← Retour à la veille scientifique

Jeûne intermittent

Alternance de périodes de jeûne et de périodes d'alimentation normale, sous différentes formes (16:8, 5:2, etc.).

Études scientifiques (36)

Ces fiches sont générées par IA à partir des abstracts : elles aident à repérer et trier les études, l'étude originale reste la référence.

Répartition par niveau de preuve (cliquez pour filtrer) · Comprendre les niveaux

Niveau 4 — Étude de cohorte prospective101 participants
⚠ Niveau ajusté (3 → 4)

Motif : IC95% de l'incidence des blessures traverse 1 (0.904-3.651), résultat non significatif malgré l'ampleur rapportée

Jeûne intermittent du Ramadan et épidémiologie des blessures chez des footballeurs adolescents élite de milieu et fin d'adolescence : une étude de cohorte prospective sur l'incidence, la charge, la charge d'entraînement et le bien-être psychophysiologique

Europe PMC · 2026-10-01 · Rejab N, Chaari F, Nabli MA, Sahli S, Rebai H.

Résumé simplifié :

Cette étude a suivi 101 jeunes footballeurs de haut niveau (14-21 ans) pendant 13 semaines, avant, pendant et après le Ramadan. Les chercheurs ont observé que pendant le jeûne, les blessures étaient presque deux fois plus fréquentes et plus graves qu'avant. Les joueurs ressentaient aussi un entraînement plus difficile, un moins bon état de forme général, et mangeaient moins de protéines mais plus de glucides. Les blessures musculaires étaient les plus courantes, et certaines fractures ne sont apparues que pendant cette période. Cela suggère que le jeûne du Ramadan pourrait augmenter le risque de blessure chez les jeunes sportifs de haut niveau.

Résumé reformulé :

Cette étude de cohorte prospective a suivi 101 footballeurs adolescents élite (U17, U19, U21) sur 13 semaines, réparties en trois phases : avant, pendant et après le Ramadan. Les chercheurs ont mesuré l'incidence des blessures, la charge d'entraînement perçue, le bien-être psychophysiologique (Hooper Index), le contrôle postural et l'alimentation. Résultats : l'incidence des blessures a augmenté de 81,6% pendant le Ramadan (RR=1,82, IC à 95% non significatif statistiquement), et le fardeau des blessures a doublé. La charge d'entraînement perçue et les indicateurs de mal-être ont significativement augmenté. Les blessures musculaires dominaient (69,6% des cas), et les blessures osseuses ne sont survenues que durant le Ramadan. L'apport en protéines a diminué au profit des glucides. Ces résultats observationnels suggèrent une association entre le jeûne du Ramadan et un risque accru de blessures chez les jeunes footballeurs élite, sans toutefois établir de lien de causalité direct.

Voir l'étude originale →
Niveau 2 — Essai randomisé contrôlé131 participants
Interaction entre l'alimentation à horaires restreints et l'entraînement par intervalles à haute intensité sur les résultats cardiométaboliques chez des femmes en surpoids ou obèses : un essai contrôlé randomisé factoriel 2×2

Europe PMC · 2026-09-25 · Duc TQ, Nguyen Di K, Quy PN.

Résumé simplifié :

Cette étude a suivi 131 femmes en surpoids ou obèses pendant 7 semaines, réparties en quatre groupes : jeûne intermittent (manger sur une fenêtre de 10h maximum), sport intense (HIIT), les deux combinés, ou aucun changement. Résultat : combiner les deux n'apporte pas de bénéfice supplémentaire par rapport à chaque méthode séparément. Le jeûne intermittent seul a permis de perdre du poids, de la graisse corporelle et de la graisse abdominale, mais a aussi réduit légèrement la masse musculaire et le bon cholestérol (HDL). L'effet du sport seul était peu marqué dans l'analyse principale. Ces résultats restent à confirmer avec des études plus longues et plus larges.

Résumé reformulé :

Cet essai randomisé factoriel 2×2 a évalué, chez 131 femmes en surpoids ou obèses, les effets indépendants et combinés d'une alimentation à horaires restreints (fenêtre alimentaire ≤10h par jour) et d'un entraînement HIIT (3 séances/semaine) sur des marqueurs cardiométaboliques, durant 7 semaines. Aucune interaction significative entre les deux interventions n'a été détectée. En analyse en intention de traiter, le jeûne intermittent a réduit significativement le poids corporel (-3,36 kg), la masse grasse (-1,53 kg) et la graisse viscérale (-12,82 cm²), mais a aussi diminué la masse musculaire (-0,80 kg) et légèrement le HDL-cholestérol. Les effets du HIIT étaient minimes dans cette analyse principale, bien que des analyses de sensibilité (excluant les abandons) suggèrent des améliorations sur l'IMC, la masse grasse et le profil lipidique — résultats toutefois plus sensibles à un biais d'attrition. Les auteurs soulignent que les bénéfices du jeûne intermittent sur l'adiposité doivent être mis en balance avec la perte musculaire observée, et appellent à des essais plus longs et mieux puissants.

Voir l'étude originale →
Niveau 2 — Essai croisé randomisé39 participants
Effet du jeûne intermittent (alimentation à fenêtre restreinte) accompagné d'une perte de poids sur la fonction thyroïdienne chez des adultes atteints de diabète de type 2

Europe PMC · 2026-09-23 · Jeyakumar Y, Retnakaran R, Feig DS, Zinman B, Kramer CK.

Résumé simplifié :

Cette étude a testé le jeûne intermittent (manger uniquement pendant une fenêtre horaire limitée) chez des adultes en surpoids avec un diabète de type 2. Les chercheurs ont comparé cette méthode à un mode de vie standard pendant 6 semaines chacun. Le jeûne a entraîné une perte de poids significative (environ 3 kg de plus que le mode de vie standard). Cependant, malgré cette perte de poids, aucun changement notable n'a été observé sur les hormones thyroïdiennes (TSH, T3, T4). Conclusion : ce type de jeûne fait perdre du poids sans perturber la thyroïde chez ces patients.

Résumé reformulé :

Cet essai randomisé en crossover a évalué, chez 39 adultes obèses atteints de diabète de type 2 sans maladie thyroïdienne connue, l'effet du jeûne intermittent de type « time-restricted eating » (TRE) sur la fonction thyroïdienne. Chaque participant a suivi successivement un régime TRE et un mode de vie standard, pendant 6 semaines chacun. Le TRE a induit une perte de poids significativement plus importante que le mode de vie standard (-2,93 kg contre +0,59 kg). Malgré cet effet notable sur le poids, aucune différence significative n'a été constatée entre les deux interventions concernant la TSH, la T3 libre, la T4 libre, la T3 reverse, ni les ratios fT3:fT4 et fT3:rT3. Les auteurs concluent que le TRE, bien qu'efficace pour la perte de poids, n'affecte pas significativement la fonction thyroïdienne dans cette population spécifique de diabétiques de type 2 en début de maladie.

Voir l'étude originale →
Niveau 4 — Étude pilote sans groupe témoin20 participants
Effets de l'alimentation à horaires restreints dans la maladie de Huntington à un stade précoce : une étude pilote

Europe PMC · 2026-09-17 · Wells RG, Neilson LE, McHill AW, Gray NE, Quinn JF, Hiller AL.

Résumé simplifié :

Des chercheurs ont testé le jeûne intermittent (manger uniquement pendant une fenêtre de 8 heures par jour) chez 20 personnes atteintes d'une forme précoce de la maladie de Huntington, pendant 12 semaines. Cette pratique, associée à des conseils alimentaires et d'activité physique classiques, s'est révélée réalisable et bien tolérée par les participants. Les chercheurs ont aussi observé des changements positifs sur certains marqueurs de la maladie, notamment un marqueur sanguin lié aux dommages neuronaux. Ces résultats encourageants suggèrent que le jeûne intermittent pourrait être une piste intéressante à explorer davantage pour accompagner les personnes atteintes de cette maladie neurodégénérative.

Résumé reformulé :

Cette étude pilote en ouvert, menée sur 12 semaines auprès de 20 patients atteints de la maladie de Huntington à un stade précoce, a évalué la faisabilité d'une alimentation à horaires restreints (fenêtre alimentaire de 8 heures), combinée aux recommandations standards de diète et d'activité physique. Les résultats montrent que cette intervention est réalisable et bien tolérée par les participants. Les chercheurs rapportent également des évolutions favorables sur des mesures cliniques propres à la maladie de Huntington, ainsi que sur les taux plasmatiques de neurofilament léger, un biomarqueur associé à la dégénérescence neuronale. S'agissant d'une étude pilote sans groupe contrôle, ces résultats préliminaires ne permettent pas d'établir une causalité certaine, mais ils justifient la mise en place d'essais cliniques plus larges et contrôlés pour confirmer le potentiel de cette approche comme intervention complémentaire dans la prise en charge de la maladie.

