Jus de pamplemousse (variété locale), pur jus, prélevé à la Martinique
fruits, légumes, légumineuses et oléagineux
- lipides g : 0.19
- proteines g : 0.42
- vitamine c mg : 35.6
Études scientifiques (9)
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Europe PMC · 2026-09-07 · Östman V, Hamberg AK, Yamamoto S, Lorant T.
Résumé simplifié :
Ce rapport décrit le cas d’un homme de 33 ans ayant reçu une greffe de rein, dont le taux sanguin de tacrolimus (un médicament anti-rejet) était anormalement bas malgré des doses augmentées. Après avoir bu environ un litre de jus d’orange sanguine puis un verre de jus de pamplemousse le même soir, son taux de tacrolimus a été multiplié par six le lendemain matin, bien plus qu’attendu avec le pamplemousse seul. Une biopsie du rein a montré une réaction inflammatoire liée au médicament. Le traitement a été arrêté puis repris progressivement, et le patient s’est rétabli. Ce cas suggère que l’association de ces deux jus pourrait renforcer fortement l’effet du pamplemousse sur ce médicament.
Résumé reformulé :
Ce rapport de cas rapporte une interaction alimentaire-médicamenteuse chez un patient de 33 ans transplanté rénal sous tacrolimus, un immunosuppresseur à marge thérapeutique étroite dont le métabolisme dépend notamment du CYP3A4 intestinal. Alors que ses taux sanguins restaient bas malgré des doses croissantes, l’ingestion successive d’environ un litre de jus d’orange sanguine puis de 250 mL de jus de pamplemousse a entraîné une multiplication par six de sa concentration sanguine en tacrolimus en une nuit, un effet bien supérieur à celui habituellement observé avec le pamplemousse seul. Une biopsie rénale a révélé une infiltration éosinophile évoquant une toxicité médicamenteuse. Après arrêt puis réintroduction progressive du traitement, l’état du patient s’est stabilisé. Les auteurs évoquent une possible interaction synergique entre les deux jus au niveau des enzymes CYP3A4/CYP3A5 et de la P-glycoprotéine, sans pouvoir établir formellement la causalité, et soulignent l’intérêt d’interroger systématiquement les habitudes alimentaires des patients transplantés.
Motif : essai de 11 participants
Europe PMC · 2026-01-01 · Alabi A, Kerr JS, Shah M, Khan A, Ma JD, Suhandynata RT, Momper JD, Tsunoda SM.
Résumé simplifié :
Le jus de pamplemousse est connu pour perturber l'absorption de certains médicaments dans l'intestin. Cette étude a testé son effet sur une forme à libération prolongée d'un médicament immunosuppresseur, le tacrolimus, utilisé chez les patients greffés du rein. Onze patients ont bu soit du jus de pamplemousse, soit de l'eau, à des moments différents, puis les chercheurs ont mesuré la quantité de médicament présente dans leur sang. Résultat : le jus de pamplemousse augmentait bien la quantité de médicament absorbée, mais de façon moins marquée qu'avec les formes classiques de ce traitement. Cela suggère que cette nouvelle formulation à libération prolongée pourrait être un peu moins sensible à ce type d'interaction alimentaire.
Résumé reformulé :
Cette étude clinique croisée et randomisée a évalué chez onze patients greffés du rein l'impact du jus de pamplemousse sur la pharmacocinétique du tacrolimus à libération prolongée (LCPT), un immunosuppresseur métabolisé par l'enzyme intestinale CYP3A. Après consommation de jus de pamplemousse ou d'eau lors de visites séparées par une période de sevrage, les concentrations sanguines de tacrolimus ont été mesurées. L'exposition globale au médicament (AUC) était augmentée de 28 % et la concentration maximale (Cmax) de 73 % avec le jus de pamplemousse comparé à l'eau. Bien que cette interaction reste cliniquement significative, son ampleur apparaît inférieure à celle rapportée avec les formulations à libération immédiate du tacrolimus, suggérant que le profil d'absorption prolongée de cette nouvelle formulation pourrait modérer la susceptibilité aux interactions médicamenteuses au niveau intestinal.
