés après 28 jours par rapport à l'état initial, et 26 différences par rapport au groupe témoin. Parmi les 560 métabolites identifiés dans les haricots cuits, 237 ont potentiellement été retrouvés dans les selles, témoignant d'une transformation par le microbiote intestinal. Certains métabolites liés au métabolisme des acides aminés et des acides gras, ainsi qu'une augmentation notable de l'ophthalmate (marqueur possible de la régulation du glutathion et de mécanismes de défense cellulaire), ont été observés. Ces résultats, bien que préliminaires et à court terme, suggèrent des effets métaboliques potentiellement favorables à la santé colique, justifiant des recherches complémentaires sur une consommation prolongée.
Europe PMC · 2018-07-25 · Adamska-Patruno E, Billing-Marczak K, Orlowski M, Gorska M, Krotkiewski M, Kretowski A.
Résumé simplifié :
Cette étude a testé un complément alimentaire à base d'extraits de plantes, dont l'extrait de haricot blanc sec, associé au mûrier blanc et au café vert, pour voir s'il pouvait limiter les hausses de sucre et d'insuline dans le sang après un repas riche en glucides. Deux essais ont été menés chez des volontaires en bonne santé, comparant ce complément à un placebo avant des repas types comme des céréales avec du lait. Les résultats montrent que les personnes ayant pris le complément avaient des pics de glycémie et d'insuline plus bas après le repas, avec moins d'épisodes d'hypoglycémie réactionnelle. Ce mélange pourrait aider à limiter les effets négatifs des repas à index glycémique élevé.
Résumé reformulé :
Cette recherche a évalué l'efficacité d'un complément alimentaire combinant des extraits de mûrier blanc, de haricot blanc sec et de café vert (avec ou sans fibres ajoutées) sur la réponse glycémique et insulinique postprandiale après des repas réalistes à index et charge glycémiques élevés. Deux essais randomisés, en double aveugle, contrôlés contre placebo et en cross-over ont été menés : le premier sur 32 sujets sains testant un repas standardisé, le second sur 150 sujets testant cinq repas différents. Les résultats montrent une réduction significative des pics de glucose et d'insuline, observée entre 20 et 35 minutes après le repas, ainsi qu'une diminution des épisodes d'hypoglycémie réactionnelle chez les participants ayant reçu le complément par rapport au placebo. Par exemple, après un petit-déjeuner de céréales avec du lait, les pics glycémiques et insuliniques à 20 minutes étaient nettement inférieurs avec le complément. Ces résultats suggèrent un intérêt potentiel de cette formulation dans la gestion du syndrome métabolique et du diabète de type 2, bien que d'autres études soient nécessaires pour confirmer ces effets à plus long terme.
Motif : essai de 29 participants
Europe PMC · 2016-09-30 · Borresen EC, Brown DG, Harbison G, Taylor L, Fairbanks A, O'Malia J, Bazan M, Rao S, Bailey SM, Wdowik M, Weir TL, Brown RJ, Ryan EP.
Résumé simplifié :
Cette étude a testé si des personnes ayant survécu à un cancer colorectal pouvaient intégrer facilement des haricots navy cuits ou du son de riz à leur alimentation quotidienne pendant quatre semaines. Les 29 participants ont mangé environ 35 g de poudre de haricots ou 30 g de son de riz par jour, sans problèmes digestifs notables. Leur consommation de fibres a nettement augmenté par rapport au groupe témoin. Les chercheurs ont aussi observé un lien entre la longueur des télomères (des marqueurs liés au vieillissement cellulaire) et certains paramètres sanguins comme le cholestérol HDL et un marqueur d'inflammation. Cette étude montre qu'il est réaliste d'augmenter ces aliments dans l'alimentation, ce qui pourrait aider à prévenir une récidive du cancer.
Résumé reformulé :
Cet essai contrôlé randomisé a évalué la faisabilité d'augmenter la consommation de haricots navy cuits (35 g/jour) ou de son de riz stabilisé (30 g/jour) chez 29 survivants du cancer colorectal, en comparaison à un groupe témoin sans supplémentation. Ces quantités représentaient 4 à 9 % de l'apport calorique quotidien des participants, et aucun trouble gastro-intestinal majeur n'a été rapporté. Après deux et quatre semaines, l'apport en fibres alimentaires avait significativement augmenté dans les deux groupes intervention par rapport au départ et au groupe témoin. Par ailleurs, la longueur des télomères était corrélée à l'âge et au taux de cholestérol HDL en début d'étude, ainsi qu'à l'amélioration du taux sérique de protéine amyloïde A (un marqueur inflammatoire) après quatre semaines. Ces résultats préliminaires suggèrent qu'il est possible d'atteindre, de façon pratique et bien tolérée, des niveaux de consommation de haricots ou de son de riz associés à un effet chimiopréventif contre le cancer colorectal, justifiant des études à plus long terme sur des populations à risque élevé.
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