Voir l'étude originale →
Niveau 1 — Revue systématique d'essais randomisés
Effet du jeûne intermittent sur la perte de poids chez les adultes en surpoids et obèses : une revue systématique d'essais cliniques

Europe PMC · 2026-09-15 · Manzoor HMI, Sultan MT, Hameed A, Noman AM, Khalid M, Kazmi M, Sohail A, Ramadan MF, Zongo E, Rahim MA, Al-Asmari F.

Résumé simplifié :

Cette étude fait le bilan de 26 recherches sur le jeûne intermittent chez des adultes en surpoids ou obèses. Toutes montrent que le jeûne intermittent aide à perdre du poids, sur des durées allant de 3 à 50 semaines. Il permet aussi de réduire la masse grasse, de préserver la masse musculaire et de diminuer le tour de taille. Certaines formes comme le jeûne 16:8 (manger sur 8 heures, jeûner 16 heures) ou le jeûne un jour sur deux semblent particulièrement efficaces. Globalement, le jeûne intermittent fonctionne aussi bien que les régimes classiques de restriction calorique continue pour perdre du poids.

Résumé reformulé :

Cette revue systématique, conforme aux normes PRISMA 2020, a analysé 26 études cliniques (parmi 2307 identifiées) évaluant l'effet du jeûne intermittent sur le poids chez des adultes en surpoids ou obèses. Toutes les études incluses rapportent une réduction significative du poids corporel, avec des interventions allant de 3 à 50 semaines. Plusieurs formes de jeûne intermittent ont été étudiées : l'alimentation restreinte dans le temps (16:8, 20:4, 14:10, 18:6), le jeûne un jour sur deux (ADF) et le jeûne 5:2. Les protocoles ADF et 16:8 montrent les résultats les plus cohérents en termes de perte de poids, sans différence statistiquement significative par rapport à la restriction calorique continue classique. Les auteurs relèvent aussi des améliorations de la composition corporelle (baisse de la masse grasse, préservation de la masse maigre, réduction du tour de taille) et de l'IMC. L'évaluation du risque de biais a révélé un niveau globalement faible pour la majorité des études. Les auteurs appellent à davantage de recherches comparant directement les différents protocoles et explorant les mécanismes physiologiques sous-jacents.

Voir l'étude originale →
Niveau 1 — Méta-analyse d'essais randomisés602 participants
Effets du jeûne intermittent (alimentation à horaires restreints) combiné à l'exercice sur la composition corporelle et la santé cardiométabolique chez les adultes en surpoids ou obèses : revue systématique et méta-analyse

Europe PMC · 2026-09-15 · Ai J, Jiang Y, Tang L.

Résumé simplifié :

Cette étude rassemble 11 essais cliniques (602 participants en surpoids ou obèses) pour comparer le jeûne intermittent associé à l'exercice avec un régime classique associé à l'exercice. Résultat : combiner jeûne intermittent et sport permet de perdre un peu plus de poids, de graisse et de tour de taille, et améliore légèrement la résistance à l'insuline, sans faire perdre de muscle. En revanche, aucune différence notable n'apparaît sur le cholestérol ou la tension artérielle. Les bénéfices sur la glycémie semblent plus marqués quand le programme dure plus de 8 semaines. Des études plus longues et plus larges restent nécessaires pour confirmer ces résultats.

Résumé reformulé :

Cette méta-analyse compile 11 essais randomisés (602 participants en surpoids ou obésité) comparant le jeûne intermittent de type alimentation à horaires restreints associé à l'exercice, versus un régime alimentaire témoin également couplé à l'exercice. Les résultats montrent des réductions modestes mais significatives du poids corporel (-1,64 kg), de la masse grasse (-1,30 kg), du tour de taille (-1,53 cm) et de l'IMC, ainsi qu'une amélioration de la résistance à l'insuline (HOMA-IR), sans perte de masse maigre. Aucune différence significative n'a été observée pour la glycémie à jeun, l'insulinémie, l'HbA1c, le profil lipidique ou la pression artérielle entre les deux approches. Les analyses en sous-groupes suggèrent que des interventions de plus de 8 semaines apportent des bénéfices glycémiques plus marqués. Les auteurs appellent à des essais de plus grande envergure et de plus longue durée pour confirmer ces effets et déterminer les protocoles optimaux.

Voir l'étude originale →
Niveau 2 — Méta-analyse d'essais randomisés544 participants
⚠ Niveau ajusté (1 → 2)

Motif : hétérogénéité très élevée (I²>90%) et résultats fragiles (p juste significatif, sensible au retrait d'une étude)

Effets du jeûne intermittent (alimentation à horaires restreints) sur le bilan métabolique et le sommeil chez les patients atteints de diabète de type 2 : une méta-analyse

Europe PMC · 2026-09-14 · Li H, Xue Z, Wong G, Hou L.

Résumé simplifié :

Cette méta-analyse a rassemblé 13 études portant sur 544 personnes diabétiques de type 2 pour voir si le fait de manger uniquement pendant une plage horaire restreinte dans la journée (jeûne intermittent) améliore leur santé. Les résultats suggèrent une possible petite amélioration du taux de sucre moyen dans le sang (HbA1c) et du tour de taille, mais ces effets restent incertains car les études varient beaucoup entre elles et sont de qualité limitée. Aucun effet clair n'a été observé sur le poids, le cholestérol, la tension artérielle ou le sommeil. Les auteurs concluent qu'il est trop tôt pour recommander cette pratique avec certitude.

Résumé reformulé :

Cette méta-analyse a analysé 13 essais cliniques incluant 544 patients diabétiques de type 2 afin d'évaluer les effets du jeûne intermittent de type « time-restricted eating » sur divers marqueurs métaboliques et le sommeil. Les résultats montrent une possible réduction de l'HbA1c (-0,46%) et du tour de taille, mais ces associations reposent sur des preuves de certitude faible à modérée, avec une hétérogénéité statistique très élevée (I²>90% pour la plupart des critères). Aucun effet significatif n'a été détecté sur la glycémie à jeun, la résistance à l'insuline, le profil lipidique, la tension artérielle ou le sommeil. La diminution observée de l'IMC n'était pas robuste, étant entièrement portée par une seule étude. Les auteurs soulignent que ces résultats doivent être considérés comme exploratoires plutôt que confirmatifs, et appellent à des essais randomisés de meilleure qualité et de plus longue durée avant d'émettre une recommandation clinique définitive.

Voir l'étude originale →
Niveau 2 — Essai randomisé contrôlé32 participants
Associations entre la leptine, la composition corporelle et le profil lipidique chez des femmes en surpoids suivant des interventions alimentaires et sportives

Europe PMC · 2026-09-11 · Bagherpour F, Arazi H, Rajabi H, Campbell BI.

Résumé simplifié :

Cette étude a suivi 32 femmes en surpoids pendant 8 semaines, réparties en quatre groupes combinant jeûne intermittent (manger sur une plage horaire réduite) ou non, avec un apport élevé ou normal en protéines, en plus d'exercices de musculation et d'un régime légèrement hypocalorique. Les chercheurs ont observé que les variations de leptine, une hormone liée à l'appétit et à la graisse corporelle, étaient surtout liées aux changements de masse grasse totale, et non à la graisse localisée au niveau du ventre ou sous la peau. Le lien entre leptine et cholestérol variait selon le type de régime suivi. Ces résultats restent préliminaires vu le petit nombre de participantes.

Résumé reformulé :

Cet essai randomisé a inclus 32 femmes en surpoids, âgées de 18 à 30 ans, réparties en quatre groupes : jeûne intermittent (time-restricted eating) avec apport protéique élevé ou normal, et apport protéique élevé ou normal sans restriction horaire. Toutes suivaient un entraînement en résistance et un déficit calorique de 25 % pendant 8 semaines. Les auteurs ont examiné les liens entre variations de leptine, composition corporelle et profil lipidique. Des associations positives significatives entre leptine et masse grasse totale ont été observées dans les groupes combinant jeûne intermittent avec protéines élevées (R²=0,69) ou normales (R²=0,53), mais aucune association avec la graisse viscérale ou sous-cutanée n'a été détectée. Les liens entre leptine et marqueurs lipidiques (triglycérides, LDL, HDL) différaient selon les groupes, suggérant une influence du contexte alimentaire. Les auteurs soulignent la nature exploratoire de ces analyses et la taille réduite de l'échantillon, appelant à la prudence dans l'interprétation.

Voir l'étude originale →
Niveau 2 — Revue systématique d'essais randomisés517 participants
⚠ Niveau ajusté (1 → 2)

Motif : certitude jugée très faible (GRADE) en raison du risque de biais, de l'incohérence, de l'imprécision et des données manquantes

Alimentation à horaires restreints et diversité alpha du microbiote intestinal chez les adultes en surpoids ou obèses : une revue systématique rapide actualisée

Europe PMC · 2026-09-09 · Zhai YM, Liu X, Wang Z, Wang M, Tang G, Liu Y, Liang H.

