Légumineuses (légumes secs)
fruits, légumes, légumineuses et oléagineux
- kcal : 113
- sel g : 0.16
- fer mg : 1.96
- fibres g : 9.52
- sucres g : 0.24
- lipides g : 0.78
- sodium mg : 62.7
- calcium mg : 68.3
- glucides g : 13.8
- proteines g : 8.22
- ag satures g : 0.15
- magnesium mg : 32.6
- omega3 dha g : 0.008
- omega3 epa g : 0.008
- potassium mg : 243
- vitamine c mg : 0.31
- vitamine d ug : 0.19
- beta carotene ug : 20.3
Études scientifiques (24)
Ces fiches sont générées par IA à partir des abstracts : elles aident à repérer et trier les études, l'étude originale reste la référence.
Répartition par niveau de preuve (cliquez pour filtrer) · Comprendre les niveaux
Europe PMC · 2026-06-02 · Cuevas-Sierra A, Higuera-Gómez A, de Cuevillas B, Paula-Buestan G, Martínez-Urbistondo M, Castejón R, Vargas JA, Laparra JM, Martínez JA.
Résumé simplifié :
Cette étude a suivi 453 personnes en surpoids pour voir si manger des légumineuses (comme les lentilles ou les pois chiches) influençait un marqueur sanguin appelé itaconate, lié à l'inflammation et au risque cardiovasculaire. Résultat surprenant : bien que les gros mangeurs de légumineuses aient globalement une meilleure hygiène de vie et moins de graisse corporelle, leur taux d'itaconate n'était pas différent de celui des autres. En revanche, ce marqueur était lié au nombre de globules blancs appelés monocytes et à l'inflammation, avec des différences selon qu'on soit un homme ou une femme.
Résumé reformulé :
Cette recherche a exploré les déterminants de la concentration circulante d'itaconate, un médiateur immunométabolique lié à l'inflammation, chez 453 participants présentant un excès d'adiposité. Les auteurs ont examiné en particulier le rôle de l'alimentation, notamment la consommation de légumineuses, et de l'adhésion au régime méditerranéen. Contrairement à l'hypothèse initiale, aucune association significative n'a été observée entre les niveaux d'itaconate et l'apport en légumineuses ou l'adhésion au régime méditerranéen, malgré un profil de vie plus favorable chez les gros consommateurs de légumineuses. En revanche, l'itaconate était indépendamment associé au nombre de monocytes et inversement associé à l'IL-6, un marqueur inflammatoire. Une interaction significative selon le sexe a été mise en évidence concernant les monocytes, l'association inverse n'étant observée que chez les hommes. Ces résultats suggèrent que l'itaconate reflète davantage l'activation immunitaire innée que l'exposition alimentaire, avec des variations notables selon le sexe.
Europe PMC · 2026-05-15 · Kamalakantha T, Zavela C, Johnson LK, Caligiuri SP, Drewnowski A, Conrad Z.
Résumé simplifié :
Cette étude américaine a suivi près de 47 000 adultes pour voir si manger des légumineuses (haricots, pois, lentilles, pois chiches) est lié à moins de maladies cardiométaboliques comme le diabète ou les problèmes cardiaques. Les résultats montrent que plus les gens consomment de légumineuses, moins ils présentent ces maladies, même après avoir pris en compte d'autres facteurs comme l'alimentation générale ou les habitudes de vie. Ce lien apparaît similaire quel que soit le groupe social ou démographique des participants. Cela ne prouve pas que les légumineuses préviennent directement ces maladies, mais cela confirme l'intérêt d'en consommer régulièrement dans le cadre d'une alimentation équilibrée.
Résumé reformulé :
À partir des données de l'enquête nationale américaine NHANES (1999-2018), portant sur plus de 46 000 adultes, les chercheurs ont examiné le lien entre la consommation habituelle de légumineuses (haricots, pois, lentilles, pois chiches) et la présence de maladies cardiométaboliques (diabète, maladies cardiovasculaires, etc.). Après ajustement pour de nombreux facteurs démographiques, comportementaux et alimentaires, chaque augmentation de 28 grammes par jour de légumineuses était associée à une prévalence 19 % plus faible de maladies cardiométaboliques dans leur ensemble. Des analyses complémentaires, excluant l'indice de masse corporelle des ajustements, ont montré des associations encore plus marquées, notamment avec le diabète. Aucune différence significative n'a été observée selon les groupes sociodémographiques. Ces résultats, de nature observationnelle, suggèrent une association favorable mais ne permettent pas d'établir un lien de causalité direct entre consommation de légumineuses et réduction du risque cardiométabolique.
Europe PMC · 2026-05-14 · Back S, Yang S, Rossi A, Ayoub-Charette S, Grant SM, Chen V, Lin EJ, Haintz L, Chen YT, Ahmad E, Gahagan J, Marinangeli CPF, Ha V, Khan TA, Blanco Meji S, Zurbau A, de Souza RJ, Beyene J, English MM, Vuksan V, Josse RG, Leiter LA, Kendall CWC, Jenkins DJA, Sievenpiper JL, Chiavaroli L.
