Laitue et salade verte
Lactuca sativa L.
fruits, légumes, légumineuses et oléagineux
- kcal : 14.7
- sel g : 0.021
- fer mg : 1.1
- fibres g : 1.1
- sucres g : 0.73
- lipides g : 0.2
- sodium mg : 8.47
- calcium mg : 64.6
- glucides g : 1.22
- proteines g : 1.35
- ag satures g : 0.022
- magnesium mg : 14.9
- omega3 dha g : 0
- omega3 epa g : 0
- potassium mg : 206
- vitamine c mg : 5.53
- vitamine d ug : 0
- vitamine b12 ug : 0
- beta carotene ug : 3640
Études scientifiques (17)
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Répartition par niveau de preuve (cliquez pour filtrer) · Comprendre les niveaux
Europe PMC · 2026-08-13 · Sarebanhassanabadi M, Mohammadi A, Marques-Vidal P, Seyedhosseini S, Namayandeh SM, Montazeri Hedesh H, Mozafari S.
Résumé simplifié :
Cette étude a suivi pendant près de 10 ans plus de 690 adultes en ville pour voir quelles habitudes alimentaires étaient liées à l'apparition d'un taux anormal de graisses dans le sang (dyslipidémie). Résultat : les personnes qui mangeaient peu de salade avaient un risque environ 2,5 fois plus élevé de développer ce problème, comparées à celles qui en consommaient davantage. D'autres facteurs comptaient aussi, comme une mauvaise gestion du poids et une consommation fréquente de fast-food. Globalement, plus les habitudes alimentaires étaient jugées mauvaises, plus le risque de dyslipidémie augmentait, surtout chez les hommes.
Résumé reformulé :
Cette étude de cohorte prospective, menée sur une population urbaine adulte suivie pendant en moyenne 9,9 ans, a examiné le lien entre les habitudes alimentaires et l'incidence de la dyslipidémie chez 693 participants initialement indemnes de ce trouble. Un score d'habitudes alimentaires a été calculé à partir des risques associés à divers comportements. Après ajustement pour les facteurs de confusion, une faible consommation de salade s'est révélée fortement associée à un risque accru de dyslipidémie (HR = 2,46 ; IC 95 % : 1,56-3,90), aux côtés d'une mauvaise gestion du poids et d'une consommation fréquente de fast-food. Les participants situés dans le quartile le plus défavorable du score alimentaire global présentaient un risque plus de deux fois supérieur par rapport à ceux du quartile le plus favorable, cette association étant particulièrement marquée chez les hommes. Ces résultats, de nature observationnelle, suggèrent un lien entre une faible consommation de salade et un risque accru de dyslipidémie, mais ne permettent pas d'établir de causalité directe ; des études à plus grande échelle sont nécessaires pour confirmer ces observations.
Europe PMC · 2025-12-19 · Baldassano S, Di Rosa L, Cortis C, Cannizzaro A, Fiore AS, Sabatino L, Vasto S, Proia P.
Résumé simplifié :
Des chercheurs ont testé une laitue enrichie en iode et en molybdène (deux minéraux essentiels) chez des adultes de 50 à 79 ans, pendant 12 jours. Un groupe mangeait cette laitue enrichie, l'autre une laitue normale. Résultat : le groupe ayant consommé la laitue enrichie a montré des changements sanguins plutôt positifs, comme une baisse des triglycérides et de certaines enzymes du foie, ainsi qu'une augmentation du bon cholestérol et d'une hormone liée à la sensation de satiété. Ces résultats suggèrent que enrichir les légumes en minéraux pourrait avoir un effet bénéfique sur le métabolisme, mais il s'agit d'observations précoces qui demandent à être confirmées par d'autres recherches.
Résumé reformulé :
Cette étude contrôlée, randomisée et en simple aveugle a évalué les effets à court terme d'une laitue biofortifiée en iode et en molybdène chez des adultes en bonne santé âgés de 50 à 79 ans. Pendant 12 jours, l'alimentation des participants a été strictement surveillée, un groupe consommant la laitue enrichie et l'autre une laitue standard, les deux étant comparables en composition et en préparation. Les analyses biochimiques ont révélé, chez les consommateurs de laitue biofortifiée, une diminution des triglycérides et des enzymes hépatiques AST et ALT, ainsi qu'une hausse du HDL-cholestérol et de la PYY, une hormone impliquée dans la régulation de l'appétit. Les auteurs interprètent ces variations comme des signes précoces d'adaptation métabolique, tout en soulignant qu'il s'agit d'une étude préliminaire, destinée avant tout à orienter de futures recherches sur le potentiel de la biofortification des cultures comme stratégie nutritionnelle durable.
