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Légumes

(Genus and species unknown or multiple)

fruits, légumes, légumineuses et oléagineux

Composition :

Études scientifiques (28)

Ces fiches sont générées par IA à partir des abstracts : elles aident à repérer et trier les études, l'étude originale reste la référence.

Répartition par niveau de preuve (cliquez pour filtrer) · Comprendre les niveaux

Niveau 4 — Étude cas-témoins3 249 participants
Association entre la consommation de fruits et légumes et la maladie coronarienne prématurée : une étude cas-témoins multicentrique

Europe PMC · 2026-09-29 · Mohammadifard N, Aghakhani S, Zarepur E, Khosravi Farsani A, Azdaki N, Salehi N, Lotfizadeh M, Ghaffari S, Salari A, Cheraghi M, Assareh A, Hassannejad R, Soleimani A, Sarrafzadegan N.

Résumé simplifié :

Cette étude menée en Iran a comparé l'alimentation de plus de 3000 personnes, certaines ayant une maladie des artères du cœur survenue tôt dans la vie, d'autres ayant un cœur sain. Les chercheurs ont observé que les personnes qui mangeaient le plus de fruits et de légumes avaient beaucoup moins de risque d'avoir cette maladie cardiaque précoce, que ce soit chez les hommes ou chez les femmes. Plus la consommation de fruits et légumes était élevée, moins la maladie semblait grave. Ces résultats suggèrent qu'une alimentation riche en fruits et légumes pourrait protéger le cœur, même si d'autres facteurs entrent aussi en jeu.

Résumé reformulé :

Cette étude cas-témoins multicentrique, réalisée dans le cadre du projet IPAD en Iran, a comparé les habitudes alimentaires de 2068 patients atteints de maladie coronarienne prématurée (sténose significative des artères coronaires, diagnostiquée avant 60 ans chez l'homme et 70 ans chez la femme) à celles de 1181 témoins ayant une angiographie normale. L'apport alimentaire a été évalué via un questionnaire de fréquence alimentaire validé. Après ajustement pour les facteurs de confusion, une consommation fréquente de fruits, de légumes, ou des deux combinés était associée à une réduction marquée du risque de maladie coronarienne prématurée (réductions estimées de 91 %, 96 % et 95 % respectivement), cette association étant observée chez les deux sexes. La sévérité de la maladie était également inversement corrélée à la consommation de fruits et légumes. Les auteurs soulignent le rôle potentiel des habitudes alimentaires dans la prévention de cette pathologie, tout en rappelant que la nature observationnelle de l'étude ne permet pas d'établir un lien de causalité direct.

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Niveau 4 — Étude transversale5 789 participants
Héritabilité de la consommation de fruits et légumes et des symptômes dépressifs chez des jumeaux d'âge moyen et avancé issus de quatre cohortes internationales

Europe PMC · 2026-09-29 · Matison AP, Thalamuthu A, Flood VM, Catts VS, Christensen K, Nygaard M, Pedersen NL, Sachdev PS, Reppermund S, Mather KA, IGEMS Consortium.

Résumé simplifié :

Cette étude a suivi près de 5800 jumeaux de 45 à 90 ans dans quatre pays pour comprendre pourquoi certaines personnes mangent plus de fruits et légumes que d'autres, et si cela est lié à la dépression. Les chercheurs ont découvert qu'environ un quart de la variation dans la consommation de fruits, et moins d'un cinquième pour les légumes, s'explique par des facteurs génétiques. Les symptômes dépressifs sont eux aussi partiellement héréditaires. Les gènes qui influencent la consommation de fruits et légumes semblent légèrement liés à ceux associés à moins de symptômes dépressifs, mais cela ne prouve pas que manger plus de fruits et légumes réduit directement la dépression.

Résumé reformulé :

En étudiant 5789 jumeaux (mono- et dizygotes) issus de quatre cohortes internationales, les auteurs ont cherché à déterminer dans quelle mesure la génétique et l'environnement influencent la consommation de fruits et légumes ainsi que les symptômes dépressifs, à l'aide de modèles d'équations structurelles. L'héritabilité estimée était de 25% pour les fruits, 17% pour les légumes et 29% pour les symptômes dépressifs, sans influence significative de l'environnement partagé. Une corrélation génétique positive, faible à modérée, existait entre la consommation de fruits et celle de légumes, tandis qu'une corrélation génétique négative, mais faible, reliait chacun de ces apports aux symptômes dépressifs. Ces résultats suggèrent l'existence de facteurs génétiques communs entre alimentation et humeur, sans toutefois établir de lien de causalité. Les auteurs appellent à des études longitudinales, notamment des designs de jumeaux discordants, pour mieux comprendre la direction de ces associations.

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Niveau 4 — Étude transversale104 participants
La consommation de fruits et légumes comme facteur intermédiaire dans le lien entre aliments ultra-transformés et activité de la maladie dans la spondylarthrite ankylosante

Europe PMC · 2026-09-10 · Memiç-İnan C, Yalçıntaş-Kanbur A, Tosun O.

Résumé simplifié :

Cette étude turque a suivi 104 patients atteints de spondylarthrite ankylosante (une maladie inflammatoire touchant la colonne vertébrale) pour comprendre le lien entre alimentation et symptômes. Les chercheurs ont observé que manger beaucoup d'aliments ultra-transformés était associé à une activité plus forte de la maladie. Ce lien s'expliquait en partie parce que ces personnes consommaient moins de fruits et légumes. À l'inverse, manger plus de fruits et légumes était associé à des symptômes moins sévères. Les auteurs suggèrent que réduire les aliments ultra-transformés et augmenter les fruits et légumes pourrait aider à mieux gérer la maladie, sans toutefois prouver une relation de cause à effet directe.

Résumé reformulé :

Cette étude transversale menée auprès de 104 patients turcs atteints de spondylarthrite ankylosante a examiné, via des questionnaires et des analyses biologiques, le rôle de la fréquence de consommation de fruits et légumes dans la relation entre aliments ultra-transformés et activité de la maladie (mesurée par le score BASDAI). Les analyses de médiation montrent qu'une consommation élevée d'aliments ultra-transformés est associée à une activité plus élevée de la maladie, à la fois directement et indirectement, via une réduction de la fréquence de consommation de fruits et de légumes. Autrement dit, les fruits et légumes expliquent partiellement, mais pas totalement, ce lien. Ces résultats, de nature observationnelle, suggèrent qu'une alimentation limitant les produits ultra-transformés et privilégiant les végétaux pourrait constituer un levier complémentaire dans la prise en charge des symptômes, sans toutefois établir de lien de causalité direct.

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Niveau 4 — Étude de cohorte prospective8 259 participants
⚠ Niveau ajusté (3 → 4)

Motif : intervalles de confiance larges incluant le zéro, estimations qualifiées d'imprécises par les auteurs

Association entre une alimentation riche en graisses, sucre et sodium et des issues de grossesse défavorables, modulée par la consommation de fruits et légumes

Europe PMC · 2026-09-09 · Yu YH, Bodnar LM, Kirkpatrick SI, Parisi SM, Naimi AI.

Résumé simplifié :

Cette étude a suivi plus de 8 000 femmes enceintes pour voir si manger beaucoup de graisses, de sucre et de sel en début de grossesse augmentait les risques de complications comme la prééclampsie, le diabète gestationnel, la prématurité ou un bébé trop petit. Les chercheurs ont aussi regardé si manger plus de fruits et légumes pouvait atténuer ce risque. Résultat : ce type d’alimentation riche en graisses, sucre et sel était bien lié à plus de complications, mais consommer davantage de fruits ou de légumes ne semblait pas clairement réduire ce risque, même si les données restent imprécises.