Résumé simplifié :
Cette étude a rassemblé les résultats de 38 essais cliniques pour voir si manger des légumineuses entières (haricots, pois chiches, pois secs, lentilles) améliore le cholestérol. Les participants consommaient en moyenne 130 grammes par jour pendant environ 6 semaines. Résultats : les légumineuses réduisent légèrement le mauvais cholestérol (LDL) et d'autres marqueurs liés au risque cardiovasculaire, avec un effet similaire quel que soit le type de légumineuse. Plus on mange de haricots, plus l'effet bénéfique semble important, jusqu'à une tasse par jour. Les chercheurs notent cependant qu'il manque encore des études spécifiques sur les lentilles, les pois chiches et les pois secs pour confirmer ces effets pour chaque type.
Résumé reformulé :
Cette méta-analyse dose-réponse a synthétisé les données de 38 essais randomisés (52 comparaisons, 2095 participants) évaluant l'effet de la consommation de légumineuses entières - incluant les lentilles - sur les marqueurs lipidiques sanguins liés au risque cardiovasculaire. Avec une dose médiane d'environ 130 g/jour sur 6 semaines, les légumineuses ont entraîné une réduction modeste mais significative du LDL-cholestérol (-0,14 mmol/L), du cholestérol non-HDL (-0,22 mmol/L) et de l'apoB, ainsi qu'une baisse mineure du HDL-cholestérol, sans effet significatif sur les autres paramètres lipidiques. Ces effets étaient globalement comparables entre les différents types de légumineuses. Une relation dose-réponse linéaire inverse a été observée spécifiquement pour les haricots, jusqu'à une tasse par jour. La qualité des preuves a été jugée modérée à élevée pour la plupart des résultats. Les auteurs soulignent toutefois que des essais supplémentaires ciblant spécifiquement les lentilles, les pois chiches et les pois secs restent nécessaires pour mieux caractériser leurs effets individuels.
Europe PMC · 2026-05-08 · Ofir O, Dor C, Stark AH, Dichtiar R, Shimony T, Bar-Zeev Y, Sinai T.
Résumé simplifié :
Cette étude a analysé les habitudes alimentaires de près de 2800 adultes israéliens pour savoir combien mangent des légumineuses (pois chiches, lentilles, haricots secs, soja). Résultat : seulement 31% des personnes interrogées en consomment, et en petite quantité (environ un quart de tasse par jour), bien en dessous des recommandations. Les pois chiches sont de loin les plus populaires. Les personnes qui mangent des légumineuses ont moins de maladies chroniques, sont plus souvent des hommes et sont plus souvent nées en Israël. L'étude souligne un manque global de consommation de cet aliment pourtant bénéfique pour la santé et l'environnement.
Résumé reformulé :
Cette étude transversale s'appuie sur l'Enquête nationale israélienne de santé et de nutrition (2014-2016), menée auprès d'un échantillon représentatif de 2808 adultes âgés de 18 à 64 ans. Grâce à des rappels alimentaires de 24 heures, les chercheurs ont identifié les consommateurs de légumineuses (haricots, lentilles, pois, soja) et caractérisé leurs habitudes. Seuls 31,1% des participants en consommaient, avec un apport médian modeste de 40,8g par jour parmi les consommateurs, soit environ un quart de tasse. Les pois chiches arrivaient largement en tête (67%), devant les lentilles (14,5%) et les haricots secs (12,2%). Une analyse statistique multivariée a montré que les consommateurs de légumineuses présentaient moins de maladies chroniques, étaient plus souvent des hommes et plus souvent nés en Israël. Ces résultats, de nature associative et non causale, révèlent un écart important entre la consommation réelle de légumineuses et les recommandations nutritionnelles, appelant à des stratégies de santé publique pour encourager cet aliment dans le cadre d'une alimentation durable.
Europe PMC · 2026-04-24 · Xu X, He M, Wang N, Liu X, Wei M, Jiang Y, Peng Q, Shi J, He D, Zhao G.
Résumé simplifié :
Cette étude chinoise a suivi plus de 43 000 adultes pendant plusieurs années pour voir si manger des légumineuses (haricots, lentilles, soja...) influence le risque de développer un taux élevé d'acide urique dans le sang, appelé hyperuricémie. Les chercheurs ont observé que plus les participants consommaient de légumineuses, moins ils risquaient de développer ce problème. Les personnes qui en mangeaient le plus avaient un risque réduit d'environ un quart par rapport à celles qui en mangeaient le moins. L'effet bénéfique semblait particulièrement marqué pour une consommation modérée, entre 6 et 28 grammes par jour. Ces résultats suggèrent qu'intégrer davantage de légumineuses dans l'alimentation pourrait aider à prévenir ce trouble métabolique.
Résumé reformulé :
Cette étude de cohorte prospective, menée dans le cadre du Shanghai Suburban Adult Cohort and Biobank, a suivi 43 371 adultes pendant environ 225 000 personnes-années afin d'examiner le lien entre la consommation de légumineuses et l'apparition d'une hyperuricémie (taux sanguin d'acide urique élevé). La consommation alimentaire a été évaluée via un questionnaire de fréquence alimentaire, et les participants ont été répartis en tertiles selon leur apport en légumineuses. Au total, 1 456 nouveaux cas d'hyperuricémie ont été recensés. Les analyses par modèles de Cox ont montré que chaque gramme supplémentaire de légumineuses consommé par jour était associé à une réduction de 2 % du risque, et que le tertile le plus élevé de consommation présentait un risque inférieur de 26 % par rapport au tertile le plus bas, après ajustement pour les facteurs de confusion. Une analyse par splines cubiques restreintes a révélé une relation non linéaire, avec un bénéfice significatif observé pour des apports compris entre 6 et 28 grammes par jour. Les auteurs soulignent que la consommation actuelle de légumineuses reste faible dans cette population et plaident pour des stratégies visant à encourager sa consommation dans une optique de prévention de l'hyperuricémie, tout en précisant qu'il s'agit d'une association observationnelle et non d'une preuve de causalité directe.