Résumé simplifié :

Cette étude fait le bilan des recherches sur le jeûne intermittent (manger dans une fenêtre de 12h ou moins par jour) et son effet sur la diversité des bactéries intestinales chez des adultes en surpoids ou obèses. En analysant neuf études portant sur 517 personnes, les auteurs constatent que les résultats sont très variables : certaines études ne montrent aucun changement, une suggère une différence selon que le jeûne se fait tôt ou tard dans la journée, une autre observe une augmentation de la diversité bactérienne. La qualité des preuves est jugée très faible, donc on ne peut pas encore conclure si le jeûne intermittent améliore, dégrade ou ne change rien au microbiote intestinal.

Résumé reformulé :

Cette revue systématique rapide actualisée examine l'effet de l'alimentation à horaires restreints (fenêtre alimentaire quotidienne de 12h ou moins, pendant au moins 2 semaines) sur la diversité alpha du microbiote intestinal chez des adultes ayant un IMC ≥ 25 kg/m². Neuf études incluant 517 participants ont été analysées : cinq essais randomisés, deux études contrôlées non randomisées, et deux analyses longitudinales sans groupe contrôle. Trois essais randomisés ne montrent pas de différence claire entre groupes, un rapporte une divergence selon le moment du jeûne (matin vs soir), et un autre observe une augmentation de la richesse bactérienne après un jeûne de 6h. Les études non randomisées ne trouvent généralement pas de changement notable, bien que les données chiffrées manquent souvent. En raison des biais méthodologiques, de l'hétérogénéité des résultats et du manque de précision, le niveau de certitude global est jugé très faible selon les critères GRADE. Les auteurs concluent qu'il est actuellement impossible d'affirmer un effet bénéfique ou une absence d'effet du jeûne intermittent sur la diversité du microbiote intestinal.

Voir l'étude originale →
Niveau 3 — Étude de cohorte rétrospective109 participants
Changements temporels des paramètres physiologiques chez des adultes chinois pendant un mois de jeûne intermittent 5:2 : une étude observationnelle exploratoire

Europe PMC · 2026-09-07 · Zhuang Y, Mi H, Wang X, Jia S, Huang C, Zheng N, Wang S, Gao J, Su C.

Résumé simplifié :

Cette étude a suivi 109 adultes en surpoids ou obèses (81 femmes, 28 hommes) pendant 4 semaines de jeûne intermittent 5:2 (5 jours normaux, 2 jours de restriction calorique stricte). Chaque semaine, les chercheurs ont mesuré le poids, la masse grasse, la masse musculaire et la graisse abdominale. Résultat : le poids, la graisse corporelle et la graisse viscérale ont diminué régulièrement chez les deux sexes, mais la masse musculaire a légèrement baissé aussi, ce qui mérite attention. Chez les femmes, la perte de poids était liée à la masse musculaire et au métabolisme de base initiaux, alors que chez les hommes, elle semblait plutôt liée à la quantité de nourriture consommée.

Résumé reformulé :

Cette étude observationnelle rétrospective a analysé les données de composition corporelle de 109 adultes chinois en surpoids ou obèses (28 hommes, 81 femmes) suivant un régime de jeûne intermittent 5:2 pendant 4 semaines, avec un suivi hebdomadaire. Les résultats montrent une diminution linéaire du poids, du pourcentage de masse grasse et de la graisse viscérale chez les deux sexes, accompagnée d'une légère réduction de la masse maigre, soulignant l'importance de préserver le muscle lors de futures interventions. Chez les femmes, la perte de poids était corrélée à la masse musculaire de départ et au métabolisme basal, associations non retrouvées chez les hommes, où la perte de poids semblait davantage liée à la régulation de l'apport alimentaire. L'âge n'était associé à aucun résultat. Les auteurs précisent que ces observations, de nature corrélationnelle, ne permettent pas d'établir de lien de causalité et nécessitent une confirmation par des études prospectives futures.

Voir l'étude originale →
Niveau 3 — Étude de cohorte prospective41 participants
Changements longitudinaux de l'excitabilité corticale pendant le jeûne intermittent diurne du Ramadan : une étude par stimulation magnétique transcrânienne à impulsions appariées

Europe PMC · 2026-08-31 · Kim M, Mostafa IM, Al-Sharman A, Saad N, Khalil H, Hadoush H.

Résumé simplifié :

Cette étude a suivi 30 adultes en bonne santé pratiquant le jeûne du Ramadan (jeûne diurne prolongé) en mesurant l'activité de leur cerveau avant, pendant et après le mois de jeûne, grâce à une technique appelée stimulation magnétique transcrânienne. Les chercheurs ont observé que l'excitabilité du cortex cérébral augmentait pendant le Ramadan, et restait en partie élevée après. Cette évolution coïncidait avec une baisse de la glycémie et du temps de sommeil. Cependant, comme plusieurs facteurs (alimentation, sommeil, rythme biologique) changent en même temps pendant le Ramadan, il est impossible de dire lequel est vraiment responsable de ces changements cérébraux.

Résumé reformulé :

Cette étude observationnelle prospective a examiné l'excitabilité intracorticale de 30 personnes pratiquant le jeûne intermittent diurne du Ramadan, comparées à 11 non-jeûneurs, à l'aide de la stimulation magnétique transcrânienne à impulsions appariées, mesurée avant, pendant et après le Ramadan. Les résultats montrent une augmentation significative de l'excitabilité corticale au milieu du Ramadan, partiellement maintenue après, sans modulation spécifique des circuits inhibiteurs ou facilitateurs (effet global plutôt que sélectif). Ces changements s'accompagnaient d'une baisse de la glycémie et de la durée de sommeil. Les auteurs soulignent que leur design observationnel ne permet pas de distinguer les contributions respectives des facteurs métaboliques, du manque de sommeil et des perturbations circadiennes, et que l'absence de suivi post-Ramadan du groupe contrôle limite la confirmation de la persistance de ces effets, nécessitant des études contrôlées supplémentaires.

Voir l'étude originale →
Niveau 4 — Étude pilote sans groupe témoin15 participants
L'alimentation à horaires restreints est réalisable, acceptée et améliore le contrôle glycémique chez des vétérans souffrant de lésion de la moelle épinière et d'obésité : un essai pilote

Europe PMC · 2026-08-29 · Henderson GV, Liu C, Zhang L, Muayed ME, Varady KA, Peterson CM, Levitsky DA, Forman DE, Brose SW.

Résumé simplifié :

Cette étude a testé le jeûne intermittent (manger seulement pendant 10 heures par jour) chez 15 vétérans souffrant à la fois d'une lésion de la moelle épinière et d'obésité, pendant 6 semaines. La méthode s'est révélée facile à suivre : les participants ont respecté la fenêtre alimentaire dans 83% des cas. La plupart des participants étaient satisfaits, la moitié voulant continuer après l'étude. Sur le plan santé, cette façon de manger a amélioré plusieurs indicateurs liés au sucre dans le sang (glycémie), comme une baisse du taux de glucose moyen et du temps passé en hyperglycémie. La moitié des participants ont aussi ressenti une amélioration de leur humeur, énergie ou qualité de vie.

Résumé reformulé :

Cet essai pilote sur 6 semaines, sans groupe témoin, a évalué la faisabilité et l'acceptabilité du jeûne intermittent de type time-restricted eating (fenêtre alimentaire de 10 heures par jour) chez 15 vétérans souffrant d'une lésion de la moelle épinière et d'obésité, une population à haut risque cardiométabolique. Sur les 14 participants ayant terminé l'étude, l'adhérence moyenne était de 83%, avec une fenêtre alimentaire réelle de 9,2 heures. L'acceptabilité était modérément élevée : 50% envisageaient de poursuivre cette pratique et 79% la recommanderaient. Des améliorations significatives ont été observées sur plusieurs marqueurs glycémiques mesurés en continu : baisse du glucose moyen sur 24h, diminution de l'indicateur estimant l'HbA1c, augmentation du temps passé dans la plage glycémique cible, et réduction du temps en hyperglycémie légère. La moitié des participants ont également rapporté des bénéfices subjectifs sur leur humeur, énergie ou qualité de vie. Les auteurs soulignent que des essais de plus grande envergure sont nécessaires pour confirmer l'efficacité de cette approche sur le poids et la santé cardiométabolique dans cette population spécifique.

Voir l'étude originale →
Niveau 4 — Revue systématique d'études observationnelles
⚠ Niveau ajusté (3 → 4)

Motif : forte hétérogénéité des protocoles de jeûne, des populations et petits échantillons empêchant une interprétation univoque

Le rôle du jeûne intermittent dans la polyarthrite rhumatoïde - une revue exploratoire

Europe PMC · 2026-08-27 · Winiarska M, Wiśniewska D, Krupa-Nurcek S.

Résumé simplifié :

Cette étude fait le point sur ce que l'on sait du jeûne intermittent chez les personnes atteintes de polyarthrite rhumatoïde, une maladie auto-immune qui attaque les articulations. En analysant 9 études menées dans plusieurs pays, les chercheurs ont observé que le jeûne intermittent pourrait améliorer certains symptômes, la qualité de vie et certains marqueurs métaboliques. Certains effets bénéfiques sur l'inflammation ont été notés, mais pas dans toutes les études. Les résultats restent difficiles à interpréter car les méthodes utilisées varient beaucoup d'une étude à l'autre et les groupes de patients étudiés sont petits. Des études plus solides sont nécessaires pour confirmer ces pistes.