Résumé reformulé :

À partir des données de la cohorte nuMoM2b (8 259 participantes, 2010-2013), les auteurs ont examiné si la densité de consommation de fruits et de légumes modifiait le lien entre une alimentation périconceptionnelle riche en graisses, sucre et sodium, et un critère composite d’issues défavorables de grossesse (prééclampsie, diabète gestationnel, accouchement prématuré, petit poids pour l’âge gestationnel). Environ 29% des femmes suivaient ce type d’alimentation, associée à 1 à 2,9 cas supplémentaires pour 100 grossesses selon les issues considérées. L’analyse par apprentissage automatique montre une légère atténuation du risque à mesure que la consommation de légumes augmente, un peu plus marquée lorsqu’elle est combinée à une consommation élevée de fruits, mais les intervalles de confiance restent larges et incluent zéro. Les auteurs concluent qu’il n’y a pas de preuve solide que la densité de fruits et légumes modifie de façon significative le risque associé à une alimentation riche en graisses, sucre et sodium pendant la grossesse.

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Niveau 4 — Étude pilote sans groupe témoin136 participants
Mise en place d'un programme de six mois de « prescription de fruits et légumes » pour une population rurale bénéficiaire de Medicaid : effets sur la consommation de légumes et l'insécurité alimentaire dans l'État de Washington

Europe PMC · 2026-09-04 · Castilla A, Silva G, Belay T, Gauck D, Stendell-Hollis N.

Résumé simplifié :

Cette étude américaine a testé un programme où des patients modestes, vivant en zone rurale, recevaient pendant six mois des paniers de fruits et légumes financés grâce à un partenariat entre une clinique de santé et une banque alimentaire. Les chercheurs ont comparé les habitudes alimentaires avant et après le programme chez 73 participants. Résultat : la consommation de légumes a augmenté, et le nombre de personnes en situation d'insécurité alimentaire a nettement diminué, passant de 84 % à 66 %. En revanche, la consommation quotidienne de fruits n'a pas changé de façon significative, tout comme l'état de santé général déclaré. Ce type de programme semble donc utile pour améliorer certaines habitudes alimentaires chez les populations défavorisées.

Résumé reformulé :

Cette étude évalue un programme de « prescription de produits frais » (Produce Prescription) mené auprès de patients bénéficiaires de Medicaid dans une zone rurale de l'État de Washington, exposés à un risque élevé de maladies chroniques. Pendant six mois, les participants recevaient des boîtes de fruits et légumes via un modèle d'agriculture soutenue par la communauté (CSA), distribuées par une banque alimentaire sur orientation d'un centre de santé. Sur 136 participants inclus initialement, 73 ont complété l'enquête finale. Les résultats montrent une augmentation significative de la consommation de légumes (p = 0,04) et une réduction notable de l'insécurité alimentaire, passant de 84 % à 66 % des participants concernés (p = 0,03). En revanche, la consommation quotidienne de fruits et l'état de santé perçu n'ont pas montré de changement statistiquement significatif. Les auteurs concluent que ce type de programme pourrait constituer un levier intéressant pour améliorer l'alimentation et la sécurité alimentaire dans les populations rurales à faibles revenus, bien que l'effet spécifique sur la consommation de fruits reste à confirmer.

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Niveau 4 — Étude pilote sans groupe témoin154 participants
Impact du programme de prescription de produits frais Food4Moms sur la motivation à bien manger, la consommation de fruits et légumes et la sécurité alimentaire

Europe PMC · 2026-09-02 · Segura-Pérez S, Gionteris K, Hromi-Fiedler A, O'Connor Duffany K, Rhodes EC, Rodonis S, Aleaga-Figueroa A, Galdamez G, Tristán Urrutia A, Pérez-Escamilla R.

Résumé simplifié :

Cette étude a testé un programme appelé Food4Moms destiné à des femmes enceintes latino-américaines à faibles revenus aux États-Unis. Pendant 10 mois, elles recevaient une carte leur permettant d'acheter pour 100 dollars par mois de fruits et légumes frais, en plus de séances d'éducation nutritionnelle et de messages de rappel. Les chercheurs ont comparé la situation des participantes avant et après le programme. Résultats : les femmes étaient plus motivées à bien manger, mangeaient davantage de fruits et de légumes, et leur sécurité alimentaire (accès suffisant à la nourriture) s'était améliorée. Ce type de programme semble donc prometteur pour aider les familles modestes à mieux se nourrir.

Résumé reformulé :

Cette étude évalue le programme américain Food4Moms, une intervention de « prescription de produits frais » destinée à des femmes enceintes latino-américaines à faible revenu de la région de Hartford (Connecticut). Pendant 10 mois, les participantes recevaient l'équivalent de 100 dollars par mois, utilisables uniquement pour acheter des fruits et légumes frais, ainsi que des séances d'éducation nutritionnelle et des rappels par SMS. Selon un protocole avant-après sans groupe témoin, portant sur 113 participantes ayant terminé le suivi, les chercheurs ont observé une amélioration significative de la motivation à adopter une alimentation saine, de la consommation de fruits et de légumes, ainsi que de la sécurité alimentaire du foyer. Ces résultats suggèrent qu'un tel programme communautaire peut avoir un effet positif, bien que l'absence de groupe contrôle limite les conclusions sur la causalité, et que des recherches supplémentaires soient nécessaires pour évaluer sa mise à l'échelle et sa pérennité.

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Niveau 4 — Étude transversale137 participants
Étude des facteurs démographiques associés à la consommation de fruits et légumes et à la couleur jaune de la peau

Europe PMC · 2026-08-27 · Jansson AK, Gómez-Martín M, Clarke ED, Adam MTP, Collins CE.

Résumé simplifié :

Des chercheurs ont mesuré la couleur de la peau (son degré de jaune) chez 137 adultes d'origine caucasienne ou asiatique, car ce paramètre peut refléter la quantité de fruits et légumes consommés grâce aux pigments appelés caroténoïdes. Les participants mangeaient en moyenne assez de fruits mais pas assez de légumes par rapport aux recommandations. Les résultats montrent que la couleur de peau jaune est bien liée à la consommation de fruits et légumes, mais aussi à l'âge, au sexe, à la couleur de peau déclarée et au taux de graisse corporelle. Cela confirme que mesurer le jaune de la peau peut aider à estimer si on mange assez de fruits et légumes, à condition de tenir compte de ces facteurs individuels.

Résumé reformulé :

Cette étude transversale exploratoire a examiné la relation entre la couleur jaune de la peau (paramètre b*), mesurée par spectroscopie de réflectance cutanée, et la consommation de fruits et légumes chez 137 adultes se déclarant d'origine caucasienne ou asiatique. Les chercheurs ont recueilli des données sur la couleur de peau, la composition corporelle, le tour de taille et les apports alimentaires via un questionnaire en ligne. En moyenne, les participants atteignaient l'apport recommandé en fruits mais pas celui en légumes. Des modèles de régression linéaire multiple ont révélé des associations significatives entre la couleur jaune de la peau et plusieurs variables : l'apport combiné en fruits et légumes, l'apport total en caroténoïdes, le pourcentage de masse grasse et la couleur de peau auto-déclarée. Les auteurs concluent que la mesure du jaunissement cutané pourrait servir d'indicateur objectif de la consommation de fruits et légumes, à condition d'ajuster les résultats selon la couleur de peau, l'âge et le sexe des individus. Il s'agit toutefois d'une étude corrélationnelle, ne permettant pas d'établir de lien de causalité direct.