Motif : l'intervention diététique avec haricots noirs (n=82) ne comporte pas de groupe témoin ni de randomisation mentionnée
Europe PMC · 2026-04-01 · Ma G, Niu H, Li J, Yang N, Liao X, Yu H, Yang H, Tian T, Wang Q, Liu X.
Résumé simplifié :
Cette étude s'est intéressée à des adultes ayant ou risquant de développer un syndrome métabolique (des troubles comme l'excès de sucre dans le sang, l'obésité abdominale ou l'hypertension). Les chercheurs ont observé que manger certaines légumineuses, comme le haricot mungo, l'edamame, le haricot noir ou le soja, était lié à une meilleure glycémie et à une meilleure sensibilité à l'insuline. Dans une expérience où les participants ont mangé des haricots noirs, la glycémie à jeun a diminué, et la composition des bactéries intestinales s'est améliorée, avec plus de bactéries bénéfiques. Un facteur génétique lié à la production d'acides gras par ces bactéries influençait aussi ces effets.
Résumé reformulé :
Cette recherche combine une étude observationnelle (258 adultes à risque de syndrome métabolique) et une intervention diététique (82 participants consommant des haricots noirs) pour explorer les liens entre consommation de légumineuses, contrôle glycémique et microbiote intestinal. Les analyses transversales montrent qu'une consommation plus élevée de haricot mungo et d'edamame est associée à une glycémie à jeun plus basse, tandis que l'ormosia, le haricot noir et le soja sont liés à une insulinémie et une résistance à l'insuline plus faibles. L'intervention avec des haricots noirs a entraîné une baisse significative de la glycémie à jeun, accompagnée d'un enrichissement en bactéries bénéfiques et d'une diminution relative de bactéries pro-inflammatoires. Les chercheurs ont identifié deux groupes microbiens aux effets opposés : l'un producteur de butyrate, associé positivement aux légumineuses et négativement aux marqueurs glycémiques, l'autre pro-inflammatoire montrant le schéma inverse. Enfin, une variante génétique impliquée dans la synthèse du butyrate modulait l'association entre consommation de légumineuses et paramètres glycémiques, suggérant une interaction entre génétique de l'hôte, microbiote et alimentation.
Motif : étude quasi-expérimentale sans groupe témoin explicite, comparaison avant/après
Europe PMC · 2026-04-01 · Mattoni S, Dragoni B, Mongardini FM, Koutentakis M, Celestini A, Goyal A, Tolone S, Perez-Bonet A, Docimo L, Oviedo RJ.
Résumé simplifié :
En Italie, beaucoup de repas scolaires finissent à la poubelle, notamment les légumes et les légumineuses que les enfants n'aiment pas manger. Des chercheurs ont testé, dans quatre écoles primaires de Lombardie, un programme combinant petites incitations dans les cantines (nudges) et outils de communication adaptés aux enfants pendant dix semaines, auprès d'environ 1500 élèves. En observant les restes dans les assiettes, ils ont constaté que les enfants mangeaient davantage de légumes et de légumineuses et gaspillaient moins de nourriture pendant cette période. Cela suggère que des astuces simples et ludiques, plutôt que de simples discours sur la nutrition, pourraient aider les enfants à mieux manger à la cantine.
Résumé reformulé :
Cette étude quasi-expérimentale de type écologique a évalué le projet LO-VEg, une intervention menée dans quatre écoles primaires de Lombardie auprès d'environ 1500 élèves sur une période de dix semaines. L'approche combinait des stratégies de nudging environnemental (aménagement de l'environnement alimentaire) et des outils de communication multisensoriels destinés aux enfants, visant à encourager la consommation de légumes et de légumineuses tout en réduisant le gaspillage alimentaire en restauration scolaire. La consommation a été mesurée indirectement via l'observation anonyme et agrégée des restes dans les assiettes. Les résultats préliminaires montrent des tendances favorables : une augmentation de la consommation de légumes et légumineuses et une réduction du gaspillage pendant la période d'intervention. Les auteurs soulignent toutefois qu'il s'agit de données préliminaires issues d'une conception écologique, sans groupe contrôle strict, et présentent l'ensemble du dispositif (incluant des composantes numériques et familiales) comme un cadre d'implémentation potentiellement généralisable à d'autres établissements scolaires.
Europe PMC · 2026-03-28 · Amini MR, Khademi Z, Samarin MM, Salavatizadeh M, Kalantar Z, Lohrasbi N, Ebrahimi-Daryani N, Esmaillzadeh A, Hekmatdoost A.
Résumé simplifié :
Cette étude a comparé les habitudes alimentaires de 340 personnes récemment diagnostiquées avec une rectocolite hémorragique (une maladie inflammatoire de l'intestin) à celles de 782 personnes en bonne santé. Les chercheurs ont utilisé un questionnaire détaillé sur l'alimentation pour évaluer la consommation de légumineuses (lentilles, pois chiches, haricots secs...). Résultat : les personnes qui mangeaient le plus de légumineuses avaient un risque nettement plus faible d'avoir cette maladie, même après avoir pris en compte d'autres facteurs comme l'âge, le poids, l'activité physique ou le tabac. Cela suggère un lien intéressant, mais ne prouve pas encore que manger des légumineuses protège directement contre cette maladie.
