Orange, chair sans peau, sans pépins, crue
Citrus sinensis (L.) Osbeck
fruits, légumes, légumineuses et oléagineux
- kcal : 42
- sel g : 0.013
- fer mg : 0.57
- fibres g : 2.7
- sucres g : 7.6
- lipides g : 0.5
- sodium mg : 5
- calcium mg : 66
- glucides g : 8.03
- proteines g : 0.75
- ag satures g : 0.01
- magnesium mg : 15
- omega3 dha g : 0.01
- omega3 epa g : 0.01
- potassium mg : 180
- vitamine c mg : 47.5
- vitamine d ug : 0
- vitamine b12 ug : 0
- beta carotene ug : 5
Études scientifiques (7)
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Répartition par niveau de preuve (cliquez pour filtrer) · Comprendre les niveaux
Europe PMC · 2026-09-29 · Zhao YY, Lai Y, Duan HR, Ji ZY, Li TK, Sun W.
Résumé simplifié :
Cette étude américaine a examiné les données de plus de 2700 personnes pour voir si manger des oranges et des carottes, deux aliments contenant de la curcumine, est lié au risque de cancer de la bouche. Les résultats montrent que les personnes qui ne mangent jamais ces aliments ont plus souvent un cancer buccal, tandis que celles qui en consomment régulièrement semblent moins concernées. Plus la consommation d'oranges et de carottes est fréquente, plus le risque de cancer buccal apparaît faible. Les chercheurs suggèrent qu'en manger au moins trois fois par semaine pourrait être bénéfique, mais ils précisent que d'autres études sont nécessaires pour confirmer ce lien.
Résumé reformulé :
Basée sur les données de l'enquête américaine NHANES (cycle 2003-2004) portant sur 2762 participants, cette étude observationnelle a analysé l'association entre la consommation alimentaire d'oranges et de carottes, aliments riches en curcumine, et le risque de cancer buccal. Les analyses statistiques (régression logistique, test de tendance, interactions) montrent une corrélation négative entre la fréquence de consommation de ces aliments et la prévalence du cancer buccal, indépendamment du niveau socio-économique, du tabagisme et de la consommation d'alcool. Une consommation fréquente des deux aliments est associée au risque le plus faible, tandis qu'une faible consommation des deux est associée au risque le plus élevé. Un modèle prédictif intégrant ces variables alimentaires affiche de bonnes performances (AUC de 0,89). Les auteurs soulignent qu'il s'agit d'une étude transversale ne permettant pas d'établir de lien de causalité, et appellent à des études prospectives avec évaluation quantitative de l'alimentation pour confirmer ces résultats.
Europe PMC · 2026-09-07 · Östman V, Hamberg AK, Yamamoto S, Lorant T.
Résumé simplifié :
Ce rapport décrit le cas d’un homme de 33 ans ayant reçu une greffe de rein, dont le taux sanguin de tacrolimus (un médicament anti-rejet) était anormalement bas malgré des doses augmentées. Après avoir bu environ un litre de jus d’orange sanguine puis un verre de jus de pamplemousse le même soir, son taux de tacrolimus a été multiplié par six le lendemain matin, bien plus qu’attendu avec le pamplemousse seul. Une biopsie du rein a montré une réaction inflammatoire liée au médicament. Le traitement a été arrêté puis repris progressivement, et le patient s’est rétabli. Ce cas suggère que l’association de ces deux jus pourrait renforcer fortement l’effet du pamplemousse sur ce médicament.
Résumé reformulé :
Ce rapport de cas rapporte une interaction alimentaire-médicamenteuse chez un patient de 33 ans transplanté rénal sous tacrolimus, un immunosuppresseur à marge thérapeutique étroite dont le métabolisme dépend notamment du CYP3A4 intestinal. Alors que ses taux sanguins restaient bas malgré des doses croissantes, l’ingestion successive d’environ un litre de jus d’orange sanguine puis de 250 mL de jus de pamplemousse a entraîné une multiplication par six de sa concentration sanguine en tacrolimus en une nuit, un effet bien supérieur à celui habituellement observé avec le pamplemousse seul. Une biopsie rénale a révélé une infiltration éosinophile évoquant une toxicité médicamenteuse. Après arrêt puis réintroduction progressive du traitement, l’état du patient s’est stabilisé. Les auteurs évoquent une possible interaction synergique entre les deux jus au niveau des enzymes CYP3A4/CYP3A5 et de la P-glycoprotéine, sans pouvoir établir formellement la causalité, et soulignent l’intérêt d’interroger systématiquement les habitudes alimentaires des patients transplantés.