Motif : essai de 11 participants
Europe PMC · 2023-03-23 · Camacho MDM, Martínez-Lahuerta JJ, García-Martínez E, Igual M, Martínez-Navarrete N.
Résumé simplifié :
Cette étude a testé si des jus de pamplemousse fabriqués à partir de poudre de fruit (obtenue par deux méthodes de séchage différentes) apportent des bénéfices une fois digérés par le corps. Onze volontaires ont bu ces jus, et les chercheurs ont mesuré dans leur sang le taux de vitamine C, de naringénine (un antioxydant du pamplemousse) et la capacité antioxydante globale, avant et après consommation. Les deux méthodes de fabrication du jus ont donné des résultats similaires. Après consommation, on observe une hausse modérée de vitamine C et une hausse plus marquée de naringénine et de la capacité antioxydante dans le sang, montrant que ces composés sont bien absorbés par l'organisme.
Résumé reformulé :
Cette étude clinique a évalué la biodisponibilité de composés bioactifs (vitamine C et naringénine) contenus dans du jus de pamplemousse reconstitué à partir de poudre de fruit, obtenue soit par lyophilisation de la purée, soit par séchage par atomisation du jus liquéfié. Onze participants ont consommé les deux types de jus, et leurs taux sanguins de vitamine C, de naringénine et leur capacité antioxydante (RSA) ont été mesurés avant et après ingestion. Aucune différence significative n'a été observée entre les deux procédés de fabrication ni entre les participants. En moyenne, la consommation de jus a entraîné une augmentation relative de 12% pour la vitamine C, 28% pour la naringénine et 26% pour la capacité antioxydante sérique. Seule la vitamine C présentait une corrélation positive significative avec cette capacité antioxydante. La biodisponibilité moyenne de la vitamine C a été estimée à 1,529 ± 0,002 mg par litre de sérum pour 100 mg ingérés.
Motif : essai de 11 participants
Europe PMC · 2020-07-09 · O'Gallagher K, Borg Cardona S, Hill C, Al-Saedi A, Shahed F, Floyd CN, McNeill K, Mills CE, Webb AJ.
Résumé simplifié :
Des chercheurs ont testé si le jus de pamplemousse pouvait renforcer les effets du jus de betterave, connu pour faire baisser la tension artérielle grâce à sa teneur en nitrate. Onze volontaires en bonne santé ont bu du jus de betterave associé soit à du jus de pamplemousse, soit à de l'eau. Résultat surprenant : la combinaison betterave-pamplemousse a mieux réduit la tension artérielle, même si le taux de nitrite dans le sang était plus bas que prévu. Cela suggère que le mécanisme est plus complexe qu'on ne le pensait, et ouvre des pistes intéressantes pour mieux utiliser l'alimentation contre l'hypertension.
Résumé reformulé :
Cette étude croisée, randomisée et contrôlée contre placebo a été menée chez 11 volontaires sains afin de vérifier si le jus de pamplemousse, contenant un inhibiteur de l'enzyme CYP3A4, pouvait potentialiser l'effet hypotenseur du jus de betterave riche en nitrate. Les participants ont reçu à trois reprises une dose de jus de betterave associée soit à du jus de pamplemousse, soit à de l'eau, ou un placebo de betterave avec du jus de pamplemousse. L'association betterave-pamplemousse a entraîné une baisse plus marquée de la pression artérielle systolique et de la pression différentielle par rapport à l'association betterave-eau. Contrairement à l'hypothèse initiale, cette amélioration s'est accompagnée d'une diminution du nitrite plasmatique et salivaire, suggérant l'intervention de mécanismes plus complexes que la seule voie nitrate-nitrite-oxyde nitrique. Ces résultats ouvrent des perspectives pour optimiser les stratégies nutritionnelles ciblant l'hypertension systolique isolée.
Europe PMC · 2019-05-08 · Chorin E, Hochstadt A, Granot Y, Khoury S, Schwartz AL, Margolis G, Barashi R, Viskin D, Ghantous E, Schnapper M, Mekori T, Fourey D, Guevara-Valdivia ME, Marquez MF, Zeltzer D, Rosso R, Viskin S.