Motif : forte hétérogénéité et intervalles de confiance très larges (ex. 32.10–73.60% pour la contamination bactérienne)
Europe PMC · 2025-12-09 · Girma A, Menelih A, Getachew N, Aliyo A.
Résumé simplifié :
Cette étude a analysé 29 recherches menées en Éthiopie sur la propreté des fruits et légumes vendus sur les marchés, dont le chou. Près d'un produit sur deux était contaminé par des bactéries ou des parasites. Le chou faisait partie des légumes les plus touchés, avec environ 53% de contamination parasitaire et 20% de contamination bactérienne. Les fruits étaient beaucoup moins contaminés que les légumes. Plusieurs facteurs augmentaient les risques : mauvaise hygiène des mains ou des ongles des vendeurs, manque de lavage avant la vente, origine du produit et niveau d'éducation des vendeurs. Cette étude rappelle l'importance de bien laver ses légumes avant de les consommer.
Résumé reformulé :
Cette méta-analyse a compilé les résultats de 29 études éthiopiennes portant sur 6659 échantillons de fruits et légumes, afin d'évaluer leur niveau de contamination bactérienne et parasitaire. La prévalence globale de contamination atteignait 48,76%, avec 52,85% pour les bactéries et 46,40% pour les parasites. Parmi les légumes analysés, le chou figurait parmi les plus contaminés, avec 52,9% de contamination parasitaire et 20% de contamination bactérienne, aux côtés de la laitue, des salades et des épinards. Les fruits présentaient des taux de contamination nettement inférieurs à ceux des légumes. Les principaux agents identifiés étaient les entérobactéries, Bacillus spp. et les helminthes comme Ascaris. Plusieurs facteurs liés aux pratiques des vendeurs (hygiène des mains et des ongles, lavage avant présentation, mode d'affichage, niveau d'éducation) et à l'origine des produits étaient statistiquement associés au risque de contamination, sans toutefois établir de lien de causalité direct dans le cadre de cette analyse observationnelle.
Motif : preuves de faible certitude, risque de biais et effectif non précisé dans le résumé
Europe PMC · 2025-12-05 · Cragg A, Levene I, Darabi S, Willcox M.
Résumé simplifié :
Les bébés prématurés ont besoin de lait maternel pour rester en bonne santé, mais leurs mères produisent parfois moins de lait. Cette étude a rassemblé dix essais cliniques testant des plantes censées stimuler la lactation, comme l'anis, le moringa, le chardon-marie ou encore le sirop de laitue (Lactuca sativa). Les résultats suggèrent que plusieurs de ces plantes, dont la laitue, pourraient augmenter légèrement la quantité de lait produite après une semaine d'utilisation. Cependant, les preuves restent de faible qualité et les études étaient peu nombreuses. Des recherches plus solides sont nécessaires avant de recommander ces plantes avec certitude.
Résumé reformulé :
Cette revue systématique a analysé dix essais randomisés contrôlés évaluant l'efficacité de galactagogues végétaux chez des mères d'enfants nés prématurément, une population où l'allaitement est souvent plus difficile à maintenir. Parmi les substances testées figurent le malt d'orge associé à la mélisse, la silymarine combinée à la phosphatidylsérine et au galega, une infusion de graines d'anis vert, et un sirop à base de Lactuca sativa (laitue). Les données, bien que de certitude faible, indiquent une augmentation du volume de lait produit dès le septième jour de traitement pour ces différentes préparations, avec des différences moyennes allant de 82 à 149 ml selon les substances. Les auteurs soulignent toutefois un manque d'essais de haute qualité méthodologique dans cette population spécifique, deux études présentant même un risque élevé de biais. Des essais cliniques plus rigoureux seraient nécessaires pour confirmer ces effets préliminaires.
