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Sel

aides culinaires et ingrédients divers

Composition :

Études scientifiques (82)

Ces fiches sont générées par IA à partir des abstracts : elles aident à repérer et trier les études, l'étude originale reste la référence.

Répartition par niveau de preuve (cliquez pour filtrer) · Comprendre les niveaux

Niveau 3 — Essai non randomisé321 participants
Le régime riche en sel modifie la régulation hormonale entre le cortisol et le FGF23

Europe PMC · 2026-09-19 · Moor MB, Sagmeister MS, Crastin A, Kopper K, Pechère-Bertschi A, Hardy RS, Feraille E, Fuster DG, Loffing J, Pathare G.

Résumé simplifié :

Cette étude s'intéresse à l'effet du sel alimentaire sur certaines hormones. Chez 321 personnes suivant une alimentation normale, les chercheurs ont observé que plus on consomme de sel, plus le taux de cortisol (hormone du stress) augmente dans les urines, tandis qu'une hormone osseuse appelée FGF23 diminue dans le sang. Des tests plus précis, menés chez des volontaires sains soumis à différentes quantités de sel contrôlées, ont confirmé ce lien : plus de sel égale plus de cortisol et moins de FGF23. Des expériences complémentaires chez la souris et sur des cellules osseuses ont aidé à comprendre le mécanisme biologique derrière cet effet.

Résumé reformulé :

Cette recherche explore comment une alimentation riche en sel influence l'équilibre hormonal, au-delà du système rénine-angiotensine-aldostérone déjà connu. Une analyse rétrospective portant sur 321 individus suivant une alimentation libre a révélé une corrélation positive entre l'apport en sel et le cortisol urinaire, ainsi qu'une corrélation inverse avec le FGF23 plasmatique, une hormone d'origine osseuse impliquée dans la régulation du phosphate et de la vitamine D. Des essais contrôlés chez des sujets sains, avec des apports en sel variables, ont confirmé cette relation dose-dépendante : le cortisol augmente et le FGF23 diminue à mesure que l'apport en sel s'accroît. Des expériences complémentaires chez la souris et sur des cellules osseuses en culture ont montré que la corticostérone (équivalent du cortisol chez la souris) supprime directement la production de FGF23 via le récepteur aux glucocorticoïdes. Ces résultats suggèrent une cascade endocrinienne reliant l'excès de sel, le cortisol et la régulation osseuse, sans toutefois établir de lien direct de causalité chez l'humain dans la partie observationnelle de l'étude.

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Niveau 4 — Étude transversale8 903 participants
Nutrition iodée, fonction thyroïdienne et auto-immunité thyroïdienne quatre décennies après l'iodation universelle du sel en Inde : une étude transversale chez des enfants scolarisés (ICMR-SALT-T 1)

Europe PMC · 2026-09-18 · Marwaha RK, Thomas L, Jha V, Sachdeva N, Chakraborty AM, Jassal RS, Bansal D, Safeer V S M, Medenica S, Masoodi SR, Ganie MA, Behera K, Patro BK, Naik D, Sahoo J, Jayant SS, Jabbar PK, Babu U S S, Nair A, Muthukrishnan J, Kumar S, Mitra S, Dutta A, Godbole MM, ICMR-SALT-T 1 study group, Dutta P.

Résumé simplifié :

Cette étude indienne a examiné plus de 8900 enfants scolarisés pour voir si l'iodation obligatoire du sel, mise en place il y a 40 ans, avait toujours des effets positifs. Résultat : le goitre (gonflement de la thyroïde) a beaucoup diminué par rapport aux décennies précédentes, la majorité des foyers utilisent bien du sel iodé, et les niveaux d'iode dans les urines sont dans les normes. Cependant, les chercheurs ont aussi observé un nombre assez élevé d'enfants avec une thyroïde qui fonctionne un peu au ralenti et des signes d'auto-immunité thyroïdienne, surtout chez les filles et les enfants en surpoids. Ces derniers points méritent d'être surveillés dans le futur.

Résumé reformulé :

Cette étude transversale a évalué l'état nutritionnel en iode et la santé thyroïdienne de 8903 enfants scolarisés âgés de 10 à 18 ans dans huit centres en Inde, quarante ans après l'introduction de l'iodation universelle du sel. La prévalence du goitre était de 10,3 %, en net recul par rapport aux enquêtes précédentes, associée au sexe féminin, à l'obésité et à la positivité des anticorps anti-TPO. Une hypothyroïdie infraclinique a été retrouvée chez 13 % des enfants, plus fréquente en cas de surpoids ou d'obésité, et une positivité aux anticorps anti-TPO chez 10,4 %, plus élevée chez les filles. Le statut socio-économique n'était lié à aucun de ces indicateurs. La concentration médiane d'iode urinaire était de 133,2 µg/L, et plus de 90 % des foyers utilisaient du sel iodé conforme aux normes. Les auteurs concluent à un impact positif durable du programme d'iodation universelle sur la prévalence du goitre, tout en soulignant la nécessité de surveiller l'augmentation apparente des troubles thyroïdiens auto-immuns et des dysfonctions thyroïdiennes infracliniques chez les jeunes.

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Niveau 4 — Essai non randomisé91 participants
⚠ Niveau ajusté (3 → 4)

Motif : étude pré-post sans groupe témoin comparatif, bien que décrite comme 'controlled trial'

Impact du sel iodé enrichi en acide folique, vitamine B12 et fer sur les femmes en âge de procréer en Inde

Europe PMC · 2026-09-11 · Manda VV, Kancherla V, Kottakki MNR, Kajana PM, Bhaganagarapu HR, Vatandoust A, Mannar MGV, Diosady L, Pattisapu JV.

Résumé simplifié :

Cette étude menée en Inde a testé un sel de cuisine iodé enrichi en plus avec de l'acide folique, de la vitamine B12 et du fer, chez des femmes en âge d'avoir des enfants. Après quatre mois d'utilisation de ce sel enrichi au quotidien, les chercheurs ont mesuré une forte hausse des taux de ces nutriments dans le sang des participantes : le folate a presque triplé, la vitamine B12 a plus que doublé et le fer a nettement augmenté. Aucune plainte ni effet indésirable n'a été signalé. Cela suggère que ce sel enrichi pourrait être un moyen simple et efficace de lutter contre les carences fréquentes dans cette population, notamment pour prévenir l'anémie et certaines malformations chez le fœtus.

Résumé reformulé :

Cet essai contrôlé non randomisé, réalisé entre juillet et novembre 2022 dans quatre villages ruraux d'Inde, a évalué l'efficacité d'un sel de table iodé quadruple-fortifié (iode, acide folique, vitamine B12 et fer) chez 91 femmes non enceintes et non allaitantes en âge de procréer. Les concentrations sériques ont été mesurées avant l'intervention puis après quatre mois de consommation quotidienne du sel enrichi. Les résultats montrent des augmentations statistiquement très significatives (p<0,0001) : le folate sérique médian a triplé, la vitamine B12 a été multipliée par 2,6 et le fer sérique par 1,7. Aucun effet indésirable ni problème d'acceptabilité n'a été rapporté. Les auteurs soulignent qu'en Inde, où plus de 80% des foyers consomment déjà du sel iodé, cette approche de fortification combinée pourrait constituer une stratégie de santé publique accessible pour réduire l'anémie, les carences en vitamine B12 et les malformations liées au manque de folates, comme le spina bifida. L'étude n'étant pas randomisée et de courte durée, ces résultats préliminaires mériteraient d'être confirmés par des essais plus larges.

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Niveau 1 — Méta-analyse d'essais randomisés4 110 participants
Effets des interventions de réduction du sodium sur la pression artérielle mesurée à domicile et le matin : revue systématique et méta-analyse d'essais contrôlés randomisés

Europe PMC · 2026-09-09 · Sakima A, Arima H, Arakawa K, Hirohama D, Kitada K, Mizuta E, Nagata S, Nakano H, Ogura S, Sasaki K, Suzuki J, Takase H, Ueda K, Abe M, Hisamatsu T, Takemi Y, Hirawa N, Matsumoto C, Miura SI, Mogi M, Nishiyama A, Nomura A, Ohkubo T, Ohya Y, Shibata S, Tabara Y, Yamamoto K, Kario K, Miura K.

Résumé simplifié :

Cette étude a rassemblé les résultats de 23 essais cliniques regroupant plus de 4000 participants pour voir si manger moins salé fait baisser la tension artérielle mesurée soi-même à la maison, notamment le matin. Résultat : réduire le sel diminue bien la tension, avec une baisse plus marquée chez les personnes déjà hypertendues que chez les autres. Cet effet se retrouve aussi bien pour la tension mesurée le matin, un moment important car souvent lié à un risque cardiovasculaire plus élevé. Ces résultats confirment que limiter le sel est une stratégie simple et efficace, en complément des traitements, pour mieux contrôler sa tension au quotidien.

Résumé reformulé :

Cette méta-analyse a compilé 23 essais contrôlés randomisés (4110 participants) évaluant l'effet de la réduction du sodium alimentaire sur la pression artérielle mesurée à domicile, une méthode complémentaire aux mesures en cabinet médical. Les résultats montrent une diminution significative de la pression systolique (-3,66 mmHg) et diastolique (-1,40 mmHg) à domicile, ainsi qu'une réduction de la pression systolique matinale (-4,06 mmHg) dans les neuf études l'ayant mesurée. L'effet était plus marqué chez les populations majoritairement hypertendues que chez les personnes non hypertendues. La réduction du sodium était également associée à une baisse de l'apport en sel, de l'excrétion urinaire de sodium et du rapport sodium/potassium urinaire, sans différence notable selon le type de stratégie utilisée. Ces données, obtenues à partir de mesures réalisées par les patients eux-mêmes, renforcent les recommandations des sociétés savantes en hypertension, notamment concernant le contrôle de la pression artérielle matinale.

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Niveau 4 — Étude transversale9 220 participants
Associations entre l'apport en sodium et la composition du microbiote intestinal

Europe PMC · 2026-09-07 · Wuopio J, Graells T, Lin YT, Schillemans T, Moll JM, Eklund AC, Nielsen HB, Larsson A, Engström G, Orho-Melander M, Johnson LS, Ärnlöv J.

Résumé simplifié :

Cette étude suédoise a analysé les selles et les urines de plus de 9 000 personnes pour voir si la quantité de sel consommée est liée à la composition des bactéries de l'intestin. Les chercheurs ont estimé l'apport en sodium à partir d'analyses d'urine sur 24 heures. Résultat : une consommation plus élevée de sel est associée à des changements dans certaines bactéries intestinales, notamment une plus grande présence de bactéries habituellement retrouvées dans la bouche, comme les Streptococcus. Cela pourrait avoir un lien avec la santé cardiométabolique, mais l'étude ne prouve pas que le sel cause directement ces changements.

Résumé reformulé :

Cette étude transversale, menée sur 9 220 participants de la cohorte suédoise SCAPIS, a examiné le lien entre l'excrétion sodique estimée sur 24 heures (calculée via la formule de Kawasaki à partir d'échantillons urinaires) et la composition du microbiote intestinal, analysée par séquençage métagénomique des selles. La diversité globale des bactéries (diversité alpha) diminuait avec un apport sodique plus élevé, mais cette association disparaissait après ajustement pour l'IMC et d'autres facteurs. En revanche, la composition globale du microbiote (diversité bêta) restait associée au sodium, bien que la part de variance expliquée soit très faible. Un apport sodique plus élevé était lié à l'abondance de 75 espèces bactériennes, dont une augmentation de taxons normalement associés à la cavité buccale comme Streptococcus et Veillonella, ainsi qu'à des voies métaboliques microbiennes impliquées dans la production d'énergie et la fermentation des glucides. Ces résultats, de nature associative, suggèrent un lien potentiel entre le sel et certains profils microbiens pouvant intéresser la santé cardiométabolique, sans établir de relation de cause à effet.

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Niveau 3 — Étude de cohorte rétrospective
La perte de l'iodation du sel a nui à la survie des enfants et à leur réussite scolaire en Éthiopie

Europe PMC · 2026-09-03 · Alemu R, Tafere K, Gashu D, Joy EJM, Bailey EH, Lark RM, Broadley MR, Masters WA.

Résumé simplifié :

Cette étude s'est intéressée à ce qui s'est passé en Éthiopie quand l'accès au sel iodé a été coupé pendant plusieurs mois, à cause d'une fermeture de frontière en 1998. Les chercheurs ont comparé des enfants nés juste avant et juste après cet événement. Résultat : les enfants ayant eu moins de sel iodé pendant la grossesse de leur mère et leur petite enfance ont eu plus de risques de mourir avant l'âge de cinq ans, et plus tard, une fois à l'école, ils ont obtenu de moins bons résultats aux examens, surtout dans les régions où le sol et l'eau contiennent naturellement peu d'iode.

Résumé reformulé :

En s'appuyant sur une méthode quasi-expérimentale de type différence de différences, les auteurs ont exploité la fermeture temporaire d'une frontière en mai 1998, qui a interrompu l'accès au sel iodé en Éthiopie, pour comparer des cohortes d'enfants nés juste avant et après cet épisode. Ils montrent qu'une exposition réduite au sel iodé durant la grossesse et la petite enfance est associée à une surmortalité infantile persistant jusqu'au début de l'enfance, ainsi qu'à de moins bons résultats aux examens standardisés du secondaire en zone rurale. Ces effets étaient plus marqués dans les districts où l'iode d'origine environnementale est naturellement faible. L'étude suggère ainsi des bénéfices durables de l'iodation du sel sur la santé et l'éducation, particulièrement pour les populations peu exposées à l'iode par d'autres sources, tout en restant une analyse observationnelle basée sur un contexte naturel plutôt qu'un essai contrôlé.

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Niveau 4 — Étude de cohorte rétrospective462 participants
⚠ Niveau ajusté (3 → 4)

Motif : IC95% large (1.02-7.12) traduisant une grande imprécision de l'estimation

Apport en sel et évolution de la fonction rénale chez les personnes âgées atteintes de maladie rénale chronique : une étude de cohorte selon le stade de la maladie

Europe PMC · 2026-09-01 · Miyauchi H, Azegami T, Nakayama T, Mitsue C, Shibata H, Hayashi K.

Résumé simplifié :

Cette étude a suivi 462 personnes de plus de 75 ans souffrant d'insuffisance rénale chronique, pour voir si manger plus ou moins salé influençait l'évolution de leur maladie rénale. Les chercheurs ont mesuré la quantité de sel consommée grâce à des analyses d'urine. Résultat : chez les patients à un stade modéré de la maladie (stade 3), ceux qui mangeaient le plus salé avaient un risque plus élevé que leur fonction rénale se dégrade. En revanche, chez les patients à un stade plus avancé (stades 4-5), aucun lien clair n'a été observé. Cela suggère que réduire le sel serait surtout utile tôt dans la maladie.

Résumé reformulé :

Cette étude de cohorte rétrospective, menée dans un centre unique, a inclus 462 patients âgés de 75 ans ou plus atteints de maladie rénale chronique (débit de filtration glomérulaire estimé < 60 mL/min/1,73m²). L'apport en sel a été estimé à partir d'un échantillon d'urine ponctuel via la formule de Tanaka, puis classé en quartiles. Le critère principal combinait une baisse d'au moins 30% du débit de filtration glomérulaire ou le début d'un traitement de suppléance rénale. Après un suivi médian de 2,79 ans, 26,2% des patients ont atteint ce critère. Chez les patients au stade 3, un apport en sel plus élevé était associé à un risque accru et significatif d'aggravation rénale (HR ajusté 2,70 ; IC95% 1,02-7,12 pour le quartile le plus élevé vs le plus bas), résultat confirmé par des analyses de sensibilité. En revanche, aucune association significative n'a été retrouvée aux stades 4-5. Ces résultats, de nature observationnelle, suggèrent que la restriction sodée pourrait être particulièrement bénéfique aux stades précoces de la maladie rénale chez les personnes âgées, sans pouvoir établir de lien causal direct.

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Niveau 1 — Méta-analyse d'essais randomisés3 185 participants
Interventions pour réduire la consommation de sodium en diminuant l'usage du sel en cuisine - Revue systématique et méta-analyse

Europe PMC · 2026-09-01 · Gonçalves C, Moreira P.

Résumé simplifié :

Cette étude a examiné 13 recherches pour savoir si des actions simples permettent de réduire la quantité de sel utilisée en cuisine à la maison. Les méthodes testées incluaient des conseils d'éducation, des ustensiles doseurs, des étiquettes d'avertissement sur les boîtes de sel, ou le remplacement du sel par des substituts au potassium. En combinant les résultats de plus de 3000 participants, les chercheurs ont constaté que ces interventions réduisaient réellement la quantité de sodium consommée, mesurée par des analyses d'urine. Cet effet était particulièrement marqué chez les personnes souffrant d'hypertension. Ces résultats pourraient aider à atteindre l'objectif mondial de réduire la consommation de sel d'ici 2030.

Résumé reformulé :

Cette revue systématique avec méta-analyse a évalué l'efficacité des interventions visant à réduire l'usage du sel lors de la préparation des repas à domicile. Treize études publiées durant la dernière décennie ont été incluses, combinant protocoles d'intervention et essais randomisés contrôlés, avec pour critère d'évaluation l'excrétion urinaire de sodium sur 24 heures. Les stratégies analysées comprenaient l'éducation nutritionnelle, l'utilisation d'ustensiles limitant le dosage de sel, l'apposition d'étiquettes d'avertissement, la substitution par des sels enrichis en potassium, et l'usage de dispositifs doseurs. Si seules trois études ont montré une réduction statistiquement significative individuellement, la méta-analyse regroupant 3185 participants a révélé une tendance significative globale à la baisse de la consommation de sodium (Hedges' g = -1,06). Les auteurs concluent que ces interventions sont efficaces, en particulier chez les personnes hypertendues, et pourraient contribuer à l'objectif de l'OMS de réduire de 30% la consommation de sel d'ici 2030.

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Niveau 2 — Méta-analyse d'essais randomisés
⚠ Niveau ajusté (1 → 2)

Motif : tendances continues exploratoires non significatives, hétérogénéité résiduelle et erreurs de mesure d'exposition mentionnées

Association entre les variations d'apport en sel et la pression artérielle : revue systématique et méta-analyse d'essais contrôlés randomisés

Europe PMC · 2026-09-01 · Zhang Z, Xu Y, Nie K, Deng T, Xia L.

Résumé simplifié :

Cette grande analyse regroupe 43 études menées entre 1983 et 2024 pour examiner le lien entre la quantité de sel consommée et la tension artérielle. Les résultats confirment que plus on mange de sel, plus la tension artérielle a tendance à être élevée, et inversement, réduire le sel dans son alimentation permet de faire baisser la pression artérielle. Cet effet est observé de façon progressive selon les niveaux de consommation (faible, modéré, élevé). Les auteurs soulignent l'intérêt de stratégies personnalisées de réduction du sel, ainsi que des mesures de santé publique comme la reformulation des aliments industriels ou des programmes nationaux de réduction du sel.

Résumé reformulé :

Cette revue systématique et méta-analyse a compilé les données de 43 essais contrôlés randomisés publiés entre 1983 et 2024, afin d'évaluer la relation entre différents niveaux d'apport en sel et la pression artérielle systolique et diastolique. Les chercheurs ont comparé trois catégories d'apport (élevé : plus de 15 g/jour ; modéré : 5-15 g/jour ; faible : moins de 5 g/jour) et ont mis en évidence une association graduée : plus l'apport en sel est élevé, plus la pression artérielle tend à être haute, alors qu'une réduction de l'apport est associée à des baisses plus marquées de la tension. Toutefois, les analyses de tendance continue au niveau des études n'atteignaient pas la signification statistique, ce qui reflète une hétérogénéité résiduelle entre les essais, des erreurs de mesure de l'exposition et des variations d'adhésion aux régimes. Des analyses en sous-groupes ont exploré l'influence de la sensibilité au sel, de l'âge, de la durée d'intervention, des comorbidités, de la région géographique et de l'apport en potassium. Ces résultats appuient l'intérêt de stratégies de réduction du sel adaptées à chaque individu, ainsi que des politiques de santé publique plus larges, comme la reformulation des produits alimentaires ou les programmes nationaux visant à limiter la consommation de sel.