Résumé reformulé :

Cette revue exploratoire (scoping review), menée selon les méthodologies Joanna Briggs Institute et PRISMA-ScR, synthétise les connaissances actuelles sur les effets du jeûne intermittent chez les patients atteints de polyarthrite rhumatoïde. Après une recherche dans six bases de données, 9 études (issues d'Iran, du Luxembourg, de Tunisie, du Mexique, de Chine et de Turquie) ont été retenues. Les résultats suggèrent des améliorations possibles de l'activité de la maladie, de la qualité de vie et de certains paramètres métaboliques, ainsi qu'un effet bénéfique sur le stress oxydatif et certaines cytokines pro-inflammatoires dans plusieurs études, bien que d'autres analyses n'aient pas confirmé de changements significatifs des marqueurs inflammatoires. Des données précliniques complémentaires montrent des effets anti-inflammatoires et immunorégulateurs marqués. Toutefois, l'hétérogénéité des protocoles de jeûne, les différences entre populations et les petits échantillons limitent fortement l'interprétation de ces résultats, nécessitant des essais cliniques randomisés de meilleure qualité méthodologique.

Voir l'étude originale →
Niveau 3 — Essai croisé randomisé23 participants
⚠ Niveau ajusté (2 → 3)

Motif : essai de 23 participants

Comparaison de deux interventions de jeûne intermittent aigu sur l'humeur, la faim, la qualité du sommeil et la satisfaction alimentaire chez des femmes : une étude expérimentale croisée

Europe PMC · 2026-08-26 · Amendola K, Harris L, Ohayon R, Shea AK, Christoforou A, Karelis AD, Heisz JJ.

Résumé simplifié :

Cette étude a comparé deux types de jeûne intermittent chez 23 jeunes femmes : le jeûne avec fenêtre de repas restreinte (manger sur une période limitée chaque jour) et le jeûne un jour sur deux. Chaque participante a testé les deux méthodes pendant trois jours, séparées par une pause. Résultats : le jeûne un jour sur deux a plus perturbé l'humeur au début, mais cet effet disparaissait après un jour. La faim augmentait avec les deux méthodes. Les participantes étaient plus satisfaites de leur alimentation avec la fenêtre restreinte. Aucun des deux jeûnes n'a affecté la qualité du sommeil ressentie.

Résumé reformulé :

Dans cette étude croisée randomisée, 23 jeunes femmes (âge moyen 18,3 ans) ont testé successivement trois jours de jeûne à fenêtre horaire restreinte (TRF) et trois jours de jeûne un jour sur deux (ADF), séparés par une période de récupération de quatre jours. Chaque jour, elles remplissaient un questionnaire évaluant humeur, faim, satisfaction alimentaire et qualité de sommeil perçue. Les résultats montrent une perturbation de l'humeur plus marquée avec l'ADF qu'avec le TRF, mais cette différence s'estompait dès le second jour de jeûne. La faim augmentait significativement les jours de jeûne, quelle que soit la méthode. La satisfaction alimentaire était globalement plus élevée avec le TRF qu'avec l'ADF. Aucune différence significative n'a été observée sur la qualité subjective du sommeil entre les deux protocoles. Ces résultats suggèrent que le jeûne à fenêtre restreinte pourrait être mieux toléré psychologiquement que le jeûne un jour sur deux, sans effet négatif sur le sommeil ressenti.

Voir l'étude originale →
Niveau 4 — Série de cas3 participants
Impact du Ramadan sur la composition corporelle chez de jeunes footballeurs d'élite : une étude de cas

Europe PMC · 2026-08-25 · Akubat I, Bartrand C, Simpson B, Morillas Pedreno JJ, Chamari K.

Résumé simplifié :

Cette étude a suivi trois jeunes footballeurs professionnels (17-18 ans) pendant le Ramadan 2025, en observant les effets du jeûne sur leur corps grâce à des scanners précis (DEXA). Les joueurs ont continué à s'entraîner normalement et ont reçu des conseils alimentaires adaptés, avec des apports en glucides et protéines ajustés. Résultat : deux joueurs n'ont montré presque aucun changement, mais le troisième a perdu du poids et surtout du muscle, sans perdre de graisse. La densité osseuse est restée stable pour tous. Cela montre qu'un bon accompagnement nutritionnel peut aider à préserver le corps pendant le jeûne, mais que chaque sportif réagit différemment et doit être suivi individuellement.

Résumé reformulé :

Cette étude de cas a examiné l'effet du jeûne intermittent du Ramadan sur la composition corporelle de trois jeunes footballeurs masculins d'élite (17-18 ans) évoluant en Europe, durant le Ramadan 2025. Des mesures par absorptiométrie biphotonique à rayons X (DEXA) ont été réalisées avant et après la période de jeûne, tandis que les joueurs conservaient leur entraînement habituel et bénéficiaient d'un accompagnement nutritionnel personnalisé (apports glucidiques et protéiques ajustés). Les résultats montrent une composition corporelle globalement stable chez deux joueurs, tandis qu'un troisième a présenté une perte de poids notable (-2,21 kg), principalement liée à une diminution de la masse maigre (-2,12 kg), sans variation de la masse grasse. La densité minérale osseuse est restée inchangée chez tous les participants. Les auteurs concluent qu'une stratégie nutritionnelle adaptée peut aider à préserver la composition corporelle durant le Ramadan chez de jeunes athlètes, mais soulignent une variabilité individuelle importante nécessitant un suivi personnalisé.

Voir l'étude originale →
Niveau 3 — Revue systématique d'études observationnelles
Effets du régime méditerranéen, du régime cétogène et du jeûne intermittent sur le métabolisme du fer et le risque de carence en fer chez les adultes obèses : une revue systématique de la littérature

Europe PMC · 2026-08-17 · La Vignera S, Condorelli R.

Résumé simplifié :

Cette étude passe en revue 38 recherches scientifiques pour comprendre comment différents régimes alimentaires influencent le taux de fer chez les personnes obèses, qui manquent souvent de fer malgré une alimentation suffisante. Les chercheurs ont comparé le régime méditerranéen, le régime cétogène et le jeûne intermittent. Résultat : le régime méditerranéen semble le plus bénéfique car il combine des aliments anti-inflammatoires et des sources de fer bien absorbées par l'organisme. À l'inverse, le régime cétogène pourrait nuire à l'absorption du fer. Perdre du poids, quel que soit le régime suivi, améliore globalement le statut en fer.

Résumé reformulé :

Cette revue systématique, menée selon les critères PRISMA 2020, a analysé 38 études pour comparer les effets du régime méditerranéen, du régime cétogène et du jeûne intermittent sur le métabolisme du fer chez des adultes obèses. L'obésité est associée à une carence en fer paradoxale, liée à une inflammation chronique et à une hepcidine élevée. Les résultats indiquent que le régime méditerranéen, grâce à son profil anti-inflammatoire (oméga-3, polyphénols, vitamine C) et ses sources de fer biodisponibles, serait le plus protecteur. Le régime cétogène pourrait au contraire nuire à l'absorption intestinale du fer et limiter la diversité des apports en fer. Le jeûne intermittent montre des effets plus complexes, avec une augmentation de la transferrine et une baisse de la ferritine restant dans des plages physiologiques normales. La perte de poids elle-même, indépendamment du régime, améliore le statut en fer en réduisant l'inflammation liée au tissu adipeux. Les auteurs soulignent le besoin d'essais cliniques comparatifs directs et recommandent une surveillance des biomarqueurs du fer chez les patients obèses suivant ces régimes.

Voir l'étude originale →
Niveau 4 — Revue systématique d'études observationnelles
⚠ Niveau ajusté (3 → 4)

Motif : résultats hétérogènes pour le jeûne intermittent et méthodologie peu rigoureuse (pas de restriction aux essais randomisés, recherche via Google Scholar/SciSpace, non enregistrée a priori)

Interventions alimentaires et niveaux de testostérone chez les hommes obèses : une revue systématique comparant le régime méditerranéen, le régime cétogène et le jeûne intermittent

Europe PMC · 2026-07-24 · La Vignera S, Condorelli RA.

Résumé simplifié :

Cette revue scientifique a analysé 52 études pour voir comment différents régimes alimentaires influencent la testostérone chez les hommes obèses, dont le taux est souvent trop bas. Résultat : le régime cétogène très pauvre en glucides (VLCKD) montre les effets les plus nets, avec une hausse mesurable de la testostérone dans plusieurs essais cliniques. Le jeûne intermittent donne aussi des résultats intéressants mais plus variables. Le régime méditerranéen, bien qu'utile pour le cœur, manque de preuves solides sur la testostérone. La perte de poids semble être le facteur clé expliquant ces améliorations hormonales, quel que soit le régime suivi.