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Niveau 3 — Étude de cohorte prospective1 396 participants
Consommation de fruits et légumes, caroténoïdes alimentaires et plasmatiques, et risques de récidive et de progression chez les patients atteints de cancer de la vessie non infiltrant le muscle

Europe PMC · 2026-08-21 · Vrieling A, Kiebach J, Balvers M, Aben KK, van der Heijden AG, Kampman E, Kiemeney LA.

Résumé simplifié :

Cette étude a suivi pendant plusieurs années des patients traités pour un cancer de la vessie superficiel afin de voir si leur alimentation influençait le risque de récidive ou d'aggravation de la maladie. Les chercheurs ont observé que les patients qui mangeaient davantage de fruits et légumes après leur diagnostic, ou qui avaient augmenté leur consommation par rapport à avant, avaient un risque un peu plus faible de voir leur cancer réapparaître. En revanche, cela ne semblait pas protéger contre l'aggravation de la maladie. Les caroténoïdes, des pigments présents dans certains fruits et légumes, mesurés dans le sang ou l'alimentation, n'ont montré aucun effet particulier.

Résumé reformulé :

Cette étude de cohorte prospective multicentrique (UroLife) a suivi 1396 patients nouvellement diagnostiqués avec un cancer de la vessie non infiltrant le muscle entre 2014 et 2021, pendant un suivi médian de 4,7 ans. Les chercheurs ont analysé les liens entre la consommation de fruits et légumes (avant et après diagnostic), les caroténoïdes alimentaires et plasmatiques, et les risques de récidive ou de progression tumorale. Une consommation élevée de fruits et légumes trois mois après le diagnostic, ainsi qu'une augmentation de cette consommation par rapport à avant le diagnostic, étaient associées à un risque réduit de première récidive (réduction d'environ 9 à 10% par tranche de 100 g/jour). Cette association s'atténuait quinze mois après le diagnostic. Aucun lien significatif n'a été observé avec les récidives multiples ni avec la progression de la maladie, et les caroténoïdes alimentaires ou plasmatiques n'étaient associés à aucun de ces critères. Ces résultats suggèrent un rôle potentiellement bénéfique de l'alimentation post-diagnostic sur la récidive, sans preuve de causalité directe.

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Niveau 4 — Méta-analyse d'études observationnelles
⚠ Niveau ajusté (3 → 4)

Motif : forte hétérogénéité non expliquée (I²=80%) dans les analyses observationnelles et RCT (I²=88%)

Consommation de légumes-feuilles verts et risque de maladies cardiovasculaires : revue systématique et méta-analyse

Europe PMC · 2026-07-29 · Kaewpradup T, Chusak C, Chantarasinlapin P, Shetty S, Nguyen V, Guan Z, Coorey R, Stephan BCM, Adisakwattana S, Siervo M.

Résumé simplifié :

Cette étude fait la synthèse de nombreuses recherches sur les légumes-feuilles verts (épinards, salade, chou vert, etc.) et le cœur. Les études d'observation, qui suivent des populations sur le long terme, montrent que les personnes mangeant plus de légumes-feuilles verts ont un risque plus faible de maladies cardiovasculaires et de décès liés à ces maladies. En revanche, les essais cliniques contrôlés, plus rigoureux, ne montrent pas d'amélioration nette de la fonction des vaisseaux sanguins ni de la tension artérielle après consommation de ces légumes. Les auteurs concluent que le lien observé est encourageant mais reste à confirmer par des essais mieux conçus, notamment pour comprendre les mécanismes en jeu.

Résumé reformulé :

Cette revue systématique et méta-analyse a combiné des données issues d'études observationnelles et d'essais randomisés contrôlés pour évaluer la relation entre la consommation de légumes-feuilles verts et le risque cardiovasculaire. Les études observationnelles indiquent qu'une consommation plus élevée est associée à une réduction du risque de maladies cardiovasculaires (RR: 0,89) et de mortalité cardiovasculaire (RR: 0,79), avec toutefois une hétérogénéité importante entre les études. En revanche, l'analyse groupée de sept essais randomisés ne révèle aucune amélioration significative de la fonction vasculaire, ni d'effet notable sur la pression artérielle systolique ou diastolique. Aucune association significative n'a non plus été trouvée avec le risque d'hypertension dans les études observationnelles. Ces résultats contrastés soulignent que les preuves actuelles restent limitées et ne permettent pas d'établir un lien de causalité ; les auteurs appellent à des essais cliniques mieux conçus pour confirmer ces associations et clarifier les mécanismes biologiques potentiellement impliqués.

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Niveau 3 — Essai non randomisé55 participants
Impact d'un programme modifié de « prescription de produits frais » sur la consommation de fruits et légumes dans une université historiquement noire (HBCU)

Europe PMC · 2026-07-28 · Antwi J, Agbolegbe RK, Akwaa Harrison O, Ofori-Panyin K, Dunyo P, Udodirim Guimaraes M, Bosio Onyeani N.

Résumé simplifié :

Cette étude pilote a testé un programme aidant des étudiants d'une université à manger plus de fruits et légumes. Cinquante-cinq étudiants ont été répartis en deux groupes : tous ont reçu des cours de nutrition et des démonstrations de cuisine, mais un groupe recevait en plus, toutes les deux semaines, un sac de produits frais personnalisé. Les chercheurs ont mesuré leur alimentation avant et après le programme. Les étudiants ayant reçu les sacs de produits ont augmenté leur consommation de fruits, de haricots cuits, de légumes verts, de sauce tomate et d'autres légumes non frits. Ces résultats encourageants restent préliminaires et devront être confirmés par des études plus larges.

Résumé reformulé :

Cette étude pilote a évalué l'effet d'un programme de « prescription de produits frais » sur la consommation de fruits et légumes chez 55 étudiants d'une université historiquement noire (HBCU). Les participants ont été répartis en groupe intervention (n=28) et groupe contrôle (n=27) ; les deux groupes ont bénéficié d'une éducation nutritionnelle et de démonstrations culinaires, mais seul le groupe intervention recevait en plus des sacs de produits frais personnalisés toutes les deux semaines. La consommation alimentaire a été mesurée via un questionnaire diététique, des rappels de 24 heures et des questionnaires de fréquence alimentaire. Par rapport au groupe contrôle, le groupe intervention a rapporté une consommation plus fréquente de haricots cuits, et une tendance à la hausse pour les légumes non frits. Seul le groupe ayant reçu les produits frais a montré des augmentations significatives entre le début et la fin de l'étude pour le jus de fruits à 100 %, les fruits, les légumes-feuilles verts, les haricots cuits, d'autres légumes non frits et la sauce tomate. Les différences entre les deux groupes en fin d'étude restaient toutefois majoritairement non significatives, ce qui souligne le caractère exploratoire de ces résultats et la nécessité d'études de plus grande ampleur pour les confirmer.

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Niveau 4 — Étude transversale306 participants
Association entre la consommation de fruits et légumes, médiée par le revenu du foyer, et l'albuminurie chez des patients hypertendus

Europe PMC · 2026-07-25 · Goraya N, Simoni J, Wu M, Xie A, Wesson DE.

Résumé simplifié :

Cette étude s'est intéressée à des personnes hypertendues mais non diabétiques, en comparant celles ayant une forte fuite de protéines dans les urines (signe précoce d'atteinte rénale) à celles ayant une fuite très faible. Les chercheurs ont observé que les personnes avec une fuite élevée mangeaient moins de fruits et légumes en moyenne, et avaient aussi des revenus plus faibles. Autrement dit, un revenu modeste semble associé à une consommation réduite de fruits et légumes, elle-même liée à une moins bonne santé rénale. Cela ne prouve pas qu'un facteur cause l'autre, mais suggère un lien entre situation économique, alimentation et santé des reins.