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Niveau 4 — Étude transversale4 094 participants
Perception du goût salé et consommation de sel chez les adultes avec et sans maladie coronarienne : interactions avec l'indice de masse corporelle, le sexe et l'apport en sel

Europe PMC · 2026-07-31 · Jaime-Lara RB, Burrison SR, Greene N, Steck M, Hall R, West C, Levy JM, Bainbridge KE, Joseph PV.

Résumé simplifié :

Cette étude s'est intéressée à la façon dont les personnes perçoivent le goût salé selon qu'elles souffrent ou non d'une maladie cardiaque coronarienne. En analysant des données américaines portant sur plus de 4000 adultes, les chercheurs ont observé que les personnes atteintes de cette maladie percevaient le goût salé plus intensément que les autres, lors d'un test posé directement sur la langue. Cette différence variait aussi selon le sexe et la corpulence des participants. Les auteurs suggèrent que mieux comprendre comment chacun perçoit le sel pourrait aider à proposer des conseils alimentaires plus personnalisés, notamment pour faciliter la réduction du sel chez les patients cardiaques.

Résumé reformulé :

Cette étude transversale, menée à partir des données de l'enquête américaine NHANES 2013-2014 sur plus de 4000 participants, examine les liens entre maladie coronarienne, apport alimentaire en sodium et perception gustative du sel. Grâce à un test standardisé appliqué sur le bout de la langue, les chercheurs ont constaté que les individus atteints de maladie coronarienne rapportaient une intensité de perception du sel significativement plus élevée que ceux sans cette pathologie. Cette association différait selon le sexe et l'indice de masse corporelle des participants, suggérant une interaction complexe entre ces facteurs. Les auteurs, s'appuyant sur un plan d'étude observationnel qui ne permet pas d'établir de lien de causalité, concluent que la perception sensorielle du sel pourrait constituer un élément à prendre en compte dans l'accompagnement diététique personnalisé des patients cardiaques, afin de mieux soutenir l'adhésion aux recommandations de réduction du sodium.

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Niveau 3 — Étude de cohorte prospective420 041 participants
Sodium urinaire, utilisation de sel de table et incidence de l'asthme à début tardif chez les femmes et les hommes : résultats d'une large cohorte prospective

Europe PMC · 2026-07-27 · Kronsteiner-Gicevic S, Thompson AS, Gaggl M, Cassidy A, Bondonno NP, Lim CJM, Breyer-Kohansal R, Kühn T.

Résumé simplifié :

Cette étude a suivi plus de 420 000 adultes de 40 à 69 ans pendant environ 11 ans pour voir si consommer plus de sel augmente le risque de développer de l'asthme à l'âge adulte. Les chercheurs ont estimé la quantité de sodium éliminée dans les urines et ont demandé aux participants s'ils ajoutaient souvent du sel à table. Résultat : les personnes ayant les apports en sodium les plus élevés avaient un risque nettement plus élevé de développer de l'asthme, surtout les femmes, les non-fumeurs et les personnes ayant un certain profil sanguin (peu d'éosinophiles). Ajouter fréquemment du sel à table était aussi lié à un risque accru. Ces résultats suggèrent un lien, mais ne prouvent pas encore que réduire le sel préviendrait l'asthme.

Résumé reformulé :

Cette vaste étude de cohorte prospective a suivi 420 041 adultes de 40 à 69 ans, sans antécédent d'asthme, pendant une durée médiane de 10,9 ans, afin d'examiner le lien entre les apports en sodium alimentaire et l'apparition d'un asthme tardif. Le sodium urinaire sur 24 heures a été estimé à partir d'échantillons d'urine ponctuels via l'équation INTERSALT, et l'usage du sel de table a été auto-déclaré. Sur la période de suivi, 11 927 cas d'asthme ont été recensés. Les participants du quintile le plus élevé de sodium urinaire présentaient un risque d'asthme 1,5 fois supérieur à ceux du quintile le plus bas, cette association étant plus marquée chez les femmes que chez les hommes, chez les personnes ayant un faible taux d'éosinophiles, et chez les non-fumeurs comparés aux fumeurs. L'ajout fréquent de sel à table était également associé à une incidence accrue d'asthme, sans différence notable selon les sous-groupes. Les auteurs soulignent qu'il s'agit d'associations observationnelles et appellent à des essais randomisés pour déterminer si une réduction du sodium pourrait réellement diminuer le risque d'asthme, en particulier dans les populations identifiées comme plus sensibles.

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Niveau 4 — Étude transversale1 067 participants
Déterminants d'une consommation élevée de sel chez les adultes croates : données issues de l'excrétion urinaire de sodium sur 24 heures dans l'étude EH-UH 2

Europe PMC · 2026-07-20 · Jelaković B, Marinović Glavić M, Stupin A, Domislović M, Jelaković A, Bilajac L, Belančić A, Bilobrk M, Bolješić Dumančić M, Fuček M, Gellineo L, Bošković AG, Josipović J, Kralj V, Kravar SK, Pećin I, Prelević V, Radunović D, Šušnjara P, Vasiljev V, Živko M, Verbanac D, Reiner Ž.

Résumé simplifié :

Cette étude croate a analysé les urines de 1067 adultes sur 24 heures pour mesurer précisément leur consommation de sel. La plupart dépassaient encore les recommandations. Les personnes consommant plus de 10g de sel par jour étaient souvent des hommes, plus âgés, avec plus de tension artérielle, de sucre dans le sang, de cholestérol défavorable et un tour de taille plus important. Elles avaient aussi un niveau socio-économique plus faible, vivaient plus souvent en dehors des zones côtières, mangeaient plus de viande transformée et moins de poisson. À l'inverse, vivre près de l'Adriatique et manger du poisson et de l'huile d'olive étaient liés à une consommation de sel plus faible.

Résumé reformulé :

Cette étude transversale a évalué la consommation de sel chez 1067 adultes croates via le dosage du sodium dans des échantillons d'urine fiables sur 24 heures, considéré comme la méthode de référence. Les chercheurs ont croisé ces résultats avec des données sociodémographiques, comportementales et cliniques. Les participants dépassant 10g/jour de sel présentaient un profil cardiométabolique moins favorable (tension artérielle systolique, glycémie à jeun, acide urique, triglycérides élevés, HDL-cholestérol bas, IMC plus élevé). Une analyse de régression a identifié comme facteurs associés à une forte consommation de sel : le sexe masculin, le diabète, une pression artérielle systolique élevée, une consommation fréquente de viande transformée, une faible consommation de poisson, la résidence hors région adriatique et une rigidité artérielle plus marquée (ePWV). À l'inverse, résider en région adriatique et privilégier poisson et huile d'olive étaient associés à une consommation de sel plus modérée. Ces résultats, de nature observationnelle, suggèrent des pistes pour cibler les politiques de réduction du sel selon le profil géographique et socio-économique des populations.

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Niveau 3 — Méta-analyse d'études observationnelles
La concentration en éléments potentiellement toxiques (EPT) dans le sel : revue systématique mondiale, méta-analyse et évaluation probabiliste du risque pour l'humain

Europe PMC · 2026-07-10 · Madani A, Sharifi M, Zolfaghari H, Hemmati F, Soleimani F, Fakhri Y, Mazloomi SM.

Résumé simplifié :

Cette étude a rassemblé des données du monde entier sur la présence de métaux lourds (nickel, arsenic, mercure, plomb, cadmium) dans le sel, y compris le sel marin. Les chercheurs ont ensuite calculé les risques pour la santé humaine liés à la consommation de ce sel. Résultat : dans certains pays comme le Pakistan et la Jordanie, les niveaux de mercure ou d'arsenic dans le sel dépassent largement les seuils de sécurité, avec un risque réel pour la santé (y compris un risque de cancer lié à l'arsenic). Globalement, le sel marin contiendrait plus de ces substances indésirables que le sel gemme (sel de roche). Les auteurs recommandent une meilleure surveillance et des normes plus strictes.

Résumé reformulé :

Cette méta-analyse a compilé les données mondiales publiées entre 2000 et 2024 sur la teneur en éléments potentiellement toxiques (nickel, arsenic, mercure, plomb, cadmium) dans le sel alimentaire. À partir de ces concentrations, les chercheurs ont modélisé, via une simulation de Monte Carlo, le risque sanitaire réel encouru par les consommateurs adultes et enfants, en calculant un quotient de danger (THQ) et un risque cancérigène (CR). Les résultats montrent que le sel marin est globalement plus contaminé que le sel gemme, et que certains pays présentent des niveaux extrêmes : au Pakistan, le mercure entraîne un risque non cancérigène très élevé, tandis qu'en Jordanie, au Pakistan et en Malaisie, l'arsenic dépasse les seuils de sécurité, avec même un risque cancérigène jugé inacceptable en Jordanie et au Pakistan. Ces conclusions, issues d'une analyse de risque basée sur l'exposition alimentaire réelle, appellent à renforcer les contrôles et les normes réglementaires sur le sel, notamment le sel marin non raffiné.

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Niveau 4 — Méta-analyse d'études observationnelles
⚠ Niveau ajusté (3 → 4)

Motif : large intervalle de confiance et hétérogénéité importante (I² élevé, prévalence 48-73%)

Revue systématique et méta-analyse sur la consommation de sel et de sodium en Inde

Europe PMC · 2026-07-03 · Patil AR, Gosavi SV, Deshmukh K, Goyal C, Gandhi AP.

Résumé simplifié :

Cette grande analyse rassemble 83 études menées en Inde pour estimer combien de sel et de sodium les gens consomment réellement. Résultat : en moyenne, les Indiens mangent environ 9 grammes de sel par jour, soit bien plus que la limite recommandée par l'Organisation mondiale de la santé (5 grammes). Environ 61% de la population dépasserait les seuils recommandés. Les hommes, les habitants des zones rurales et les personnes souffrant d'hypertension consomment généralement plus de sel que les autres groupes. Cette étude ne teste pas un effet précis sur la santé, mais montre l'ampleur du problème de surconsommation de sel en Inde.

Résumé reformulé :

Cette revue systématique avec méta-analyse a compilé les données de 83 études indiennes afin d'estimer la consommation moyenne de sel et de sodium dans le pays, ainsi que la proportion de personnes dépassant les seuils recommandés. Les chercheurs ont calculé un apport moyen en sel de 9,01 g/jour et en sodium de 3,49 g/jour, des valeurs largement supérieures aux recommandations de l'OMS (5 g de sel/jour). Près de 61% de la population étudiée présenterait une consommation excessive, bien que ce chiffre varie selon les critères utilisés dans les différentes études. Les analyses par sous-groupes révèlent des apports plus élevés chez les hommes, en milieu rural et chez les personnes hypertendues. Cette synthèse, qui repose uniquement sur des mesures de consommation issues de populations humaines, met en évidence une problématique de santé publique importante en Inde, sans toutefois évaluer directement les conséquences cliniques de cette surconsommation sur la santé des individus.

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Niveau 4 — Étude transversale583 participants
Vers l'élimination de la carence en iode en Hongrie

Europe PMC · 2026-06-28 · Molnár Z, Galgóczi E, Katkó M, Kolozsi A, Kovács R, Rusznák M, Bodor M, Nagy VE.

Résumé simplifié :

Cette étude hongroise s'intéresse à la carence en iode, un problème qui peut toucher le développement du cerveau des bébés et provoquer des troubles de la thyroïde. Depuis 2014, la Hongrie a rendu obligatoire l'usage du sel iodé dans la restauration collective. Les chercheurs ont mesuré la quantité d'iode dans les urines de 583 enfants scolarisés entre 2018 et 2023, dans quatre villes de l'Est du pays. Résultat : le taux médian d'iode urinaire (202 microgrammes par litre) montre un apport suffisant en iode. Les auteurs concluent que la consommation de sel iodé, combinée à une bonne information du public, a permis d'éliminer la carence en iode chez les enfants hongrois actuels.

Résumé reformulé :

Cette étude hongroise évalue l'efficacité des mesures de santé publique mises en place depuis plusieurs décennies pour lutter contre la carence en iode, notamment l'obligation d'utiliser du sel iodé dans la restauration collective depuis 2014. Les chercheurs, rattachés à un laboratoire européen accrédité pour ce type d'analyse, ont mesuré la concentration urinaire d'iode chez 583 enfants d'âge scolaire dans quatre localités de l'Est de la Hongrie, entre 2018 et 2023. La valeur médiane obtenue (202,4 µg/L, avec un premier quartile à 133,5 et un troisième à 317,3) se situe dans la fourchette considérée comme adéquate par les critères internationaux. Les auteurs soulignent toutefois que le maintien de ce niveau nécessite une utilisation continue du sel iodé, une surveillance régulière du statut iodé de la population, et une information constante du public. Ils rappellent également que les conséquences d'une carence en iode subie pendant l'enfance peuvent persister à l'âge adulte, ce qui concerne encore la génération actuellement d'âge moyen ayant grandi avant la généralisation de ces mesures.

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Niveau 4 — Étude transversale
Risque attribuable et évolution temporelle de la mortalité par AVC hémorragique et ischémique liée à une consommation élevée de sodium dans la ville de Zhenjiang entre 2010 et 2021 : une analyse âge-période-cohorte (APC)

Europe PMC · 2026-06-25 · Gu X, Zhu Y, Wang H, Xu L, He J.

Résumé simplifié :

Cette étude chinoise a analysé, entre 2010 et 2021, la part des décès par AVC (hémorragique et ischémique) qui pourrait être due à une consommation trop élevée de sel dans la ville de Zhenjiang. Les chercheurs ont utilisé des données de mortalité et de surveillance des maladies chroniques pour estimer ce risque selon l'âge, le sexe et les générations. Résultat : la part de décès attribuable au sel a diminué au fil des années, passant d'environ 19% à 12%, avec une baisse plus marquée chez les hommes. Les femmes âgées restent toutefois plus à risque. Les auteurs recommandent de continuer les politiques de réduction du sel, notamment pour ces populations.

Résumé reformulé :

S'appuyant sur les données du Global Burden of Disease et sur un système local de surveillance des maladies chroniques, cette étude évalue la fraction de mortalité par AVC hémorragique et ischémique attribuable à une consommation élevée de sodium dans la ville de Zhenjiang (Chine), entre 2010 et 2021. La méthode relie l'apport en sel à l'élévation de la pression artérielle systolique, elle-même associée au risque de décès par AVC. Une analyse de tendance (Joinpoint) et un modèle âge-période-cohorte ont permis d'étudier l'évolution du risque. Les résultats montrent que la fraction de mortalité attribuable au sodium est passée de 19,3% à 12,0% sur la période, avec une décroissance plus marquée chez les hommes. La mortalité standardisée par AVC hémorragique et ischémique liée au sel a globalement diminué (variation annuelle moyenne d'environ -8 à -12% selon le type d'AVC), mais les effets liés à l'âge chez les femmes de plus de 85 ans montrent une tendance inverse. Les auteurs concluent à une amélioration globale, tout en soulignant la nécessité de cibler les femmes âgées dans les futures stratégies de réduction du sel, cette analyse restant observationnelle et spécifique à un contexte urbain chinois.

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Niveau 2 — Essai croisé randomisé69 participants
Efficacité d'une cuillère perforée pour réduire la consommation de sel dans un restaurant universitaire

Europe PMC · 2026-06-18 · Murayama A, Hamasu A, Tabata I, Sato M, Tajiri E, Nakashima N, Sakamoto T.

Résumé simplifié :

Des chercheurs ont testé une astuce simple pour manger moins salé en dégustant des nouilles ramen : utiliser une cuillère percée de trous plutôt qu'une cuillère classique. Avec cette cuillère spéciale, on ramasse moins de bouillon, donc moins de sel, sans pour autant boire directement la soupe. L'étude, menée auprès de 69 étudiants, montre que hommes et femmes ont consommé nettement moins de bouillon et de sel avec la cuillère perforée, tout en trouvant le repas tout aussi satisfaisant et savoureux qu'avec une cuillère normale. Cette petite modification d'ustensile pourrait donc aider à réduire discrètement les apports en sel dans les cantines.

Résumé reformulé :

Cette étude croisée randomisée, menée dans un restaurant universitaire auprès de 69 étudiants (35 hommes, 34 femmes), a comparé la consommation de bouillon et de sel lors de la dégustation de nouilles ramen selon que les participants utilisaient des baguettes avec une cuillère classique ou avec une cuillère perforée. Les résultats montrent que la cuillère perforée a permis de réduire significativement la quantité de bouillon ingérée et, par conséquent, l'apport en sel, aussi bien chez les hommes que chez les femmes (par exemple, chez les femmes, la consommation de sel médiane est passée de 3,0 g à 2,2 g). Fait notable, cette réduction n'a pas altéré la sensation de satiété ni l'appréciation gustative du repas, qui restaient comparables entre les deux conditions. Les auteurs suggèrent que l'introduction de cuillères perforées comme ustensile standard dans les cafétérias institutionnelles pourrait constituer une stratégie simple et peu coûteuse pour limiter les apports en sel, tout en soulignant la nécessité de valider ces résultats dans d'autres contextes et populations.

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Niveau 2 — Essai randomisé contrôlé
Les formes de folate sérique augmentent de façon dose-dépendante chez des femmes éthiopiennes non enceintes en âge de procréer participant à un essai contrôlé randomisé avec du sel double-enrichi en iode et en acide folique

Europe PMC · 2026-06-15 · Pfeiffer CM, Fazili Z, Arnold CD, Woldeyohannes M, Nane D, Fereja M, Tessema M, Agbemafle I, Martinez H, McDonald CM, Brown KH.

Résumé simplifié :

Cette étude a testé, chez des femmes éthiopiennes non enceintes, l'effet de consommer du sel enrichi à la fois en iode et en acide folique (vitamine B9) pendant environ 6 mois. Les chercheurs ont comparé trois groupes : sel simplement iodé, sel avec une dose modérée d'acide folique, et sel avec une dose plus élevée. Résultat : plus la dose d'acide folique dans le sel était élevée, plus le taux de folate dans le sang augmentait, de façon proportionnelle. Cela confirme que ce type de sel enrichi peut efficacement améliorer le statut en folate, un nutriment important notamment pour prévenir certaines malformations chez le futur bébé en cas de grossesse.

Résumé reformulé :

Dans cet essai randomisé contrôlé à trois bras, des femmes éthiopiennes non enceintes en âge de procréer ont consommé pendant environ six mois soit du sel simplement iodé, soit du sel iodé enrichi en une dose plus faible d'acide folique (environ 200 µg/jour), soit une dose plus élevée (environ 600 µg/jour). Les chercheurs ont mesuré différentes formes de folate dans le sang (5-méthylTHF, acide folique non métabolisé, folates mineurs et un produit d'oxydation, le MeFox). En fin d'étude, ces concentrations différaient significativement entre les groupes, selon un schéma dose-réponse clair, alors qu'aucune différence n'existait au départ. La forme principale, le 5-méthylTHF, a augmenté respectivement de 3,2 et 5,1 fois par rapport à la valeur initiale dans les groupes à dose modérée et élevée. Ces résultats, cohérents avec les données limitées issues d'essais de supplémentation antérieurs, confirment que l'enrichissement du sel en acide folique constitue une stratégie efficace pour améliorer le statut en folate dans cette population.

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Niveau 4 — Étude transversale24 453 participants
Sodium alimentaire, utilisation du sel de table et symptômes dépressifs spécifiques : associations transversales dans NHANES et dans une cohorte clinique chinoise indépendante

Europe PMC · 2026-06-15 · Wang Q, Ma S, Cao C, Qi X, Zhao J, Ma D, Zhang L, Liu S, He Y, Zhao D.

Résumé simplifié :

Cette étude a examiné le lien entre la consommation de sel et certains symptômes de dépression, à partir de données américaines (plus de 23 000 personnes) et d'une cohorte clinique chinoise de 700 personnes. Les résultats montrent que le fait d'ajouter systématiquement du sel à table est associé à un risque plus élevé de présenter plusieurs symptômes dépressifs, comme la fatigue, les troubles du sommeil, les difficultés de concentration ou la perte d'estime de soi. Ce lien était plus net dans les données américaines, et seulement partiellement retrouvé dans la cohorte chinoise. Attention : il s'agit d'associations observées à un moment donné, pas de preuves que le sel cause la dépression.