Résumé reformulé :
Cette étude cas-témoins a examiné la relation entre la consommation de légumineuses et le risque de rectocolite hémorragique (une forme de maladie inflammatoire chronique de l'intestin) chez 340 patients nouvellement diagnostiqués et 782 témoins. Les apports alimentaires ont été évalués à l'aide d'un questionnaire de fréquence alimentaire de 168 items, et les associations ont été analysées par régression logistique. Après ajustement pour de nombreux facteurs de confusion potentiels (âge, apport énergétique, activité physique, alcool, tabac, consommation de viande, de céréales, de produits laitiers, de fruits, de noix, de légumes et indice de masse corporelle), les participants ayant la consommation de légumineuses la plus élevée présentaient une probabilité nettement réduite d'avoir la maladie par rapport à ceux ayant la consommation la plus faible (odds ratio de 0,21, avec un intervalle de confiance à 95 % compris entre 0,12 et 0,36). Cette association inverse est restée significative malgré la prise en compte de multiples covariables. Les auteurs soulignent toutefois que, s'agissant d'une étude cas-témoins, ces résultats ne permettent pas d'établir un lien de causalité, et appellent à des études prospectives de cohorte pour confirmer ces observations.
Europe PMC · 2026-01-26 · Lanham AR, Marchese LE, Livingstone KM, Bogard JR, van der Pols JC.
Résumé simplifié :
Cette étude australienne s'est penchée sur la consommation de légumineuses (comme les haricots ou les lentilles) chez les adolescents de 12 à 17 ans, à partir d'une grande enquête nationale. Résultat frappant : seulement 6 % des jeunes en mangent, principalement sous forme de haricots en sauce tomate. Les ados qui en consomment ont tendance à avoir un poids plus sain, à manger plus de légumes et de fibres, et moins d'aliments sucrés ou gras. Cette étude ne prouve pas que manger des légumineuses rend automatiquement plus mince ou en meilleure santé, mais montre un lien intéressant. Les auteurs appellent à encourager davantage cette habitude chez les jeunes.
Résumé reformulé :
Cette étude s'appuie sur les données de l'enquête nationale australienne sur la nutrition et l'activité physique (2011-2012) pour analyser la consommation de légumineuses chez 1007 adolescents (12-17 ans), représentatifs d'une population de plus de 100 000 jeunes. Seuls 6 % d'entre eux déclarent en consommer, les haricots en sauce tomate étant l'aliment le plus cité, suivis des plats à base de légumineuses comme le dahl. Après ajustement pour l'âge, le sexe et le niveau socio-économique, les adolescents en surpoids ou obèses étaient légèrement moins susceptibles d'en consommer que ceux de poids normal ou insuffisant (OR = 0,82). Les consommateurs de légumineuses rapportaient également une alimentation globalement plus favorable : davantage de légumes, de fibres et de fer, et une moindre consommation d'aliments discrétionnaires, de graisses saturées et de sucres ajoutés. Étant donné la nature transversale de l'étude, ces résultats reflètent des associations et non des relations de cause à effet. Les auteurs soulignent la nécessité de stratégies ciblées pour encourager la consommation de légumineuses chez les adolescents, en misant sur des plats familiers et attractifs.
Europe PMC · 2026-01-14 · Camajani E, Caporali V, Gorini S, Feraco A, Quattrini C, Procaccio L, Armani A, Padua E, Caprio M, Lombardo M.
Résumé simplifié :
Cette étude a suivi 39 jeunes nageurs de compétition pendant cinq mois pour voir si manger plus de légumineuses (comme les lentilles ou les pois chiches) pouvait améliorer leur santé et leurs performances. Les nageurs ont été répartis en trois groupes selon leur consommation habituelle, certains augmentant leur apport jusqu'à 6 portions par semaine. Les résultats montrent que ceux qui ont le plus augmenté leur consommation ont eu une meilleure hydratation cellulaire, un cœur mieux régulé (via la variabilité du rythme cardiaque) et une tendance à nager plus vite, même si ce dernier point n'était pas totalement certain statistiquement.
Résumé reformulé :
Cette étude a évalué l'impact d'une consommation accrue de légumineuses, dans le cadre d'un régime méditerranéen, sur des paramètres fonctionnels et physiologiques chez 39 nageurs adolescents et jeunes adultes de compétition, suivis pendant cinq mois. Les participants ont été répartis en trois groupes selon leur apport habituel en légumineuses, allant jusqu'à six portions hebdomadaires pour le groupe le plus exposé. Chez ce dernier groupe, on observe une amélioration de l'angle de phase (marqueur de l'intégrité cellulaire), une meilleure répartition de l'eau intra/extracellulaire, ainsi qu'une amélioration significative de la variabilité de la fréquence cardiaque et de la cohérence cardiaque, témoignant d'une meilleure régulation du système nerveux autonome. La vitesse critique de nage a montré une tendance à l'amélioration, sans atteindre le seuil de significativité statistique. Ces résultats suggèrent une association bénéfique entre une consommation accrue de légumineuses et l'état d'hydratation cellulaire ainsi que la régulation autonome chez de jeunes athlètes, sans toutefois établir un lien de causalité formel avec la performance sportive.