Résumé reformulé :

Cette revue systématique, suivant les critères PRISMA 2020, a examiné 52 études portant sur des hommes obèses (IMC ≥ 30) souffrant d'un déficit de testostérone lié à l'obésité (MOSH). Elle compare trois approches alimentaires : le régime cétogène très pauvre en glucides (VLCKD), le régime méditerranéen et le jeûne intermittent. Le VLCKD ressort comme l'intervention la plus solidement associée à une augmentation de la testostérone totale (+1,5 à +3,0 nmol/L) dans des essais randomisés contrôlés, probablement via une perte de poids rapide, une meilleure sensibilité à l'insuline et une réduction de l'inflammation. Le jeûne intermittent affiche des résultats prometteurs mais hétérogènes selon les études. Le régime méditerranéen, en revanche, dispose de peu de données spécifiques sur la testostérone, ses bénéfices étant surtout documentés sur le plan cardiométabolique. Fait notable : environ 3 nmol/L de testostérone seraient gagnés pour chaque perte de 10 kg, suggérant que la perte de poids elle-même joue un rôle central, au-delà du type de régime suivi.

Voir l'étude originale →
Niveau 1 — Méta-analyse d'essais randomisés805 participants
Efficacité comparée des interventions alimentaires chez les adultes en surpoids ou obèses atteints de diabète de type 2 : revue systématique et méta-analyse en réseau d'essais contrôlés randomisés

Europe PMC · 2026-07-15 · Xu R, Chang Y, Su E, Wang Y, Zhang Y, Ma X, Han X, Zhu R.

Résumé simplifié :

Cette étude compare plusieurs façons de manger chez des personnes en surpoids atteintes de diabète de type 2 : l'alimentation à horaires restreints (une forme de jeûne intermittent), le jeûne de courte durée, la restriction calorique continue et une alimentation classique. En analysant 13 essais avec 805 participants, les chercheurs ont trouvé que l'alimentation à horaires restreints donnait de bons résultats : perte de poids, réduction du tour de taille, meilleure glycémie et amélioration du cholestérol. La restriction calorique classique fonctionne aussi bien sur certains points. Le jeûne court, lui, n'a pas assez de preuves pour être évalué clairement.

Résumé reformulé :

Cette méta-analyse en réseau a comparé, chez des adultes en surpoids ou obèses avec diabète de type 2, trois approches alimentaires - alimentation à horaires restreints (TRE), jeûne de courte durée (STF) et restriction calorique continue (CER) - face à une alimentation générale standard. À partir de 13 essais randomisés (805 participants), le TRE s'est révélé associé à des réductions significatives du poids, de l'IMC, du tour de taille, de la glycémie à jeun, de l'HbA1c et du cholestérol total, se classant souvent en première position selon les indicateurs de rang (SUCRA). La restriction calorique continue a montré des effets favorables comparables sur plusieurs paramètres métaboliques. Cependant, les comparaisons directes entre TRE et CER n'atteignaient généralement pas la significativité statistique, et les données sur le jeûne court restaient insuffisantes. Les auteurs concluent que le TRE constitue une stratégie prometteuse, tout en soulignant que le choix du régime devrait rester individualisé selon le profil clinique du patient.

Voir l'étude originale →
Niveau 3 — Revue systématique d'études observationnelles1 345 participants
Le jeûne intermittent dans l'insuffisance cardiaque chronique : une revue systématique de la sécurité et des effets physiologiques

Europe PMC · 2026-05-29 · Erlangga Z, Sattwika PD.

Résumé simplifié :

Cette étude a analysé cinq recherches portant sur des personnes souffrant d'insuffisance cardiaque stable qui pratiquaient le jeûne intermittent, notamment pendant le Ramadan. Au total, plus de 1300 patients ont été suivis. Les résultats montrent que le jeûne n'a pas augmenté les risques d'aggravation de la maladie cardiaque, ni les événements cardiovasculaires graves, ni les décès. Les capacités du cœur et l'état général des patients sont restés stables, avec même une légère tendance à l'amélioration des symptômes. Ces observations suggèrent que, chez des patients stables, le jeûne intermittent pourrait être pratiqué sans danger apparent à court terme, mais les auteurs restent prudents sur la portée de ces conclusions.

Résumé reformulé :

Cette revue systématique s'est penchée sur la sécurité clinique et les effets physiologiques du jeûne intermittent, y compris le jeûne du Ramadan, chez des adultes atteints d'insuffisance cardiaque chronique stable. Cinq études observationnelles ont été retenues, dont trois ont permis une synthèse quantitative portant sur 1345 participants au total. Les chercheurs ont examiné plusieurs critères : décompensation cardiaque, événements cardiovasculaires majeurs, classification fonctionnelle NYHA, fonction systolique ventriculaire gauche et taux de peptides natriurétiques. Aucune association significative n'a été observée entre le jeûne et une aggravation clinique, comparé aux périodes sans jeûne. Le statut fonctionnel est resté globalement stable, avec même une tendance à l'amélioration des symptômes chez certains patients jeûneurs. Les marqueurs de fonction cardiaque n'ont pas montré de détérioration cliniquement significative. Les auteurs concluent que, sur la base des données observationnelles actuelles, le jeûne intermittent ne semble pas associé à des effets indésirables à court terme chez des patients cardiaques stables, tout en soulignant les limites inhérentes à ce type d'études.

Voir l'étude originale →
Niveau 1 — Méta-analyse d'essais randomisés894 participants
Jeûne intermittent versus restriction énergétique continue dans la stéatose hépatique métabolique (MASLD) : revue systématique et méta-analyse

Europe PMC · 2026-05-13 · Li H, Li T.

Résumé simplifié :

Cette étude a comparé, chez des personnes souffrant de maladie du foie liée au métabolisme (stéatose hépatique), le jeûne intermittent à un régime classique avec réduction continue des calories. En analysant 9 essais regroupant environ 894 personnes, les chercheurs ont trouvé que le jeûne intermittent permettait une perte de poids et de graisse corporelle légèrement supérieure, ainsi qu'une meilleure baisse du mauvais cholestérol (LDL). En revanche, aucune différence claire n'a été observée sur l'état du foie lui-même, la glycémie ou les autres graisses sanguines. Ces résultats restent à confirmer par des études plus longues et plus larges.

Résumé reformulé :

Cette méta-analyse a comparé l'efficacité du jeûne intermittent (jeûne alterné, restriction horaire, ou 5:2) à celle de la restriction calorique continue chez des adultes atteints de stéatose hépatique métabolique (MASLD). En regroupant 9 essais randomisés portant sur 894 participants, les auteurs montrent que le jeûne intermittent est associé à une réduction plus marquée du poids corporel, de l'IMC et du LDL-cholestérol par rapport à la restriction continue. Un possible avantage sur la graisse hépatique a été suggéré par la mesure CAP (élastographie), mais non confirmé par l'IRM, plus précise, et cet effet a disparu lors des analyses de sensibilité. Aucune différence significative n'a été notée sur les transaminases, la glycémie ou les autres lipides sanguins. Les auteurs concluent à un léger avantage métabolique du jeûne intermittent, tout en soulignant la nécessité d'essais plus larges et de suivi plus long pour confirmer ces résultats.

Voir l'étude originale →
Niveau 1 — Méta-analyse d'essais randomisés
Jeûne intermittent et vieillissement en bonne santé chez les personnes âgées : revue systématique des effets cardiométaboliques, mentaux et cognitifs avec méta-analyse en réseau des mesures anthropométriques

Europe PMC · 2026-04-30 · Couto-Alfonso S, Cenit MC, Sanz-Pérez CM, Iguacel I.

Résumé simplifié :

Cette étude analyse les effets du jeûne intermittent chez les personnes de 60 ans et plus, en comparant plusieurs méthodes comme le jeûne 16:8 ou le jeûne 5:2. Les résultats montrent que le jeûne 16:8 et le jeûne de type « Sunnah » (pratique musulmane) sont les plus efficaces pour perdre du poids sans perdre de muscle. Certaines méthodes semblent aussi améliorer la mémoire et la concentration. Mais attention : des jeûnes trop stricts, avec de très longues périodes sans manger, seraient liés à un risque plus élevé de problèmes cardiaques et à de moins bonnes performances cognitives. Des approches modérées sont donc recommandées pour cette population.

Résumé reformulé :

Cette revue systématique et méta-analyse en réseau évalue la sécurité et l'efficacité du jeûne intermittent chez des adultes de 60 ans et plus, à partir de 31 études dont 7 essais randomisés inclus dans l'analyse comparative. Les protocoles de jeûne 16:8 (alimentation restreinte dans le temps) et de jeûne Sunnah islamique se distinguent par une réduction significative du poids et de l'IMC, sans perte de masse maigre. La synthèse narrative suggère aussi des bénéfices sur des marqueurs cardiométaboliques, la tension artérielle et certaines fonctions cognitives, mesurées par des tests standardisés lors d'un jeûne structuré à long terme. Toutefois, des fenêtres alimentaires très restrictives (≤10h) ou des jeûnes prolongés (>12,38h) sont associés à des effets délétères, notamment une baisse des performances cognitives et une augmentation de 58% de la mortalité cardiovasculaire. Les auteurs concluent qu'une approche modérée du jeûne intermittent semble préférable chez les personnes âgées, tout en soulignant le besoin d'études à plus long terme.