Résumé reformulé :

Cette recherche transversale a analysé les liens entre l'apport en sodium alimentaire, l'habitude d'ajouter du sel à table, et des symptômes dépressifs spécifiques mesurés par l'échelle PHQ-9, à partir de la cohorte américaine NHANES (23 753 adultes, 2005-2023) et d'une cohorte clinique chinoise indépendante (700 participants). Dans NHANES, l'ajout habituel de sel était associé à des probabilités accrues (odds ratios de 1,24 à 1,37) pour huit symptômes dépressifs, incluant la faible estime de soi, l'humeur dépressive, l'anhédonie, la fatigue, les troubles de concentration, les changements psychomoteurs, les modifications de l'appétit et les perturbations du sommeil. Des tendances similaires mais moins robustes ont été observées dans la cohorte chinoise, sans toutefois rester significatives après correction pour tests multiples. Les analyses par splines cubiques restreintes ont révélé une relation non linéaire entre apport en sodium et présence de symptômes dépressifs, avec un point d'inflexion situé autour de 4,0 à 4,6 g/jour de sodium. Les auteurs soulignent toutefois que ce seuil ne doit pas être interprété comme une recommandation d'apport optimal, en raison du caractère transversal de l'étude et des limites inhérentes à l'évaluation de l'alimentation. Ces résultats, à considérer comme exploratoires, appellent des études prospectives et interventionnelles pour établir une éventuelle relation causale.

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Niveau 4 — Étude transversale110 561 participants
Anémie infantile et iodation du sel domestique au Pérou : disparités selon les populations chez les enfants de 6 à 59 mois

Europe PMC · 2026-06-12 · Briceño-Chavez JE, Portal-Valqui LM, Yoplac-Oyarce AM, Bustamante-Rodríguez JC, Ballena-Caicedo J, Zuzunaga-Montoya FE, Vera-Ponce VJ.

Résumé simplifié :

Cette étude péruvienne a examiné le lien entre l'anémie chez les jeunes enfants et la qualité de l'iodation du sel utilisé à la maison. Sur plus de 110 000 enfants âgés de 6 à 59 mois, les chercheurs ont mesuré leur taux d'hémoglobine et testé la teneur en iode du sel du foyer. Résultat : l'anémie touchait davantage les enfants vivant dans des foyers où le sel n'était pas assez iodé (36 %) que ceux dont le sel était correctement iodé (30 %). Cette différence persiste même en tenant compte de l'âge et du sexe des enfants. Les auteurs précisent toutefois que ce lien reflète surtout des inégalités sociales et économiques plutôt qu'un effet direct du manque d'iode sur l'anémie.

Résumé reformulé :

Cette étude transversale, basée sur les enquêtes démographiques et de santé péruviennes (ENDES) menées entre 2014 et 2023, a analysé les données de 110 561 enfants âgés de 6 à 59 mois afin d'examiner l'association entre l'anémie infantile et l'adéquation de l'iodation du sel domestique. L'anémie était définie par un taux d'hémoglobine ajusté à l'altitude inférieur à 11 g/dL, et l'iodation du sel jugée inadéquate en dessous de 15 ppm. La prévalence globale de l'anémie atteignait 31,1 %, avec un écart notable entre les foyers à sel insuffisamment iodé (35,7 %) et ceux à sel correctement iodé (30,5 %), soit une différence absolue de 5,2 points. Après ajustement sur l'âge et le sexe, le ratio de prévalence restait significatif (aPR = 1,16). Les disparités variaient selon le milieu de résidence et le niveau de richesse du ménage, sans interaction statistique claire avec la pauvreté extrême ou la ruralité. Les auteurs soulignent que ces résultats traduisent avant tout des inégalités socio-économiques et une vulnérabilité nutritionnelle plus large, plutôt qu'une relation causale directe entre l'iodation du sel et l'anémie chez l'enfant.

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Niveau 3 — Étude de cohorte prospective6 180 participants
Rôle de l'apport en sel estimé et du statut nutritionnel chez les patients sous hémodialyse : une analyse longitudinale

Europe PMC · 2026-06-03 · Ishii T, Hagiwara Y, Matsuyama Y, Wakui H, Tamura K, Arimura Y, Yoshimura A.

Résumé simplifié :

Cette étude a suivi plus de 6000 patients dialysés pendant 3 ans pour estimer leur consommation de sel grâce à une formule basée sur des prises de sang avant et après dialyse. Les chercheurs ont observé qu'un apport en sel supérieur à 6 grammes par jour augmentait le risque d'insuffisance cardiaque, mais n'était pas lié à un risque accru de décès toutes causes confondues. Fait surprenant, un apport en sel plus élevé était aussi associé à un meilleur état nutritionnel (masse musculaire, poids, indices nutritionnels). Les auteurs suggèrent qu'il faudrait limiter le sel tout en veillant à maintenir un bon apport en d'autres nutriments essentiels.

Résumé reformulé :

Cette étude longitudinale a inclus 6180 patients sous hémodialyse suivis pendant 3 ans, avec une estimation répétée (36 mesures) de leur apport en sel via une formule calculée à partir du sodium éliminé lors des séances de dialyse. L'apport moyen était de 8,15 g/jour. Après ajustement, cet apport en sel estimé ne prédisait pas significativement la mortalité toutes causes ni les événements cardiovasculaires globaux dans les modèles de Cox. Cependant, les courbes splines ont révélé qu'un apport ≥ 6 g/jour était associé à un risque accru d'insuffisance cardiaque congestive. Par ailleurs, les analyses par équations d'estimation généralisées ont montré qu'un apport en sel plus élevé était corrélé positivement à plusieurs indicateurs de statut nutritionnel (indice de risque nutritionnel gériatrique, taux catabolique protéique normalisé, IMC). Les auteurs concluent que si un apport en sel excessif accroît le risque cardiaque, il semble aussi refléter ou favoriser un meilleur état nutritionnel, ce qui appelle à des stratégies limitant le sel sans compromettre les apports en d'autres nutriments.

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Niveau 2 — Essai randomisé contrôlé313 participants
L'effet des stratégies d'incitation comportementale (nudge) sur la réduction de la consommation de sel des clients de restaurant : résultats d'une expérience de terrain randomisée

Europe PMC · 2026-06-01 · Li J, Yu T, Lin Y.

Résumé simplifié :

Des chercheurs ont testé, dans un vrai restaurant en Chine, deux méthodes simples pour inciter les clients à choisir des plats moins salés. La première consistait à changer l'option proposée par défaut (moins de sel), la seconde à demander verbalement au client s'il souhaitait réduire le sel. Les deux méthodes ont permis d'augmenter le nombre de commandes moins salées. La demande verbale fonctionnait un peu mieux, mais son efficacité dépendait de la taille du groupe et des préférences gustatives des clients. Changer l'option par défaut s'est révélé plus stable et a permis une vraie baisse de la quantité de sel consommée par personne, ce qui en fait une piste intéressante pour la santé publique.

Résumé reformulé :

Cette expérience de terrain menée dans un restaurant urbain chinois a comparé deux stratégies de nudge visant à réduire la consommation de sel des clients : la modification de l'option par défaut proposée lors de la commande, et une incitation verbale directe du personnel. Sur 313 tables réparties entre ces deux groupes et un groupe témoin, les deux approches ont significativement modifié le comportement de commande vers des choix moins salés. L'incitation verbale s'est montrée plus efficace globalement, mais son impact variait selon la taille de la tablée et les préférences gustatives individuelles des convives. À l'inverse, le changement de l'option par défaut s'est avéré plus robuste face à ces variations interindividuelles et a permis une réduction mesurable de l'apport en sodium par personne. Les auteurs suggèrent que cette dernière stratégie, plus simple à généraliser, pourrait être privilégiée par les autorités sanitaires souhaitant réduire la consommation de sel dans la restauration.

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Niveau 4 — Étude cas-témoins100 participants
L'impact de la consommation de sel sur la prééclampsie et la protéinurie pendant la grossesse : une étude basée sur le sodium urinaire de 24 heures

Europe PMC · 2026-06-01 · Sucu S, Dereli ML, Aksan A, Sucu ST, Filiz AA, Özkan MA, Yılmaz ZV, Çelen Ş.

Résumé simplifié :

Cette étude a suivi 100 femmes enceintes hospitalisées pour suspicion d'hypertension, en mesurant leur consommation de sel via les urines de 24 heures. Les chercheurs ont comparé les femmes ayant développé une prééclampsie à celles ayant eu une grossesse normale. Résultat : la quantité de sel consommée n'était pas liée directement au risque de prééclampsie. Cependant, chez les femmes sans prééclampsie, celles qui mangeaient plus de sel (plus de 3g par jour) avaient davantage de protéines dans les urines, un signe d'atteinte rénale, et accouchaient parfois plus tôt. Une consommation excessive de sel pourrait donc favoriser certains problèmes liés à l'hypertension durant la grossesse, sans provoquer directement la prééclampsie elle-même.

Résumé reformulé :

Cette étude cas-témoins, menée sur 100 femmes enceintes à risque d'hypertension (27 ayant développé une prééclampsie et 73 avec grossesse saine), a évalué la consommation quotidienne de sel via un dosage du sodium urinaire sur 24 heures. Aucune différence significative de consommation de sel n'a été observée entre le groupe prééclampsie et le groupe contrôle. En revanche, au sein du groupe contrôle, les femmes présentant une protéinurie consommaient significativement plus de sel que celles sans protéinurie, et accouchaient à un âge gestationnel plus précoce. Une consommation supérieure à 3g/jour était associée à un taux de protéinurie plus élevé qu'une consommation inférieure à 2g/jour. Des corrélations positives ont été relevées entre l'apport en sel, la protéinurie et l'excrétion urinaire de créatinine. Les auteurs concluent que la prééclampsie n'est pas directement liée à la consommation de sel, mais qu'un excès de sel pourrait favoriser la survenue de protéinurie et contribuer à d'autres troubles hypertensifs de la grossesse, sans qu'un lien de causalité direct avec la prééclampsie soit établi.

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Niveau 4 — Étude transversale688 participants
Statut nutritionnel en iode chez les enfants et adolescents de la province du Zhejiang, dix ans après l'abaissement de la norme nationale d'iodation du sel

Europe PMC · 2026-05-21 · Jiang Z, Gu S, Kan H, Zou Y, Huang L, Guo F, Yan S, Wang Y, Chen Z, Wang X, Lou X, Mao G, Mo Z.

Résumé simplifié :

Cette étude chinoise a examiné si les enfants et adolescents consomment assez d'iode, dix ans après que le pays ait réduit la quantité d'iode ajoutée au sel. Les chercheurs ont mesuré l'iode dans les urines et le sel des foyers de 688 jeunes de 6 à 17 ans. Résultat : globalement, l'apport en iode reste suffisant, mais environ 15% des jeunes présentent une carence. Les enfants vivant près des côtes et les plus jeunes sont plus souvent concernés, notamment parce que moins de foyers y utilisent du sel iodé. Les auteurs recommandent de continuer à surveiller ces populations et à encourager l'usage du sel iodé, surtout sur le littoral.

Résumé reformulé :

Cette enquête transversale menée en 2022 dans la province du Zhejiang visait à évaluer le statut iodique des enfants et adolescents dix ans après l'abaissement de la norme nationale d'iodation du sel. Chez 688 participants âgés de 6 à 17 ans, la concentration médiane en iode du sel des ménages était de 21,5 mg/kg, avec une couverture en sel iodé de seulement 64,68%. La concentration urinaire médiane en iode s'élevait à 191,4 μg/L, un niveau jugé adéquat, mais 15,26% des participants présentaient une valeur inférieure à 100 μg/L, signe de carence. Les régions côtières affichaient des concentrations urinaires plus faibles et un moindre usage de sel iodé que les zones intérieures. L'analyse statistique a identifié l'âge, la zone géographique et l'utilisation de sel iodé à domicile comme facteurs associés à un statut iodique suffisant, sans toutefois établir de lien de causalité direct. Les auteurs concluent à un statut global adéquat mais soulignent la persistance de poches de carence, justifiant une surveillance ciblée et des actions d'éducation à la santé, en particulier chez les jeunes enfants et dans les zones côtières.

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Niveau 3 — Étude de cohorte rétrospective7 649 participants
Effet de programmes populationnels favorisant la réduction du sel et l'apport en potassium au Japon : le programme PoSPIP

Europe PMC · 2026-05-14 · Hisamatsu T, Kinuta M, Ohkubo T, Tsuchihashi T, Yoshita K, Takemi Y, Hayabuchi H, Okami Y, Kitaoka K, Sakaguchi K, Hozawa A, Okamura T, Itoh H, Rakugi H, Node K, Miura K, PoSPIP Research Group.

Résumé simplifié :

Cette étude japonaise a testé, pendant un an, des programmes visant à réduire la consommation de sel et à augmenter celle de potassium chez plus de 7600 personnes, dans des villes et des entreprises. Certains participants ont bénéficié d'un accompagnement renforcé (analyses d'urine avec retour personnalisé, conseils alimentaires, amélioration de l'offre alimentaire), tandis que d'autres ont reçu un suivi classique. Les résultats montrent que le rapport sodium/potassium dans les urines s'est davantage amélioré dans le groupe accompagné de façon intensive, avec aussi de meilleurs résultats sur le cholestérol et la glycémie. Cela suggère que des actions ciblées peuvent aider à adopter une alimentation plus équilibrée en sel et potassium.

Résumé reformulé :

Cette étude observationnelle rétrospective, menée au Japon entre 2021 et 2022, a évalué l'impact de programmes de santé publique visant à réduire le sel et augmenter le potassium alimentaire chez 7649 participants issus de 11 municipalités et 4 entreprises. Un groupe a bénéficié d'un accompagnement intensif (mesures urinaires de sodium, potassium et ratio Na/K avec retour personnalisé, promotion diététique et amélioration de l'environnement alimentaire), comparé à un groupe suivant un programme standard. Après ajustement statistique, le groupe intensif a montré une baisse plus marquée du ratio sodium/potassium urinaire et une diminution moindre de l'apport en potassium estimé, sans différence sur l'apport en sel estimé. Ce groupe a également présenté une amélioration du cholestérol HDL, une hausse plus faible de la glycémie, une baisse de l'hémoglobine A1c et de meilleurs scores à un questionnaire alimentaire, bien que la tension artérielle diastolique ait légèrement augmenté. Ces résultats soutiennent l'intérêt d'approches communautaires et professionnelles combinant retour biologique et amélioration de l'environnement alimentaire pour prévenir l'hypertension.

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Niveau 2 — Essai randomisé contrôlé342 participants
La distribution gratuite de sel n'affecte pas la consommation totale de sel ajouté chez les femmes adultes en Éthiopie : analyse secondaire d'un essai d'intervention communautaire

Europe PMC · 2026-05-06 · Nane D, Fereja M, Agbemafle I, Arnold CD, Woldeyohannes M, McDonald CM, Tessema M, Martinez H, Brown KH.

Résumé simplifié :

En Éthiopie, les autorités envisagent d'ajouter de l'acide folique au sel iodé pour lutter contre les carences en folate. Une crainte existait : que recevoir ce sel gratuitement pousse les gens à en consommer davantage. Des chercheurs ont donc suivi 342 femmes adultes non enceintes, en mesurant précisément leur consommation de sel ajouté (à table ou en cuisine) avant et pendant une distribution gratuite de sel enrichi. Résultat : la quantité de sel ajouté consommée est restée quasiment identique, autour de 8,4 à 8,8 grammes par jour, que le sel soit gratuit ou non. Donner du sel gratuitement ne pousse donc pas ces femmes à en utiliser plus.

Résumé reformulé :

Cette étude s'inscrit dans le contexte d'un projet éthiopien visant à enrichir le sel iodé avec de l'acide folique pour prévenir les carences en folate et les malformations congénitales. Une préoccupation était que la gratuité de ce sel double-fortifié n'entraîne une hausse de la consommation discrétionnaire de sel. Les chercheurs ont réalisé une analyse secondaire d'un essai contrôlé randomisé en aveugle, en utilisant des relevés alimentaires pesés chez 342 femmes adultes non enceintes en Oromia. Parmi elles, 143 ont été évaluées à la fois avant et pendant l'intervention, permettant des comparaisons appariées. Les résultats montrent une consommation moyenne de sel discrétionnaire stable, autour de 8,4 à 8,8 g/jour, sans différence significative entre la période précédant l'intervention et celle pendant laquelle le sel était fourni gratuitement (p=0,8). Les auteurs concluent que la mise à disposition gratuite de sel fortifié en iode et en acide folique n'a pas modifié les habitudes de consommation de sel ajouté par les participantes.

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Niveau 2 — Essai randomisé contrôlé470 participants
Effets du sel quintuplement enrichi sur le statut en micronutriments d'enfants de 12 à 59 mois au Pendjab, Inde : résultats d'un essai communautaire randomisé en foyers

Europe PMC · 2026-05-05 · Long JM, Goh YE, Duggal M, Das R, Manger MS, Jamwal M, Singh BL, Brar GK, Westcott J, Thompson L, Arnold CD, Krebs NF, Brown KH, McDonald CM.

Résumé simplifié :

Des chercheurs ont testé en Inde un sel enrichi en cinq nutriments (zinc, vitamine B12, acide folique, iode et fer) chez des familles avec de jeunes enfants, en le comparant à du simple sel iodé. Après 12 mois, les enfants qui consommaient ce sel spécial avaient de meilleurs taux de vitamine B12 et de folate dans le sang que ceux utilisant du sel iodé classique. En revanche, aucune différence notable n'a été observée pour le fer, le zinc, l'hémoglobine ou l'iode. Cette étude suggère que ce sel enrichi pourrait aider à combattre certaines carences fréquentes chez les jeunes enfants, notamment en B12 et en folate.

Résumé reformulé :

Cet essai communautaire randomisé et en double aveugle, mené au Pendjab (Inde), a comparé les effets d'un sel quintuplement fortifié (QFS, enrichi en zinc, vitamine B12, acide folique, iode et fer sous deux formes différentes) à ceux d'un sel simplement iodé (IS), sur le statut micronutritionnel de 470 enfants d'âge préscolaire (12-59 mois) pendant 12 mois. À l'inclusion, les carences en fer, zinc, B12 et folate étaient fréquentes dans cette population. Après 12 mois d'intervention, les enfants des foyers utilisant le QFS présentaient des concentrations sériques significativement plus élevées de vitamine B12 et de folate (sérique et érythrocytaire) comparativement au groupe sel iodé, avec des effets similaires entre les deux variantes de QFS testées. Aucune différence significative n'a en revanche été détectée concernant le zinc sérique, la ferritine, l'hémoglobine ou l'iode urinaire. Les auteurs concluent que le sel quintuplement fortifié pourrait constituer un vecteur intéressant pour améliorer le statut en micronutriments des jeunes enfants, en particulier pour la vitamine B12 et le folate, bien que son effet sur le statut en fer et en zinc reste limité dans cette étude.

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Niveau 3 — Essai non randomisé
Différences ethniques et sexuelles dans la sensibilité au sel chez de jeunes adultes nigérians normotendus : implications pour la prévention de l'hypertension

Europe PMC · 2026-05-01 · Oloyo AK, Adejare AA, Odukoya OO, Elias SO, Kushimo OA, Sofola OA.

Résumé simplifié :

Cette étude nigériane a testé comment le corps de jeunes adultes en bonne santé réagit à une consommation élevée de sel pendant 5 jours. Chez environ un quart des participants, la pression artérielle augmentait fortement après cette charge en sel : on parle de « sensibilité au sel ». Ce phénomène était nettement plus fréquent chez les personnes d'ethnie Igbo que chez les Yoruba, et touchait particulièrement les femmes. Les chercheurs ont aussi observé que ces personsonnes sensibles au sel éliminaient moins de sodium dans leurs urines avant même de consommer plus de sel, ce qui pourrait indiquer un fonctionnement rénal légèrement différent, potentiel signe avant-coureur d'une future hypertension.