Europe PMC · 2026-01-13 · Ndovie P, Geresomo NC, Nkhata SG, Fungo R, Nyau V, Munthali J.
Résumé simplifié :
Cette étude a été menée auprès de 1275 enfants vivant en zone rurale au Malawi, où la malnutrition infantile est fréquente. Les chercheurs ont observé les liens entre la consommation de légumineuses (pois cajan, haricots communs, arachides) et l'état nutritionnel des enfants. Résultat : manger des pois cajan ou des haricots était associé à moins de risques de maigreur et de retard de croissance. En revanche, la consommation d'arachides était liée à un risque plus élevé d'insuffisance pondérale. Ces résultats montrent que les légumineuses peuvent aider à améliorer la nutrition des enfants, mais que leur effet dépend du type de légumineuse consommée.
Résumé reformulé :
Cette étude transversale communautaire, réalisée dans trois districts ruraux du Malawi auprès de 1275 enfants âgés de 6 à 59 mois, a examiné les associations entre consommation de légumineuses et indicateurs de malnutrition (retard de croissance, insuffisance pondérale, maigreur). Plus de la moitié des enfants ne consommaient pas de légumineuses. Après ajustement statistique, la consommation de pois cajan était associée à une réduction marquée du risque de maigreur, et celle de haricots communs à une diminution du risque de maigreur et de retard de croissance. À l'inverse, la consommation d'arachides était associée à un risque accru d'insuffisance pondérale. Les auteurs soulignent que ces associations, observées dans un contexte transversal et donc non causales, suggèrent un potentiel des légumineuses pour améliorer la nutrition infantile, tout en appelant à des interventions éducatives ciblées sur la diversité alimentaire et l'usage approprié de ces aliments.
Europe PMC · 2026-01-08 · Rahmanian R, Shaygantabar M, Hekmatdoost A, Nikparast A, Javaheri-Tafti F, Ghaeminejad Z, Khoshrang A, Hatami A, Mohammadi-Sartang M.
Résumé simplifié :
Cette étude a rassemblé les résultats de 36 essais scientifiques pour savoir si manger des légumineuses (lentilles, pois chiches, haricots secs, etc., hors soja) aide à contrôler le poids. Les résultats montrent que consommer régulièrement ces légumineuses réduit légèrement le poids corporel, le tour de taille et la masse grasse. En revanche, aucun effet significatif n'a été observé sur l'indice de masse corporelle (IMC). Ces effets varient selon la durée de l'étude, l'âge des participants et leur poids de départ. Les auteurs concluent que les légumineuses pourraient être utiles dans la prévention du surpoids, même si d'autres études solides restent nécessaires pour confirmer ces bénéfices.
Résumé reformulé :
Cette méta-analyse a compilé les données de 36 essais contrôlés randomisés afin d'évaluer les effets de la consommation de légumineuses non issues du soja (lentilles, pois chiches, haricots secs, etc.) sur des paramètres de composition corporelle chez l'adulte. Les résultats indiquent une réduction significative du tour de taille (-1,61 cm), de la masse grasse (-2,00 kg) et du poids corporel (-0,98 kg) chez les consommateurs de légumineuses, comparativement aux groupes témoins. Aucun effet significatif n'a toutefois été détecté sur l'indice de masse corporelle. Des analyses en sous-groupes ont révélé que l'ampleur de ces effets dépendait de la durée de l'intervention, de l'âge des participants et de leur IMC initial. Ces résultats suggèrent un rôle potentiellement favorable des légumineuses dans la gestion du poids et de l'adiposité, tout en soulignant la nécessité de mener des essais supplémentaires de meilleure qualité méthodologique pour confirmer ces associations.
Europe PMC · 2026-01-01 · Wang C, Fu F, Zhang Y, Tong M, Huang S, Fu D, Wang X.
Résumé simplifié :
Des chercheurs ont étudié 93 patients opérés d'un cancer du poumon non à petites cellules pour voir si manger fréquemment des légumineuses (haricots, lentilles, pois...) pouvait être lié à l'évolution de leur maladie. Ils ont comparé des patients ayant eu une récidive à d'autres n'en ayant pas eu, et ont aussi mesuré un marqueur appelé EGFR sur les tissus tumoraux. Résultat : les patients qui mangeaient souvent des légumineuses avaient moins de récidives et un taux plus faible de ce marqueur associé à l'agressivité du cancer. Cela suggère un possible lien protecteur, mais il faudrait des études plus larges pour le confirmer.
Résumé reformulé :
Cette étude rétrospective menée en Chine a analysé les dossiers de 93 patients opérés d'un cancer du poumon non à petites cellules, en s'intéressant à la fréquence de consommation de légumineuses et à l'expression tumorale du récepteur EGFR, connu pour favoriser la progression tumorale. Après appariement statistique, 56 patients ont été comparés selon la présence ou non d'une récidive postopératoire. Les patients ayant récidivé présentaient plus souvent une expression positive d'EGFR (78,6 % contre 47,6 %) et consommaient moins fréquemment des légumineuses que les patients sans récidive. De plus, une consommation élevée de légumineuses était associée à une expression d'EGFR significativement plus faible. Ces résultats suggèrent une association entre une alimentation riche en légumineuses, une moindre expression d'EGFR et un meilleur pronostic postopératoire, sans toutefois établir de lien de causalité direct. Les auteurs appellent à des études prospectives de plus grande envergure pour confirmer ces observations et en comprendre les mécanismes biologiques.