Europe PMC · 2025-06-30 · Son K, Lee M, Bok MK, Hwang KJ, Lim H.
Résumé simplifié :
Cette étude a testé si un extrait de laitue pouvait aider les personnes qui dorment mal à mieux dormir. Pendant 4 semaines, des adultes coréens ayant des troubles du sommeil ont pris chaque jour soit cet extrait, soit un placebo. Les chercheurs ont mesuré la qualité et la durée du sommeil grâce à des questionnaires, des capteurs d'activité et des examens du sommeil en laboratoire. Résultat : les personnes ayant pris l'extrait de laitue ont dormi plus longtemps, plus efficacement, et se sont réveillées moins souvent pendant la nuit que celles ayant pris le placebo. L'extrait semble donc utile pour améliorer le sommeil, sans effets indésirables signalés.
Résumé reformulé :
Dans cet essai randomisé en double aveugle contre placebo, des adultes coréens âgés de 30 à 65 ans présentant une mauvaise qualité de sommeil (score PSQI supérieur à 5) ont reçu quotidiennement, pendant quatre semaines, soit un extrait de laitue (Heukharang), soit un placebo. Les résultats montrent une amélioration significative du score global de qualité du sommeil dans le groupe extrait par rapport au placebo. Les mesures par actigraphie et polysomnographie confirment cette tendance : le temps de sommeil total et l'efficacité du sommeil étaient plus élevés, et le temps d'éveil après l'endormissement était réduit chez les participants ayant consommé l'extrait. L'étude conclut que cet extrait de laitue pourrait constituer un aliment fonctionnel intéressant pour améliorer la qualité et la quantité de sommeil, tout en étant bien toléré, bien que des recherches supplémentaires restent nécessaires pour confirmer ces effets sur des populations plus larges.
Europe PMC · 2025-03-06 · Di Gaudio F, Vasto S, Sabatino L, Ferrantelli V, Macaluso A, Caldarella R, Di Rosa L, Caldara GF, Proia P, Baldassano S.
Résumé simplifié :
Des chercheurs ont testé une laitue cultivée avec un extrait d'algue (utilisé comme fertilisant naturel) censé enrichir sa teneur en minéraux. Pendant quatre semaines, 48 adultes en bonne santé ont mangé chaque jour soit une laitue normale, soit cette laitue enrichie, soit pris un comprimé de fer. Résultat : la laitue enrichie contenait 63% de fer en plus, et sa consommation a augmenté le fer dans le sang des participants presque autant que le comprimé de fer, mais sans les effets secondaires digestifs comme la diarrhée ou la constipation. Elle a aussi réduit le cholestérol. Cette laitue pourrait donc être une alternative naturelle intéressante pour éviter les carences en fer, notamment chez les personnes qui mangent peu ou pas de viande.
Résumé reformulé :
Cet essai clinique randomisé en double aveugle a évalué l'impact d'un biostimulant à base d'extrait d'algue (Ecklonia maxima) appliqué sur des laitues, sur leur composition minérale et sur la santé de consommateurs humains. Quarante-huit adultes en bonne santé ont consommé pendant quatre semaines soit 100g par jour de laitue standard, soit de laitue traitée au biostimulant, soit un supplément de fer (30mg). L'application du biostimulant a augmenté la teneur en fer de la laitue d'environ 63%. Chez les participants ayant consommé cette laitue enrichie, le fer sérique a progressé d'environ 38% et la saturation de la transferrine de 47%, avec en parallèle une baisse du cholestérol total (-19%) et du LDL (-22%). Ces effets sont comparables à ceux obtenus avec la supplémentation en fer classique, mais sans les troubles digestifs souvent associés à cette dernière. Ces résultats suggèrent une piste agronomique prometteuse pour lutter contre les carences en fer via l'alimentation végétale, notamment pour les régimes limitant ou excluant la viande.
Europe PMC · 2024-11-11 · Jossefa AA, Dos Anjo Viagem L, Cerozi BDS, Chenyambuga SW.