Europe PMC · 2026-09-07 · Dong H, Turner S, Islam AFMS, Reynolds C, Sarkar S.
Résumé simplifié :
Cette étude a suivi 86 adultes en bonne santé, d'origines blanche, africaine-caribéenne et sud-asiatique, vivant à Londres. Les chercheurs ont d'abord noté ce que chacun mangeait habituellement, puis ont mesuré comment leur glycémie évoluait après avoir bu du glucose ou du jus d'orange. Les personnes d'origine sud-asiatique présentaient une hausse de glycémie plus forte après ces boissons que les autres groupes. Par ailleurs, une alimentation habituelle plus riche en fibres, magnésium, vitamine B1 et folate était associée à une glycémie moins élevée après le jus d'orange, tandis qu'une alimentation plus grasse était liée à une réponse plus forte. Cela suggère que nos habitudes alimentaires influencent notre réaction au sucre.
Résumé reformulé :
Cette étude transversale exploratoire a examiné 86 adultes sains (35 blancs caucasiens, 17 noirs afro-caribéens, 34 sud-asiatiques) vivant à Londres, en comparant leurs apports nutritionnels habituels (via un journal alimentaire de 4 jours) à leurs réponses glycémiques postprandiales après ingestion de glucose et de jus d'orange. Les participants blancs rapportaient des apports plus élevés en énergie, fibres, calcium, magnésium, zinc et plusieurs vitamines. Les sud-asiatiques présentaient des réponses glycémiques (aire sous la courbe et pics) significativement plus élevées après les deux boissons que les deux autres groupes. Après ajustement pour l'âge, la masse grasse, l'ethnicité et l'apport énergétique total, des apports habituels plus élevés en fibres, magnésium, vitamine B1 et folate étaient associés à un pic glycémique plus faible après le jus d'orange, alors qu'un pourcentage d'énergie provenant des lipides plus élevé était associé à une réponse glycémique globale plus forte. Ces résultats, de nature associative et non causale, suggèrent que les habitudes alimentaires pourraient contribuer aux différences ethniques observées dans les réponses glycémiques, un point qui nécessite des recherches complémentaires.
Europe PMC · 2026-09-01 · Gilcher C, Milenkovic D, Taillandier M, Ruskovska T, Steingass CB, Macian N, Verny MA, Evrard R, Pereira B, Gladine C, Schweiggert R, Pickering G, Morand C.
Résumé simplifié :
Cette étude a testé si boire du jus d'orange ou prendre un supplément d'hespéridine (un composé du jus d'orange) pouvait améliorer la santé des vaisseaux sanguins. Pendant six semaines, des hommes en surpoids ont bu chaque jour soit du jus d'orange, soit une boisson enrichie en hespéridine, soit une boisson témoin. Les chercheurs ont mesuré la dilatation des artères, divers marqueurs sanguins et le poids. Résultat : même si le corps absorbait bien les composés du jus d'orange, aucune amélioration mesurable de la fonction des vaisseaux sanguins ni des autres paramètres de santé n'a été observée par rapport à la boisson témoin.
Résumé reformulé :
Dans cet essai randomisé, contrôlé et en double aveugle mené en trois périodes croisées, 37 hommes présentant un excès de graisse abdominale ont consommé quotidiennement, pendant six semaines chacune, du jus d'orange à 100 %, une boisson témoin isoénergétique, ou une boisson enrichie en hespéridine (210 mg/jour), avec des périodes de sevrage entre chaque phase. Le critère principal était la dilatation médiée par le flux (FMD), un marqueur de la fonction endothéliale. Bien que le jus d'orange et l'hespéridine aient produit une exposition comparable aux métabolites de flavanones dans le sang et les urines, confirmant une bonne biodisponibilité, aucun effet significatif n'a été observé sur la FMD à jeun ou postprandiale, ni sur les paramètres métaboliques, anthropométriques ou inflammatoires, comparé à la boisson témoin. Une forte variabilité individuelle a été notée, sans lien avec la fonction vasculaire initiale ou le niveau d'exposition aux flavanones. Des analyses transcriptomiques exploratoires ont toutefois suggéré une modulation de certaines voies biologiques liées à la vascularisation, suggérant un engagement biologique réel mais sans traduction fonctionnelle mesurable à court terme.
