Noix du Brésil
fruits, légumes, légumineuses et oléagineux
- kcal : 701
- sel g : 0.007
- fer mg : 2.43
- fibres g : 7.5
- sucres g : 2.33
- lipides g : 67.1
- sodium mg : 3
- calcium mg : 160
- glucides g : 4.23
- proteines g : 16.4
- ag satures g : 16.1
- magnesium mg : 376
- omega3 dha g : 0
- omega3 epa g : 0
- potassium mg : 659
- vitamine c mg : 0.7
- vitamine d ug : 0
- vitamine b12 ug : 0
- beta carotene ug : 0
Études scientifiques (8)
Ces fiches sont générées par IA à partir des abstracts : elles aident à repérer et trier les études, l'étude originale reste la référence.
Répartition par niveau de preuve (cliquez pour filtrer) · Comprendre les niveaux
Europe PMC · 2026-09-21 · Cassulatti Dos Santos L, Barbosa F.
Résumé simplifié :
Cette étude a suivi plus de 2000 habitants de communautés riveraines de l'Amazonie brésilienne pour mesurer le mercure et le sélénium dans leur sang, selon la saison sèche ou humide. Le mercure provient surtout du poisson, tandis que le sélénium vient notamment de la consommation de noix du Brésil. Les résultats montrent que manger des noix du Brésil est associé à un taux de sélénium sanguin plus élevé, ce qui améliore l'équilibre entre sélénium et mercure dans l'organisme. Cependant, un sélénium élevé ne signifie pas automatiquement une protection totale contre les effets du mercure, car le rapport entre les deux reste complexe.
Résumé reformulé :
Menée auprès de 13 communautés riveraines amazoniennes (plus de 2000 participants), cette étude transversale répétée a analysé les concentrations sanguines de mercure et de sélénium ainsi que leur ratio molaire selon les saisons sèche et humide. Le mercure sanguin était environ 24% plus élevé en saison sèche, tandis que le sélénium variait peu. La consommation de noix du Brésil était associée à une augmentation significative du sélénium sanguin (+11% en saison sèche, +21,8% en saison humide) et améliorait nettement le ratio alimentaire sélénium/mercure estimé. Toutefois, les auteurs soulignent qu'un sélénium sanguin élevé ne traduit pas nécessairement un équilibre favorable face à une forte exposition au mercure, notamment via la consommation de certains poissons à valeur bénéfique sélénium négative. Ces indicateurs restent exploratoires et ne constituent pas des seuils cliniques établis.
Europe PMC · 2025-11-01 · Koeder C, Keller M.
Résumé simplifié :
Les noix du Brésil sont réputées pour leur richesse en sélénium, mais elles contiennent aussi du baryum, un élément qui peut être toxique à forte dose. Des chercheurs ont rassemblé 24 études publiées entre 1933 et 2023 pour évaluer les niveaux de baryum dans ces noix à travers le monde. En moyenne, la quantité mesurée était assez élevée, mais variait beaucoup selon les régions. Dans la plupart des cas, manger deux noix du Brésil par jour reste sans danger pour un adulte. Cependant, dans certains pays comme l'Allemagne, le Guyana ou le Japon, ou chez les personnes de moins de 60 kg, cette quantité pourrait déjà dépasser le seuil considéré comme sûr.
Résumé reformulé :
Cette revue systématique a compilé 24 publications, parues entre 1933 et 2023, afin d'établir un état des lieux mondial des concentrations en baryum dans les noix du Brésil, un fruit oléagineux apprécié pour sa teneur en sélénium mais aussi connu pour accumuler ce métal potentiellement toxique. La teneur moyenne relevée était de 1,27 mg/g (intervalle de confiance à 95 % : 0,89-1,64), avec une grande variabilité selon les échantillons (de 0,03 à 5,89 mg/g). En croisant ces données avec la dose journalière tolérable (DJT) estimée pour le baryum, les auteurs concluent que consommer deux noix par jour reste généralement sans risque pour un adulte dans la plupart des régions étudiées. Toutefois, ce seuil pourrait être dépassé en Allemagne, au Guyana et au Japon, ainsi que chez les personnes pesant moins de 60 kg, sans même tenir compte des autres sources alimentaires de baryum. Les auteurs appellent à des études complémentaires, notamment géoréférencées, et à des recherches sur la biodisponibilité réelle du baryum chez l'humain.