Résumé simplifié :
Cette étude s'intéresse à la laitue cultivée dans des systèmes aquaponiques, où poissons (tilapia) et plantes poussent ensemble dans un circuit d'eau partagé. Les chercheurs ont examiné si cette laitue pouvait être contaminée par des bactéries dangereuses pour l'homme. En analysant six études scientifiques, ils ont trouvé que certaines bactéries comme Escherichia coli (notamment une forme productrice de toxine) peuvent se retrouver sur, et même à l'intérieur, des feuilles de laitue, ce qui représente un risque pour la santé des consommateurs. Des bactéries appelées Bacillus pourraient aider à limiter ce risque, mais leur efficacité contre ces germes n'a pas encore été suffisamment étudiée dans ce contexte précis.
Résumé reformulé :
Cette revue systématique, menée selon les critères PRISMA, fait le point sur la contamination microbiologique de la laitue cultivée en aquaponie, un système combinant élevage de tilapias et culture hydroponique de légumes. Sur 1239 articles identifiés, six ont été retenus après sélection. Les résultats montrent que les Enterobacteriaceae, les coliformes et Escherichia coli producteur de toxine Shiga sont les bactéries les plus fréquemment retrouvées sur les feuilles de laitue, cette dernière pouvant même s'internaliser dans les tissus végétaux, ce qui constitue un risque sanitaire pour les consommateurs. En revanche, aucune des études incluses n'a rapporté la présence de Vibrio cholerae, ni évalué l'efficacité des souches de Bacillus comme probiotiques contre E. coli ou V. cholerae dans ce contexte. Les auteurs soulignent la nécessité de recherches supplémentaires pour déterminer le rôle du tilapia comme source potentielle de contamination et pour valider l'usage du Bacillus afin de garantir la sécurité alimentaire de ces cultures.
Europe PMC · 2023-11-02 · Izaddoost N, Amiri-Farahani L, Haghani S, Bordbar A, Shojaii A, Pezaro S.
Résumé simplifié :
Cette étude a testé si un sirop à base de laitue (Lactuca sativa) pouvait aider les mères de bébés prématurés à produire plus de lait maternel. Les mères ont été réparties en trois groupes : celles qui recevaient le sirop de laitue, celles qui recevaient un sirop placebo, et celles qui ne recevaient rien de spécial. Pendant une semaine, elles ont noté la quantité de lait produite chaque jour, et le poids des bébés a aussi été suivi. Résultat : les mères ayant pris le sirop de laitue ont produit plus de lait à plusieurs moments comparé aux deux autres groupes, sans effets secondaires signalés. En revanche, cela n'a pas changé la prise de poids des bébés prématurés de façon notable.
Résumé reformulé :
Cet essai clinique randomisé a évalué l'effet d'un sirop à base d'extrait de laitue (Lactuca sativa) sur la production de lait maternel chez des mères de nourrissons nés avant 32 semaines de grossesse et hospitalisés en soins intensifs. Cent quarante participantes ont été réparties en trois groupes : intervention (sirop de laitue), placebo (sirop neutre), et contrôle (soins habituels sans complément). Pendant sept jours, le volume de lait produit a été enregistré quotidiennement et le poids des bébés mesuré à plusieurs reprises. Les résultats montrent que le groupe ayant reçu le sirop de laitue présentait un volume de lait ajusté significativement plus élevé que les groupes placebo et contrôle à plusieurs jours de la semaine d'observation, sans effet indésirable rapporté. Cependant, aucune différence significative n'a été observée entre les groupes concernant la prise de poids des nourrissons prématurés. Les auteurs suggèrent que ce sirop pourrait être une option pour stimuler la lactation, tout en soulignant que d'autres recherches seraient utiles pour confirmer ces résultats préliminaires.
Motif : essai de 26 participants
Europe PMC · 2022-07-07 · Jafari H, Latifi SA, Bayani M.
Résumé simplifié :
Des chercheurs ont testé un sirop à base de laitue (Lactuca Sativa) pour soulager la douleur après une opération dentaire des gencives. 26 patients ont subi deux interventions similaires, une de chaque côté de la bouche, à un mois d'intervalle. Après une opération, ils prenaient le sirop de laitue, après l'autre un sirop placebo, sans savoir lequel. Résultat : la douleur ressentie était nettement moins forte avec le sirop de laitue, et les patients ont pris moins d'antidouleurs classiques. Cette plante pourrait donc aider à calmer la douleur après ce type de chirurgie, en complément des traitements habituels.