Résumé reformulé :

Cette étude s'est intéressée à la sensibilité au sel, une réaction de pression artérielle exagérée face à une consommation élevée de sodium, chez de jeunes adultes nigérians normotendus. Après un protocole de charge en sel de 5 jours, avec mesures de la pression artérielle et des électrolytes sanguins et urinaires avant/après, 24% des participants ont été classés comme sensibles au sel. Cette proportion était nettement plus élevée chez les Igbo (47,8%) que chez les Yoruba (20,5%), avec une différence marquée selon le sexe, les femmes étant particulièrement concernées. Les individus sensibles au sel présentaient des valeurs de pression artérielle de base plus basses et une excrétion urinaire de sodium réduite avant la charge sodée. En revanche, aucun lien significatif n'a été trouvé avec l'indice de masse corporelle, la durée du sommeil ou le lieu de résidence. Les auteurs suggèrent que ces altérations subtiles pourraient refléter une dysrégulation rénale ou vasculaire précoce, justifiant un dépistage ciblé pour prévenir l'apparition future d'hypertension dans cette population.

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Niveau 4 — Étude transversale77 418 participants
Du progrès au plateau : 50 ans d'évolution de la prévalence de l'hypertension et de la consommation de sel dans la population finlandaise

Europe PMC · 2026-05-01 · Santalahti A, Ojanen A, Palosaari T, Jääskeläinen T, Kaartinen NE, Sääksjärvi K, Laatikainen T, Lundqvist A.

Résumé simplifié :

Cette étude finlandaise a suivi pendant 50 ans (1972-2023) plus de 77 000 adultes pour observer l'évolution de la tension artérielle et de la consommation de sel. Grâce aux campagnes de santé publique, ces deux indicateurs avaient beaucoup diminué jusque dans les années 1990-2000. Mais depuis, la baisse s'est arrêtée : en 2023, encore 42,6% des hommes et 31,8% des femmes ont de l'hypertension, et la consommation de sel reste supérieure aux recommandations (environ 10 g/jour chez les hommes et 7,6 g/jour chez les femmes). Les chercheurs appellent à relancer les actions de prévention contre le sel et l'hypertension.

Résumé reformulé :

À partir de douze enquêtes de santé transversales menées en Finlande entre 1972 et 2023 (77 418 adultes de 25 à 64 ans, avec mesures de pression artérielle pour tous et recueils urinaires de 24h chez un sous-groupe de 5 035 personnes), cette étude retrace l'évolution parallèle de la prévalence de l'hypertension et de l'apport en sel sur cinquante ans. Les auteurs constatent une diminution marquée de ces deux paramètres jusqu'à la fin des années 1990 et au début des années 2000 (consommation de sel passée de 13,9 à 9,7 g/j chez les hommes et de 11,1 à 7,6 g/j chez les femmes), attribuable aux politiques de santé publique. Cependant, cette tendance s'est essoufflée depuis deux décennies : la consommation de sel stagne à des niveaux encore supérieurs aux recommandations (10,3 g/j chez les hommes, 7,6 g/j chez les femmes en 2023), tandis que l'hypertension reste très fréquente (42,6% chez les hommes, 31,8% chez les femmes). L'étude, de nature observationnelle, établit une coïncidence temporelle entre ce plateau de l'apport sodé et celui de l'hypertension, sans toutefois démontrer un lien de causalité direct, et plaide pour une remobilisation des politiques de réduction du sel et de prévention cardiovasculaire.

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Niveau 4 — Étude transversale
Apport alimentaire en sodium et sources alimentaires chez les résidents adultes de 16 provinces (régions autonomes et municipalités) de Chine, 2022-2024

Europe PMC · 2026-05-01 · Liu Z, Wei Y, Kang X, Fang Y, Su C, Zhang X, Guan F, Huang F, Jia X, Bai J, Li L, Ouyang Y, Lian Y, Zhang J, Du W, Wang H.

Résumé simplifié :

Cette étude chinoise a examiné combien de sel et de sodium mangent les adultes dans 16 régions du pays, entre 2022 et 2024. Résultat : la consommation moyenne de sel atteint 8,5 grammes par jour, alors que la recommandation est de 5 grammes. Près de 77% des personnes dépassent ce seuil, et plus de 87% consomment trop de sodium par rapport aux recommandations de l'OMS. Le sel de cuisine est la principale source de sodium. Les hommes, les habitants du nord et ceux des zones rurales consomment généralement plus de sel. Les chercheurs concluent que l'alimentation trop salée reste un problème important en Chine, avec des différences selon l'âge, le sexe et la région.

Résumé reformulé :

Cette vaste enquête de cohorte, menée entre 2022 et 2024 dans 16 provinces, régions autonomes et municipalités chinoises, a analysé les apports en sel et en sodium chez des adultes de 18 ans et plus, à partir de données démographiques et alimentaires complètes. Les résultats montrent un apport médian total en sel de 8,5 g/jour (dont 6,4 g issus du sel de cuisine et 1,5 g du sel sodique), avec 76,9% de la population dépassant la recommandation de 5 g/jour. L'apport médian en sodium atteint 4230,9 mg/jour, dépassant les seuils préventifs contre les maladies non transmissibles chez 87,7% des participants et le seuil maximal de l'OMS (2000 mg/jour) chez 87,1% d'entre eux. Les hommes, les résidents du nord du pays et les populations rurales présentent des apports plus élevés, tandis que le dépassement du seuil préventif est particulièrement marqué chez les 65-74 ans. Le sel ajouté lors de la cuisson demeure la principale source d'apport sodique. Les auteurs concluent à une persistance d'une alimentation trop riche en sel et en sodium au sein de la population adulte chinoise, avec des disparités démographiques et géographiques notables, appelant à des stratégies ciblées de réduction.

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Niveau 3 — Randomisation mendélienne
Relations causales entre l'apport en sel et le cancer gastrique : une étude de randomisation mendélienne à deux échantillons

Europe PMC · 2026-05-01 · Li K, Wu J, Lai S, Yu L, Zhou H, Qian J, Wu Q.

Résumé simplifié :

Cette étude a cherché à savoir si manger trop salé pouvait vraiment causer un cancer de l'estomac. Pour cela, les chercheurs ont utilisé une méthode génétique appelée randomisation mendélienne, qui permet d'étudier les liens de cause à effet en s'appuyant sur des données issues de larges études génétiques (GWAS) menées chez l'humain. Contrairement à ce que l'on pourrait penser, les résultats montrent qu'il n'existe pas de lien de causalité génétique démontré entre la consommation de sel et le risque de développer un cancer de l'estomac. Plusieurs méthodes statistiques ont été utilisées pour vérifier ce résultat, et toutes arrivent à la même conclusion : aucune preuve solide d'un effet causal.

Résumé reformulé :

Bien que le sel soit souvent évoqué comme facteur de risque du cancer gastrique, cette relation causale n'avait jamais été clairement établie. Les auteurs ont donc mené une étude de randomisation mendélienne à deux échantillons, en exploitant des données génétiques agrégées issues de larges études d'association pangénomique (GWAS) chez l'humain. Plusieurs approches statistiques ont été appliquées, notamment la méthode de pondération par variance inverse (IVW), la régression MR-Egger, et l'analyse par médiane pondérée. Aucune de ces méthodes n'a révélé de relation causale statistiquement significative entre l'apport en sel et l'incidence du cancer gastrique (p > 0,05 dans tous les cas). Des analyses complémentaires, incluant un test de sensibilité «leave-one-out» et une vérification de l'hétérogénéité et de la pléiotropie horizontale, n'ont détecté aucun biais susceptible d'expliquer ce résultat négatif. Ces conclusions suggèrent que, sur le plan génétique et causal, le lien souvent supposé entre consommation de sel et cancer de l'estomac ne serait pas confirmé, ce qui invite à nuancer les recommandations basées uniquement sur des études observationnelles antérieures.

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Niveau 3 — Étude de cohorte prospective312 participants
Facteurs alimentaires associés à la progression de la métaplasie intestinale gastrique : une étude de cohorte prospective multicentrique dans une population occidentale

Europe PMC · 2026-05-01 · Kapteijn NEA, Marijnissen FE, Pluimers JKF, Holster IL, Capelle LG, Schot I, Anten MP, Witteman EM, Ter Borg F, Burger JPW, Doukas M, Kuipers EJ, Honing J, Spaander MCW.

Résumé simplifié :

Cette étude a suivi pendant plusieurs années 312 patients ayant une lésion précancéreuse de l'estomac appelée métaplasie intestinale, afin de voir quels facteurs alimentaires influencent son évolution vers un stade plus avancé, voire vers un cancer. Les chercheurs ont observé qu'une consommation élevée de sel et de viande (plus de six portions par semaine) augmentait le risque de progression, tout comme le tabac ou des antécédents familiaux de cancer gastrique. En revanche, la consommation de poisson, tout comme l'alcool, n'a montré aucun lien significatif avec cette progression. Cette étude suggère donc que le poisson ne semble ni aggraver ni protéger contre l'évolution de cette lésion précancéreuse.

Résumé reformulé :

Cette étude de cohorte prospective (2009-2024) a suivi 312 patients occidentaux présentant une métaplasie intestinale gastrique, une lésion précancéreuse de l'estomac, afin d'identifier les facteurs alimentaires liés à sa progression. Après un suivi médian de 54 mois, 35,9 % des patients ont montré une aggravation de leur stade lésionnel. Une consommation élevée de sel (OR 1,67) et de viande (au moins six portions par semaine, OR 1,25) était significativement associée à un risque accru de progression, de même que le tabagisme, la gastrite auto-immune et des antécédents familiaux de cancer gastrique au premier degré. En revanche, la consommation de poisson, l'alcool et une infection antérieure par Helicobacter pylori ne présentaient pas d'association significative avec cette progression. Ces résultats suggèrent que les facteurs de risque alimentaires observés dans les pays à forte incidence de cancer gastrique, comme le sel et la viande, jouent un rôle similaire dans une population occidentale à plus faible incidence, tandis que le poisson n'apparaît pas comme un facteur de risque ou de protection dans ce contexte.

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Niveau 4 — Étude transversale650 participants
Pratiques de consommation de sel iodé et statut en iode dans une population adulte rurale près de Chennai, en Inde

Europe PMC · 2026-05-01 · Gopakumar G, Shriraam V, Jasmine A, Mahadevan S, Prabhu SR.

Résumé simplifié :

Cette étude a été menée dans des villages du sud de l'Inde pour voir si les habitants consomment suffisamment de sel iodé, essentiel pour éviter les troubles liés à la carence en iode. Les chercheurs ont testé le sel utilisé par 650 familles, analysé leur alimentation sur trois jours et mesuré l'iode dans leurs urines. Résultat : environ un tiers des foyers utilisait un sel pas assez iodé, et plus d'un quart des participants avaient un taux d'iode urinaire trop bas. Beaucoup de gens ignoraient l'importance du sel iodé ou pensaient que ce n'était pas essentiel, ce qui montre un besoin d'information sur le sujet.

Résumé reformulé :

Cette étude transversale, réalisée dans le district rural de Thiruvallur (Tamil Nadu, Inde), a évalué les pratiques d'achat, de stockage et de cuisson du sel iodé chez 650 foyers, ainsi que le statut en iode des participants. Les chercheurs ont mesuré la teneur en iode du sel à l'aide d'un kit de test, estimé les apports alimentaires via un rappel de trois jours et analysé la concentration urinaire médiane en iode (MUIC) à partir d'échantillons ponctuels. Résultats : 79 % des ménages achetaient du sel emballé, mais 40 % ignoraient ce qu'est le sel iodé et la moitié jugeait son usage peu important. Si la plupart respectaient de bonnes pratiques (ajout en fin de cuisson, contenants couverts), 31 % utilisaient un sel non ou insuffisamment iodé, et 27 % des participants présentaient une carence en iode selon la MUIC. Ces données, mesurées directement chez des sujets humains, suggèrent qu'un déficit persistant en iode touche une partie notable de cette population rurale, lié à un manque de sensibilisation plutôt qu'à un défaut d'accès au sel iodé.

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Niveau 4 — Étude transversale420 participants
Prévalence et facteurs de risque des maladies non transmissibles dans une population tribale adulte du district de Kanyakumari, en Inde : une étude transversale

Europe PMC · 2026-04-26 · Gt V, Cs J, Ashok VG, Ak B, Varghese LA.

Résumé simplifié :

Cette étude a été menée auprès de 420 adultes d'un village tribal en Inde pour évaluer la fréquence de maladies comme l'hypertension et le diabète, ainsi que leurs facteurs de risque. Plus de la moitié des participants souffraient d'hypertension, et environ un sur six de diabète. Parmi les personnes hypertendues, trois sur quatre déclaraient consommer trop de sel. Les chercheurs ont trouvé un lien très net entre une consommation excessive de sel et la présence d'hypertension : les gros consommateurs de sel étaient beaucoup plus souvent hypertendus que les autres. Le tabac et l'alcool étaient aussi fréquents chez les hypertendus. Cette étude souligne l'importance de réduire le sel et de dépister ces maladies dans les populations défavorisées.

Résumé reformulé :

Cette étude transversale communautaire, réalisée entre 2021 et 2022 auprès de 420 adultes de la population tribale de Pechiparai (Tamil Nadu, Inde), visait à estimer la prévalence des maladies non transmissibles et leurs facteurs de risque associés. Les résultats montrent une prévalence élevée d'hypertension (51,4 %, dont près d'un quart de cas nouvellement détectés) et de diabète connu (16,7 %). Parmi les participants hypertendus, 75 % rapportaient une consommation excessive de sel, contre seulement 37 % chez les non-hypertendus, avec une association statistique très significative (χ² = 61,1 ; p < 0,001). D'autres facteurs comportementaux, comme le tabagisme (notamment sous forme de bidis) et la consommation d'alcool, étaient également fréquents chez les hypertendus, de même qu'un antécédent familial de maladies non transmissibles. Ces résultats, bien que de nature observationnelle et ne permettant pas d'établir une relation de cause à effet directe, suggèrent un lien fort entre apport sodé élevé et hypertension dans cette population, et appellent à renforcer les programmes de dépistage et d'éducation sanitaire dans les zones tribales.

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Niveau 4 — Étude transversale531 participants
Consommation de sel chez les adultes au Koweït : une étude nationale représentative basée sur l'excrétion urinaire de sodium sur 24 heures

Europe PMC · 2026-04-24 · AlTarrah D, Longenecker JC, AlOthman W, Al Ozairi E, Tuomilehto J, AlWotayan R, AlHamad N.

Résumé simplifié :

Cette étude a mesuré la quantité de sel réellement consommée par les adultes koweïtiens, en analysant leurs urines collectées pendant 24 heures, une méthode très fiable. Résultat : les habitants du Koweït mangent en moyenne 7,5 grammes de sel par jour, largement au-dessus des 5 grammes recommandés par l'OMS. Près de 3 personnes sur 4 dépassent ce seuil, et environ 1 sur 5 consomme plus de 10 grammes par jour. Les hommes consomment plus de sel que les femmes, et les personnes en surpoids en consomment également davantage. Ces résultats montrent qu'il est nécessaire de mettre en place des actions pour réduire la consommation de sel dans ce pays.

Résumé reformulé :

Cette étude transversale nationale a évalué l'apport en sel de 308 adultes koweïtiens représentatifs, en utilisant la méthode de référence des collectes urinaires sur 24 heures. La consommation moyenne pondérée s'élève à 7,5 g/jour de sel, avec 73,8% de la population dépassant le seuil recommandé de 5 g/jour et 19,9% dépassant 10 g/jour. Les hommes présentent des apports significativement plus élevés que les femmes (8,2 vs 6,8 g/jour), avec une prévalence d'apport très élevé (>10 g/jour) presque doublée chez eux après ajustement (odds ratio ajusté de 2,6). Après ajustement statistique, une association inverse faible mais significative apparaît avec l'âge, tandis qu'un indice de masse corporelle plus élevé est fortement associé à une consommation de sel plus importante. Par ailleurs, les chercheurs ont montré qu'un simple échantillon d'urine ponctuel n'est pas fiable pour estimer l'apport habituel en sel, contrairement à la collecte sur 24 heures. Ces données confirment un excès généralisé de consommation de sel dans la population koweïtienne, appelant à des stratégies de santé publique à la fois globales et ciblées sur les groupes les plus exposés.

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Niveau 3 — Étude de cohorte rétrospective655 participants
Effet d'une campagne de réduction du sel dans une clinique communautaire : une étude rétrospective

Europe PMC · 2026-04-22 · Sunagawa H, Chinen M, Miyagi S, Gaja K, Sunagawa K, Ikema M, Kamiya N, Sunagawa S, Komesu I, Sakima A.

Résumé simplifié :

Cette étude japonaise a testé une campagne simple pour aider des patients à manger moins salé. Pendant six mois, les soignants ont affiché des informations sur les aliments pauvres en sel, montré des affiches sur les liens entre sel et hypertension, et encouragé les patients à mesurer leur consommation de sel via un test d'urine. Chez 655 patients qui consommaient au départ beaucoup de sel, la consommation moyenne a baissé, passant d'environ 11,6 à 9,4 grammes par jour. Le poids corporel et la tension artérielle ont aussi légèrement diminué. Ces résultats suggèrent qu'une campagne simple et peu coûteuse en clinique peut aider les patients à réduire leur consommation de sel au quotidien.

Résumé reformulé :

Cette étude rétrospective menée dans une clinique communautaire japonaise a évalué l'impact d'une campagne de sensibilisation à la réduction du sel. Parmi 2 429 patients ayant eu une mesure initiale de leur consommation de sel par échantillon d'urine, 655 patients consommant au moins 10 g/jour et ayant réalisé au moins deux mesures dans les six mois suivant la campagne ont été inclus. La campagne consistait à afficher des informations sur les aliments pauvres en sel et des posters sur le lien entre excès de sel et hypertension, tout en encourageant l'auto-mesure régulière. Les résultats montrent une diminution significative de la consommation de sel (de 11,6 à 9,4 g/jour), accompagnée d'une baisse modeste de l'indice de masse corporelle et de la pression artérielle systolique. Les changements de consommation de sel étaient corrélés, de façon faible mais significative, aux variations d'IMC et de tension artérielle. Une légère baisse de la fonction rénale a été observée, sans événement clinique significatif. Les auteurs concluent que cette intervention simple constitue une stratégie pratique et applicable en routine clinique pour réduire la consommation de sel, bien que l'étude, de nature observationnelle et rétrospective, ne permette pas d'établir un lien de causalité strict entre la campagne et les bénéfices constatés.

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Niveau 4 — Étude transversale1 866 participants
L'apport en sel modère le lien entre IMC et risque cardiométabolique : résultats d'une cohorte professionnelle à Pékin

Europe PMC · 2026-04-22 · Ren J, Guo Y, Zhu Y, Cui Y, Jin L, Hao W, Zhang Y.

Résumé simplifié :

Cette étude chinoise a examiné si la quantité de sel consommée influence la façon dont le surpoids affecte la santé cardiométabolique (cholestérol, acide urique, tension artérielle...). Chez près de 1900 adultes suivis lors de bilans de santé au travail, les chercheurs ont estimé la consommation de sel à partir d'urine du matin. Résultat : chez les adultes de moins de 60 ans, plus l'apport en sel est élevé, plus les effets négatifs de l'IMC sur certains marqueurs de santé apparaissent nettement, avec des seuils différents selon le sexe (environ 13 à 16 g/jour chez les hommes, 11 à 12 g/jour chez les femmes). Chez les personnes plus âgées, ce lien n'était pas retrouvé. Ces seuils restent bien au-dessus de la limite recommandée par l'OMS (5 g/jour), et l'étude ne permet pas de conclure à une relation de cause à effet.

Résumé reformulé :

Cette étude transversale menée auprès de 1866 adultes chinois lors d'examens de santé professionnels visait à déterminer si l'apport quotidien en sel modifie l'association entre l'indice de masse corporelle (IMC) et divers marqueurs cardiométaboliques (HDL-cholestérol, acide urique, ApoA1, créatinine, ALT, ratio ApoB/ApoA1, pression diastolique). L'apport en sel a été estimé à partir d'échantillons urinaires matinaux à jeun. Les analyses ont révélé des relations non linéaires entre IMC et plusieurs marqueurs, avec un point d'inflexion autour de 25 kg/m². Chez les participants de moins de 60 ans, l'apport en sel modérait significativement l'impact de l'IMC sur le HDL-cholestérol et l'ApoA1, selon des seuils différents entre hommes (13 à 16 g/jour) et femmes (11 à 12 g/jour) : en dessous de ces seuils, les effets délétères du surpoids sur ces marqueurs restaient marqués. Chez les participants plus âgés, aucune interaction significative n'a été observée. Les auteurs soulignent que ces seuils dépassent largement la recommandation de l'OMS (5 g/jour) et suggèrent qu'une cible unique de restriction sodée pourrait ne pas convenir à tous les profils métaboliques, tout en rappelant que la nature transversale de l'étude empêche toute conclusion causale.