Europe PMC · 2024-07-16 · Silveira BKS, Silva AD, Rocha DMUP, Waskow K, Martino HSD, Bressan J, Hermsdorff HHM.
Résumé simplifié :
Cette étude a testé pendant 8 semaines l'effet de manger 8 grammes de noix du Brésil par jour, en plus d'un régime pauvre en calories, chez 56 femmes en surpoids ou obèses. Un groupe consommait des noix du Brésil, l'autre non, mais les deux suivaient le même régime restrictif. Les résultats montrent que les femmes ayant mangé des noix du Brésil avaient une inflammation plus faible dans le sang et un intestin moins « perméable », ce qui est généralement associé à une meilleure santé. Ces effets bénéfiques semblent liés à l'apport en sélénium contenu dans ces noix. Cela suggère que les noix du Brésil pourraient compléter utilement un régime amaigrissant.
Résumé reformulé :
Cet essai contrôlé non randomisé de 8 semaines a évalué chez 56 femmes en surpoids ou obésité l'effet d'une consommation quotidienne de 8 g de noix du Brésil (apportant 347,2 µg de sélénium), en complément d'un régime hypocalorique (-500 kcal/j), sur des marqueurs inflammatoires et la perméabilité intestinale (mesurée par le test lactulose/mannitol). Les deux groupes ont obtenu une perte de poids et une restriction énergétique comparables. Le groupe consommant des noix du Brésil présentait des niveaux plus bas de protéine C-réactive, de TNF, d'IL-1β, d'IL-8, ainsi qu'une excrétion de lactulose et un ratio lactulose/mannitol réduits par rapport au groupe témoin. Les analyses statistiques indiquent que les variations du sélénium sérique étaient associées aux variations de l'IL-8, elles-mêmes associées aux variations de la perméabilité intestinale, sans toutefois établir de lien de causalité direct. Ces résultats suggèrent que l'effet bénéfique des noix du Brésil pourrait dépendre du statut en sélénium des participantes.
Europe PMC · 2024-01-19 · Kelly Souza Silveira B, Mayumi Usuda Prado Rocha D, Stampini Duarte Martino H, Grancieri M, Juste Contin Gomes M, Cuquetto Mantovani H, Bressan J, Hermana Miranda Hermsdorff H.
Résumé simplifié :
Cette étude a suivi 40 femmes en surpoids ou obèses pendant 8 semaines, toutes soumises à un régime légèrement restreint en calories. La moitié d'entre elles a aussi mangé chaque jour un mélange de noix de cajou et de noix du Brésil, l'autre moitié n'en a pas consommé. Les deux groupes ont perdu du poids de façon similaire. Mais chez les femmes mangeant des noix, la perméabilité intestinale (une sorte de « fuite » de la paroi de l'intestin) ne s'est pas aggravée, contrairement au groupe témoin. Leur flore intestinale a aussi changé, avec plus de bactéries considérées comme bénéfiques. Ces changements étaient liés à une meilleure réduction de la graisse corporelle.
Résumé reformulé :
Dans cet essai contrôlé randomisé de 8 semaines, 40 femmes en surpoids ou obèses ont suivi un régime hypocalorique (-500 kcal/jour), avec ou sans consommation quotidienne de 30 g de noix de cajou et 15 g de noix du Brésil. Parmi les 25 participantes ayant terminé l'étude, la perte de poids fut comparable entre les deux groupes. En revanche, la perméabilité intestinale, mesurée par le test lactulose/mannitol, a augmenté uniquement dans le groupe témoin, suggérant un effet protecteur des noix. Leur consommation a aussi favorisé la production d'acide propionique fécal et l'augmentation de bactéries potentiellement bénéfiques (Ruminococcus, Roseburia, notamment). Ces modifications de la perméabilité intestinale étaient corrélées à une plus grande réduction de la masse grasse et à une diminution de l'interleukine-8, un marqueur inflammatoire. Les auteurs soulignent toutefois que l'effet des noix sur la réduction de la perméabilité intestinale ou l'accentuation de la perte de poids reste limité.
Europe PMC · 2022-09-19 · da Silva A, Silveira BKS, de Freitas BVM, Hermsdorff HHM, Bressan J.
