Régime à base de plantes
Alimentation centrée sur les aliments d'origine végétale, avec ou sans exclusion totale des produits animaux.
Études scientifiques (29)
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Europe PMC · 2026-10-05 · Hantikainen E, Melotti R, Gögele M, Pramstaller P, Fuchsberger C, Frasnelli J.
Résumé simplifié :
Cette étude a examiné si notre alimentation influence notre odorat chez plus de 6 600 personnes en Italie. Les chercheurs ont évalué plusieurs types de régimes alimentaires, dont les régimes riches en fruits et légumes, et ont testé la capacité des participants à identifier des odeurs. Résultat : les personnes qui mangent plus de fruits, légumes, café et thé, et qui suivent des régimes considérés comme sains et riches en végétaux, ont une meilleure capacité à sentir les odeurs et moins de risque de perte d'odorat. À l'inverse, un régime végétal mais composé d'aliments moins sains (sucreries, féculents raffinés) est associé à un odorat moins performant.
Résumé reformulé :
Cette étude transversale menée auprès de 6690 participants de la cohorte CHRIS (Italie) a exploré le lien entre qualité alimentaire et fonction olfactive. Les chercheurs ont utilisé un questionnaire alimentaire pour calculer cinq indices de régime (dont des indices de régime méditerranéen et de régimes à base de plantes, sains ou non), et ont mesuré l'odorat via un test d'identification d'odeurs (Sniffin'Sticks). Les résultats montrent qu'une adhésion plus forte aux régimes considérés comme sains, notamment ceux riches en végétaux, est associée à une meilleure fonction olfactive et à un risque réduit d'hyposmie (perte partielle d'odorat). En revanche, l'indice de régime végétal « non sain » montre l'association inverse. La consommation de fruits, légumes, café et thé est spécifiquement liée à de meilleurs résultats olfactifs. Ces associations sont observationnelles et ne permettent pas d'établir de lien de causalité direct entre alimentation et odorat.
Europe PMC · 2026-09-22 · van Oppenraaij SL, Weijs PJM, Verlaan S.
Résumé simplifié :
Cette étude a comparé, chez 108 adultes de plus de 55 ans faisant de la musculation pendant 12 semaines, un régime végétarien (avec œufs et produits laitiers) à un régime omnivore classique. Les deux groupes visaient un apport suffisant en protéines. Résultat : les végétariens ont consommé un peu moins de protéines et gagné légèrement moins de masse musculaire que les omnivores, mais les deux groupes ont quand même amélioré leur masse musculaire, leur force et leurs capacités physiques. Un régime végétarien bien planifié peut donc rester efficace pour préserver les muscles en vieillissant, même s'il semble légèrement moins performant qu'un régime omnivore sur ce point précis.
Résumé reformulé :
Cet essai randomisé a testé, chez 108 adultes de 55 ans et plus suivant un programme de musculation de 12 semaines, l'effet d'un régime lacto-ovo-végétarien comparé à un régime omnivore sur l'apport protéique et la masse musculaire appendiculaire. Les deux groupes visaient un apport protéique ≥1,2 g/kg/j, avec au moins 60% de protéines végétales ou animales selon le groupe. Les végétariens ont finalement consommé moins de protéines (1,24 vs 1,58 g/kg/j) et la non-infériorité n'a été démontrée ni pour l'apport protéique ni pour le gain de masse musculaire. Cependant, les deux groupes ont significativement augmenté leur masse musculaire (+0,38 kg vs +0,66 kg), leur force aux jambes et leurs performances au test de chaise, sans différence significative entre les groupes sur ces paramètres fonctionnels. Ces résultats suggèrent qu'un régime végétarien correctement supervisé reste compatible avec des gains musculaires et fonctionnels chez les seniors pratiquant un entraînement en résistance.
Europe PMC · 2026-09-16 · Sun H, Gaillard R, Mou Y, Steur M, Schipper MC, Pereboom J, Jansen PW, Bos D.