Voir l'étude originale →
Niveau 2 — Méta-analyse d'essais randomisés1 441 participants
⚠ Niveau ajusté (1 → 2)

Motif : hétérogénéité très élevée (I²=96.7-98.1%) dans la méta-analyse des 4 essais poolés

Effets du jeûne intermittent sur l'HbA1c et le poids chez des patients diabétiques de type 2 traités par insuline versus antidiabétiques oraux : une revue systématique et méta-analyse

Europe PMC · 2026-01-30 · Al Qudah J, Beni ND, Ibrahim N, Khader S, Dempsey L, Butler AE.

Résumé simplifié :

Cette étude analyse 12 essais cliniques portant sur plus de 1400 personnes diabétiques de type 2, pour voir si le jeûne intermittent aide à mieux contrôler la glycémie. Résultat : le jeûne améliore le taux de sucre dans le sang (HbA1c) chez les patients, que ce soit ceux sous médicaments oraux ou sous insuline, avec un effet plus marqué chez ces derniers. En revanche, l'effet sur la perte de poids est moins net et varie beaucoup d'une étude à l'autre. Les auteurs concluent que le jeûne intermittent pourrait être un bon complément aux traitements classiques du diabète de type 2.

Résumé reformulé :

Cette revue systématique et méta-analyse a examiné 12 essais randomisés (n=1441 participants) évaluant différentes formes de jeûne intermittent (restriction horaire, jeûne alterné, jeûne du Ramadan, etc.) chez des adultes diabétiques de type 2, en comparant les effets selon le traitement médicamenteux (antidiabétiques oraux versus insuline). Le jeûne intermittent a amélioré le contrôle glycémique dans les deux groupes, avec une baisse de l'HbA1c de 0,54% chez les utilisateurs d'antidiabétiques oraux et de 2,8% chez les utilisateurs d'insuline. La méta-analyse de quatre essais a confirmé une réduction significative de l'HbA1c, bien qu'avec une forte hétérogénéité entre études. En revanche, aucun effet significatif n'a été observé sur le poids corporel au niveau global, malgré une réduction de l'IMC rapportée dans plusieurs études individuelles chez les patients sous traitement oral. Les auteurs soulignent le potentiel du jeûne intermittent comme stratégie complémentaire dans la prise en charge du diabète de type 2.

Voir l'étude originale →
Niveau 2 — Revue systématique d'essais randomisés
⚠ Niveau ajusté (1 → 2)

Motif : revue mixte incluant guidelines, consensus et RCTs avec hétérogénéité notée entre études

L'alimentation à horaires restreints chez les adultes en surpoids et obèses : synthèse des preuves et recommandations cliniques

Europe PMC · 2026-01-13 · Liu H, Zheng Z, Shangguan F, Guo Y, Yu H, Yu J, Su Y, Li Z.

Résumé simplifié :

Cette étude rassemble les résultats de nombreuses recherches sur le jeûne intermittent avec fenêtre horaire restreinte (manger seulement pendant une partie de la journée) chez des personnes en surpoids ou obèses. Après avoir analysé 25 publications, les auteurs concluent que cette méthode peut aider à perdre du poids et améliorer certains indicateurs de santé comme la glycémie et le cholestérol, du moins à court et moyen terme. Cependant, les résultats varient selon les études, et certains facteurs comme la durée de la fenêtre alimentaire ou la capacité à suivre le régime influencent l'efficacité. Des recherches supplémentaires sont nécessaires pour confirmer les bénéfices sur le long terme.

Résumé reformulé :

Cette revue systématique a analysé 25 publications (guides cliniques, consensus d'experts, revues systématiques et essais randomisés) portant sur l'alimentation à horaires restreints (time-restricted eating) chez des adultes en surpoids ou obèses. Les auteurs ont synthétisé 39 points de preuve répartis en six thématiques : populations concernées, protocoles d'intervention, aspects diététiques, effets psychologiques et sur le sommeil, efficacité et sécurité. Les données disponibles suggèrent que cette approche peut entraîner une perte de poids significative et améliorer certains paramètres cardiométaboliques (glycémie, profil lipidique) à court et moyen terme. Toutefois, une hétérogénéité importante existe entre les études individuelles, et des facteurs comme le protocole de fenêtre alimentaire ou l'adhérence au régime semblent influencer les résultats. Les auteurs appellent à davantage de recherches sur l'efficacité à long terme et les effets sur des critères cliniques durs.

Voir l'étude originale →
Niveau 2 — Revue systématique d'essais randomisés
⚠ Niveau ajusté (1 → 2)

Motif : effets très hétérogènes et incohérents selon les diètes, résultats non consolidés quantitativement

L'effet des interventions alimentaires sur les niveaux du facteur neurotrophique dérivé du cerveau (BDNF) chez les adultes : une revue systématique d'essais cliniques

Europe PMC · 2026-01-10 · Mohamadinarab M, Saidpour A, Dehghani A, Rahbarinejad P, Ranjbar G, Norouzy A, Safarian M.

Résumé simplifié :

Cette étude a rassemblé les résultats de 13 essais cliniques pour voir comment différents régimes alimentaires influencent une protéine appelée BDNF, importante pour le cerveau et le métabolisme. Les chercheurs ont trouvé que le jeûne intermittent et le régime cétogène augmentent généralement les niveaux de BDNF chez les adultes, contrairement à d'autres régimes qui montrent des effets faibles ou incertains. Cela suggère que jeûner pourrait avoir des bénéfices pour la santé du cerveau, mais les auteurs précisent que davantage de recherches sont nécessaires pour bien comprendre ces mécanismes et en tirer des recommandations fiables.

Résumé reformulé :

Cette revue systématique, menée selon les normes PRISMA, a analysé 13 essais cliniques portant sur l'impact de diverses interventions alimentaires sur les niveaux de BDNF (facteur neurotrophique dérivé du cerveau) chez des adultes. Après un criblage de plus de 7600 articles, les auteurs constatent que le jeûne intermittent et le régime cétogène tendent à augmenter les concentrations de BDNF, tandis que d'autres approches alimentaires produisent des résultats minimes ou incohérents entre les études. La restriction calorique associée au jeûne semble particulièrement bénéfique pour ce marqueur lié à la neuroprotection et au métabolisme. Toutefois, la revue souligne l'hétérogénéité des protocoles et des populations étudiées, limitant la portée des conclusions. Les auteurs appellent à des essais cliniques supplémentaires, mieux standardisés, pour confirmer ces tendances et élaborer des stratégies nutritionnelles optimisées visant à améliorer la santé cognitive et à mieux gérer l'obésité.

Voir l'étude originale →
Niveau 3 — Essai randomisé contrôlé20 participants
⚠ Niveau ajusté (2 → 3)

Motif : essai de 20 participants

Jeûne intermittent versus restriction calorique continue chez des patients atteints de cancer de la prostate sous surveillance active

Europe PMC · 2026-01-01 · Yeary KHK, Yu H, Hussein AA, Varady K, DiCarlo E, Escaldi A, Tang L.

Résumé simplifié :

Des chercheurs ont testé deux façons de perdre du poids chez des hommes atteints d'un cancer de la prostate à faible risque, suivis sans traitement immédiat (surveillance active). Un groupe a suivi un régime classique avec moins de calories chaque jour, l'autre a pratiqué le jeûne intermittent 5:2 (deux jours de jeûne partiel par semaine, alimentation normale les autres jours). Après 6 mois, les deux groupes ont perdu du poids de façon notable, mais un peu plus avec le jeûne intermittent. Ce groupe a aussi montré des améliorations de certains marqueurs sanguins liés au métabolisme et à l'inflammation. L'étude, menée sur seulement 20 personnes, montre que ces approches sont réalisables, mais des recherches plus larges sont nécessaires pour confirmer leur effet sur la maladie elle-même.

Résumé reformulé :

Cet essai clinique randomisé de phase 1 a comparé, chez 20 hommes atteints d'un cancer de la prostate à faible risque sous surveillance active, deux interventions de perte de poids : une restriction calorique continue (CER) et un jeûne intermittent de type 5:2 (deux jours à 600 kcal, alimentation normale le reste de la semaine). Les deux approches ont permis une perte de poids cliniquement significative à 6 mois (-5,79% pour la CER contre -7,50% pour le jeûne intermittent), sans différence statistique formelle rapportée entre les groupes. Dans le groupe jeûne intermittent uniquement, des analyses exploratoires ont révélé des changements favorables sur des biomarqueurs liés au métabolisme lipidique et glucidique, à l'inflammation, à la fonction immunitaire et à des voies de signalisation impliquées dans la progression du cancer de la prostate. L'étude, de petite taille et de nature exploratoire, confirme la faisabilité des deux interventions mais ne permet pas de conclure sur leur impact réel sur l'évolution de la maladie, ce qui nécessitera des essais de plus grande envergure.