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Niveau 3 — Étude de cohorte prospective168 participants
Variation saisonnière de la consommation de sel chez les patients atteints de maladie rénale chronique : une corrélation avec la pression artérielle systolique observée chez les hommes en été

Europe PMC · 2026-04-17 · Ohashi N, Uchiyama Y, Yamashiro Y, Ishigaki S, Isobe S, Ema C, Sasaki T, Sakakima M, Ikegaya N, Iwakura T, Fujikura T, Kato A, Hishida A, Yasuda H.

Résumé simplifié :

Cette étude a suivi pendant un an 168 patients souffrant d'une maladie rénale chronique, en mesurant leur consommation de sel via des prélèvements d'urine à différentes saisons. Les chercheurs ont constaté que les hommes consommaient plus de sel en hiver, avec un poids et une tension artérielle également plus élevés à cette saison. Chez les femmes, seule la tension artérielle variait selon les saisons, sans lien avec le sel. Fait surprenant : chez les hommes, plus la consommation de sel augmentait, plus la tension artérielle montait, et ce lien était encore plus marqué en été qu'en hiver.

Résumé reformulé :

Cette étude observationnelle a suivi 147 patients atteints de maladie rénale chronique (sur une cohorte initiale de 168) pendant un an, en comparant leurs données de santé entre l'été et l'hiver, notamment via des mesures quotidiennes d'excrétion urinaire de sodium. Chez les hommes, le poids corporel, l'IMC, la pression artérielle et la consommation de sel étaient plus élevés en hiver, tandis que chez les femmes, seules la pression artérielle et certains marqueurs biologiques (albumine, cholestérol LDL) variaient selon la saison, sans lien avec l'apport en sel. Une analyse statistique a révélé une corrélation positive entre la consommation de sel et la pression artérielle systolique chez les hommes uniquement, cette association étant plus prononcée en été qu'en hiver. Ce résultat s'est maintenu même en excluant les patients sous traitements pouvant influencer l'excrétion de sodium. Les auteurs soulignent qu'il s'agit d'une corrélation observée chez des patients rénaux, sans preuve de causalité directe, et que les mécanismes expliquant cette différence saisonnière selon le sexe restent à approfondir.

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Niveau 4 — Étude transversale2 920 participants
Écart de couverture en sel iodé entre le sel domestique et le sel utilisé dans les établissements de restauration : implications pour l'évaluation de l'apport alimentaire en iode

Europe PMC · 2026-04-17 · Lu W, Wang Z, Shi Z, Sun Z, Mai SP, Ma W, Song Q, Shen L, Song R, Yao J, Hu H, Xu Y, Zhang K, Zang J.

Résumé simplifié :

Cette étude menée à Shanghai en 2023 a comparé le sel utilisé à la maison et celui utilisé dans les cantines et restaurants. Résultat : 86 % du sel des restaurants est iodé, contre seulement 53 % du sel domestique. Or, beaucoup d'adultes mangent souvent à l'extérieur, notamment au déjeuner. En tenant compte de cette différence, les chercheurs ont calculé que l'apport quotidien réel en iode est plus élevé qu'estimé habituellement (118 microgrammes au lieu de 101). Cela montre que les enquêtes alimentaires classiques, centrées sur le foyer, sous-estiment l'apport en iode car elles ignorent les repas pris à l'extérieur.

Résumé reformulé :

Cette étude transversale, réalisée dans le cadre de l'enquête Shanghai Diet and Health Survey 2023 auprès de 2920 adultes, s'est intéressée à un biais méthodologique dans l'évaluation de l'apport alimentaire en iode. Les auteurs ont mesuré le taux de couverture en sel iodé dans 960 cantines et restaurants (85,9 %) et l'ont comparé à celui observé dans les ménages (53,3 %). Grâce à des rappels alimentaires de 24 heures répétés, un questionnaire de fréquence alimentaire et une pesée des condiments, ils ont constaté qu'une part importante des participants prenait au moins un repas hors domicile durant la période d'étude, en particulier au déjeuner. En intégrant cette différence de taux de couverture entre sel domestique et sel de restauration, l'estimation de l'apport quotidien en iode passe de 101 à 118 microgrammes par jour. Les auteurs concluent que les méthodes d'enquête traditionnelles, centrées sur la consommation domestique, ne reflètent plus correctement les apports réels en iode dans un contexte où la restauration hors foyer est fréquente, et qu'il est nécessaire d'intégrer ces écarts pour affiner les évaluations nutritionnelles.

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Niveau 4 — Étude transversale348 participants
Facteurs socio-démographiques, de mode de vie et anthropométriques prédisant la pression artérielle ambulatoire chez des adultes en zone semi-urbaine au Nigeria

Europe PMC · 2026-04-11 · Ajayi EA, Sanni TA, Ogah OS.

Résumé simplifié :

Cette étude a suivi 348 adultes au Nigeria en mesurant leur pression artérielle sur 24 heures, ainsi que leurs habitudes de vie et caractéristiques personnelles. Les chercheurs ont observé qu'une consommation fréquente de sel était liée à une pression artérielle anormale, de jour comme de nuit. D'autres facteurs comme l'âge avancé, un indice de masse corporelle élevé, un faible revenu et un faible niveau d'éducation étaient aussi associés à une pression artérielle plus élevée. Ces résultats suggèrent que réduire sa consommation de sel, contrôler son poids et améliorer l'accès à l'information sur la santé pourraient aider à prévenir l'hypertension dans ce type de population.

Résumé reformulé :

Cette étude transversale menée auprès de 348 adultes vivant dans une communauté semi-urbaine du Nigeria a exploré les facteurs associés à la pression artérielle mesurée en continu sur 24 heures (ambulatoire), une méthode reconnue comme plus prédictive du risque cardiovasculaire que la mesure ponctuelle en clinique. Les analyses statistiques ont montré que l'âge, un indice de masse corporelle élevé, un faible revenu et un faible niveau d'éducation étaient constamment associés à une pression artérielle plus élevée, que ce soit sur 24 heures, en journée ou la nuit. La consommation fréquente de sel apparaissait elle aussi corrélée à une pression artérielle anormale sur l'ensemble de ces périodes. Des modèles de régression logistique incluant l'âge, l'obésité, le revenu, l'activité physique et l'apport en sel ont permis de prédire l'hypertension ambulatoire avec une précision de 75 à 86 %. Ces résultats, de nature observationnelle, ne permettent pas d'établir un lien de causalité direct, mais ils identifient des cibles potentielles — notamment la réduction de l'apport en sel et la lutte contre l'obésité — pour des stratégies de prévention de l'hypertension à l'échelle des populations.

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Niveau 4 — Étude transversale317 participants
Utilisation de sel adéquatement iodé et statut en iode des femmes enceintes suivies en consultation prénatale à Hargeisa, Somaliland : analyse transversale en milieu de soins

Europe PMC · 2026-04-07 · Abdi N, Teklesilase W, Zema T.

Résumé simplifié :

Cette étude menée en Somaliland a examiné si les femmes enceintes utilisaient du sel suffisamment iodé et si leur taux d'iode dans le corps était correct. Sur 317 femmes suivies en consultation prénatale, environ 37% n'utilisaient pas de sel assez iodé. En analysant l'urine de certaines participantes, près de la moitié avait un niveau d'iode insuffisant. Les femmes qui buvaient de l'eau non traitée, mangeaient peu d'œufs, ou utilisaient du sel mal iodé avaient plus souvent un déficit en iode. L'iode est essentiel pendant la grossesse pour le développement du cerveau du bébé, donc ces résultats montrent qu'il faut améliorer l'accès à un sel correctement iodé.

Résumé reformulé :

Cette étude transversale réalisée en avril 2020 dans cinq centres de santé de Hargeisa (Somaliland) a évalué, chez 317 femmes enceintes suivies en consultation prénatale, l'utilisation de sel adéquatement iodé ainsi que leur statut en iode via un dosage urinaire sur un sous-échantillon de 150 femmes. Les résultats montrent que 36,9% des participantes n'utilisaient pas de sel suffisamment iodé, et que 48,7% présentaient un statut en iode insuffisant, malgré une concentration médiane d'iode urinaire globalement dans la norme (155,7 µg/L). L'analyse statistique a identifié plusieurs facteurs associés à une carence en iode : la consommation d'eau de boisson non améliorée (risque multiplié par 9,5), une consommation d'œufs inférieure à quatre fois par semaine (l'inverse, manger des œufs régulièrement, réduisait le risque), et l'utilisation de sel insuffisamment iodé (risque presque triplé). Les auteurs concluent que si le statut iodique moyen de cette population reste globalement satisfaisant, l'usage du sel adéquatement iodé demeure insuffisant, et recommandent des actions ciblées sur l'accès à l'eau potable et la qualité du sel consommé.

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Niveau 4 — Étude transversale8 928 participants
Association entre l'utilisation du sel de table et les habitudes de sommeil et les symptômes dépressifs : analyse en population avec réplication clinique externe

Europe PMC · 2026-03-25 · Wang Q, Ma S, Qi X, Cai M, Ma K, Zhang L, Liu S, Jia Y, Liang T, Liang W, Zhao D, Chen J.

Résumé simplifié :

Cette étude a examiné si le fait d'ajouter souvent du sel à table est lié à un mauvais sommeil. Les chercheurs ont analysé plus de 8 000 adultes américains, puis vérifié leurs résultats sur un groupe indépendant de patients chinois. Résultat : les personnes qui salent fréquemment leurs plats à table ont davantage tendance à mal dormir (durée insuffisante, difficultés d'endormissement, troubles du sommeil diagnostiqués). Une partie de ce lien s'explique par la présence de symptômes dépressifs plus fréquents chez ces personnes. Les jeunes adultes (20-45 ans) semblent particulièrement concernés. Attention : l'étude ne prouve pas que le sel cause ces troubles, elle montre seulement une association.

Résumé reformulé :

Cette étude transversale a exploré le lien entre l'ajout discrétionnaire de sel à table et un profil de sommeil dégradé, en combinant deux cohortes : un échantillon représentatif de 8 440 adultes américains (NHANES 2005-2010) et une cohorte clinique de réplication de 488 patients chinois. Un usage fréquent du sel à table était associé à une probabilité accrue de sommeil de mauvaise qualité (OR=1,27 dans NHANES), une tendance similaire mais non statistiquement significative étant observée dans la cohorte de réplication (OR=1,62, p=0,052). Les analyses de médiation indiquent que les symptômes dépressifs (mesurés par le PHQ-9) expliquent statistiquement une part importante de cette association (43 % à 56 % selon la cohorte), suggérant un chevauchement entre humeur dépressive et troubles du sommeil. Les jeunes adultes de 20 à 45 ans apparaissaient comme le sous-groupe le plus concerné. Les auteurs soulignent la nature exploratoire de ces résultats : le design transversal empêche d'établir une relation de causalité, et la médiation statistique ne doit pas être interprétée comme un mécanisme causal démontré. Des études prospectives et des essais d'intervention sont nécessaires pour confirmer ces observations.

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Niveau 3 — Essai non randomisé90 participants
Efficacité du programme BHATIN (intervention comportementale personnalisée) sur l'autogestion et les biomarqueurs cliniques chez des patients hypertendus : une étude quasi-expérimentale

Europe PMC · 2026-03-25 · Usman AM, Kosasih CE, Pramukti I, Sofiatin Y, Pamungkas RA.

Résumé simplifié :

Cette étude indonésienne a testé un programme d'accompagnement appelé BHATIN auprès de 90 adultes hypertendus, dont la moitié a suivi le programme et l'autre moitié a reçu les soins habituels. Ce programme combinait des conseils personnalisés, de la pleine conscience, des ateliers pratiques et un soutien social, avec un objectif clé : réduire la consommation de sel et améliorer les habitudes de vie. Après l'intervention, les participants du groupe accompagné ont montré une meilleure connaissance de leur maladie, plus de motivation, une préférence moindre pour le sel, ainsi qu'une baisse de leur tension artérielle, de leur cholestérol et de leur glycémie. Le groupe témoin, lui, a peu changé.

Résumé reformulé :

Cette étude quasi-expérimentale menée en Indonésie a évalué l'efficacité du programme BHATIN, une intervention comportementale fondée sur la théorie du comportement planifié, chez 90 adultes hypertendus répartis en groupe intervention (n=45) et groupe témoin (n=45) recevant les soins standards. Le programme associait coaching basé sur la pleine conscience, formation pratique et soutien social, en ciblant notamment la réduction de la consommation de sel. Les résultats montrent des améliorations significatives dans le groupe intervention concernant l'attitude, les normes subjectives, le sentiment de contrôle, l'intention, l'auto-efficacité et les comportements d'autosoins (p<0,001), ainsi qu'une diminution de la préférence pour le sel, de la pression artérielle systolique et diastolique, du cholestérol total et de la glycémie (p<0,05). Le groupe témoin n'a présenté que des changements minimes, suggérant que ce type d'intervention infirmière personnalisée pourrait constituer une stratégie communautaire prometteuse pour la gestion de l'hypertension.

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Niveau 3 — Étude de cohorte prospective7 372 participants
Association entre la consommation de sel et l'adiposité corporelle dans la population chinoise : une étude de cohorte à mesures répétées

Europe PMC · 2026-03-19 · Yao W, Chen X, Lu F, Zhang J, Xu C, Liang M, Hu R, Wang M, Zhong J, Du X.

Résumé simplifié :

Cette étude chinoise a suivi plus de 7000 adultes pour voir si manger plus salé est lié à une prise de poids. Les chercheurs ont mesuré la quantité de sel consommée grâce à des échantillons d'urine, et ont observé le poids, la masse grasse et le tour de taille des participants. Résultat : ceux qui consommaient le plus de sel avaient plus de risques d'être en surpoids ou d'avoir un excès de graisse abdominale que ceux qui en consommaient le moins. De plus, quand les gens réduisaient leur consommation de sel, leur poids et leur masse grasse diminuaient aussi. Cet effet semblait plus marqué chez les femmes et les personnes de moins de 40 ans.

Résumé reformulé :

Cette étude de cohorte menée dans la province du Zhejiang (Chine) a analysé les données de 7372 adultes suivis dans le temps, afin d'étudier le lien entre la consommation quotidienne de sel (estimée via des échantillons urinaires) et différents indicateurs d'adiposité, notamment l'indice de masse corporelle (IMC), l'indice de rondeur corporelle (BRI), la masse grasse, le surpoids et l'obésité centrale. Les participants ayant la consommation de sel la plus élevée (≥11,2 g/jour) présentaient un IMC, un BRI et une masse grasse significativement plus élevés, ainsi qu'un risque environ trois fois plus important de surpoids et d'obésité centrale, comparés à ceux ayant la consommation la plus faible (<8,4 g/jour). Par ailleurs, une réduction de plus d'1 g/jour de sel était associée à une baisse de l'IMC et de la masse grasse. Ces associations étaient plus marquées chez les femmes et les adultes de moins de 40 ans, et la masse grasse semblait expliquer une grande partie (57 à 85 %) du lien observé entre sel et adiposité. Les auteurs soulignent qu'il s'agit d'une association statistique, suggérant que le sel alimentaire pourrait influencer le risque cardiovasculaire via son impact sur la masse grasse, sans toutefois établir formellement un lien de cause à effet.

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Niveau 2 — Essai randomisé contrôlé101 participants
Effets d'une application mobile de gestion de l'hypertension sur l'excrétion urinaire de sodium chez des patients atteints de maladie rénale chronique : essai contrôlé randomisé

Europe PMC · 2026-03-16 · Kawaoka T, Sakaguchi Y, Oka T, Doi Y, Yamamoto R, Matsui I, Mizui M, Kaimori JY, Isaka Y.

Résumé simplifié :

Cette étude a testé si une application pour smartphone, conçue pour aider à réduire le sel dans l'alimentation, pouvait vraiment diminuer la quantité de sodium éliminée dans les urines chez des patients souffrant de maladie rénale chronique et d'hypertension. Pendant 12 semaines, un groupe a utilisé l'application en plus de conseils médicaux, tandis qu'un autre groupe n'a reçu que des conseils. Les patients utilisant l'application ont déclaré avoir amélioré leurs habitudes de consommation de sel bien plus souvent que les autres. Pourtant, la mesure réelle du sodium dans les urines n'a pas montré de différence entre les deux groupes, ce qui signifie que l'appli n'a pas réellement permis de réduire la consommation de sel de façon mesurable.

Résumé reformulé :

Cet essai clinique randomisé, mené en ouvert dans un centre unique, a inclus 101 patients atteints de maladie rénale chronique et hypertendus, présentant une excrétion urinaire de sodium sur 24 heures élevée (au moins 100 mmol). Le groupe intervention utilisait l'application CureApp HT, offrant un accompagnement quotidien personnalisé pour la restriction sodée, en complément de conseils donnés par des néphrologues ; le groupe contrôle ne recevait que ces conseils. Après 12 semaines, bien que 76% des utilisateurs de l'application aient rapporté une amélioration de leurs comportements alimentaires liés au sel (contre 38% dans le groupe contrôle), l'excrétion urinaire de sodium estimée n'a pas différé significativement entre les groupes (différence de -1,1 mmol, IC 95% -19,8 à 17,7 ; p=0,92). Les critères secondaires, comme la pression artérielle, la rigidité artérielle ou les marqueurs rénaux, n'ont montré aucune différence significative non plus, même chez les patients ayant perçu une amélioration de leurs habitudes. Les auteurs concluent que l'intervention numérique, malgré un fort engagement des patients, n'a pas suffi à réduire concrètement l'apport en sel, suggérant qu'un accompagnement plus intensif serait nécessaire pour transformer l'intention en comportement réel.

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Niveau 4 — Étude transversale400 participants
Variations selon le stade de grossesse de l'iode urinaire et de l'iode du sel chez les femmes enceintes à Pékin

Europe PMC · 2026-03-11 · Wu Z, Zhang Y, He C, Zhang W.

Résumé simplifié :

Cette étude chinoise a suivi 400 femmes enceintes à Pékin entre 2021 et 2024 pour mesurer leur taux d'iode dans les urines et dans le sel qu'elles consomment. L'iode est essentiel au développement du cerveau du bébé et au bon fonctionnement de la thyroïde. Les résultats montrent que le niveau d'iode urinaire a baissé au fil des années, passant sous le seuil recommandé par l'OMS, surtout en tout début de grossesse. Pourtant, la quantité d'iode dans le sel est restée stable. Cela suggère que le sel iodé seul ne suffit pas à couvrir les besoins des femmes enceintes, notamment au premier trimestre, et qu'une supplémentation ou un suivi renforcé pourrait être utile.

Résumé reformulé :

Menée à Pékin entre 2021 et 2024, cette étude a analysé les concentrations urinaires et alimentaires en iode chez 400 femmes enceintes, afin d'évaluer si le sel iodé, politique nationale en Chine, suffit à couvrir leurs besoins. Les analyses statistiques (ANOVA, modèles à effets mixtes) révèlent une diminution progressive de l'iode urinaire médian, passant de 151,3 μg/L en 2022 à 122,9 μg/L en 2024, tombant ainsi sous le seuil de 150 μg/L recommandé par l'OMS. Cette baisse est particulièrement marquée au premier trimestre de grossesse par rapport aux trimestres suivants. Fait notable, la teneur en iode du sel est restée stable (19 à 22 mg/kg) sur toute la période, ce qui indique que la baisse observée chez les femmes n'est pas liée à une variation de l'iodation du sel lui-même. Les auteurs concluent que le sel iodé ne suffit probablement pas à répondre aux besoins accrus en iode durant la grossesse, en particulier lors des premières semaines cruciales pour le développement neurologique du fœtus, et recommandent un renforcement de la supplémentation ainsi qu'un dépistage précoce.

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Niveau 4 — Étude transversale
Impact des facteurs socioéconomiques et du mode de vie sur la consommation de sel et de potassium et sur le rapport sodium/potassium : étude EH-UH 2

Europe PMC · 2026-02-13 · Marinović Glavić M, Bilobrk M, Bilajac L, Belančić A, Bolješić Dumančić M, Domislović M, Fuček M, Jelaković A, Josipović J, Nikić J, Pećin I, Stupin A, Šušnjara P, Reiner Ž, Jelaković B.