Europe PMC · 2025-10-29 · Teruel Camargo J, Recinos G, Hinerman AS, Duong C, Rodriquez EJ, Juarez JJ, McClain AC, Alver SK, Daviglus ML, Van Horn L, Pérez-Stable EJ.
Résumé simplifié :
Cette étude a suivi près de 7000 adultes latino-américains de 50 ans et plus aux États-Unis pour voir si manger des légumineuses (haricots secs, lentilles...) est lié au syndrome métabolique, un ensemble de problèmes de santé comme l'excès de graisse abdominale ou l'hypertension. Plus de la moitié des participants souffraient de ce syndrome. Les chercheurs ont observé que les personnes consommant une quantité modérée ou importante de légumineuses avaient moins souvent ce syndrome que celles qui n'en mangeaient pas ou peu. Cela suggère qu'intégrer davantage de légumineuses dans son alimentation pourrait être bénéfique pour la santé métabolique, sans que l'on puisse affirmer une relation de cause à effet directe.
Résumé reformulé :
Cette étude transversale a analysé les données de 6958 adultes latino-américains âgés de 50 ans ou plus, issus de la cohorte Hispanic Community Health Study/Study of Latinos. La consommation de légumineuses a été évaluée via deux rappels alimentaires de 24h et classée en quatre catégories, allant d'absence à forte consommation (plus de 3/4 de tasse par jour). Le syndrome métabolique, défini selon des critères standards (tension artérielle, triglycérides, cholestérol HDL, tour de taille), touchait 53,1% des participants. Après ajustement pour de nombreux facteurs (sociodémographiques, acculturation, qualité de l'alimentation, apport énergétique, activité physique), une consommation modérée à élevée de légumineuses était associée à une prévalence plus faible de syndrome métabolique par rapport à une consommation nulle ou faible. Les auteurs concluent qu'augmenter la consommation de légumineuses dans cette population pourrait contribuer à réduire la prévalence du syndrome métabolique, tout en soulignant qu'il s'agit d'une association observationnelle et non d'une preuve de causalité.
Europe PMC · 2025-10-04 · Huang F, Zhang X, Li J, Li X, Chen R, Wang S, Liu F, Wei W.
Résumé simplifié :
Cette grande étude chinoise a suivi plus de 15 000 adultes pendant 17 ans dans des régions où le cancer de l'œsophage est fréquent. Les chercheurs ont observé les habitudes alimentaires des participants, notamment leur consommation de légumineuses (haricots, lentilles, soja, etc.). Résultat : les personnes qui mangeaient régulièrement des légumineuses avaient un risque nettement plus faible de développer un cancer de l'œsophage, en particulier le type appelé carcinome épidermoïde. Plus la quantité consommée augmentait, plus le risque semblait diminuer. Ces résultats suggèrent que les légumineuses pourraient jouer un rôle protecteur, mais il s'agit d'une observation et non d'une preuve absolue de cause à effet.
Résumé reformulé :
Cette étude de cohorte prospective a suivi 15 184 adultes chinois âgés de 40 à 69 ans, résidant dans des zones à haut risque de cancer de l'œsophage, entre 2005 et 2022. À partir de questionnaires alimentaires validés, les chercheurs ont évalué la fréquence de consommation de légumineuses et son association avec le risque de cancer de l'œsophage, en utilisant des modèles de régression de Cox. Sur 219 365 personnes-années de suivi, 176 nouveaux cas ont été recensés. Les résultats montrent qu'une consommation régulière de légumineuses est associée à une réduction de 63 % du risque comparée à une non-consommation. Après correction des biais de mesure, chaque hausse de 10 g/jour de légumineuses était liée à une réduction significative du risque de carcinome épidermoïde de l'œsophage. Ces associations restaient cohérentes dans la plupart des sous-groupes et analyses de sensibilité. Les auteurs concluent que la consommation de légumineuses pourrait contribuer à réduire le risque de ce cancer, tout en soulignant la nature observationnelle de l'étude qui ne permet pas d'établir formellement un lien de causalité.
Europe PMC · 2024-02-05 · Hartman TJ, Christie J, Wilson A, Ziegler TR, Methe B, Flanders WD, Rolls BJ, Loye Eberhart B, Li JV, Huneault H, Cousineau B, Perez MR, O'Keefe SJD.
Résumé simplifié :
Cette étude décrit le protocole d'un essai clinique testant si manger des légumineuses cuites (comme des haricots secs) peut aider à perdre du poids tout en réduisant certains signaux biologiques liés au risque de cancer du côlon. Environ 60 adultes en surpoids ou obèses, ayant déjà eu des polypes bénins du côlon, seront répartis en deux groupes : l'un recevra des repas riches en légumineuses, l'autre des repas avec des protéines maigres comme le poulet. Les chercheurs observeront l'évolution du poids, de l'inflammation, du microbiote intestinal et d'autres marqueurs pendant six mois. L'objectif est de voir si les légumineuses apportent un double bénéfice pour la santé métabolique et digestive.