Résumé reformulé :
Cette étude en double aveugle avec plan à bouche divisée a évalué l'effet d'un sirop de laitue romaine (Lactuca Sativa) sur la douleur post-opératoire après chirurgie parodontale à lambeau. Vingt-six patients ont subi deux interventions comparables, sur les côtés droit et gauche du maxillaire, séparées de 30 jours. Lors de la première intervention, ils recevaient le sirop de laitue trois fois par jour pendant 72 heures ; lors de la seconde, un placebo selon le même protocole, en plus des antalgiques habituels. La douleur, mesurée par échelle visuelle analogique à 6, 12, 24, 48 et 72 heures, était significativement plus faible après la prise du sirop de laitue qu'après le placebo (p<0,001), de même que la consommation d'antalgiques à 72 heures. Les auteurs concluent que ce sirop pourrait constituer un traitement d'appoint utile pour réduire la douleur après ce type de chirurgie, bien que d'autres travaux soient nécessaires pour confirmer ces résultats à plus grande échelle.
Europe PMC · 2020-10-01 · Marshall KE, Hexemer A, Seelman SL, Fatica MK, Blessington T, Hajmeer M, Kisselburgh H, Atkinson R, Hill K, Sharma D, Needham M, Peralta V, Higa J, Blickenstaff K, Williams IT, Jhung MA, Wise M, Gieraltowski L.
Résumé simplifié :
Cette étude s'intéresse aux épidémies causées par une bactérie dangereuse, E. coli productrice de shigatoxines, retrouvée dans des légumes-feuilles comme la laitue romaine. Entre 2009 et 2018, aux États-Unis et au Canada, les chercheurs ont recensé 40 épidémies ayant provoqué plus de 1200 malades, 77 cas graves de complications rénales et 8 décès. La laitue romaine était impliquée dans plus de la moitié des cas, et les épidémies étaient plus fréquentes en automne et au printemps. Les enquêteurs ont souvent eu du mal à retrouver précisément l'origine de la contamination. Les auteurs appellent à améliorer la traçabilité des légumes et à mieux comprendre pourquoi ces bactéries survivent et se propagent selon les saisons.
Résumé reformulé :
Les auteurs ont analysé les épidémies d'infections à Escherichia coli producteurs de shigatoxines (STEC) associées aux légumes-feuilles survenues entre 2009 et 2018 aux États-Unis et au Canada. Sur cette période, 40 épidémies ont été identifiées, entraînant 1212 cas déclarés, 77 syndromes hémolytiques et urémiques et 8 décès. La laitue romaine ressort comme l'aliment le plus fréquemment en cause, représentant 54 % des épisodes, devant les autres types de légumes-feuilles. Les épidémies surviennent plus souvent en automne (45 %) et au printemps (28 %). Les investigations épidémiologiques et de traçabilité se sont heurtées à des obstacles méthodologiques, rendant difficile l'identification précise de la source de contamination. Les auteurs soulignent la nécessité d'approfondir la recherche sur la saisonnalité de ces épidémies, la vulnérabilité différenciée des légumes-feuilles à la contamination bactérienne, ainsi que d'améliorer les systèmes de traçabilité, en collaboration avec les autorités sanitaires, l'industrie agroalimentaire et les distributeurs.
Europe PMC · 2020-04-09 · Brouwer-Brolsma EM, Brandl B, Buso MEC, Skurk T, Manach C.
Résumé simplifié :
Cette étude cherche des marqueurs biologiques (mesurables dans le sang ou l'urine) qui permettraient de savoir précisément si une personne a mangé des légumes comme les épinards, la laitue, l'endive, l'asperge, l'artichaut ou le céleri. Actuellement, on se base surtout sur des questionnaires, qui sont peu fiables. Les chercheurs ont passé en revue des dizaines d'études scientifiques, mais aucun marqueur trouvé jusqu'ici ne s'est révélé assez fiable pour être utilisé avec certitude. Ils concluent qu'il faudra mener de nouvelles études, combinant expériences contrôlées et observations en conditions réelles, pour identifier de meilleurs indicateurs à l'avenir.