Résumé simplifié :

Cette étude a mesuré, grâce à des urines recueillies sur 24 heures, la quantité de sel et de potassium consommée par des adultes, ainsi que l'équilibre entre les deux (rapport sodium/potassium). Les chercheurs ont observé que les personnes moins diplômées ou occupant des emplois moins qualifiés mangent plus salé et moins de potassium. La viande transformée augmente fortement la consommation de sel. À l'inverse, une alimentation de type méditerranéenne, riche en huile d'olive et en poisson, est associée à un meilleur équilibre sel/potassium. Globalement, très peu de personnes respectent les recommandations, quel que soit leur milieu social ou leurs habitudes de vie.

Résumé reformulé :

Cette étude observationnelle, menée dans le cadre du projet national EH-UH 2, a analysé les apports en sel et en potassium ainsi que le rapport sodium/potassium chez un échantillon aléatoire d'adultes, à partir de recueils urinaires de 24 heures et de questionnaires sur le statut socioéconomique et le mode de vie. Les résultats montrent qu'un faible niveau d'éducation et de qualification professionnelle est associé à une consommation plus élevée de sel et plus faible de potassium. La consommation de viande transformée apparaît comme le principal déterminant d'un apport élevé en sel, avec un effet défavorable sur le rapport sodium/potassium malgré un apport en potassium également accru. Le statut de non-fumeur est lié à des apports plus élevés en sel et en potassium, sans amélioration nette du rapport, tandis que les anciens fumeurs semblent avoir remplacé le tabac par d'autres comportements alimentaires peu favorables. À l'inverse, un régime de type méditerranéen/adriatique, riche en huile d'olive et en poisson, est associé à des apports plus équilibrés en sel et potassium. Enfin, quel que soit le profil socioéconomique ou les habitudes de vie, très peu de participants atteignent les niveaux recommandés, ce qui souligne la nécessité de politiques de santé publique ciblées, notamment envers l'industrie agroalimentaire et les populations les plus défavorisées.

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Niveau 4 — Essai non randomisé218 participants
⚠ Niveau ajusté (3 → 4)

Motif : pas de groupe témoin, analyse avant-après multicentrique sans randomisation

Association entre changement de comportement et amélioration de la nycturie : une analyse multicentrique utilisant une fiche d'auto-évaluation

Europe PMC · 2026-02-11 · Kyoda Y, Wanifuchi A, Muranaka I, Okada M, Kenuka T, Maehana T, Abe J, Shibamori K, Kato S, Yamana A, Horita H, Nakamura M, Ichihara K, Hashimoto K, Kobayashi K, Tanaka T, Masumori N.

Résumé simplifié :

Cette étude a suivi 218 personnes de plus de 40 ans souffrant de nycturie (besoin d'uriner la nuit) qui ont suivi un programme de 4 semaines basé sur une fiche d'auto-évaluation de huit habitudes de vie, dont la réduction du sel. Les chercheurs ont observé que plus les patients adoptaient d'habitudes saines, plus leurs réveils nocturnes diminuaient. Parmi les habitudes testées, avoir des horaires de repas réguliers et faire de l'exercice le soir étaient particulièrement liés à une amélioration. Fait intéressant, la consommation de sel n'a diminué de façon significative que chez les patients qui avaient spécifiquement adopté le comportement de réduction du sel, passant en moyenne de 9,4 à 8,6 grammes par jour.

Résumé reformulé :

Menée auprès de 218 patients âgés de 40 ans et plus dans 14 établissements, cette étude a évalué un programme comportemental de 4 semaines reposant sur une fiche d'auto-contrôle portant sur huit habitudes de vie liées à la nycturie. Un comportement était considéré comme adopté s'il était suivi au moins 14 jours sur 28. Les résultats montrent une réduction plus marquée de la fréquence des mictions nocturnes chez les patients ayant adopté un plus grand nombre de comportements, avec une baisse maximale de 1,1 épisode chez ceux ayant adopté quatre à cinq habitudes (différence significative entre groupes, P = 0,03). En analyse multivariée, des repas à horaires réguliers et la pratique d'exercice en soirée étaient indépendamment associés à une amélioration des symptômes. Concernant le sel spécifiquement, l'apport estimé n'a diminué significativement que chez les patients ayant nouvellement adopté un comportement de réduction du sel, passant de 9,4 à 8,6 g par jour (P = 0,01), suggérant un lien entre cette modification alimentaire ciblée et une réduction effective de la consommation de sel.

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Niveau 2 — Essai randomisé contrôlé360 participants
L'enrichissement en acide folique du sel iodé améliore le statut en folates des femmes adultes éthiopiennes non enceintes sans nuire à leur statut en iode : un essai communautaire randomisé par foyer, à dose-réponse

Europe PMC · 2026-01-27 · Tessema M, Nane D, Woldeyohannes M, Agbemafle I, McDonald CM, Arnold CD, Fereja M, Challa F, Martinez H, Tesfaye B, Tollera G, Arabi M, Brown KH, Collaborating Laboratories.

Résumé simplifié :

Cette étude éthiopienne a testé si l'on pouvait ajouter de l'acide folique (vitamine B9) au sel iodé pour améliorer la santé des femmes, sans perturber les bénéfices déjà apportés par l'iode. Pendant 26 semaines, 360 femmes ont reçu à domicile du sel contenant différentes quantités d'acide folique en plus de l'iode habituel. Résultat : les femmes qui recevaient le sel enrichi ont vu leur taux de folates dans le sang augmenter fortement, ce qui réduit le risque de malformations graves chez un futur bébé. Important : leur statut en iode est resté stable, sans effet négatif. Cette méthode simple pourrait donc protéger la santé des femmes et de leurs futurs enfants dans les pays où le pain et les céréales enrichis sont peu accessibles.

Résumé reformulé :

Cet essai communautaire randomisé, mené en Éthiopie auprès de 360 femmes non enceintes âgées de 18 à 49 ans, a évalué l'effet de l'ajout d'acide folique au sel iodé sur le statut nutritionnel des participantes. Réparties en trois groupes, les femmes ont reçu pendant 26 semaines du sel contenant 32 ppm d'iode associé à 99, 36 ou 0 ppm d'acide folique. Les résultats montrent une augmentation significative et dose-dépendante des concentrations de folates érythrocytaires dans les groupes recevant l'acide folique, sans différence notable de leur statut en iode (mesuré via le rapport iode/créatinine urinaire et la thyroglobuline sérique) ni d'augmentation des effets indésirables rapportés. Les apports en sel étaient similaires entre les groupes (environ 7,8 g/jour). Ces résultats suggèrent que l'enrichissement du sel iodé en acide folique constitue une stratégie efficace et sûre pour améliorer le statut en folates des femmes en âge de procréer, dans le but de réduire le risque de malformations du tube neural chez leur descendance, notamment dans les contextes où la fortification des céréales reste limitée.

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Niveau 3 — Revue systématique d'études observationnelles
Association entre la consommation de sodium ou de sel et les symptômes urinaires du bas appareil : une revue systématique

Europe PMC · 2026-01-03 · Fribourg-Liendo RA, Herrera-Añazco P, Garcia-Lopez ML, Abarca-Velarde J, Ramos-Vallejos F, Benites-Zapata VA.

Résumé simplifié :

Cette revue rassemble les études existantes pour vérifier si manger trop salé peut aggraver les problèmes urinaires comme l'envie fréquente d'uriner, les fuites ou les difficultés à vider la vessie. Les chercheurs ont analysé 10 études sur près de 3000 trouvées au départ. Les résultats montrent que les personnes ayant une alimentation salée ont tendance à présenter des symptômes urinaires plus fréquents et plus sévères que celles ayant une alimentation plus neutre. Réduire le sel pourrait donc aider à améliorer ces symptômes, mais les preuves restent encore limitées et des études mieux conçues sont nécessaires pour confirmer ce lien.

Résumé reformulé :

Cette revue systématique visait à examiner la relation entre l'apport en sodium ou en sel et les symptômes urinaires du bas appareil (LUTS), incluant l'incontinence urinaire et les troubles mictionnels. Après recherche dans plusieurs bases de données, 10 études (sur 3085 identifiées) ont été retenues, incluant des études observationnelles et des essais cliniques. Aucune méta-analyse n'a pu être réalisée en raison de l'hétérogénéité des méthodes de mesure du sel et des symptômes. Les résultats indiquent que les personnes suivant un régime salé présentaient une fréquence et une sévérité plus élevées des symptômes, évaluées par les scores OABSS et IPSS, comparativement à celles ayant un régime neutre ou fade. Les auteurs concluent qu'il existe une possible association entre apport élevé en sel et LUTS, et qu'une réduction du sel pourrait améliorer les symptômes, tout en soulignant le besoin d'essais cliniques mieux conçus pour clarifier ce lien de façon plus rigoureuse.

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Niveau 3 — Étude de cohorte prospective1 095 participants
Impact de l'obésité sur l'association entre consommation de sel et pression artérielle chez des hommes adultes hypertendus participant à un programme d'intervention à distance sur le mode de vie

Europe PMC · 2026-01-01 · Adachi T, Kanai M, Miki T, Shimizu K, Kato M, Hagiwara Y.

Résumé simplifié :

Cette étude a suivi plus de 1000 hommes hypertendus participant à un programme en ligne pour améliorer leur mode de vie. Les chercheurs ont mesuré leur consommation de sel (via les urines) et leur tension artérielle à la maison. Résultat : chez les hommes en surpoids ou obèses, plus ils mangeaient salé, plus leur tension était élevée, et lorsqu'ils réduisaient leur consommation de sel sur 3 mois, leur tension baissait davantage. En revanche, chez les hommes de poids normal, cette relation entre sel et tension n'était pas observée. Cela suggère que réduire le sel serait particulièrement utile pour les personnes hypertendues en surpoids.

Résumé reformulé :

Cette étude observationnelle a analysé les données de 1095 hommes adultes hypertendus ayant suivi un programme de modification du mode de vie à distance. La consommation quotidienne de sel a été estimée à partir de l'excrétion urinaire de sodium (dispositif d'auto-surveillance validé), et la pression artérielle systolique a été mesurée à domicile. À l'inclusion, une consommation de sel plus élevée était associée à une pression artérielle systolique plus haute chez les participants obèses (IMC ≥ 25 kg/m²), mais pas chez les non-obèses. Après 3 mois de suivi, une réduction plus importante de la consommation de sel était corrélée à une baisse plus marquée de la pression artérielle uniquement dans le groupe obèse (jusqu'à -5,2 mmHg pour la plus forte réduction de sel, contre -2,5 mmHg pour la plus faible). Aucune association significative n'a été retrouvée chez les hommes non obèses. Ces résultats, obtenus en conditions réelles, suggèrent que la sensibilité au sel concernant la pression artérielle serait particulièrement pertinente chez les hommes hypertendus en surpoids ou obèses, ce qui pourrait orienter une prise en charge personnalisée.

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Niveau 4 — Étude pilote sans groupe témoin14 participants
Effet d'un accompagnement en pharmacie de proximité sur la restriction du sel alimentaire et la sensibilité gustative au sel chez des patients ambulatoires atteints de maladie rénale chronique : une étude pilote

Europe PMC · 2026-01-01 · Asai Y, Murata T, Muramatsu A, Fukagawa S, Miyaoka S, Ushida S, Hayashi H, Matsumoto K, Okumura S, Murasaka T, Suezawa C, Iwamoto T.

Résumé simplifié :

Des chercheurs japonais ont testé si des conseils donnés par des pharmaciens de quartier pouvaient aider des patients atteints de maladie rénale chronique à mieux percevoir le goût du sel, et donc à en manger moins. Quatorze patients ont reçu des conseils sur la réduction du sel pendant 12 semaines, avec un test simple utilisant une bandelette imprégnée de sel pour mesurer leur sensibilité gustative. Résultat : après l'accompagnement, les patients détectaient le goût salé à des concentrations plus faibles qu'avant, signe d'une sensibilité améliorée. Cette amélioration semblait aussi liée à une baisse de leur consommation réelle de sel, estimée par des analyses d'urine.

Résumé reformulé :

Cette étude pilote, menée dans six pharmacies japonaises, a évalué si un accompagnement personnalisé par des pharmaciens concernant la restriction du sel alimentaire pouvait améliorer la sensibilité gustative au sel chez des patients ambulatoires souffrant de maladie rénale chronique (DFG estimé <60 mL/min/1,73 m²). Quatorze patients ont bénéficié de conseils diététiques et ont réalisé un test de sensibilité gustative au sel (bandelette imprégnée de sodium) avant et après 12 semaines d'intervention. L'apport quotidien en sel a été estimé à partir d'échantillons d'urine ponctuels. Le seuil médian de reconnaissance du goût salé a significativement diminué, passant de 1,20% à 1,00%, avec une amélioration observée chez 71% des patients ayant un seuil initial élevé. Une réduction plus marquée de ce seuil était associée à une tendance à la baisse de l'apport en sel estimé, sans qu'un lien de causalité strict ne puisse être établi vu la taille réduite de l'échantillon et l'absence de groupe témoin. Les auteurs concluent que ce test simple pourrait être un outil utile en pharmacie pour sensibiliser les patients à la réduction du sel et suivre leurs progrès.

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Niveau 3 — Étude de cohorte prospective
Nutrition iodée en Émilie-Romagne, Italie : une réussite dans la prévention des troubles liés à la carence en iode

Europe PMC · 2026-01-01 · Meringolo D, Rotondi D, Bianchi D, Scarfoglio MD, Sorrenti G, Guaragna A, Remo R, Mercuri M, Polazzi M, Olivieri A, De Angelis S.

Résumé simplifié :

Cette étude italienne raconte comment la région d'Émilie-Romagne a réussi, bien avant une loi nationale de 2005, à encourager la population à utiliser du sel iodé pour éviter les carences en iode. Grâce à des campagnes d'information locales menées dès les années 1990, l'utilisation du sel iodé a fortement augmenté, atteignant 60% des habitants en 2005, contre seulement 30% dans le reste du pays. Des mesures faites chez les enfants ont montré un bon apport en iode et la disparition du goitre, un problème de thyroïde lié au manque d'iode. Ce succès repose sur la collaboration entre écoles, familles, médecins et producteurs de sel.

Résumé reformulé :

Cette étude retrace le programme régional de prévention des troubles liés à la carence en iode mené en Émilie-Romagne, en Italie, plus de dix ans avant l'adoption de la loi nationale sur l'iodation du sel en 2005. Des enquêtes épidémiologiques menées entre 1998 et 2005 ont montré une augmentation progressive de la consommation de sel iodé et une concentration urinaire médiane en iode supérieure à 100 μg/L dans la quasi-totalité des localités étudiées. En 2005, 60% de la population régionale consommait du sel iodé, contre seulement 30% dans le reste de l'Italie. Des études ultérieures, réalisées entre 2011 et 2019, ont confirmé un apport iodé adéquat et la disparition du goitre chez les écoliers, attestant de la pérennité du programme. Les auteurs soulignent que cette réussite résulte d'une coopération étroite entre autorités locales, services de santé, écoles, familles et producteurs de sel, mobilisés volontairement en l'absence de financement dédié, ce qui illustre l'efficacité d'une collaboration multipartite pour des actions de santé publique à grande échelle.

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Niveau 4 — Étude transversale27 838 participants
Consommation de sel au sein de la population iranienne et perceptions publiques à ce sujet : rapport national et infranational de l'enquête STEPS 2021

Europe PMC · 2025-12-30 · Nosratinia N, Azadnajafabad S, Masinaei M, Golestani A, Ghamari SH, Abbasi-Kangevari M, Rezaei N, Khosravi S, Rezaei S, Ahmadi N, Kazemi A, Ghasemi E, Farzi Y, Rashidi MM, Yoosefi M, Rezaei N, Nasserinejad M, Haghshenas R, Mohammadi Fateh S, Keykhaei M, Moghimi M, Foroutan Mehr E, Momen Nia Rankohi A, Djalalinia S, Farzadfar F.

Résumé simplifié :

Cette grande étude iranienne a mesuré, grâce à des échantillons d'urine, la quantité de sel consommée par près de 18 000 adultes en 2021. Résultat : les Iraniens mangent en moyenne 9,7 g de sel par jour, soit presque le double de la limite recommandée par l'OMS (5 g). Les hommes, les habitants des zones rurales, les personnes mariées ou obèses en consomment davantage. Ceux qui rajoutent du sel à table ou pendant la cuisson, ou mangent des aliments transformés salés, dépassent plus souvent les seuils recommandés. Pourtant, la majorité des participants savent que trop de sel est mauvais pour la santé, ce qui montre un décalage entre connaissance et comportement réel.

Résumé reformulé :

Cette enquête nationale STEPS 2021 a évalué la consommation de sel et les attitudes associées chez des adultes iraniens, à partir d'échantillons urinaires ponctuels permettant d'estimer l'apport sodique quotidien, complétés par des questionnaires et mesures anthropométriques. Sur 17 910 participants analysés pour l'apport en sel, la moyenne atteignait 9,71 g/jour, avec 97,98% dépassant le seuil de 5 g/jour recommandé par l'OMS. La consommation était plus élevée chez les hommes, en milieu rural, chez les personnes mariées, obèses ou hypertendues, bien que les hypertendus informés de leur diagnostic consommaient un peu moins de sel. Ajouter du sel au dernier repas multipliait par 1,77 le risque de dépassement, tandis que le sexe masculin et un IMC élevé étaient également associés à un risque accru. Malgré une conscience largement répandue (92%) des risques liés au sel, seuls 58% jugeaient très important d'en réduire la consommation, révélant un écart entre perception et pratique qui justifie des actions de santé publique ciblées.

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Niveau 3 — Essai non randomisé528 participants
Un métabolite dérivé du microbiote intestinal, l'isovalérylcarnitine, module la sensibilité au sel de la pression artérielle et le risque d'hypertension : un essai multicentrique d'intervention sur l'apport en sel

Europe PMC · 2025-12-26 · Lin Z, Li S, Liu M, Li J, Liu F, Cao J, Chen S, Huang K, Wang Y, Li H, Wang Y, Yang B, Xing D, Wang Q, Ji X, Bai X, Hu D, Zhang M, Guo D, Huang J, Geng B, Gu D, Lu X.

Résumé simplifié :

Cette étude s'intéresse à la façon dont certaines personnes voient leur tension artérielle augmenter fortement quand elles mangent salé, alors que d'autres non. Des chercheurs ont fait suivre à plus de 500 volontaires un régime pauvre puis riche en sel, en analysant leurs bactéries intestinales et des substances présentes dans leur sang. Ils ont identifié une molécule, l'isovalérylcarnitine, produite en lien avec le microbiote intestinal, qui semble protéger contre la hausse de tension liée au sel. Chez des personnes suivies plusieurs années, un taux plus élevé de cette molécule était associé à un risque réduit de développer de l'hypertension. Des expériences chez le rat confirment un effet protecteur, mais des études supplémentaires restent nécessaires chez l'humain.

Résumé reformulé :

Cette étude multicentrique (essai MetaSalt) a suivi 528 participants pendant 23 jours, avec des phases d'apport pauvre puis riche en sel, afin d'étudier les liens entre microbiote intestinal, métabolome plasmatique et sensibilité au sel de la pression artérielle. Une consommation élevée de sel a modifié l'abondance de 85 espèces bactériennes et de 70 métabolites, dont certains étaient associés à la sensibilité au sel. Parmi eux, l'isovalérylcarnitine, un métabolite lié au microbiote intestinal, est apparue comme un élément central d'un réseau reliant bactéries intestinales et acylcarnitines. Cette association inverse avec la sensibilité au sel a été confirmée dans une autre cohorte (étude GenSalt). Dans une cohorte prospective de 3907 personnes suivies en moyenne 5,5 ans, des taux plus élevés d'isovalérylcarnitine étaient associés à une réduction de 13 à 19 % du risque de progression de la pression artérielle et d'hypertension incidente. Des expériences complémentaires chez le rat ont montré qu'une augmentation de ce métabolite atténuait l'hypertension liée au sel et améliorait la fonction endothéliale. Ces résultats, principalement observationnels chez l'humain, suggèrent un rôle possible de l'axe microbiote-acylcarnitines dans le développement de l'hypertension sensible au sel, sans toutefois établir formellement un lien de causalité chez l'homme.