Résumé reformulé :
Ce protocole d'essai clinique randomisé, financé par les National Institutes of Health, vise à évaluer les effets d'un régime riche en fibres à base de légumineuses cuites chez des adultes en surpoids ou obèses ayant des antécédents récents de polypes adénomateux non cancéreux du côlon. Environ 60 participants seront répartis entre un groupe intervention, recevant des plats préparés riches en légumineuses, et un groupe contrôle, où les légumineuses sont remplacées par des protéines maigres comme le poulet. Sur six mois, les chercheurs mesureront l'évolution du poids corporel, des marqueurs de résistance à l'insuline et d'inflammation systémique, la composition du microbiote et du métabolome fécal, des biomarqueurs muqueux associés au risque de cancer colorectal, ainsi que le temps de transit intestinal. Cette approche vise à déterminer si un régime enrichi en légumineuses peut simultanément favoriser la perte de poids et réduire des indicateurs biologiques liés au risque de cancer colorectal.
Europe PMC · 2024-02-03 · Itkonen ST, Calvez J, Airinei G, Chapelais M, Khodorova N, Sahaka M, Benamouzig R, Stoddard FL, Simojoki A, Pajari AM, Gaudichon C.
Résumé simplifié :
Cette étude a testé la qualité des protéines de la fève, une légumineuse de plus en plus utilisée dans l'alimentation. Neuf volontaires en bonne santé, équipés d'une sonde intestinale, ont mangé une purée de fèves cuites et épluchées. Les chercheurs ont mesuré combien de protéines et d'acides aminés étaient réellement digérés et absorbés avant d'atteindre le gros intestin. Résultat : la digestibilité de l'azote (marqueur des protéines) était moyenne, autour de 84 %, mais celle des acides aminés était meilleure, proche de 90 %. La fève manque toutefois de deux acides aminés essentiels, l'histidine et le tryptophane, ce qui limite sa qualité protéique globale par rapport à des protéines animales de référence.
Résumé reformulé :
Dans le cadre de la transition vers une alimentation plus végétale, cette étude a évalué la qualité nutritionnelle des protéines de fève chez neuf volontaires sains, équipés d'une sonde nasoiléale permettant de recueillir le contenu digestif après ingestion d'un repas test de fèves cuites marquées à l'azote 15. La digestibilité iléale réelle de l'azote s'est révélée modérée, à 84,1 %, tandis que celle des acides aminés atteignait en moyenne 89,8 %, avec des variations selon les acides aminés (de 85 % pour l'histidine à 94 % pour la glutamine/glutamate). Le calcul du score DIAAS a montré que l'histidine et le tryptophane constituaient les facteurs limitants principaux, avec un score de 0,77, suivis par les acides aminés soufrés. L'utilisation protéique nette postprandiale s'est établie à 64,7 %. Ces résultats suggèrent que si les acides aminés de la fève sont globalement bien absorbés, leur composition déséquilibrée restreint la qualité protéique globale de cet aliment, information utile pour optimiser son association avec d'autres sources protéiques dans l'alimentation.
Motif : essai de 28 participants
Europe PMC · 2020-05-01 · Devi S, Varkey A, Dharmar M, Holt RR, Allen LH, Sheshshayee MS, Preston T, Keen CL, Kurpad AV.
Résumé simplifié :
Des chercheurs ont étudié la qualité des protéines de pois chiche et de pois jaune traités par extrusion (un procédé de cuisson à haute pression et température) chez des enfants indiens présentant un léger retard de croissance. Grâce à une méthode utilisant des traceurs spéciaux, ils ont mesuré combien d'acides aminés (les briques des protéines) étaient réellement absorbés par l'organisme. Résultat : ces deux légumineuses, une fois extrudées, offrent une très bonne digestibilité des protéines, nettement meilleure que lorsqu'elles sont simplement cuites à la vapeur sous pression. Cela suggère que l'extrusion pourrait être une technique intéressante pour améliorer la valeur nutritionnelle des légumineuses, notamment pour les enfants dans les régimes végétariens.
Résumé reformulé :
Cette étude clinique a évalué la digestibilité des protéines de pois chiche et de pois jaune extrudés chez 28 enfants du sud de l'Inde présentant un retard de croissance modéré. À l'aide d'une méthode à double traceur isotopique stable, les chercheurs ont comparé l'absorption des acides aminés indispensables entre les deux légumineuses transformées par extrusion, un procédé qui inactive les inhibiteurs de trypsine limitant naturellement la digestibilité des protéines végétales. Les résultats montrent une digestibilité moyenne élevée et similaire pour les deux protéines (89 % pour le pois chiche, 88 % pour le pois jaune), bien que la lysine et la proline soient légèrement mieux digérées dans le pois chiche. Ces valeurs sont environ 20 % supérieures à celles observées précédemment avec des légumineuses simplement cuites sous pression chez des adultes, suggérant que l'extrusion pourrait constituer une voie prometteuse pour développer des aliments protéiques de meilleure qualité à partir de légumineuses, notamment dans les régimes à base de céréales pauvres en lysine.
Europe PMC · 2020-01-25 · Ferreira H, Vasconcelos M, Gil AM, Pinto E.
Résumé simplifié :
Cette étude fait le point sur vingt recherches menées ces vingt dernières années sur les effets des légumineuses (pois chiches, lentilles, haricots, fèves...) sur la santé. Les résultats montrent que manger environ 150 grammes de légumineuses cuites par jour peut améliorer le taux de cholestérol, la tension artérielle, certains marqueurs d'inflammation et la composition corporelle. Les quantités testées dans les études variaient entre 54 et 360 grammes par jour. Les auteurs soulignent cependant que les méthodes utilisées dans ces études présentent des limites, et que l'on ne comprend pas encore bien les mécanismes biologiques précis expliquant ces effets bénéfiques.