Résumé reformulé :

Cette étude transversale a comparé 153 patients hypertendus non diabétiques présentant une excrétion urinaire d'albumine élevée (marqueur précoce d'atteinte rénale) à 153 patients appariés avec une excrétion faible, tous ayant une fonction rénale normale. Les auteurs ont examiné les liens entre consommation de fruits et légumes, revenu du foyer (utilisé comme indicateur de statut socio-économique) et excrétion d'albumine urinaire. Les résultats montrent que le groupe à forte excrétion d'albumine consommait significativement moins de fruits et légumes (1,66 tasse/jour contre 2,24) que le groupe à faible excrétion. Après ajustement statistique, une excrétion d'albumine plus élevée restait associée à une consommation plus faible de fruits et légumes, elle-même corrélée positivement au revenu du foyer, tandis que l'excrétion d'albumine était faiblement corrélée négativement à ce revenu. Ces données suggèrent qu'un statut socio-économique modeste pourrait influencer la santé rénale via une alimentation moins riche en fruits et légumes, sans toutefois établir de lien de causalité formel, ce qui nécessiterait des études longitudinales complémentaires.

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Niveau 3 — Méta-analyse d'études observationnelles385 449 participants
Association entre la consommation de fruits et légumes et le risque de dépression : revue systématique et méta-analyse d'études de cohorte prospectives

Europe PMC · 2026-07-21 · Zamanian N, Torabinasab K, Moradi Baniasadi M, Kavyani Z, Amiri SM, Majd SS, Mohajerani A, Talebi S.

Résumé simplifié :

Cette grande analyse rassemble les résultats de 13 études menées auprès de plus de 385 000 personnes pour voir si manger des fruits et légumes protège contre la dépression. Les résultats montrent que les personnes qui en consomment le plus ont un risque de dépression réduit d'environ 37% par rapport à celles qui en mangent le moins. Chaque portion supplémentaire de 200 grammes par jour est associée à une baisse de 16% du risque. Les légumes et les fruits, pris séparément, montrent aussi un effet protecteur. Ces résultats sont encourageants, mais comme il s'agit d'observations et non d'expériences contrôlées, on ne peut pas affirmer avec certitude que manger des légumes empêche la dépression : d'autres facteurs liés au mode de vie pourraient jouer un rôle.

Résumé reformulé :

Cette méta-analyse a compilé les données de 13 cohortes prospectives, totalisant 385 449 participants et 26 592 cas de dépression, afin d'examiner la relation dose-réponse entre la consommation de fruits et légumes et le risque de dépression incidente. Les auteurs rapportent qu'une consommation élevée versus faible de fruits et légumes combinés est associée à une réduction de 37% du risque relatif de dépression (RR: 0,63; IC 95%: 0,50-0,80), et qu'une augmentation de 200 g/jour correspond à une baisse de 16% du risque. Analysés séparément, les fruits et les légumes réduisent respectivement le risque de 16% et 12%, avec une relation non linéaire observée pour les légumes. Bien que ces résultats soutiennent l'hypothèse d'un rôle protecteur de l'alimentation végétale sur la santé mentale, les auteurs soulignent le caractère observationnel des études incluses, qui empêche d'établir un lien de causalité et laisse place à un possible biais de confusion résiduel.

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Niveau 2 — Essai randomisé contrôlé89 participants
Améliorer la consommation de fruits et légumes chez des étudiants en situation d'insécurité alimentaire grâce à une intervention combinant cuisine, jardinage et éducation nutritionnelle : essai contrôlé randomisé

Europe PMC · 2026-07-20 · Macchi A, Bolivar A, Palacios C, Campa A, George F, Coccia C.

Résumé simplifié :

Cette étude a testé, sur 89 étudiants américains en difficulté financière pour se nourrir, un programme de 6 semaines mêlant ateliers de cuisine, jardinage à domicile et cours de nutrition. Un groupe suivait le programme, un autre non. Résultat : les participants au programme ont mangé davantage de fruits et légumes qu'avant, et se sentaient plus capables de bien s'alimenter (confiance en soi renforcée). En revanche, cette confiance accrue n'explique pas directement l'augmentation de la consommation observée. Les chercheurs concluent que ce type d'approche pratique et interactive peut aider des étudiants précaires à mieux manger.

Résumé reformulé :

Cet essai contrôlé randomisé de six semaines a évalué, chez 89 étudiants universitaires en insécurité alimentaire (majoritairement des femmes hispaniques), l'effet d'une intervention basée sur la théorie sociocognitive combinant ateliers hebdomadaires de jardinage urbain, cuisine et éducation nutritionnelle. Les participants du groupe intervention ont montré une augmentation significative de leur consommation de fruits et légumes, mesurée par un questionnaire validé, ainsi qu'une amélioration de leur sentiment d'efficacité personnelle et de leur perception d'interaction réciproque avec leur environnement alimentaire. Fait notable, ces changements de perception (auto-efficacité, déterminisme réciproque) n'expliquaient statistiquement qu'une faible part de l'augmentation de la consommation de fruits et légumes, suggérant que d'autres mécanismes, comme l'accès facilité aux aliments via le jardinage ou les compétences culinaires acquises, jouent probablement un rôle. Les auteurs concluent qu'une approche pratique et participative constitue une piste prometteuse pour améliorer les habitudes alimentaires de populations étudiantes vulnérables.

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Niveau 4 — Étude transversale3 989 participants
Activité physique et consommation de fruits et légumes chez des étudiants chinois : le rôle des facteurs psychologiques

Europe PMC · 2026-07-06 · Liu J, Chen K, Yi L, Peng H, Wang J, Tang W.

Résumé simplifié :

Cette étude a interrogé près de 4000 étudiants chinois pour comprendre les liens entre l'activité physique, la consommation de fruits et légumes, l'estime de soi et les symptômes de dépression. Les chercheurs ont trouvé que les étudiants plus actifs physiquement mangent généralement plus de fruits et légumes, ont une meilleure estime d'eux-mêmes et présentent moins de symptômes dépressifs. De plus, une meilleure estime de soi et moins de dépression sont associées à une consommation plus élevée de fruits et légumes. Ces résultats suggèrent que promouvoir l'activité physique pourrait indirectement encourager une meilleure alimentation, en passant par le bien-être psychologique.

Résumé reformulé :

Cette étude transversale menée auprès de 3989 étudiants chinois (âge moyen 19 ans) a examiné les relations entre l'activité physique, la consommation de fruits et légumes, l'estime de soi et les symptômes dépressifs, à l'aide de questionnaires et d'analyses de médiation statistique. Les résultats montrent que l'activité physique est positivement associée à la consommation de fruits et légumes, ainsi qu'à une meilleure estime de soi, et négativement associée aux symptômes dépressifs. Par ailleurs, l'estime de soi et les symptômes dépressifs jouent un rôle médiateur significatif dans la relation entre activité physique et alimentation : une meilleure estime de soi et moins de dépression sont liées à une consommation plus importante de fruits et légumes. Ces associations, bien que statistiquement significatives, restent modestes en intensité et ne permettent pas d'établir de lien de causalité en raison du caractère transversal de l'étude. Les auteurs suggèrent que les programmes de promotion de la santé chez les étudiants gagneraient à combiner activité physique, soutien psychologique et conseils nutritionnels.