Résumé reformulé :
Cette revue systématique, menée dans le cadre du projet européen FoodBAll, visait à identifier des biomarqueurs objectifs de consommation pour les légumes-feuilles, bulbes et tiges (dont l'asperge), afin de pallier les limites des méthodes déclaratives habituelles. Après examen de 65 articles sur les légumes-feuilles et 6 sur les légumes-bulbes et tiges, des marqueurs candidats ont été proposés pour l'épinard, la laitue, l'endive, l'asperge, l'artichaut et le céleri, mais aucun pour la roquette. Cependant, après application d'une grille de validation rigoureuse développée par le consortium, aucun de ces marqueurs n'a été jugé suffisamment fiable ou spécifique. Les données de chimie alimentaire suggèrent néanmoins que certains candidats pourraient être confirmés par des recherches futures. Les auteurs recommandent des études combinant essais contrôlés randomisés et approches métabolomiques non ciblées pour progresser dans ce domaine.
Europe PMC · 2019-04-11 · Kwok CS, Gulati M, Michos ED, Potts J, Wu P, Watson L, Loke YK, Mallen C, Mamas MA.
Résumé simplifié :
Cette grande revue a rassemblé les résultats de nombreuses méta-analyses pour voir quels aliments protègent ou nuisent au cœur et à la longévité. Parmi les résultats, manger des légumes verts à feuilles ou de la salade est associé à une réduction notable du risque de décès toutes causes confondues, d'environ 22 pourcent. D'autres aliments comme les céréales complètes, les noix, le poisson et divers légumes montrent aussi des bénéfices, tandis que la viande transformée et les fruits en conserve sont liés à un risque plus élevé. Ces résultats reposent sur des études d'observation, donc ils montrent des liens statistiques et non une preuve directe de cause à effet.
Résumé reformulé :
Cette synthèse de haut niveau a compilé les données de 16 revues systématiques sur la mortalité toutes causes et 17 sur les maladies cardiovasculaires, afin de classer les aliments selon leur association au risque. La consommation de légumes verts à feuilles ou de salade ressort associée à une réduction significative de la mortalité toutes causes (risque relatif de 0,78, avec un intervalle de confiance de 0,71 à 0,86), un effet comparable à celui des légumes racines. D'autres groupes alimentaires, notamment les céréales complètes, les fruits à coque et le poisson, montrent également des associations favorables, alors que la viande transformée et les fruits en conserve apparaissent liés à un risque accru. Ces conclusions, issues principalement d'études observationnelles et de méta-analyses, reflètent des associations statistiques robustes mais ne permettent pas d'établir formellement une relation de causalité entre ces aliments et les issues de santé mesurées.
Europe PMC · 2019-03-01 · Turner K, Moua CN, Hajmeer M, Barnes A, Needham M.
Résumé simplifié :
Cette étude examine 21 ans d'incidents sanitaires liés à des légumes verts comme la laitue romaine et les épinards produits en Californie, le plus grand producteur américain de ce type de légumes. Sur cette période, 134 incidents ont été recensés, causant environ 2 240 cas de maladies confirmées aux États-Unis, dont 298 en Californie et 50 hospitalisations. La cause la plus fréquente était une contamination bactérienne, notamment par des souches d'Escherichia coli. Ce travail a permis aux autorités sanitaires californiennes d'améliorer leurs outils de surveillance et leurs procédures d'urgence pour mieux prévenir de futures épidémies alimentaires liées à ces légumes.
Résumé reformulé :
Menée par le département de la Santé publique de Californie, cette analyse rétrospective couvre 21 ans (1996-2016) d'incidents de sécurité alimentaire liés aux légumes feuillus provenant de cet État, premier producteur américain de ce secteur. À partir de plaintes, de surveillance de routine et d'enquêtes sur des épidémies, les chercheurs ont recensé 134 incidents, majoritairement détectés via la surveillance sanitaire. Environ 2 240 cas de maladie confirmés ont été rapportés aux États-Unis, dont 298 en Californie ayant entraîné 50 hospitalisations. La laitue romaine et les épinards étaient les aliments les plus souvent impliqués, et les contaminations bactériennes, en particulier par des souches pathogènes d'Escherichia coli, constituaient le principal danger identifié. Ces résultats ont servi à renforcer les capacités de réponse d'urgence des autorités californiennes et à orienter les priorités de recherche et de prévention à l'échelle nationale en matière de sécurité des légumes feuillus.