Résumé simplifié :
Cette étude fait le bilan de 24 essais cliniques sur les effets de la noix du Brésil consommée régulièrement dans le cadre d'une alimentation normale. Résultat principal : elle améliore le statut antioxydant du corps (grâce au sélénium qu'elle contient) chez presque tout le monde, qu'on soit en bonne santé ou malade. Chez les personnes en bonne santé, elle améliore aussi le taux de sucre et de graisses dans le sang. Chez les personnes obèses, diabétiques, sous dialyse ou ayant des troubles de la mémoire, d'autres bénéfices apparaissent selon les cas : moins d'inflammation, meilleure fonction thyroïdienne, ou meilleures capacités cognitives.
Résumé reformulé :
Cette revue systématique analyse 24 essais cliniques évaluant les effets d'une consommation habituelle de noix du Brésil sur divers marqueurs de santé humaine. Dans toutes les études ayant mesuré le statut antioxydant, une amélioration a été observée via l'augmentation du sélénium et/ou de l'activité de la glutathion peroxydase, indépendamment de l'état de santé des participants. Chez les sujets sains, on note aussi une amélioration des marqueurs lipidiques et de la glycémie à jeun. Les personnes obèses ont vu leur métabolisme lipidique s'améliorer, tandis que les patients diabétiques ou dyslipidémiques ont présenté une réduction du stress oxydatif et des dommages à l'ADN. Les patients hémodialysés semblent en tirer le plus grand bénéfice, avec des améliorations du profil lipidique, de l'inflammation, du stress oxydatif et de la fonction thyroïdienne. Chez les personnes âgées avec troubles cognitifs légers, une amélioration de la fluence verbale et des praxies constructives a été rapportée, alors que les résultats restent contradictoires concernant la peroxydation lipidique chez les patients coronariens.
Europe PMC · 2014-02-08 · Stockler-Pinto MB, Mafra D, Moraes C, Lobo J, Boaventura GT, Farage NE, Silva WS, Cozzolino SF, Malm O.
Résumé simplifié :
Les personnes sous dialyse rénale souffrent souvent d'inflammation et de stress oxydatif, en partie à cause d'un manque de sélénium, un minéral antioxydant. Des chercheurs brésiliens ont testé l'effet de manger une seule noix du Brésil par jour, pendant trois mois, chez 40 patients dialysés. Cette noix est l'aliment le plus riche en sélénium connu. Résultat : le taux de sélénium et l'activité d'une enzyme antioxydante ont augmenté, tandis que plusieurs marqueurs d'inflammation et de dommages cellulaires ont diminué. Le bon cholestérol a aussi augmenté et le mauvais a baissé. Un geste simple qui semble bénéfique pour ces patients fragiles.
Résumé reformulé :
Chez les patients en hémodialyse, le stress oxydatif et l'inflammation chronique sont fréquents, liés notamment à une carence en sélénium, un oligo-élément antioxydant essentiel. Cette étude a évalué l'effet d'une supplémentation quotidienne d'une noix du Brésil, aliment le plus concentré en sélénium connu, pendant trois mois chez 40 patients hémodialysés à Rio de Janeiro. Après cette période, les taux plasmatiques de sélénium et l'activité de la glutathion peroxydase (enzyme antioxydante) ont significativement augmenté. Parallèlement, plusieurs marqueurs d'inflammation (TNF-α, IL-6) et de stress oxydatif (8-isoprostane, 8-OHdG) ont diminué. Le profil lipidique s'est également amélioré, avec une hausse du HDL-cholestérol et une baisse du LDL-cholestérol. Ces résultats suggèrent qu'une supplémentation simple et peu coûteuse en noix du Brésil pourrait contribuer à réduire l'inflammation, le stress oxydatif et le risque cardiovasculaire chez les patients dialysés, bien que des études complémentaires restent nécessaires pour confirmer ces effets à plus long terme.
Synthèses non systématiques ou centrées sur des mécanismes biologiques : utiles pour comprendre un domaine, mais sans nouvelles données mesurées chez l'humain.
Vous êtes professionnel de santé ou chercheur ? Aidez-nous à fiabiliser ces résumés : relisez, corrigez, signalez. Les relecteurs qui le souhaitent sont crédités sur le site.
Devenir relecteurCet article est fourni à titre informatif et éducatif uniquement. Il ne constitue pas un avis médical, un diagnostic ou une recommandation de traitement, et ne remplace pas la consultation d'un professionnel de santé qualifié.