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Niveau 4 — Étude transversale1 000 participants
Distance du logement, consommation de sel et risque cardiovasculaire en milieu rural à Aceh Tamiang : apports de l'évaluation non biologique sur 10 ans de l'OMS

Europe PMC · 2025-12-21 · Fitri NK, Maria Nainggolan BW, Saragih YB, Sari DK.

Résumé simplifié :

Cette étude menée en Indonésie rurale a suivi 1000 personnes pour évaluer leur risque de maladie cardiovasculaire sur 10 ans, en utilisant un outil de l'OMS ne nécessitant pas d'analyses de sang. Près d'un quart des participants présentaient un risque élevé. Deux facteurs ressortaient particulièrement : manger beaucoup de sel et habiter loin d'un centre de santé communautaire. Les personnes consommant plus de sel avaient presque quatre fois plus de risques d'être classées à haut risque cardiovasculaire. Cette étude souligne l'importance de réduire sa consommation de sel, surtout dans les zones rurales où l'accès aux soins est limité.

Résumé reformulé :

Cette étude transversale, réalisée auprès de 1000 habitants d'une zone rurale d'Aceh Tamiang en Indonésie, a utilisé les grilles d'évaluation du risque cardiovasculaire à 10 ans de l'OMS, qui ne nécessitent pas d'examens biologiques. Les chercheurs ont analysé plusieurs facteurs, dont la consommation de sel, l'activité physique et la distance entre le domicile et le centre de santé communautaire le plus proche. Résultats : 24,6 % des participants présentaient un risque cardiovasculaire élevé. Une consommation élevée de sel était fortement associée à ce risque (odds ratio de 3,87), tout comme l'éloignement géographique par rapport aux structures de soins (odds ratio de 2,2). Ces deux variables restaient significativement liées à la probabilité de risque élevé même après ajustement statistique. Les auteurs concluent que la réduction du sel alimentaire et l'amélioration de l'accès aux soins de proximité constituent des leviers d'action prioritaires pour la prévention cardiovasculaire en milieu rural indonésien, sans toutefois établir de lien de causalité direct du fait du design transversal de l'étude.

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Niveau 3 — Randomisation mendélienne15 471 participants
Le lien entre consommation de sel et dépression : croiser les preuves issues de la randomisation mendélienne et des études observationnelles

Europe PMC · 2025-12-09 · Chen M, Li Q, Liu Y, Fu L, Hou CL, Huang HZ.

Résumé simplifié :

Cette étude s'est intéressée au lien entre l'habitude de saler ses aliments et le risque de dépression. En analysant les données de plus de 15 000 adultes américains, les chercheurs ont observé que les personnes ajoutant souvent du sel à leurs plats présentaient un risque plus élevé de symptômes dépressifs. Une méthode statistique appelée randomisation mendélienne, qui utilise des données génétiques, a également suggéré qu'une consommation élevée de sel pourrait contribuer à augmenter ce risque. Ces résultats invitent à limiter l'ajout de sel à table, une habitude simple qui pourrait, selon les auteurs, aider à réduire le risque de dépression dans la population générale.

Résumé reformulé :

Cette étude a exploré la relation entre la fréquence d'ajout de sel aux aliments et la présence de symptômes dépressifs, en s'appuyant sur les données de 15 471 adultes issus de l'enquête américaine NHANES (2007-2018). Les symptômes dépressifs étaient évalués via le questionnaire PHQ-9, et la consommation de sel était rapportée par les participants eux-mêmes. Après ajustement pour de nombreux facteurs confondants, une fréquence élevée d'ajout de sel était associée à une augmentation significative du risque de dépression (OR 1,26). Pour explorer une possible causalité, les chercheurs ont mené une analyse de randomisation mendélienne bidirectionnelle, une méthode qui utilise des variants génétiques comme indicateurs indirects de l'exposition. Cette analyse suggérait qu'un apport élevé en sel pourrait causalement accroître de 11 % le risque de symptômes dépressifs et de 28 % celui de trouble dépressif majeur. Les auteurs concluent que réduire l'ajout de sel à table pourrait constituer une stratégie utile de prévention, tout en soulignant que des recherches supplémentaires restent nécessaires pour confirmer ce lien causal.

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Niveau 3 — Étude de cohorte rétrospective11 977 participants
Consommation élevée de sel et son double impact sur l'obésité et la mortalité cardiovasculaire chez les personnes de plus de 50 ans : une relation paradoxale

Europe PMC · 2025-12-05 · Luo Y, Bu X, Liu X, Meng Y, Xue B, Sun X, Li X, Zhu Z, Wang K, Li Q.

Résumé simplifié :

Cette étude américaine a suivi près de 12 000 adultes pour comprendre le lien entre consommation de sel, poids corporel et risque de décès. Résultat surprenant : manger beaucoup de sel (plus de 9 g par jour) est associé à un risque plus élevé d'obésité, surtout après 50 ans. Mais chez les personnes de plus de 50 ans, notamment celles en surpoids, une forte consommation de sel était paradoxalement liée à un risque plus faible de mourir de maladies cardiovasculaires ou de toute autre cause, comparé à une faible consommation. Chez les moins de 50 ans sans obésité, c'est l'inverse : trop de sel augmentait le risque cardiovasculaire. Les auteurs appellent à la prudence dans l'interprétation de ces résultats.

Résumé reformulé :

À partir des données de l'enquête américaine NHANES (2005-2020, plus de 11 900 participants), cette étude de cohorte rétrospective a examiné les associations entre consommation de sel, obésité et mortalité, en distinguant les moins et les plus de 50 ans. Une consommation élevée de sel (supérieure à 9 g/jour) était associée à un risque accru d'obésité globale et abdominale, particulièrement chez les plus de 50 ans. Cependant, chez cette même tranche d'âge, notamment en présence d'obésité, une forte consommation de sel était associée à un risque réduit de mortalité cardiovasculaire et de mortalité toutes causes confondues par rapport à une faible consommation. À l'inverse, chez les moins de 50 ans sans obésité, une consommation élevée de sel était liée à un risque accru de mortalité cardiovasculaire. Ces résultats, de nature observationnelle, ne permettent pas d'établir de lien de causalité et pourraient être influencés par des biais de sélection. Les auteurs soulignent la nécessité d'études longitudinales complémentaires avec des mesures objectives de l'apport en sel avant d'en tirer des recommandations pratiques.

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Niveau 4 — Étude transversale100 participants
Évaluation du statut en iode chez des femmes au premier trimestre de grossesse vivant dans des zones de la région de Voronej ayant des niveaux variables de consommation d'iode

Europe PMC · 2025-12-02 · Volynkina AP, Troshina EA, Makolina NP, Samofalova OV, Babii NV.

Résumé simplifié :

Cette étude russe a examiné 100 femmes enceintes (premier trimestre) pour savoir si elles consomment assez d'iode, un élément essentiel apporté notamment par le sel iodé. Résultat : seulement 23% des foyers utilisaient du sel iodé, et 73% des femmes avaient un apport en iode insuffisant. Les chercheurs ont aussi mesuré la thyroïde par échographie et trouvé des anomalies chez plus de la moitié des participantes. Cette étude montre que la prévention par le sel iodé est quasi absente chez les femmes enceintes de cette région, un groupe pourtant particulièrement vulnérable à la carence en iode.

Résumé reformulé :

Menée auprès de 100 femmes enceintes au premier trimestre dans la région de Voronej (Russie), cette étude a évalué leur statut iodé via un dosage urinaire, un examen thyroïdien (palpation et échographie), des analyses sanguines (TSH, anticorps anti-TPO, sélénium, zinc) et un test qualitatif du sel de table utilisé à domicile. La médiane de l'ioduria était de 87,35 µg/l, bien en dessous du seuil de suffisance de 150 µg/l, et 73% des femmes présentaient un apport en iode insuffisant. Seuls 23% des foyers utilisaient du sel iodé et 6% des femmes prenaient des suppléments d'iode. Les niveaux de TSH et de sélénium restaient dans les normes de référence, sans différence significative selon la localisation géographique. En revanche, 55% des femmes présentaient des anomalies échographiques de la thyroïde (nodules et/ou signes auto-immuns). Les auteurs concluent à une carence iodée fréquente et à une quasi-absence de prévention par le sel iodé chez les femmes enceintes de cette région, un groupe particulièrement à risque.

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Niveau 2 — Essai randomisé contrôlé2 822 participants
Passage à grande échelle d'un programme d'éducation scolaire en santé mobile pour réduire la consommation de sel : synthèse de données d'essais cliniques et de terrain

Europe PMC · 2025-11-30 · Zhang P, Li Y, Li Y, Luo R, Guo H, Li L, Wang N, Mao T, Wang L, Xie G, Yu L, He FJ.

Résumé simplifié :

Cette étude teste un programme d'éducation scolaire utilisant des applications mobiles pour apprendre aux enfants et à leurs familles à réduire leur consommation de sel. Les leçons, sous forme de dessins animés hebdomadaires, sont envoyées via le smartphone des parents. Menée en Chine sur plus de 1100 élèves et 1700 parents dans des essais contrôlés, puis élargie à plus de 72000 enfants et parents, l'étude montre que ce programme réduit la quantité de sel consommée et fait légèrement baisser la tension artérielle, aussi bien chez les enfants que chez les adultes. Ces bénéfices se maintiennent en partie un an après la fin du programme, et celui-ci s'est révélé facile à déployer à grande échelle dans les écoles.

Résumé reformulé :

Cette recherche évalue un programme d'éducation à la santé basé sur la santé mobile (mHealth), visant à réduire l'usage discrétionnaire du sel via la voie école-élève-famille. En combinant deux essais contrôlés randomisés en clusters et une cohorte de déploiement à grande échelle en Chine, les auteurs ont mesuré l'évolution de l'apport en sel (via la natriurèse des 24h) et de la pression artérielle chez 1114 enfants et 1708 parents. Les résultats montrent une réduction de l'apport en sel de 0,3 g/jour chez les enfants et 1,0 g/jour chez les adultes, associée à des baisses de la pression artérielle systolique et diastolique dans les deux groupes. Un an après l'intervention, les effets sur le sel étaient réduits de moitié mais la baisse de tension persistait chez les adultes. Le déploiement à grande échelle, touchant plus de 72000 enfants et parents dans 308 écoles, a montré une très bonne adhésion (participation quasi totale des écoles et des familles) ainsi qu'une amélioration notable des connaissances et pratiques liées au sel. Ce modèle apparaît donc comme une stratégie prometteuse et transposable pour réduire structurellement la consommation de sel, en particulier dans les contextes où le sel ajouté à la maison constitue la principale source d'apport sodique.

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Niveau 4 — Étude transversale203 participants
Relation entre la consommation de sel et la pression artérielle dans une population d'Afrique subsaharienne vivant en milieu urbain : le cas d'un groupe de Camerounais

Europe PMC · 2025-11-21 · Nganou-Gnindjio CN, Mahamat M, Meleuh MFD, Tasong LA, Chemgne I, Elong JT, Ndobo V, Manon GE, Medjo PM, Ndemba PA.

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Cette étude menée à Yaoundé, au Cameroun, a examiné le lien entre la quantité de sel consommée chaque jour et la pression artérielle chez 203 adultes. Les chercheurs ont constaté que presque tous les participants mangeaient beaucoup trop de sel, souvent plus du double des recommandations, notamment à cause des repas familiaux très salés. Plus les personnes consommaient de sel, plus leur pression artérielle avait tendance à être élevée. Cette recherche souligne l'importance de réduire le sel dans l'alimentation quotidienne pour mieux prévenir l'hypertension, un problème de santé publique majeur en Afrique et ailleurs.

Résumé reformulé :

Cette étude transversale, réalisée entre mars et mai 2024 à Yaoundé (Cameroun), a analysé la relation entre l'apport quotidien en sel et la pression artérielle chez 203 adultes de plus de 21 ans, recrutés selon un échantillonnage aléatoire stratifié. Les résultats montrent une consommation de sel très élevée dans l'ensemble de l'échantillon (en moyenne environ 5067 mg/jour), avec 80,8% des participants dépassant le double des apports recommandés, et 75% des repas familiaux présentant une teneur en sodium jugée élevée. Une corrélation positive et statistiquement significative a été observée entre la quantité de sel consommée et la pression artérielle moyenne (r = 0,452 ; p < 0,001), bien que cette association ne permette pas d'établir un lien de causalité directe. Les auteurs concluent que la réduction du sel alimentaire, via l'éducation, la sensibilisation et des mesures de santé publique, pourrait constituer un levier important pour prévenir et mieux gérer l'hypertension artérielle au Cameroun.

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Niveau 3 — Étude de cohorte prospective2 572 participants
Association longitudinale entre la transition ménopausique et l'apnée obstructive du sommeil, modifiée par la consommation de sel : une étude de cohorte prospective

Europe PMC · 2025-11-19 · Shin S, Jang Y, Chang Y, Ryu S.

Résumé simplifié :

Cette étude coréenne a suivi pendant plusieurs années environ 2 500 femmes d'âge moyen pour observer le lien entre la ménopause et le risque d'apnée du sommeil. Les chercheurs ont constaté que ce risque augmente pendant et après la transition ménopausique. Ils ont aussi remarqué qu'une alimentation riche en sel accentue ce risque, surtout au début de la ménopause. En clair, les femmes qui consomment beaucoup de sel pendant cette période semblent plus exposées aux troubles respiratoires nocturnes. Réduire sa consommation de sel pourrait donc aider à limiter ce risque, en complément d'un dépistage adapté.

Résumé reformulé :

Cette étude de cohorte prospective menée en Corée du Sud a suivi 2 572 femmes âgées de 42 à 52 ans entre 2014 et 2018, avec un suivi prolongé jusqu'en 2024, afin d'examiner le lien entre la transition ménopausique et le risque d'apnée obstructive du sommeil (AOS), évalué via le questionnaire STOP-Bang. Les résultats montrent que le risque d'AOS augmente significativement au stade de transition tardive et après la ménopause, indépendamment des facteurs de confusion habituels. Une consommation élevée de sel (tertile le plus haut) était également associée à un risque accru d'AOS. Surtout, une interaction significative a été observée entre le stade ménopausique et l'apport en sel : l'association entre la transition ménopausique et l'AOS était plus marquée dès le début de la transition chez les femmes ayant une alimentation riche en sel. Ces résultats suggèrent un effet synergique entre ménopause et apport sodé élevé sur le risque d'apnée du sommeil, sans toutefois établir de lien de causalité directe, et ouvrent la voie à des stratégies de prévention ciblant la réduction du sel durant cette période de vie.

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Niveau 1 — Méta-analyse d'essais randomisés
Consommation élevée de sel et santé osseuse chez les femmes ménopausées : le manque d'études mis en lumière - revue systématique et méta-analyse

Europe PMC · 2025-11-19 · Imash D, Gusmanov A, Chan MY.

Résumé simplifié :

Après la ménopause, les femmes perdent plus facilement du calcium dans leurs os, ce qui augmente le risque d'ostéoporose. Cette étude a rassemblé les résultats de six essais cliniques pour voir si manger trop salé aggrave ce phénomène. Résultat : une alimentation riche en sel augmente la quantité de calcium éliminée dans les urines, ce qui pourrait fragiliser les os à long terme. Les chercheurs soulignent toutefois que très peu d'études se sont penchées spécifiquement sur les femmes ménopausées, ce qui limite les certitudes. Ils recommandent malgré tout de limiter le sel dans l'alimentation pour aider à protéger les os après la ménopause.

Résumé reformulé :

Cette revue systématique et méta-analyse s'est intéressée à l'effet du sodium alimentaire sur la santé osseuse des femmes ménopausées, une population particulièrement vulnérable à la perte osseuse en raison de la chute des œstrogènes. Sur 596 publications identifiées, seules six répondaient aux critères stricts de sélection, portant sur des essais randomisés mesurant l'excrétion urinaire de calcium en lien avec l'apport en sodium. La synthèse statistique montre qu'une consommation élevée de sel augmente significativement l'excrétion urinaire de calcium chez les femmes ménopausées, avec une différence moyenne poolée de 29,38 mg par jour. Cette perte accrue de calcium constitue un marqueur indirect de déminéralisation osseuse, suggérant un lien entre apport sodé excessif et fragilisation du squelette. Les auteurs insistent néanmoins sur le faible nombre d'études disponibles spécifiquement chez les femmes ménopausées, appelant à davantage de recherches ciblées, tout en recommandant dès à présent de réduire les apports en sel pour limiter le risque d'ostéoporose dans cette population.

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Niveau 3 — Revue parapluie d'études observationnelles
Consommation de sel alimentaire et santé cardiovasculaire : une revue parapluie des méta-analyses et des relations dose-effet

Europe PMC · 2025-11-16 · Kong F, Liu Q, Zhou Q, Xiao P, Bai Y, Wu T, Xia L.

Résumé simplifié :

Cette grande synthèse rassemble les résultats de 21 méta-analyses sur le sel et la santé du cœur. Elle montre qu'une consommation élevée de sel augmente les risques de maladies cardiovasculaires, d'hypertension et d'AVC, alors qu'une réduction modérée du sel diminue la mortalité cardiovasculaire, la tension artérielle et améliore l'élasticité des vaisseaux sanguins, sans effet négatif sur le cholestérol. Concrètement, chaque gramme de sodium en plus par jour augmente légèrement la tension et le risque de maladies cardiovasculaires. Les auteurs recommandent des stratégies adaptées selon les régions, le sexe et les profils individuels.

Résumé reformulé :

Cette revue parapluie a analysé 21 méta-analyses regroupant 91 résultats issus d'essais randomisés et d'études observationnelles portant sur la consommation de sel et les issues cardiovasculaires. Les données montrent qu'une réduction de l'apport en sodium est associée à une baisse de la mortalité cardiovasculaire (RR=0,83), de la mortalité par AVC (RR=0,74) et de la mortalité toutes causes (RR=0,88), ainsi qu'à une diminution de la pression artérielle systolique et diastolique, sans effet délétère sur le profil lipidique. À l'inverse, une consommation élevée de sel est liée à un risque accru de maladies cardiovasculaires (RR=1,13), d'hypertension (OR=1,33) et d'AVC (OR=1,34). Chaque gramme supplémentaire de sodium quotidien élèverait la pression systolique de 0,60 mmHg et augmenterait le risque cardiovasculaire de 4 % et le risque d'AVC de 6 %. Les auteurs soulignent la nécessité d'approches différenciées selon les populations, régions et méthodologies d'étude.

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Niveau 3 — Étude de cohorte rétrospective41 participants
Apport alimentaire en sel et en protéines et excrétion urinaire de cystine chez les patients atteints de cystinurie

Europe PMC · 2025-10-29 · Bermond F, Fabbrini L, Rivoli L, Spasiano A, Leporati M, Petrarulo M, Ricotti A, Borsotti L, Marangella M, Cosseddu D, Ferraro PM, Vitale C.

Résumé simplifié :

Cette étude s'est intéressée à des patients souffrant de cystinurie, une maladie rare qui provoque des calculs rénaux à répétition. Les chercheurs ont observé pendant plusieurs années comment l'alimentation de ces patients, en particulier leur consommation de sel et de protéines, influençait la quantité de cystine éliminée dans les urines, un facteur qui favorise la formation de calculs. Résultat : manger plus de protéines augmentait significativement la cystine urinaire, alors que manger plus de sel n'avait qu'un effet très faible, non significatif. Cela suggère que réduire les protéines pourrait aider un peu, mais que boire beaucoup d'eau et alcaliniser les urines restent les stratégies les plus efficaces.

Résumé reformulé :

Cette étude de cohorte rétrospective a suivi 41 adultes atteints de cystinurie, une maladie génétique rare responsable de calculs rénaux récidivants, à travers cinq recueils d'urine de 24 heures espacés de 6 à 12 mois. En utilisant l'excrétion urinaire de sodium et d'urée comme marqueurs indirects des apports en sel et en protéines, les chercheurs ont analysé, chez chaque patient, les variations conjointes entre alimentation et excrétion de cystine. Une augmentation d'environ 10 g/jour de protéines était associée à une hausse significative de la cystine urinaire (+164 µmol/24h). En revanche, une augmentation d'environ 1 g/jour de sel n'entraînait qu'une hausse modeste et statistiquement non significative (+46 µmol/24h). Ces résultats, obtenus par régression à effets mixtes tenant compte de l'âge, du sexe et du temps, indiquent que la modération protéique pourrait avoir un effet modeste sur la cystine urinaire, tandis que la restriction sodée semble jouer un rôle mineur comparé à l'hydratation et à l'alcalinisation urinaire.