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Niveau 3 — Étude de cohorte prospective255 participants
Explorer l'évolution des pratiques parentales d'alimentation chez les jeunes enfants et leur influence sur la consommation de légumes

Europe PMC · 2026-07-01 · Pullar L, Spence AC, Jarman M, Blissett J, Campbell KJ, Burnett A.

Résumé simplifié :

Cette étude a suivi 255 familles pendant plusieurs années pour voir comment la façon dont les parents nourrissent leurs enfants influence la quantité de légumes que ceux-ci mangent. Les chercheurs ont observé les enfants à 1,6 an, 3,6 ans et 5 ans. Résultat : quand les parents mangent eux-mêmes plus de légumes, ou utilisent des stratégies discrètes pour encourager une alimentation saine (sans que l'enfant s'en aperçoive), les enfants consomment plus de légumes plus tard. À l'inverse, utiliser la nourriture pour calmer les émotions de l'enfant ou offrir des récompenses alimentaires est associé à une consommation réduite de légumes par la suite.

Résumé reformulé :

Cette étude longitudinale prospective a suivi 255 familles de 2010 à 2014, en mesurant les pratiques alimentaires parentales via un questionnaire validé et la consommation de légumes des enfants par rappels alimentaires de 24h, à trois âges (1,6, 3,6 et 5 ans). Les analyses en modèles mixtes linéaires montrent que certaines pratiques parentales évoluent avec l'âge de l'enfant (surveillance, récompenses alimentaires, restriction pour raisons de santé). Un contrôle discret (covert control) précoce est associé à une consommation plus élevée de légumes deux ans plus tard, tout comme le fait que le parent consomme lui-même davantage de légumes. À l'inverse, un recours accru à la régulation émotionnelle par la nourriture est associé à une consommation nettement plus faible de légumes 3,5 ans plus tard. Ces résultats sont des associations longitudinales et non des preuves de causalité directe, mais ils suggèrent des pistes concrètes pour accompagner les parents : privilégier des stratégies discrètes plutôt que coercitives, montrer l'exemple en consommant des légumes, et limiter l'usage de la nourriture comme outil émotionnel ou récompense.

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Niveau 4 — Étude transversale5 107 participants
Consommation de fruits et légumes et syndrome métabolique chez des adultes chinois : une étude transversale

Europe PMC · 2026-06-30 · Wang B, Qian XY, Chen XF, Wang YJ, Zhou H, Qin LQ, Shao GF, Hidayat K.

Résumé simplifié :

Cette étude a été menée auprès de plus de 5 000 adultes chinois pour voir si manger des fruits et des légumes est lié à un moindre risque de syndrome métabolique (un ensemble de troubles comme l'excès de sucre, de graisses ou de tour de taille qui augmente le risque de maladies cardiaques et de diabète). Les résultats montrent que les personnes mangeant le plus de fruits ou de légumes avaient moins souvent ce syndrome que celles qui en mangeaient le moins. Les fruits semblaient liés à plus d'aspects du syndrome que les légumes. Manger plus de fruits ou légumes tout en limitant la viande rouge était associé à un bénéfice encore plus marqué. Ces résultats restent des associations, pas des preuves de cause à effet.

Résumé reformulé :

Cette étude transversale, réalisée à Suzhou en Chine auprès de 5 107 adultes, a examiné les liens entre la consommation de fruits et de légumes, évaluée par questionnaire alimentaire, et la présence du syndrome métabolique ainsi que de ses composantes individuelles. Après ajustement statistique, les personnes situées dans le quart le plus élevé de consommation de fruits ou de légumes présentaient des probabilités réduites de syndrome métabolique par rapport à celles du quart le plus bas (environ 16 à 18 % de risque en moins). Chaque tranche supplémentaire de 100 g/jour de fruits ou 200 g/jour de légumes était associée à une réduction modeste mais significative du risque. Les fruits montraient des associations inverses avec davantage de composantes du syndrome que les légumes, qui semblaient plus sélectifs. Des analyses croisées suggèrent que ces bénéfices étaient plus marqués lorsque la consommation de viande rouge était simultanément faible. Les auteurs soulignent la nature transversale de l'étude, qui ne permet pas d'établir de lien de causalité, et appellent à des études prospectives complémentaires.

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Niveau 4 — Étude transversale143 participants
Attention portée à la consommation de fruits et légumes (auto-évaluée) et efficacité du sommeil mesurée par actigraphie chez des femmes d'âge moyen et plus âgées : une étude transversale

Europe PMC · 2026-06-22 · Chen CH, Tang HH, Lai IJ, Lee YC, Hou SY, Chiu CJ.

Résumé simplifié :

Cette étude a suivi 143 femmes de 45 ans et plus pendant une semaine à l'aide d'un bracelet mesurant le sommeil. Les chercheurs leur ont aussi demandé à quel point elles faisaient attention à manger des fruits et légumes, avec un simple choix parmi quatre réponses. Résultat : les femmes qui disaient y faire attention « souvent » avaient un sommeil légèrement plus efficace que celles qui répondaient « presque tous les jours ». L'âge plus avancé était, lui, clairement lié à un sommeil moins efficace. Ces résultats restent à confirmer par d'autres études, car on ne sait pas si c'est l'attention à l'alimentation qui améliore le sommeil ou l'inverse.

Résumé reformulé :

Cette étude transversale a inclus 143 femmes âgées de 45 ans et plus, recrutées dans des centres communautaires. Leur sommeil a été mesuré objectivement par actigraphie pendant sept jours, complétée par des journaux de sommeil. L'attention portée à la consommation de fruits et légumes a été évaluée par une question unique à quatre modalités de réponse. Après ajustement pour de nombreux facteurs sociodémographiques, de santé et psychologiques, les femmes déclarant y prêter attention « souvent » présentaient une efficacité de sommeil significativement plus élevée que celles répondant « presque tous les jours » (β = 0,24 ; p = 0,013). Par ailleurs, l'âge avancé était associé de façon indépendante à une moindre efficacité du sommeil. Les auteurs soulignent le caractère exploratoire de ces résultats et appellent à des études longitudinales utilisant des mesures alimentaires et comportementales plus détaillées pour mieux comprendre le sens de cette association.

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Niveau 4 — Essai non randomisé180 participants
⚠ Niveau ajusté (3 → 4)

Motif : étude quasi-expérimentale pré-post sans groupe témoin clairement analysé dans les résultats, rendant l'effet causal incertain

Une consommation accrue de légumes-feuilles verts et de légumineuses améliore les niveaux d'hémoglobine dans des foyers défavorisés d'Accra, au Ghana

Europe PMC · 2026-05-13 · Atitsogbey P, Kyereh E, Wang D, Annor G, Steiner-Asiedu M.

Résumé simplifié :

Cette étude a été menée à Accra, au Ghana, auprès de familles pauvres souffrant souvent d'anémie. Pendant six mois, les chercheurs ont encouragé les pères, mères et enfants à manger davantage de légumes-feuilles vertes, de légumineuses et de fruits riches en vitamine C. Au départ, beaucoup de participants avaient un taux d'hémoglobine trop bas, signe d'anémie, en particulier les mères et les enfants. Après l'intervention, ce taux s'est nettement amélioré chez presque tous les participants, et la proportion de personnes anémiées a fortement diminué. Cela suggère qu'un simple changement d'alimentation, accessible et peu coûteux, peut aider à lutter contre l'anémie dans les milieux défavorisés.