Voir l'étude originale →
Niveau 3 — Étude de cohorte prospective5 066 participants
Évolutions à court terme de l'IMC associées à des régimes alimentaires auto-sélectionnés pour le contrôle du poids chez des adultes chinois travaillant au bureau, utilisant une plateforme de santé numérique : une étude observationnelle exploratoire en conditions réelles

Europe PMC · 2026-01-01 · Li G, Wang S, Liu C, Zhang R, Ma H, Wang Y, Na L.

Résumé simplifié :

Cette étude a suivi plus de 5000 adultes chinois travaillant au bureau, qui utilisaient une application de gestion du poids et choisissaient eux-mêmes leur régime parmi six options, dont le régime DASH. Après environ 19 jours en moyenne, les chercheurs ont comparé l'évolution de leur IMC selon le régime choisi. Certains régimes, comme le jeûne 16:8, le régime flexitarien, l'alimentation riche en protéines ou la restriction calorique, ont montré une baisse significative de l'IMC. Le groupe DASH, plus petit, n'a pas montré de résultat individuellement significatif. L'étude ne permet pas de dire quel régime est le plus efficace, car les participants ont choisi librement leur méthode.

Résumé reformulé :

Cette étude observationnelle en conditions réelles a analysé les données de 5066 adultes chinois travaillant au bureau, utilisant une plateforme numérique de gestion du poids entre septembre et octobre 2024. Les participants choisissaient librement un régime parmi six options : jeûne 16:8, jeûne intermittent 5:2, régime flexitarien, alimentation riche en protéines, régime hypocalorique équilibré, ou régime DASH. Sur une durée médiane de suivi de 19 jours, une réduction significative de l'IMC a été observée pour les groupes 16:8, protéiné, hypocalorique équilibré et flexitarien, mais pas explicitement rapportée pour le groupe DASH, dont l'effectif était nettement plus restreint. Une différence globale entre les groupes a été détectée après ajustement pour l'âge, le sexe, l'IMC initial et la durée de suivi. En raison du caractère observationnel, du choix volontaire des régimes et du suivi court, ces résultats reflètent des associations et non une preuve d'efficacité comparative entre les régimes.: des études plus rigoureuses et sur le long terme sont nécessaires.

Voir l'étude originale →
Niveau 1 — Méta-analyse d'essais randomisés701 participants
Le jeûne intermittent améliore les résultats métaboliques dans le syndrome métabolique : revue systématique et méta-analyse avec évaluation GRADE

Europe PMC · 2025-12-11 · Song Q, Almutairi ASH, Almutairi MFA, Jamilian P, Abu-Zaid A.

Résumé simplifié :

Cette étude a analysé 10 recherches menées sur 701 personnes pour voir si le jeûne intermittent aide les personnes atteintes de syndrome métabolique. Les résultats montrent que ce mode d'alimentation réduit la glycémie, l'insuline, la résistance à l'insuline (HOMA-IR), l'hémoglobine glyquée (HbA1c), le mauvais cholestérol (LDL) et un marqueur d'inflammation (IL-6). Ces effets sont jugés fiables selon des critères scientifiques stricts. Le jeûne intermittent semble donc être une piste intéressante pour améliorer la santé métabolique des personnes concernées.

Résumé reformulé :

Cette revue systématique avec méta-analyse a rassemblé 10 études incluant 701 participants afin d'évaluer l'effet du jeûne intermittent sur le contrôle glycémique, le profil lipidique et les marqueurs inflammatoires chez des personnes présentant un syndrome métabolique. Les résultats indiquent une réduction significative de la glycémie à jeun, de l'insulinémie, de l'indice HOMA-IR et de l'HbA1c, ainsi qu'une diminution du LDL-cholestérol et de l'interleukine-6. L'analyse de sensibilité confirme la robustesse de ces résultats, et l'évaluation GRADE qualifie la qualité des preuves de « élevée » pour la plupart de ces paramètres. Aucun biais de publication n'a été détecté. Ces données suggèrent que le jeûne intermittent pourrait constituer une stratégie bénéfique pour améliorer le profil métabolique chez les personnes atteintes de syndrome métabolique, bien que d'autres études soient nécessaires pour confirmer ces effets sur le long terme.

Voir l'étude originale →
Niveau 4 — Méta-analyse d'études observationnelles1 300 000 participants
⚠ Niveau ajusté (3 → 4)

Motif : hétérogénéité modérée à élevée (I²=70%) pour le critère principal de poids de naissance

Jeûne intermittent pendant la grossesse et poids de naissance du nouveau-né : revue systématique et méta-analyse

Europe PMC · 2025-11-13 · Giorno A, De Simone C, Lopez G, Pisaturo ML, Niccolini L, Guida M, Sarno L, Schettini SCA.

Résumé simplifié :

Cette étude a rassemblé les résultats de 19 recherches, dont 6 utilisables pour des calculs statistiques, portant sur plus de 1,3 million de grossesses. Elle cherche à savoir si le jeûne intermittent, comme celui pratiqué pendant le Ramadan, affecte le poids des bébés à la naissance. Résultat : les bébés nés de mères ayant jeûné pesaient en moyenne 94 grammes de moins, une différence statistiquement présente mais trop faible pour avoir un impact réel sur la santé. Le jeûne n'augmentait pas non plus le risque d'un poids de naissance insuffisant (moins de 2500 g). Les auteurs jugent la fiabilité de ces résultats bonne à très bonne.

Résumé reformulé :

Cette méta-analyse a synthétisé 19 études observationnelles (aucun essai randomisé disponible), dont six ont permis des analyses quantitatives portant sur plus de 1,3 million de grossesses, afin d'évaluer le lien entre jeûne intermittent (notamment le jeûne du Ramadan) durant la grossesse et le poids de naissance. Les résultats montrent une réduction moyenne de poids de naissance de 94 grammes (IC 95 % : -176 à -12 g), statistiquement significative mais jugée cliniquement négligeable. Le risque de faible poids de naissance (<2500 g) n'était pas augmenté (RR 0,96 ; IC 95 % : 0,88-1,05). L'hétérogénéité entre études restait modérée à élevée (I² autour de 55-70 %), mais les analyses de sensibilité confirmaient la robustesse des conclusions. Selon l'approche GRADE, la certitude des preuves était modérée pour le poids de naissance et élevée pour le risque de faible poids de naissance. Les auteurs appellent à des études prospectives supplémentaires pour préciser les effets selon le trimestre de grossesse et les conséquences à long terme sur le développement de l'enfant.

Voir l'étude originale →
Niveau 2 — Méta-analyse d'essais randomisés2 134 participants
⚠ Niveau ajusté (1 → 2)

Motif : hétérogénéité élevée (I² > 50%) sur les résultats cognitifs

Impact global de l'entraînement en hypoxie intermittente et du jeûne intermittent sur la santé métabolique et cognitive des adultes obèses : une revue systématique et méta-analyse parapluie

Europe PMC · 2025-10-15 · Guo J, Zhang N, Chen J, Liu X.

Résumé simplifié :

Cette grande analyse rassemble 28 études (plus de 2100 personnes obèses) pour voir si le jeûne intermittent et l'entraînement en hypoxie intermittente (respirer un air pauvre en oxygène par intervalles) aident à perdre du poids et à mieux penser. Après environ 12 semaines, la combinaison des deux méthodes a permis une perte de poids moyenne de 6,3 kg et a amélioré la mémoire et l'attention. Les résultats sont encourageants mais varient beaucoup d'une étude à l'autre, et les auteurs soulignent qu'il faudrait des études plus longues pour confirmer ces bénéfices sur le long terme.

Résumé reformulé :

Cette méta-analyse parapluie a compilé 28 études (15 essais randomisés et 13 études observationnelles, 2134 participants, âge moyen 45 ans, 60% de femmes) portant sur les effets du jeûne intermittent et de l'entraînement en hypoxie intermittente, seuls ou combinés, chez des adultes obèses. Sur un suivi moyen de 12 semaines, la combinaison des deux interventions a montré les meilleurs résultats, avec une perte de poids moyenne de 6,3 kg (IC95% : -8,2 à -4,5 kg) et des améliorations spécifiques de la mémoire (SMD=0,60) et de l'attention (SMD=0,57). Toutefois, l'hétérogénéité entre les études était élevée (I²>50%), ce qui limite la robustesse des conclusions. Le biais de publication semblait faible selon le test d'Egger. Les auteurs concluent que ces approches non médicamenteuses sont prometteuses pour la santé métabolique et cognitive, mais appellent à des essais de plus longue durée pour confirmer ces effets.

Voir l'étude originale →
Niveau 1 — Méta-analyse d'essais randomisés573 participants
L'effet du jeûne intermittent sur la résistance à l'insuline, le profil lipidique et l'inflammation dans le syndrome métabolique : une revue systématique et méta-analyse évaluée avec GRADE

Europe PMC · 2025-08-18 · Lu L, Chen X, Liou S, Weng X.