Europe PMC · 2022-10-11 · Nobile V, Pisati M, Cestone E, Insolia V, Zaccaria V, Malfa GA.
Résumé simplifié :
Cette étude a testé, chez 60 personnes âgées, les effets d'un extrait d'orange rouge sur le stress oxydatif et le bien-être général. Pendant 8 semaines, les chercheurs ont mesuré des marqueurs sanguins liés à l'oxydation et à l'inflammation, ainsi que la qualité de vie via des questionnaires. Les résultats montrent une amélioration des marqueurs antioxydants et une légère baisse d'un marqueur d'inflammation après la prise du produit. Les participants ont aussi rapporté un mieux-être global. Le produit a été bien toléré, sans effets indésirables notables. Ces résultats suggèrent un potentiel intérêt de cet extrait pour les personnes âgées, bien que d'autres études soient nécessaires pour confirmer ces effets.
Résumé reformulé :
Face au vieillissement de la population et à l'accumulation de dommages liés aux espèces réactives de l'oxygène (ROS), cette étude randomisée en double aveugle a évalué, chez 60 hommes et femmes âgés, l'efficacité antioxydante et anti-inflammatoire d'un extrait standardisé d'orange rouge (Citrus sinensis). Après 2 et 8 semaines de supplémentation, le ratio glutathion réduit/oxydé (GSH/GSSG) dans les globules rouges a augmenté respectivement de 22,4 % et 89 %, traduisant une meilleure capacité antioxydante. Le TNF-α sérique, marqueur inflammatoire, a diminué de 2,5 % après 8 semaines. Les questionnaires de qualité de vie (SF-36 pour les hommes, MRS pour les femmes) ont indiqué une amélioration préliminaire du bien-être perçu. Les analyses sanguines, urinaires et l'ECG n'ont révélé aucun problème de tolérance. Ces données suggèrent un effet antioxydant et anti-inflammatoire potentiel de cet extrait chez les personnes âgées, avec des retombées positives sur le bien-être ressenti, sans toutefois établir de lien causal définitif compte tenu de la taille limitée de l'échantillon.
Europe PMC · 2022-01-18 · Briskey D, Malfa GA, Rao A.
Résumé simplifié :
Cette étude a testé un extrait d'orange sanguine sicilienne « Moro », riche en anthocyanes, chez des adultes en surpoids mais en bonne santé. Pendant 6 mois, la moitié des participants a pris cet extrait, l'autre un placebo. Résultat : le groupe ayant pris l'extrait a perdu davantage de poids, de tour de taille et de tour de hanches, et a réduit plus efficacement sa masse grasse, notamment la graisse abdominale. Aucun effet indésirable sur le foie n'a été observé. Les chercheurs concluent que cet extrait pourrait aider à perdre du poids, en complément d'une alimentation équilibrée et d'une activité physique régulière.
Résumé reformulé :
Cette étude randomisée, en double aveugle et contrôlée contre placebo, a évalué pendant six mois les effets d'un extrait standardisé d'orange sanguine « Moro » chez des adultes en surpoids mais en bonne santé par ailleurs. Cet extrait est riche en anthocyanes, notamment en cyanidine 3-glucoside, des composés supposés agir sur les voies antioxydantes, anti-inflammatoires et métaboliques impliquées dans la régulation du poids. Après six mois de supplémentation, le groupe recevant l'extrait a montré une perte de poids et d'IMC plus marquée que le groupe placebo, ainsi qu'une réduction plus importante des tours de taille et de hanches, de la masse grasse totale, et des graisses viscérale et sous-cutanée. Les marqueurs de toxicité hépatique sont restés dans les normes tout au long de l'essai, dans les deux groupes. Les auteurs concluent que cet extrait pourrait constituer une aide sûre et efficace à la perte de poids, lorsqu'il est associé à un régime alimentaire adapté et à une activité physique régulière.
Synthèses non systématiques ou centrées sur des mécanismes biologiques : utiles pour comprendre un domaine, mais sans nouvelles données mesurées chez l'humain.
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