Résumé reformulé :

Cette étude quasi-expérimentale, menée à Accra (Ghana) auprès de 60 trios père-mère-enfant issus de milieux socio-économiquement défavorisés, a testé l'effet d'un programme de six mois de promotion de la consommation de légumes-feuilles vertes, de légumineuses et de fruits riches en vitamine C. Les niveaux d'hémoglobine ont été mesurés au début et à la fin de l'étude par prélèvement capillaire. À l'inclusion, la prévalence de l'anémie était de 23 % chez les pères, 62 % chez les mères et 57 % chez les enfants ; elle est tombée respectivement à 8 %, 5 % et 15 % après l'intervention, avec des différences statistiquement significatives sur les taux moyens d'hémoglobine pour les trois groupes. Parallèlement, la fréquence de consommation des aliments ciblés a significativement augmenté dans le groupe suivant l'intervention. Ces résultats, obtenus dans un contexte contrôlé mais de petite taille d'échantillon, suggèrent qu'une éducation nutritionnelle axée sur des aliments locaux et abordables peut contribuer à réduire l'anémie au sein de foyers vulnérables.

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Niveau 1 — Méta-analyse d'essais randomisés2 399 participants
Revue systématique et méta-analyse sur l'efficacité des plans « si-alors » - au sens strict - pour favoriser la consommation de fruits et légumes chez l'adulte

Europe PMC · 2026-04-15 · Melum SK, Martiny-Huenger T.

Résumé simplifié :

Cette étude analyse plusieurs recherches pour savoir si une technique simple, appelée « plan si-alors » (par exemple : « si je passe devant le marché, alors j'achète des légumes »), aide les adultes à manger plus de fruits et légumes. En combinant les résultats de 10 études portant sur près de 2400 personnes, les chercheurs ont observé une petite augmentation de consommation, environ un quart de portion de fruits ou légumes en plus par jour par rapport à des groupes témoins. L'effet est modeste, mais cette méthode ne coûte presque rien à mettre en place, ce qui en fait une piste intéressante pour encourager de meilleures habitudes alimentaires, même si les résultats reposent uniquement sur ce que les participants ont eux-mêmes déclaré manger.

Résumé reformulé :

Cette méta-analyse a examiné l'efficacité des plans « si-alors » (implementation intentions), une stratégie psychologique consistant à anticiper une situation précise et à y associer une action concrète, pour augmenter la consommation de fruits et légumes chez l'adulte. Les auteurs ont sélectionné 10 essais contrôlés randomisés, représentant 12 comparaisons et 2399 participants, avec des périodes de suivi allant d'une semaine à deux ans, en ne retenant que les interventions correspondant strictement à cette technique de planification. Les résultats montrent une différence moyenne de 0,29 portion de fruits et légumes par jour en faveur des groupes ayant utilisé ces plans, par rapport à des groupes contrôles actifs (IC 95 % : 0,11 à 0,48). Bien que la taille de l'effet reste faible, les auteurs soulignent que cette intervention demande très peu de ressources, ce qui la rend facilement applicable à grande échelle. Une limite importante est que toutes les études reposent sur des déclarations personnelles de consommation, sans mesure biologique objective.

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Niveau 3 — Étude de cohorte prospective1 446 participants
L'acide hippurique plasmatique comme marqueur de fragilité, influencé par la consommation de fruits et légumes : analyse longitudinale dans des cohortes italiennes de personnes âgées

Europe PMC · 2026-04-09 · De Simone G, Stival C, Rossi M, Davin A, Giannetta A, Jarach CM, Randazzo ML, Tanaka T, Morabito A, Gallus S, Bandinelli S, Ferrucci L, Guaita A, Lugo A, Passoni A, Brunelli L.

Résumé simplifié :

Des chercheurs ont suivi pendant plusieurs années deux groupes de personnes âgées italiennes pour étudier un composé présent dans le sang, l'acide hippurique, qui provient en partie de la consommation de fruits et légumes. Les résultats montrent que les personnes ayant des niveaux plus élevés de ce composé avaient un risque plus faible de devenir fragiles avec l'âge (perte de force, d'autonomie, etc.). Les analyses suggèrent que cet effet protecteur s'explique en partie par une alimentation plus riche en fruits et légumes. Cela renforce l'idée qu'une bonne consommation de légumes et de fruits pourrait aider à prévenir la fragilité liée au vieillissement.

Résumé reformulé :

Cette étude longitudinale menée sur deux cohortes italiennes de personnes âgées (InCHIANTI et InveCe.Ab, suivies sur plusieurs années) a examiné le lien entre les concentrations plasmatiques d'acide hippurique, un métabolite associé notamment à la consommation de fruits et légumes, et le développement de la fragilité gériatrique. Les chercheurs ont observé que les participants devenus fragiles présentaient des taux d'acide hippurique significativement plus bas que les non-fragiles, et qu'un taux initial plus élevé était associé à un risque réduit de fragilité ultérieure, après ajustement pour plusieurs facteurs confondants (âge, sexe, fonction rénale et hépatique, IMC). Une analyse de médiation a montré que l'acide hippurique jouait un rôle intermédiaire dans la relation entre la consommation de fruits et légumes et le risque de fragilité, dans les deux cohortes. Ces résultats, de nature observationnelle, suggèrent qu'un faible taux d'acide hippurique pourrait servir de marqueur biologique de fragilité, potentiellement lié à une consommation insuffisante de fruits et légumes, sans toutefois établir formellement un lien de causalité directe.

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Niveau 4 — Étude transversale64 347 participants
Consommation de fruits et légumes et implications pour la santé publique concernant l'hypertension chez les Péruviens âgés de 15 ans et plus : données de l'Enquête démographique et de santé 2022-2023

Europe PMC · 2026-02-25 · Ipanaqué-Zapata M, Rodriguez-Alarcon JF, Figueroa-Quiñones J, Valle-Sandoval H, Rivera-Lozada O, Cayetano-Terrel P, Bazalar-Palacios J, Cerna-Salcedo A.

Résumé simplifié :

Cette étude péruvienne a examiné si manger au moins cinq portions de fruits et légumes par jour protège contre l'hypertension artérielle. Les chercheurs ont analysé les données de plus de 64 000 personnes de 15 ans et plus, recueillies après la pandémie de COVID-19. Résultat surprenant : aucune association significative n'a été trouvée entre cette consommation et le risque d'hypertension, que ce soit la forme légère (pré-hypertension) ou complète. En revanche, l'âge avancé et l'obésité ressortent comme des facteurs beaucoup plus déterminants. Les auteurs concluent que la prévention de l'hypertension nécessite des stratégies de santé publique plus larges que la seule promotion de l'alimentation en fruits et légumes.

Résumé reformulé :

Cette étude transversale s'appuie sur l'Enquête démographique et de santé péruvienne 2022-2023, portant sur un échantillon pondéré de 64 347 personnes âgées de 15 ans ou plus. L'objectif était d'évaluer, dans le contexte post-pandémique, le lien entre la consommation d'au moins cinq portions quotidiennes de fruits et légumes et la présence d'hypertension artérielle, en utilisant des modèles de régression logistique multinomiale et de Poisson ajustés sur le plan d'échantillonnage complexe. Avec une prévalence globale d'hypertension de 14,20 % dans l'échantillon, les analyses n'ont révélé aucune association statistiquement significative entre la consommation de fruits et légumes et la pré-hypertension, l'hypertension globale, ou ses sous-types systolique et diastolique. En revanche, l'âge avancé (risque relatif ajusté de 47,55) et l'obésité (risque relatif ajusté de 7,16, atteignant 9,04 pour l'hypertension diastolique) sont apparus comme des déterminants majeurs. Les auteurs soulignent que ces résultats, obtenus sur données transversales et donc non causales, invitent à repenser les politiques de prévention de l'hypertension au-delà de la seule promotion diététique, en intégrant davantage la gestion du poids et le vieillissement de la population.