Motif : essai de 10 participants
Europe PMC · 2019-02-22 · Mayra ST, Johnston CS, Sweazea KL.
Résumé simplifié :
Des chercheurs ont testé l'effet de manger une salade verte riche en nitrates deux fois par jour pendant 10 jours chez dix femmes ménopausées, en comparant avec une portion de légumes en conserve pauvres en nitrates. Résultat : la salade a nettement augmenté le taux de nitrates dans le sang et amélioré la capacité des vaisseaux sanguins à se dilater, un signe positif pour la santé cardiovasculaire. En revanche, la tension artérielle n'a pas changé. Cette petite étude suggère que manger régulièrement des légumes verts à feuilles pourrait aider à protéger le cœur et les vaisseaux après la ménopause, une période où le risque cardiovasculaire augmente.
Résumé reformulé :
Cet essai croisé contrôlé a évalué chez dix femmes ménopausées (52,6 ans en moyenne) l'effet de la consommation quotidienne, pendant 10 jours, d'une salade de légumes verts riche en nitrates, comparée à une portion de légumes en conserve pauvres en nitrates (haricots, maïs ou petits pois), avec une période de wash-out de 2 à 3 semaines entre les deux conditions. La concentration plasmatique de nitrates/nitrites à jeun a augmenté significativement plus après la salade qu'après le contrôle (+156 % contre +16 %). La dilatation médiée par le flux de l'artère brachiale, un marqueur de la fonction vasculaire, s'est également améliorée après la salade (+17 %) alors qu'elle s'est dégradée après les légumes en conserve (-8 %). Aucun effet significatif n'a en revanche été observé sur la pression artérielle périphérique ou centrale. Ces résultats préliminaires suggèrent qu'une consommation régulière de légumes à feuilles riches en nitrates pourrait constituer une stratégie alimentaire utile pour soutenir la santé cardiovasculaire des femmes après la ménopause, bien que la taille réduite de l'échantillon appelle à confirmer ces observations par des études plus larges.
Europe PMC · 2018-08-30 · Pour ZS, Hosseinkhani A, Asadi N, Shahraki HR, Vafaei H, Kasraeian M, Bazrafshan K, Faraji A.
Résumé simplifié :
Cette étude a testé si des graines de laitue pouvaient aider les femmes enceintes à mieux dormir. Cent femmes souffrant d'insomnie ont été réparties en deux groupes : l'un a reçu des gélules de graines de laitue pendant deux semaines, l'autre un placebo. Les chercheurs ont mesuré la qualité du sommeil avant et après grâce à un questionnaire reconnu. Résultat : les femmes ayant pris les graines de laitue ont vu leur sommeil s'améliorer davantage que celles ayant reçu le placebo. Cette plante, utilisée depuis longtemps en médecine traditionnelle persane, pourrait donc être une solution naturelle et sûre contre les troubles du sommeil pendant la grossesse.
Résumé reformulé :
Cet essai clinique randomisé en double aveugle a évalué l'effet des graines de laitue (Lactuca sativa L.) sur l'insomnie chez la femme enceinte, une problématique pour laquelle les options thérapeutiques restent limitées. Cent participantes âgées de 20 à 45 ans, souffrant d'insomnie, ont été réparties aléatoirement pour recevoir soit des gélules contenant 1000 mg de graines de laitue, soit un placebo, chaque jour pendant deux semaines. La qualité du sommeil a été évaluée à l'aide de l'indice de qualité du sommeil de Pittsburgh (PSQI). Les résultats montrent une amélioration significativement plus importante du score PSQI dans le groupe ayant reçu les graines de laitue par rapport au groupe placebo. Une analyse de régression linéaire, ajustée sur d'autres variables, confirme un score moyen de sommeil significativement plus bas dans le groupe expérimental (p = 0,03). Les auteurs concluent que les graines de laitue pourraient représenter un remède naturel sûr pour atténuer l'insomnie liée à la grossesse, bien que des études complémentaires soient nécessaires pour confirmer ces effets sur des populations plus larges.