Résumé reformulé :
Cette revue systématique analyse vingt essais cliniques publiés au cours des deux dernières décennies afin d'évaluer les effets métaboliques d'une consommation régulière de légumineuses (haricots, pois chiches, lentilles, pois, fèves, etc.) chez l'humain. En croisant les données de la littérature scientifique sur PubMed, les auteurs constatent qu'une consommation quotidienne moyenne d'environ 150 grammes de légumineuses cuites (avec des quantités allant de 54 à 360 g/jour selon les études) est associée à des améliorations du profil lipidique sanguin, de la pression artérielle, des marqueurs inflammatoires et de la composition corporelle. Ces bénéfices restent toutefois observés dans des essais aux protocoles hétérogènes, ce qui limite la solidité des conclusions. Les auteurs appellent à des recherches supplémentaires pour mieux comprendre les mécanismes biochimiques sous-jacents à ces effets et pour affiner les recommandations de consommation.
Motif : essai de 18 participants
Europe PMC · 2018-12-22 · Baxter BA, Oppel RC, Ryan EP.
Résumé simplifié :
Cette étude a testé l'effet de la consommation quotidienne de haricots blancs cuits (35 g) pendant 4 semaines chez des personnes en surpoids ayant survécu à un cancer colorectal. Les chercheurs ont analysé les selles des participants pour voir comment leur corps et leurs bactéries intestinales transformaient ces haricots. Ils ont découvert de nombreuses substances issues des haricots dans les selles, ainsi que des changements dans certains composés liés à la protection contre le cancer, comme l'ophthalmate, lié à la défense antioxydante. Ces résultats suggèrent que manger des haricots pourrait avoir des effets bénéfiques sur la santé du côlon, mais des études plus longues sont nécessaires pour le confirmer.
Résumé reformulé :
Dans cet essai randomisé contrôlé de 4 semaines mené chez 18 survivants du cancer colorectal en surpoids ou obèses, les chercheurs ont comparé un groupe consommant quotidiennement 35 g de haricots blancs cuits à un groupe témoin sans haricots. L'analyse du métabolome fécal a révélé 30 métabolites significativement modifiés après 28 jours par rapport à l'état initial, et 26 différences par rapport au groupe témoin. Parmi les 560 métabolites identifiés dans les haricots cuits, 237 ont potentiellement été retrouvés dans les selles, témoignant d'une transformation par le microbiote intestinal. Certains métabolites liés au métabolisme des acides aminés et des acides gras, ainsi qu'une augmentation notable de l'ophthalmate (marqueur possible de la régulation du glutathion et de mécanismes de défense cellulaire), ont été observés. Ces résultats, bien que préliminaires et à court terme, suggèrent des effets métaboliques potentiellement favorables à la santé colique, justifiant des recherches complémentaires sur une consommation prolongée.
Motif : pas de groupe placebo/témoin pour évaluer l'effet hypoglycémiant
Europe PMC · 2012-07-01 · Baldeón ME, Castro J, Villacrés E, Narváez L, Fornasini M.
Résumé simplifié :
Cette étude a testé les effets d'un légume appelé lupin (Lupinus mutabilis), une légumineuse riche en protéines, chez des personnes diabétiques. Les chercheurs ont comparé deux groupes : l'un consommant le lupin cuit, l'autre des alcaloïdes extraits et purifiés de cette plante. Dans les deux cas, le taux de sucre dans le sang a diminué de façon significative après 90 minutes. Le taux d'insuline a également baissé, mais cette baisse n'était pas assez marquée pour être considérée comme fiable statistiquement. Aucun effet secondaire n'a été observé. Ces résultats suggèrent que le lupin pourrait être un aliment intéressant pour aider à réguler la glycémie chez les diabétiques.
Résumé reformulé :
Cet essai clinique de phase II a évalué l'effet du lupin andin (Lupinus mutabilis), une légumineuse traditionnelle riche en protéines, sur la glycémie et l'insulinémie de volontaires diabétiques de type 2. Deux groupes ont été comparés : l'un recevant le lupin cuit, l'autre ses alcaloïdes purifiés. Dans les deux groupes, la glycémie a diminué de manière statistiquement significative entre le début de l'essai et 90 minutes après, sans différence notable entre les deux traitements. L'insulinémie a également baissé dans les deux groupes, mais cette diminution n'a pas atteint le seuil de signification statistique. Aucun effet indésirable n'a été rapporté chez les participants. Ces résultats confirment, chez l'humain, des observations déjà faites chez l'animal quant au potentiel hypoglycémiant de cette légumineuse traditionnelle, tout en soulignant l'intérêt de further recherches pour confirmer ces effets à plus grande échelle.
Synthèses non systématiques ou centrées sur des mécanismes biologiques : utiles pour comprendre un domaine, mais sans nouvelles données mesurées chez l'humain.
Vous êtes professionnel de santé ou chercheur ? Aidez-nous à fiabiliser ces résumés : relisez, corrigez, signalez. Les relecteurs qui le souhaitent sont crédités sur le site.
Devenir relecteurCet article est fourni à titre informatif et éducatif uniquement. Il ne constitue pas un avis médical, un diagnostic ou une recommandation de traitement, et ne remplace pas la consultation d'un professionnel de santé qualifié.