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Niveau 4 — Étude transversale269 participants
Jardinage domestique et consommation de fruits et légumes dans des zones rurales du Nord-Est de la Hongrie

Europe PMC · 2026-02-09 · Simon A, Bárdos H.

Résumé simplifié :

Cette étude s'est intéressée à des habitants de deux petites villes rurales de Hongrie, un pays où l'on mange peu de fruits et légumes. Les chercheurs ont demandé aux participants s'ils avaient un potager et combien de fruits et légumes ils consommaient. Résultat : environ deux tiers des personnes cultivaient elles-mêmes des fruits ou légumes, et celles qui avaient un potager avaient beaucoup plus de chances d'atteindre les recommandations quotidiennes de consommation. Ceux qui respectaient ces recommandations étaient d'ailleurs très majoritairement des jardiniers. Cela suggère que cultiver son propre jardin pourrait encourager à mieux manger, notamment dans des régions où la consommation de légumes reste faible.

Résumé reformulé :

Cette étude transversale, menée auprès de 269 habitants de deux petites communes rurales du Nord-Est de la Hongrie, a examiné le lien entre la pratique du jardinage domestique et le respect des recommandations de consommation de fruits et légumes. Via un questionnaire en ligne portant sur les habitudes alimentaires, l'activité physique et l'état de santé, les auteurs ont observé que près des deux tiers des participants cultivaient des fruits ou légumes chez eux, principalement des femmes, plus diplômées, mariées et avec des enfants mineurs. Seuls 24,9 % des répondants atteignaient les apports quotidiens recommandés, mais parmi eux, 86,6 % possédaient un potager. Après ajustement dans un modèle de régression logistique multivariée, les jardiniers présentaient une probabilité environ 4,5 fois plus élevée de respecter ces recommandations que les non-jardiniers (OR ajusté = 4,49 ; IC 95 % : 1,95-10,18). Ces résultats, issus d'une population rurale peu étudiée et à faible consommation de base, suggèrent un lien fort entre jardinage et alimentation plus favorable, sans toutefois établir de relation de cause à effet en raison du caractère transversal de l'étude.

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Niveau 3 — Étude de cohorte prospective86 813 participants
La consommation de fruits et légumes réduit le risque de déclin rapide de la fonction rénale : une étude de cohorte prospective à Taïwan

Europe PMC · 2025-11-06 · Tsai CY, Lai YJ, Chang SS, Chen YY, Tu WL, Lee JJ, Shih SL, Hsieh JT, Yen YF, Deng CY.

Résumé simplifié :

Cette étude taïwanaise a suivi plus de 86 000 adultes pendant environ 4 ans pour voir si manger des fruits et légumes protège les reins. Les chercheurs ont mesuré la fonction rénale grâce à des analyses de sang répétées. Résultat : les personnes qui mangeaient au moins 3 portions de fruits et légumes par jour avaient un risque plus faible de voir leur fonction rénale décliner rapidement, comparées à celles qui en consommaient moins de 3 portions. Plus la consommation était élevée, plus le risque semblait diminuer. Cela suggère qu’une alimentation riche en fruits et légumes pourrait aider à préserver la santé des reins en vieillissant.

Résumé reformulé :

Cette étude de cohorte prospective, menée à Taïwan sur près de 87 000 adultes suivis en moyenne 4,2 ans, a examiné le lien entre la consommation quotidienne de fruits et légumes et le risque de déclin rapide de la fonction rénale, évalué par la baisse annuelle du débit de filtration glomérulaire estimé (eGFR). Les participants ont été classés selon leur apport quotidien (moins de 3, 3 à 5, ou 5 portions et plus). Les résultats montrent que la baisse annuelle moyenne de l’eGFR diminue progressivement avec l’augmentation de la consommation de fruits et légumes, et que le risque de déclin rénal rapide est significativement réduit chez les consommateurs de 3 à 5 portions (odds ratio ajusté de 0,95) et de 5 portions ou plus (odds ratio ajusté de 0,93) par rapport à ceux consommant moins de 3 portions. Une relation dose-effet linéaire a été observée. Ces données, issues d’une large cohorte observationnelle, suggèrent une association protectrice entre la consommation de fruits et légumes et la préservation de la fonction rénale, sans toutefois établir de lien de causalité direct.

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Niveau 2 — Essai croisé randomisé50 participants
Une intervention alimentaire riche en légumes verts à feuilles réduit les dommages oxydatifs de l'ADN chez des adultes à risque accru de cancer colorectal : résultats biologiques de l'essai de faisabilité randomisé contrôlé Meat and Three Greens (M3G)

Europe PMC · 2021-04-07 · Frugé AD, Smith KS, Riviere AJ, Tenpenny-Chigas R, Demark-Wahnefried W, Arthur AE, Murrah WM, van der Pol WJ, Jasper SL, Morrow CD, Arnold RD, Braxton-Lloyd K.

Résumé simplifié :

Des chercheurs ont testé si manger davantage de légumes verts à feuilles, congelés, pouvait contrebalancer les effets négatifs d'une alimentation riche en viande rouge chez des adultes en surpoids. Pendant quatre semaines, les participants ont consommé chaque jour l'équivalent d'une tasse de légumes verts cuits, issus de produits surgelés. Résultat : plusieurs marqueurs liés au stress oxydatif et à l'inflammation ont diminué dans le sang et les selles, tandis que la vitamine K1 a augmenté dans le sang. Cela suggère un effet protecteur potentiel contre les dommages à l'ADN, un facteur impliqué dans le développement du cancer colorectal. D'autres études sont nécessaires pour confirmer ce lien.

Résumé reformulé :

Cet essai randomisé contrôlé en crossover, mené sur 12 semaines auprès de 50 adultes obèses ayant une consommation habituelle élevée de viande rouge et faible en légumes verts, visait à évaluer les effets biologiques secondaires d'un apport accru en légumes verts à feuilles congelés (une tasse cuite par jour pendant 4 semaines). Les résultats montrent une augmentation significative de la vitamine K1 plasmatique, ainsi qu'une diminution du marqueur de dommage oxydatif à l'ADN 8-OHdG, mesuré à la fois dans le sang et les selles, et du marqueur inflammatoire TNFα, durant la période d'intervention comparée aux périodes contrôles. En revanche, la diversité et la composition du microbiote fécal ne montraient pas de changement systématique. Ces résultats, obtenus dans le cadre d'un essai de faisabilité, suggèrent un effet potentiellement protecteur des légumes verts sur des marqueurs biologiques associés au risque de cancer colorectal, sans toutefois établir de lien causal direct avec la maladie elle-même. Des études de plus grande envergure sont nécessaires pour confirmer ces observations.

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Niveau 3 — Essai croisé randomisé22 participants
⚠ Niveau ajusté (2 → 3)

Motif : essai de 22 participants

Une intervention alimentaire de courte durée avec des légumes-feuilles de Brassica cuits, mais pas crus, augmente l'activité de la télomérase dans les lymphocytes CD8+ : un essai randomisé chez l'humain

Europe PMC · 2019-04-05 · Tran HTT, Schreiner M, Schlotz N, Lamy E.

Résumé simplifié :

Cette étude a testé chez 22 volontaires en bonne santé l'effet de manger des feuilles de Brassica carinata (une plante proche du chou), soit crues soit cuites, pendant cinq jours. Les chercheurs ont mesuré l'activité d'une enzyme appelée télomérase dans deux types de globules blancs, les cellules CD4+ et CD8+, qui jouent un rôle important dans les défenses immunitaires. Résultat : seule la consommation de légumes cuits a augmenté significativement (de 25%) l'activité de cette enzyme dans les cellules CD8+. Cela pourrait être bénéfique pour le système immunitaire, mais on ignore encore si cet effet dure dans le temps ou a de réelles conséquences sur la santé à long terme.