Motif : essai de 12 participants
Europe PMC · 2018-08-13 · McDonagh ST, Wylie LJ, Morgan PT, Vanhatalo A, Jones AM.
Résumé simplifié :
Des chercheurs ont testé chez 12 hommes en bonne santé l'effet d'une salade verte riche en nitrates, associée soit à de l'eau, soit à du vin rouge, soit à de la vodka. Résultat : quelle que soit la boisson, manger la salade riche en nitrates augmentait certains marqueurs liés au monoxyde d'azote dans le sang et faisait légèrement baisser la tension artérielle pendant 2 à 3 heures après le repas. Le vin rouge et la vodka n'ont pas empêché cet effet bénéfique de la salade, et ont même semblé l'accompagner de façon similaire. Cela suggère que manger des légumes verts riches en nitrates aide à faire baisser la tension artérielle temporairement, même en présence d'alcool.
Résumé reformulé :
Cette étude croisée randomisée a évalué, chez 12 hommes normotendus, l'effet combiné d'un repas à base de salade verte riche en nitrates (environ 6 mmol) et de différentes boissons — vin rouge riche en polyphénols, vodka pauvre en polyphénols, ou eau — sur le métabolisme des nitrates et la pression artérielle. Une condition contrôle utilisait une salade pauvre en nitrates avec de l'eau. Les résultats montrent que, comparativement à la condition contrôle, chaque combinaison contenant la salade riche en nitrates augmentait les biomarqueurs du monoxyde d'azote (nitrites plasmatiques) et réduisait la pression artérielle systolique environ deux heures après ingestion, avec des baisses de 2 à 4 mmHg selon la boisson associée. La pression diastolique et la pression artérielle moyenne étaient également plus basses avec le vin rouge et la vodka comparées à l'eau seule. Les auteurs concluent qu'un repas riche en nitrates, qu'il soit accompagné ou non d'alcool, augmente transitoirement les nitrites plasmatiques et abaisse la pression artérielle pendant 2 à 3 heures après le repas.
Europe PMC · 2013-03-12 · Tonacchera M, Dimida A, De Servi M, Frigeri M, Ferrarini E, De Marco G, Grasso L, Agretti P, Piaggi P, Aghini-Lombardi F, Perata P, Pinchera A, Vitti P.
Résumé simplifié :
Cette étude a testé si manger des légumes enrichis en iode (pommes de terre, tomates cerises, carottes ou salade verte) pouvait aider à combler les carences en iode, un problème qui touche environ 2 milliards de personnes dans le monde. Pendant deux semaines, 50 volontaires en bonne santé ont mangé chaque jour une portion de 100 g de l'un de ces légumes enrichi en iode. Les chercheurs ont mesuré la quantité d'iode éliminée dans les urines avant, pendant et après cette période. Résultat : le taux d'iode a augmenté de près de 20% pendant la consommation des légumes enrichis, avant de redescendre après l'arrêt. Cela suggère que ces légumes pourraient être un complément utile au sel iodé pour améliorer les apports en iode, sans risque d'excès.
Résumé reformulé :
Face à la carence en iode qui affecte près de 2 milliards de personnes dans le monde, et alors que la iodation du sel reste insuffisante à elle seule (notamment dans un contexte où sa consommation doit être limitée pour d'autres raisons de santé), cette étude explore une approche complémentaire : la biofortification des légumes en iode. Cinquante volontaires sains ont consommé quotidiennement, pendant deux semaines, une portion de 100 g au choix parmi pommes de terre, tomates cerises, carottes ou salade verte, chacune enrichie à hauteur de 45 microgrammes d'iode (soit 30% des apports journaliers recommandés). La concentration urinaire d'iode, indicateur du statut iodé, est passée d'une valeur basale de 98,3 µg/L à 117,5 µg/L pendant la période de consommation, soit une augmentation de 19,6%, statistiquement significative (p=0,035). Une semaine après l'arrêt, elle est redescendue à 85 µg/L. Les auteurs concluent que cette stratégie, associée à l'usage habituel du sel iodé, pourrait contribuer modestement mais significativement à améliorer le statut en iode des populations, sans risque d'apport excessif.
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