Résumé simplifié :

Cette étude rassemble les résultats de 8 essais menés chez 573 adultes pour voir si le jeûne intermittent améliore la santé métabolique. Les résultats montrent que le jeûne diminue légèrement la glycémie à jeun, l'HbA1c (marqueur du diabète) et la résistance à l'insuline. Il réduit aussi le mauvais cholestérol (LDL) et un marqueur d'inflammation appelé IL-6. Ces effets restent modestes mais cohérents entre les études. Cela suggère que le jeûne intermittent pourrait aider à mieux contrôler la glycémie et réduire certains risques cardiovasculaires chez les adultes concernés par le syndrome métabolique.

Résumé reformulé :

Cette méta-analyse a compilé 8 essais contrôlés randomisés (573 participants) évaluant l'effet du jeûne intermittent sur des marqueurs métaboliques et inflammatoires chez l'adulte. Les auteurs rapportent des réductions statistiquement significatives mais modestes de la glycémie à jeun, de l'HbA1c, de l'indice HOMA-IR (résistance à l'insuline), du LDL-cholestérol et de l'interleukine-6 (marqueur inflammatoire). L'analyse de sensibilité confirme la robustesse des résultats, et aucun biais de publication n'a été détecté. La qualité des preuves a été évaluée avec la méthode GRADE. Ces résultats suggèrent que le jeûne intermittent pourrait contribuer à améliorer le contrôle glycémique, le profil lipidique et l'état inflammatoire chez des adultes présentant un syndrome métabolique, bien que l'ampleur des effets reste limitée et nécessite confirmation par des études supplémentaires.

Voir l'étude originale →
Niveau 2 — Méta-analyse d'essais randomisés1 663 participants
⚠ Niveau ajusté (1 → 2)

Motif : intervalles de confiance larges et certains incluant la valeur nulle (ex: high-protein MD -4.49 CI -9.55 à 0.35), nombre limité d'essais par comparaison

Effet comparatif des régimes alimentaires sur certains facteurs de risque cardiovasculaire : une étude en réseau

Europe PMC · 2025-08-06 · Sun Y, Shang M, Zhang Y, Hu J, Wang H.

Résumé simplifié :

Cette étude a comparé huit régimes alimentaires (dont le régime méditerranéen, le kéto, le DASH, le jeûne intermittent...) pour voir lesquels aident le plus à réduire les risques cardiovasculaires comme le poids, le cholestérol, la tension ou le sucre dans le sang. En analysant 21 études sur environ 1 660 personnes, les chercheurs ont trouvé que chaque régime a ses points forts : le kéto et le régime riche en protéines font perdre du poids, le DASH et le jeûne intermittent réduisent la tension, et les régimes pauvres en glucides améliorent le cholestérol. Le régime méditerranéen a été inclus dans la comparaison, mais ne s'est pas démarqué comme le plus efficace sur les critères principaux mesurés.

Résumé reformulé :

Cette méta-analyse en réseau a examiné 21 essais randomisés (1 663 participants) pour comparer l'efficacité de huit régimes alimentaires, incluant le régime méditerranéen, sur divers facteurs de risque cardiovasculaire : poids, tour de taille, profil lipidique, glycémie et tension artérielle. Les résultats montrent des effets différenciés selon les régimes : le régime cétogène et le régime riche en protéines se sont révélés les plus efficaces pour la perte de poids, le DASH et le jeûne intermittent pour la baisse de la tension artérielle systolique, et les régimes pauvres en glucides pour l'amélioration du HDL-cholestérol. Le régime méditerranéen faisait partie des interventions testées dans le réseau de comparaisons, mais le résumé ne rapporte pas de résultats chiffrés spécifiques le concernant parmi les critères analysés. Ces données suggèrent que le choix d'un régime pourrait être adapté selon l'objectif cardiovasculaire visé, bien que des limites méthodologiques (nombre d'études, hétérogénéité) invitent à la prudence.

Voir l'étude originale →
Niveau 1 — Méta-analyse d'essais randomisés616 participants
Effet additionnel de l'exercice physique combiné au jeûne intermittent sur la composition corporelle et la santé cardiométabolique chez les adultes en surpoids ou obèses : une revue systématique et méta-analyse

Europe PMC · 2025-06-19 · Dai ZH, Wan KW, Wong PS, Huang WY, Yu AP, Wong SH.

Résumé simplifié :

Cette étude a rassemblé les résultats de 12 recherches (616 adultes en surpoids ou obèses) pour savoir si ajouter de l'exercice physique au jeûne intermittent apporte plus de bénéfices que le jeûne seul. Résultat : associer les deux permet de perdre un peu plus de masse grasse et de tour de taille, d'améliorer la sensibilité à l'insuline, de réduire le mauvais cholestérol (LDL), de faire baisser légèrement le rythme cardiaque au repos, et d'augmenter la forme cardiorespiratoire. Pour les autres critères mesurés, aucune différence claire n'a été observée. Les auteurs restent prudents car les données disponibles sont encore limitées.

Résumé reformulé :

Cette méta-analyse a examiné 12 essais cliniques totalisant 616 participants en surpoids ou obèses (âge moyen 40 ans, IMC moyen 33,6, majorité de femmes) afin de comparer le jeûne intermittent seul à une combinaison jeûne intermittent + exercice physique. Les résultats montrent que l'ajout d'exercice améliore davantage certains paramètres : réduction supplémentaire de la masse grasse (-0,93 kg) et du tour de taille (-2,51 cm), baisse plus marquée de l'insuline, du HOMA-IR (indicateur de résistance à l'insuline) et du LDL-cholestérol, diminution de la fréquence cardiaque de repos, ainsi qu'une meilleure capacité cardiorespiratoire (VO2max). En revanche, aucune différence significative n'a été trouvée pour les autres marqueurs étudiés. Les auteurs soulignent que ces résultats, bien que prometteurs, reposent sur un nombre limité d'études et appellent à davantage de recherches pour préciser les types d'exercice et de jeûne les plus efficaces.

Voir l'étude originale →
Niveau 1 — Méta-analyse d'essais randomisés
L'efficacité des régimes de jeûne sur les niveaux sériques de certaines hormones majeures régulant le poids : une revue systématique et méta-analyse d'essais contrôlés randomisés évaluée selon la méthode GRADE

Europe PMC · 2025-04-02 · Tavakoli A, Bideshki MV, Zamani P, Tavakoli F, Dehghan P, Gargari BP.

Résumé simplifié :

Cette étude rassemble les résultats de 16 essais scientifiques pour voir comment différentes formes de jeûne (jeûne intermittent, alimentation restreinte dans le temps, jeûne un jour sur deux, régime imitant le jeûne) influencent des hormones liées à la faim et à la régulation du poids chez des adultes en bonne santé, en surpoids ou obèses. Les résultats montrent que le jeûne fait légèrement augmenter l'adiponectine (une hormone qui aide à réguler le sucre et les graisses), diminue le taux de leptine (hormone de la satiété) et de ghréline (hormone de la faim). Aucun effet significatif n'a été observé sur la résistine. Ces changements suggèrent un effet plutôt positif du jeûne sur la régulation du poids, mais des études à plus long terme restent nécessaires.

Résumé reformulé :

Cette méta-analyse d'essais contrôlés randomisés a examiné l'impact de divers protocoles de jeûne (jeûne intermittent, alimentation restreinte dans le temps, jeûne alterné, régime imitant le jeûne) sur quatre hormones impliquées dans la régulation du poids : leptine, adiponectine, ghréline et résistine. À partir de 16 études incluses, les chercheurs ont observé une augmentation marginalement significative de l'adiponectine (WMD : 0,41 µg/ml, p=0,09), ainsi qu'une diminution significative de la leptine (WMD : -2,65 ng/ml, p<0,001) et de la ghréline (WMD : -0,57 ng/ml, p=0,01). Aucun effet significatif n'a été constaté sur la résistine. Ces résultats suggèrent que les régimes de jeûne pourraient favoriser un profil hormonal plus favorable à la régulation du poids, bien que les auteurs soulignent la nécessité d'études supplémentaires pour évaluer les effets à long terme de ces approches alimentaires.

Voir l'étude originale →

Synthèses non systématiques ou centrées sur des mécanismes biologiques : utiles pour comprendre un domaine, mais sans nouvelles données mesurées chez l'humain.

Vous êtes professionnel de santé ou chercheur ? Aidez-nous à fiabiliser ces résumés : relisez, corrigez, signalez. Les relecteurs qui le souhaitent sont crédités sur le site.

Devenir relecteur

Cet article est fourni à titre informatif et éducatif uniquement. Il ne constitue pas un avis médical, un diagnostic ou une recommandation de traitement, et ne remplace pas la consultation d'un professionnel de santé qualifié.

Ce site utilise des cookies de mesure d'audience (Google Analytics) pour comprendre comment il est utilisé. En savoir plus