Résumé reformulé :

Dans cet essai randomisé, contrôlé, en simple aveugle et en cross-over, 22 volontaires sains ont consommé pendant cinq jours des feuilles de Brassica carinata, soit crues soit cuites. Les chercheurs ont analysé l'activité de la télomérase, une enzyme impliquée dans le maintien des télomères, dans les lymphocytes T CD4+ et CD8+ avant et après l'intervention, via la méthode TRAP-ELISA. Les deux formes de préparation ont entraîné une légère hausse de l'activité télomérase dans les cellules CD4+, mais seule la version cuite a produit une augmentation statistiquement significative (25%) dans les cellules CD8+. Les auteurs suggèrent qu'une telle hausse pourrait favoriser la réponse immunitaire à médiation cellulaire, tout en soulignant que des études à plus long terme sont nécessaires pour déterminer si cet effet se traduit par un allongement réel des télomères ou par des bénéfices cliniques durables.

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Niveau 3 — Essai croisé randomisé22 participants
⚠ Niveau ajusté (2 → 3)

Motif : essai de 22 participants

Les légumes Brassica crus sont-ils plus sains que cuits ? Un essai contrôlé randomisé croisé sur le potentiel bénéfique pour la santé du chou kale éthiopien

Europe PMC · 2018-11-02 · Schlotz N, Odongo GA, Herz C, Waßmer H, Kühn C, Hanschen FS, Neugart S, Binder N, Ngwene B, Schreiner M, Rohn S, Lamy E.

Résumé simplifié :

Des chercheurs ont testé chez 22 personnes en bonne santé les effets de manger du chou éthiopien (Brassica carinata) cru ou cuit pendant cinq jours. Ils ont observé que la version cuite réduisait davantage les dommages causés à l'ADN des cellules par une toxine appelée aflatoxine B1, comparée à la version crue. En revanche, le chou cru était plus efficace pour réduire un marqueur d'inflammation, la PGE2, dans le sang. Aucun changement n'a été observé sur la capacité antioxydante globale du plasma. Les auteurs concluent qu'associer légumes crus et cuits dans l'alimentation permettrait de profiter des bénéfices complémentaires de chaque mode de préparation.

Résumé reformulé :

Cette étude clinique croisée et randomisée a évalué chez 22 volontaires sains les effets de la consommation de Brassica carinata (chou kale éthiopien), sous forme crue ou cuite, pendant cinq jours chacune. Les chercheurs ont mesuré les dommages à l'ADN de cellules sanguines exposées à l'aflatoxine B1, ainsi que la capacité antioxydante plasmatique et les niveaux de prostaglandine E2 (PGE2), un marqueur inflammatoire. Les résultats montrent que la consommation de légumes cuits réduit significativement les dommages à l'ADN induits par cette toxine (de 33 à 35 % selon les conditions), alors que l'effet du légume cru est plus modeste et non significatif. À l'inverse, seule la version crue a diminué significativement les niveaux de PGE2. Aucune variation de la capacité antioxydante plasmatique n'a été détectée. Ces résultats suggèrent que crus et cuits offrent des bénéfices distincts et complémentaires, plaidant pour une alimentation variée incluant les deux formes de préparation.

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Niveau 3 — Essai randomisé contrôlé113 participants
⚠ Niveau ajusté (2 → 3)

Motif : analyse secondaire descriptive sans comparaison à un groupe témoin pour l'effet étudié

Traduire le conseil de manger plus de légumes en pratique : observations issues d'un essai de perte de poids sur 12 mois

Europe PMC · 2018-08-13 · O'Shea J, Tapsell L, Thorne R, Probst Y.

Résumé simplifié :

Cette étude a suivi 113 adultes en surpoids pendant un an dans le cadre d'un programme pour perdre du poids, où on leur conseillait de manger plus de légumes. Au début, 77% d'entre eux consommaient déjà des légumes surgelés. La quantité de légumes mangés est passée de 345 grammes par jour à environ 475-498 grammes par jour après 3 et 12 mois, dépassant les recommandations officielles australiennes. La tomate et la pomme de terre étaient les légumes les plus consommés au départ, et la tomate est restée en tête tout au long de l'année. Les chercheurs concluent que les légumes surgelés pourraient être une solution pratique pour aider les gens à manger plus de légumes toute l'année.

Résumé reformulé :

Cette analyse secondaire d'un essai contrôlé randomisé de 12 mois portant sur la perte de poids a examiné comment des participants en surpoids ont modifié leur consommation de légumes suite à des conseils diététiques. Sur 113 participants suivis via des entretiens alimentaires à 0, 3 et 12 mois, la consommation moyenne de légumes est passée de 345 g/jour au départ à 498 g/jour à 3 mois, puis s'est stabilisée à 475 g/jour à 12 mois, dépassant ainsi la recommandation australienne d'environ 375 g/jour. Fait notable, 77% des participants consommaient des légumes surgelés avant le début de l'essai. Bien que 32 catégories de légumes différentes aient été rapportées au départ (principalement tomate et pomme de terre), seuls sept légumes sont restés parmi les dix plus consommés après trois mois, la tomate demeurant systématiquement en première position tout au long de l'étude. Les auteurs suggèrent que les légumes surgelés représentent une option pratique et accessible pour atteindre les recommandations nutritionnelles.

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Niveau 3 — Méta-analyse d'études observationnelles
Consommation de fruits et légumes : une piste pour la prévention du cholangiocarcinome dans le Nord-Est de la Thaïlande, la région où l'incidence est la plus élevée au monde

Europe PMC · 2016-09-28 · Songserm N, Woradet S, Charoenbut P.

Résumé simplifié :

Cette étude s'intéresse au cholangiocarcinome, un cancer des voies biliaires très fréquent dans le Nord-Est de la Thaïlande, souvent lié à un parasite. Les chercheurs ont rassemblé les résultats de plusieurs études menées entre 1990 et 2015 pour voir si manger des fruits et légumes pouvait réduire ce risque. Résultat : les personnes qui consomment régulièrement des fruits, des légumes, ou les deux ensemble, ont un risque plus faible de développer ce cancer par rapport à celles qui n'en consomment pas. Cela suggère qu'une alimentation riche en fruits et légumes pourrait jouer un rôle protecteur, même si d'autres recherches restent nécessaires pour confirmer ces observations à plus grande échelle.

Résumé reformulé :

Cette méta-analyse examine le lien entre consommation de fruits et légumes et risque de cholangiocarcinome (cancer des voies biliaires) dans le Nord-Est de la Thaïlande, région présentant la plus forte incidence mondiale de cette maladie, souvent associée à une infestation parasitaire (opisthorchiase). En combinant les données d'études publiées entre 1990 et 2015 issues de MEDLINE, EMBASE et SCOPUS, les auteurs ont calculé des rapports de cotes (odds ratios) comparant consommateurs et non-consommateurs. Les résultats montrent une association statistiquement significative entre la consommation de fruits (OR=0,79), de légumes (OR=0,61), ou des deux combinés (OR=0,68), et une réduction du risque de cholangiocarcinome. Ces données, issues d'études observationnelles chez l'humain, suggèrent un effet protecteur potentiel de ces aliments, sans toutefois établir de lien de causalité direct. Les auteurs appellent à des études complémentaires sur des zones géographiques plus larges pour approfondir ces pistes de prévention.

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