Résumé simplifié :
Cette étude s'est intéressée à l'effet du jus de pamplemousse sur le cœur, en mesurant un paramètre appelé intervalle QT à l'aide d'un électrocardiogramme. Trente personnes en bonne santé et dix patients ayant une maladie cardiaque héréditaire (syndrome du QT long) ont bu deux litres de jus de pamplemousse. Résultat : le jus a légèrement allongé cet intervalle QT chez les volontaires sains, avec un effet comparable à celui d'un médicament connu pour cela. Chez les femmes et surtout chez les patients déjà atteints du syndrome du QT long, l'effet était encore plus marqué. Un QT trop long peut favoriser des troubles du rythme cardiaque, donc ces résultats invitent à la prudence chez les personnes à risque.
Résumé reformulé :
Cette étude clinique randomisée en cross-over a évalué l'impact du jus de pamplemousse sur l'intervalle QTc, un marqueur électrocardiographique associé au risque de troubles du rythme cardiaque. Trente volontaires sains ont consommé deux litres de jus de pamplemousse ou reçu de la moxifloxacine, un médicament de référence connu pour allonger le QT, tandis que dix patients porteurs du syndrome du QT long congénital n'ont testé que le jus. Les mesures ECG ont montré un allongement net du QTc de 14 ms en moyenne chez les volontaires sains après consommation de jus, un effet comparable à celui de la moxifloxacine. Cet allongement s'est révélé plus prononcé chez les femmes et particulièrement marqué chez les patients atteints du syndrome du QT long, avec une augmentation moyenne de 21,8 ms. Les auteurs concluent que le jus de pamplemousse, aux doses testées, peut significativement prolonger l'intervalle QT, ce qui soulève des questions de sécurité chez les personnes prédisposées aux arythmies.
Motif : essai de 12 participants
Europe PMC · 2016-09-06 · Kawaguchi-Suzuki M, Nasiri-Kenari N, Shuster J, Gmitter FG, Cancalon P, de Oliveria F, Kight J, Handberg EM, Pepine CJ, Frye RF, Cooper-DeHoff RM.
Résumé simplifié :
Le jus de pamplemousse classique contient des substances, les furanocoumarines, qui perturbent une enzyme du foie (CYP3A) chargée d'éliminer certains médicaments, ce qui peut augmenter leurs effets ou leur toxicité. Des chercheurs ont testé un jus de pamplemousse hybride spécialement conçu pour contenir très peu de ces substances. Douze volontaires en bonne santé ont bu soit de l'eau, soit du jus classique, soit ce jus hybride, avant de prendre du midazolam, un médicament utilisé pour mesurer l'activité de cette enzyme. Résultat : contrairement au jus classique qui augmentait nettement la quantité de médicament dans le sang, le jus hybride n'avait pratiquement aucun effet, suggérant qu'il pourrait être consommé sans risque d'interaction avec certains médicaments.
Résumé reformulé :
Cette étude clinique croisée, randomisée et en double aveugle, a comparé chez douze volontaires sains l'effet de trois boissons — eau, jus de pamplemousse classique et jus de pamplemousse hybride pauvre en furanocoumarines — sur la pharmacocinétique du midazolam, utilisé comme marqueur de l'activité du CYP3A, une enzyme hépatique impliquée dans le métabolisme de nombreux médicaments. Le jus classique a augmenté significativement l'exposition au midazolam (ratio des aires sous la courbe de 122 % par rapport à l'eau), confirmant une inhibition enzymatique. En revanche, le jus hybride est resté dans la plage de bioéquivalence (80-125 %), indiquant une absence d'interaction cliniquement pertinente. Une revue systématique des données antérieures montre par ailleurs que l'ampleur de cette interaction varie fortement selon les études, probablement en raison de différences entre les cohortes et de la teneur variable en furanocoumarines des jus testés.
Synthèses non systématiques ou centrées sur des mécanismes biologiques : utiles pour comprendre un domaine, mais sans nouvelles données mesurées chez l'humain.
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