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Niveau 2 — Essai randomisé contrôlé125 participants
Effet d'un sel quintuple-enrichi sur le microbiome intestinal de jeunes enfants de 1 à 5 ans au Pendjab, en Inde ; une sous-étude d'un essai communautaire randomisé

Europe PMC · 2025-10-23 · Thompson L, Goh YE, Jamwal M, Singh BL, Brar GK, Arnold CD, Westcott J, Long JM, Krebs NF, Zivkovic A, Das R, Duggal M, McDonald CM.

Résumé simplifié :

Cette étude a testé pendant 12 mois un sel enrichi en cinq nutriments (fer, zinc, vitamine B12, acide folique, iode) chez des enfants indiens de 1 à 5 ans, pour voir si cela perturbait les bactéries de leur intestin. Les chercheurs ont comparé ce sel enrichi à du simple sel iodé. Résultat : aucun changement majeur ni inquiétant n'a été observé dans la composition du microbiome intestinal des enfants. Quelques petites variations mineures et peu cohérentes ont été notées selon la forme de fer utilisée, mais globalement, ce sel enrichi semble sûr pour les bactéries intestinales des enfants dans ce contexte.

Résumé reformulé :

Dans cet essai randomisé en double aveugle mené au Pendjab (Inde), 125 enfants âgés de 1 à 5 ans ont reçu pendant 12 mois soit un sel enrichi en cinq micronutriments (fer sous forme de fumarate ferreux encapsulé, zinc, vitamine B12, acide folique, iode), soit une variante avec du fer pyrophosphate ferrique encapsulé, soit un simple sel iodé standard. L'objectif était d'évaluer l'impact de cette fortification sur le microbiome intestinal via l'analyse de selles par séquençage génétique. Les résultats montrent une diversité microbienne légèrement supérieure dans le groupe sel iodé par rapport à l'une des variantes enrichies, mais aucune différence globale significative entre les groupes n'a été détectée pour la composition bactérienne générale. Aucun changement notable n'a été observé dans l'abondance de bactéries clés comme Bifidobacterium, Lactobacillus ou Escherichia-Shigella. Les auteurs concluent que ce sel multi-enrichi n'entraîne pas d'effets délétères sur le microbiome intestinal des jeunes enfants dans ce contexte, tout en soulignant la nécessité d'études complémentaires dans des populations ayant un meilleur statut en fer.

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Niveau 4 — Étude transversale79 participants
Perception du goût salé, consommation de sel, santé cardiovasculaire et variations génétiques chez des adultes zambiens vivant avec le VIH

Europe PMC · 2025-10-14 · Masenga SK, Graham CA, Nixon J, Povia JP, Kirabo A, Pilic L.

Résumé simplifié :

Cette étude zambienne a comparé la consommation de sel et la perception du goût salé entre des personnes vivant avec le VIH et des personnes en bonne santé. Les personnes séropositives mangeaient plus de sel en moyenne (environ 9 g par jour contre 7 g) et percevaient moins bien l'intensité du goût salé. Les chercheurs ont aussi examiné certains gènes liés au goût et à la régulation du sel dans l'organisme : certaines variantes génétiques semblaient associées à une consommation de sel plus élevée, à un indice de masse corporelle différent, ou à une tension artérielle plus haute. Ces résultats suggèrent que des facteurs génétiques et sensoriels pourraient contribuer au risque cardiovasculaire chez les personnes séropositives, mais des études plus larges sont nécessaires pour confirmer ces liens.

Résumé reformulé :

Menée auprès de 79 adultes zambiens (37 vivant avec le VIH, 42 témoins en bonne santé), cette étude a comparé la consommation alimentaire de sel, la perception gustative du sel et des marqueurs cardiovasculaires, tout en explorant l'influence de certaines variantes génétiques. Les personnes vivant avec le VIH consommaient significativement plus de sel (médiane de 9,01 g/jour contre 7,11 g/jour) et présentaient une perception réduite de l'intensité salée. Aucune corrélation directe n'a été observée entre le seuil de perception gustative et la quantité de sel consommée. En revanche, certaines variantes génétiques (TRPV1 rs4790522, SCNN1B rs239345) étaient associées, chez les personnes séropositives, à une consommation de sel plus élevée, à des différences d'indice de masse corporelle, ou à une tension artérielle plus élevée en cas de forte consommation de sel. Ces résultats, obtenus sur un échantillon restreint, suggèrent une interaction possible entre gènes, environnement et risque cardiovasculaire chez les personnes vivant avec le VIH, sans toutefois établir de lien de causalité direct ; des recherches sur des cohortes plus larges sont nécessaires pour confirmer ces associations.

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Niveau 4 — Étude transversale
Apports alimentaires en iode en Inde urbaine et rurale du Nord : implications et compatibilité avec les efforts de réduction du sel

Europe PMC · 2025-10-10 · Mohan S, Kaushik A, Gupta P, Singh K, Gupta R, Prabhakaran D.

Résumé simplifié :

Cette étude indienne s'est demandé si réduire sa consommation de sel, comme le recommande l'Organisation mondiale de la santé (moins de 5g par jour), risquait de provoquer une carence en iode, puisque le sel est souvent enrichi en iode. Des chercheurs ont analysé les urines de 24 heures d'adultes vivant à Delhi et dans l'Haryana pour mesurer leur consommation de sel et leur taux d'iode. Résultat rassurant : même chez les personnes qui consommaient peu de sel, proche des recommandations de l'OMS, les niveaux d'iode restaient suffisants. Cela suggère qu'on peut réduire le sel sans risquer de carence en iode, du moins dans cette population.

Résumé reformulé :

Cette étude transversale menée auprès d'adultes de plus de 20 ans à Delhi et dans l'État de l'Haryana (Inde) visait à évaluer si la réduction du sel alimentaire, recommandée par l'OMS pour limiter l'hypertension et les maladies cardiovasculaires, pourrait compromettre les apports en iode, le sel étant le principal vecteur de supplémentation iodée. Grâce à des recueils urinaires de 24 heures, les chercheurs ont mesuré la consommation moyenne de sel (8,07 g/jour) ainsi que la concentration et l'excrétion urinaires d'iode. Fait notable, même en stratifiant les participants selon leur niveau de consommation de sel, les valeurs d'iode urinaire restaient dans la fourchette adéquate chez ceux respectant la limite de 5g/jour recommandée par l'OMS. Les auteurs concluent qu'une réduction du sel conforme aux recommandations internationales n'entraînerait probablement pas de carence iodée dans cette population, et qu'il n'est pas nécessaire d'augmenter la concentration d'iode dans le sel. Une surveillance continue reste toutefois recommandée pour confirmer cette compatibilité à long terme entre les deux politiques de santé publique.

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Niveau 4 — Étude transversale5 157 participants
Évaluation des niveaux de consommation de sel et des facteurs associés chez des individus ayant suivi un examen de santé spécifique : l'étude LIFE

Europe PMC · 2025-09-26 · Murata F, Maeda M, Fukuda H.

Résumé simplifié :

Cette étude japonaise a analysé les habitudes de plus de 5 000 personnes ayant répondu à un questionnaire sur leur consommation de sel lors d'un bilan de santé. Les chercheurs ont voulu savoir quels facteurs étaient liés à une consommation élevée de sel. Résultat : les fumeurs, les personnes consommant de l'alcool et celles ayant un IMC élevé (surpoids) avaient plus tendance à trop saler leur alimentation. En revanche, aucun lien clair n'a été trouvé entre la consommation de sel et la présence d'hypertension dans cette étude. Ces informations pourraient aider à mieux cibler les conseils de prévention.

Résumé reformulé :

Cette étude transversale, menée dans le cadre du programme japonais LIFE Study, a examiné les caractéristiques associées à une consommation élevée de sel chez plus de 5 000 adultes ayant participé à un bilan de santé entre 2023 et 2024. Les participants ont été classés en deux groupes selon leur score à un questionnaire d'évaluation de l'apport en sel. Après ajustement statistique par régression de Poisson modifiée, le tabagisme, la consommation d'alcool et un indice de masse corporelle supérieur à 25 kg/m² étaient significativement associés à une consommation élevée de sel. En revanche, l'association entre faible consommation de sel et risque moindre d'hypertension n'atteignait pas le seuil de significativité statistique. Ces résultats suggèrent des profils comportementaux à surveiller pour cibler les actions de prévention, sans toutefois établir de lien de causalité direct entre le sel et l'hypertension dans cet échantillon.

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Niveau 2 — Essai randomisé contrôlé602 participants
Évaluation de l'efficacité du sel doublement enrichi pour améliorer les marqueurs du fer et le taux d'hémoglobine chez des adolescentes du district de Chandauli, Uttar Pradesh, Inde

Europe PMC · 2025-09-17 · Shankar R, Sharma B, Rastogi P, Sultana A, Shankar H, Srivastava M, Kumar S, Meena LP, Sharma S.

Résumé simplifié :

Des chercheurs ont testé en Inde un sel spécial enrichi à la fois en iode et en fer, appelé sel doublement fortifié, chez 602 adolescentes de 15 à 19 ans souffrant d'anémie. Un groupe a reçu ce sel enrichi accompagné de conseils nutritionnels, tandis qu'un autre groupe a reçu du sel iodé classique avec les mêmes conseils. Après plusieurs mois, les filles utilisant le sel enrichi en fer et iode ont vu leur taux d'hémoglobine et de fer dans le sang augmenter davantage que celles utilisant seulement le sel iodé. Cette solution simple et peu coûteuse pourrait aider à lutter contre l'anémie sans les effets secondaires des comprimés de fer.

Résumé reformulé :

Cet essai contrôlé randomisé en double aveugle, mené dans 26 villages du district de Chandauli en Inde, a comparé les effets d'un sel doublement fortifié (enrichi en fer et en iode) à ceux d'un simple sel iodé chez 602 adolescentes anémiques âgées de 15 à 19 ans. Les deux groupes ont également bénéficié d'un programme d'éducation nutritionnelle. Entre le début et la fin de l'étude, le taux d'hémoglobine a augmenté de 1,7 g% et le fer sérique de 8,4 µg/dL dans l'ensemble de l'échantillon, ces évolutions étant statistiquement significatives. Après ajustement pour divers facteurs confondants, le sel doublement fortifié était associé à une hausse plus marquée du fer sérique comparé au sel iodé seul. Les auteurs concluent que cette stratégie alimentaire représente une option économique et bien tolérée pour améliorer le statut en fer des adolescentes, sans les inconvénients digestifs souvent associés à la supplémentation orale en fer.

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Niveau 2 — Essai randomisé contrôlé998 participants
Effets d'un sel enrichi en cinq micronutriments sur le statut nutritionnel de femmes en âge de procréer au Pendjab, en Inde : un essai communautaire randomisé

Europe PMC · 2025-06-06 · Goh YE, Duggal M, Das R, Manger MS, Jamwal M, Singh BL, Brar GK, Long JM, Westcott J, Thompson L, Arnold CD, Krebs NF, Brown KH, McDonald CM.

Résumé simplifié :

Cette étude indienne a comparé, chez près de 1000 femmes, les effets d'un sel classique iodé à ceux d'un sel enrichi en cinq nutriments (iode, fer, zinc, vitamine B12 et acide folique). Après 6 et 12 mois d'utilisation quotidienne, les femmes ayant consommé le sel enrichi avaient beaucoup moins de carences en vitamine B12 et en folate, ainsi qu'une légère amélioration du zinc et du fer. Par contre, le taux d'anémie n'a pas changé entre les groupes. Ces résultats suggèrent que enrichir le sel avec plusieurs nutriments pourrait aider à combattre les carences nutritionnelles fréquentes chez les femmes en Inde.

Résumé reformulé :

Cet essai randomisé en double aveugle, mené auprès de 998 femmes non enceintes en âge de procréer au Pendjab (Inde), a comparé un sel iodé standard à deux versions de sel quintuple-fortifié (contenant iode, fer encapsulé sous deux formes différentes, zinc, vitamine B12 et acide folique). Les chercheurs ont mesuré divers marqueurs biologiques à l'inclusion, puis à 6 et 12 mois. À l'inclusion, les carences en fer, zinc, vitamine B12 et folate étaient très fréquentes. Après 6 mois, le groupe recevant le sel fortifié au fer encapsulé (fumarate ferreux) présentait une réduction marquée des insuffisances en vitamine B12 (-80%) et en folate (-86%), ainsi qu'une diminution modérée de l'hypozincémie, des effets globalement maintenus à 12 mois. Une légère amélioration de la carence en fer a également été observée dans ce groupe, sans atteindre une significativité statistique robuste. En revanche, aucune différence significative sur l'anémie n'a été constatée entre les groupes, et le second type de sel fortifié (avec fer sous forme de pyrophosphate ferrique) n'a pas montré de bénéfice net sur le fer par rapport au sel iodé seul. Ces résultats indiquent que la fortification multiple du sel pourrait constituer une stratégie prometteuse pour améliorer le statut en micronutriments, notamment en vitamine B12 et en folate, chez des populations à risque élevé de carences.

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Niveau 2 — Essai randomisé contrôlé86 participants
Effet d'un sel quintuplement enrichi sur le microbiote intestinal de femmes non enceintes en âge de procréer au Pendjab, en Inde : une sous-étude d'un essai communautaire randomisé

Europe PMC · 2025-04-15 · Thompson L, Goh YE, Jamwal M, Singh BL, Brar GK, Arnold CD, Westcott J, Krebs NF, Zivkovic A, Das R, Duggal M, McDonald CM.

Résumé simplifié :

Cette étude a testé si un sel enrichi en plusieurs nutriments (fer, zinc, vitamine B12, acide folique et iode) modifiait les bactéries présentes dans l'intestin de femmes indiennes en âge d'avoir des enfants. Près de 1000 femmes ont reçu pendant 12 mois soit ce sel spécial sous deux formes différentes de fer, soit du sel iodé classique. Chez les 86 femmes dont les selles ont pu être analysées avant et après l'étude, aucune différence notable de la diversité ou de la composition du microbiote intestinal n'a été observée entre les groupes. Les chercheurs concluent que ce sel enrichi ne semble pas perturber les bactéries intestinales, ce qui est plutôt rassurant pour son utilisation à grande échelle.

Résumé reformulé :

Cet essai randomisé en double aveugle, mené auprès de 998 femmes de 18 à 49 ans au Pendjab, a évalué l'impact d'un sel quintuplement fortifié (contenant fer sous deux formes différentes, zinc, vitamine B12, acide folique et iode) comparé à un sel iodé standard, sur le microbiote intestinal après 12 mois de consommation. Parmi les 129 participantes ayant fourni des échantillons de selles au début et à la fin de l'étude, 86 ont pu être analysées par séquençage du gène 16S ARNr. Les résultats ne montrent aucune différence significative concernant la diversité bactérienne (alpha et bêta diversité) ni l'abondance relative de taxons spécifiques comme Enterobacteriaceae, Lactobacillus ou Bifidobacterium, que ce soit à l'inclusion ou après un an d'intervention. Ces données suggèrent que l'enrichissement du sel en plusieurs micronutriments n'altère pas la composition du microbiote intestinal chez les femmes en âge de procréer, un élément important pour la sécurité de programmes de fortification alimentaire à grande échelle destinés à lutter contre les carences nutritionnelles.

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Niveau 3 — Méta-analyse d'études observationnelles610 participants
Contamination en métaux toxiques dans les sels alimentaires et risques sanitaires associés : revue systématique et méta-analyse

Europe PMC · 2025-01-28 · Mohammadi S, Kosari A, Eslami H, Moghadam EF, Ghaffarian-Bahraman A.

Résumé simplifié :

Cette étude a analysé douze recherches menées en Iran sur la présence de métaux toxiques (plomb, mercure, cadmium, arsenic) dans différents types de sel de table, dont le sel marin et le sel de roche non raffiné. Les chercheurs ont constaté que le sel non raffiné, comme le sel de roche, contient généralement plus de plomb et de cadmium que le sel raffiné. Ils ont ensuite calculé le risque pour la santé lié à la consommation quotidienne de ces sels contaminés, chez les hommes, les femmes et les enfants. Bonne nouvelle : selon leurs calculs, ce risque reste négligeable pour la population adulte iranienne, même si les enfants présentent un indice de risque légèrement plus élevé.

Résumé reformulé :

Cette méta-analyse a compilé les données de douze études iraniennes portant sur 610 échantillons de sel de table, afin d'évaluer la contamination par quatre métaux toxiques : mercure, plomb, arsenic et cadmium. Les résultats montrent des concentrations moyennes de 0,06 µg/g pour le mercure, 2,98 µg/g pour le plomb, 0,42 µg/g pour l'arsenic et 0,71 µg/g pour le cadmium, avec des teneurs en plomb et cadmium plus élevées dans le sel de roche non raffiné que dans le sel marin ou raffiné. À partir de ces données de contamination et des habitudes alimentaires, les auteurs ont estimé un indice de risque sanitaire (hazard index) lié à l'exposition alimentaire à ces métaux : 0,41 chez les hommes, 0,428 chez les femmes et 0,594 chez les enfants (des valeurs inférieures à 1 indiquant un risque jugé acceptable). Les auteurs concluent que, malgré une contamination plus marquée du sel non raffiné, le risque sanitaire global associé à la consommation de sel reste négligeable pour la population adulte iranienne, tout en soulignant une vulnérabilité relativement plus élevée chez les enfants.

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Niveau 2 — Essai croisé randomisé77 participants
Essai croisé randomisé sur l'acceptabilité du sel quadruple-fortifié chez des femmes et leurs foyers dans le sud de l'Inde

Europe PMC · 2024-10-26 · Guetterman HM, Rajagopalan K, Fox AM, Johnson CB, Fothergill A, George N, Krisher JT, Haas JD, Mehta S, Williams JL, Crider KS, Finkelstein JL.

Résumé simplifié :

Cette étude indienne a testé si un sel enrichi en quatre nutriments (fer, iode, acide folique, vitamine B12) était aussi bien accepté qu'un sel enrichi en seulement deux (fer, iode) ou qu'un simple sel iodé classique. Pendant trois semaines, 77 femmes et leurs familles ont utilisé ces différents sels à tour de rôle et ont noté leur goût, leur odeur, leur couleur et leur texture. Résultat : les participants ont apprécié tous les sels de la même façon, et n'ont pas réussi à faire la différence en goûtant des plats de riz préparés avec chacun. Ce sel enrichi pourrait donc être utilisé sans changer les habitudes alimentaires, ouvrant la voie à un futur essai plus large sur ses bénéfices santé.

Résumé reformulé :

Cet essai croisé randomisé a évalué l'acceptabilité d'un sel quadruple-fortifié (fer, iode, acide folique, vitamine B12) comparé à un sel double-fortifié (fer, iode) et à un sel iodé classique, chez 77 femmes de 18 à 49 ans et leurs foyers dans le sud de l'Inde. Sur trois semaines, chaque type de sel a été testé successivement, avec des évaluations hédoniques hebdomadaires (couleur, odeur, goût, texture, acceptabilité globale) et une mesure pondérale de la consommation réelle. Des tests de discrimination sensorielle (triangle tests) ont également été réalisés sur des plats de riz. Les notes moyennes d'acceptabilité étaient élevées et similaires entre les sels, sans différence significative selon le type utilisé, tout comme la quantité consommée. Un effet lié au temps (indépendant du type de sel) a toutefois été observé, avec une hausse progressive de l'appréciation et de la consommation. Les participants n'ont pas réussi à distinguer sensoriellement les plats préparés avec les différents sels. Ces résultats, obtenus chez des sujets humains en conditions réelles, suggèrent une bonne acceptabilité du sel quadruple-fortifié et ont permis de préparer un essai randomisé ultérieur visant à évaluer ses effets nutritionnels.

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Synthèses non systématiques ou centrées sur des mécanismes biologiques : utiles pour comprendre un domaine, mais sans nouvelles données mesurées chez l'humain.

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