Résumé simplifié :
Cette étude néerlandaise a suivi près de 4000 enfants pour voir si manger plus ou moins de végétaux, et surtout la qualité de ces aliments, influence leur santé cardiaque et métabolique vers 10 ans. Les enfants ayant une alimentation végétale de meilleure qualité (fruits, légumes, céréales complètes) avaient une tension artérielle et un cholestérol total légèrement plus bas. À l'inverse, une alimentation végétale de mauvaise qualité (sucreries, féculents raffinés) était associée à un profil métabolique moins favorable, mais coûtait moins cher. Une alimentation végétale saine ne coûtait pas forcément plus cher qu'une alimentation classique.
Résumé reformulé :
Menée auprès de 3990 enfants de la cohorte néerlandaise Generation R, cette étude observationnelle a évalué, via des questionnaires alimentaires à 8 ans, trois indices de régime à base de plantes (global, sain, malsain) et leur association avec des marqueurs cardiométaboliques à 10 ans, ainsi qu'avec des métabolites sanguins et les coûts alimentaires. Un score plus élevé sur l'indice végétal sain était associé à une pression artérielle systolique et diastolique plus basse, tandis que les trois indices étaient liés à un cholestérol total plus faible, sans effet sur l'insuline ni les triglycérides. Sur le plan métabolomique, l'indice global était inversement associé à certains acides aminés, et l'indice malsain à des phospholipides et carnitines, dont certains corrélés positivement au cholestérol. Enfin, un régime végétal de mauvaise qualité était associé à des coûts alimentaires plus faibles, alors qu'un régime végétal sain n'impliquait pas de surcoût. Ces résultats, de nature associative, suggèrent que la qualité du régime végétal importe davantage que sa seule présence pour la santé cardiométabolique infantile.
Europe PMC · 2026-09-09 · Béghin L, Vanhelst J, Gutierrez A, Cailliau E, Arnaoutis G, Widhalm K, Manios Y, Moreno L, Gottrand F.
Résumé simplifié :
Cette étude a suivi environ 1 700 adolescents européens pour voir si le type de protéines consommées (végétales ou animales) était lié à leur forme physique. Les chercheurs ont mesuré la force musculaire, l'endurance cardiorespiratoire, la souplesse et la puissance des jambes, puis comparé ces résultats à l'alimentation des jeunes. Résultat : plus les adolescents mangeaient de protéines végétales, meilleure était leur endurance cardiorespiratoire, chez les garçons comme chez les filles. Aucun lien de ce type n'a été trouvé avec les protéines animales. Cela suggère qu'une alimentation plus riche en protéines végétales pourrait favoriser une meilleure forme cardiovasculaire chez les jeunes.
Résumé reformulé :
Cette étude observationnelle, menée dans le cadre du projet européen HELENA, a analysé les données de 796 garçons et 881 filles âgés de 12,5 à 17,5 ans. À partir de rappels alimentaires sur trois jours, les chercheurs ont évalué la consommation de protéines végétales et animales, puis l'ont mise en relation avec plusieurs composantes de la condition physique (force musculaire du haut du corps, endurance cardiorespiratoire, souplesse, puissance explosive des jambes). Après ajustement pour divers facteurs, seule l'endurance cardiorespiratoire était associée positivement à l'apport en protéines végétales, chez les deux sexes, alors qu'aucune association significative n'apparaissait avec les protéines animales. L'association entre apport total en protéines et endurance cardiorespiratoire n'était significative que chez les garçons. Ces résultats, de nature corrélationnelle, appuient l'idée qu'une alimentation davantage orientée vers les protéines végétales pourrait être liée à un meilleur maintien de la capacité cardiorespiratoire durant l'adolescence, sans toutefois démontrer de lien de causalité direct.
Europe PMC · 2026-09-09 · Yang X, Xiao R, Wu Y, Chen H, Zhao Q.
Résumé simplifié :
Cette étude chinoise a suivi pendant plus de 10 ans 1 526 personnes âgées de 65 ans et plus, atteintes de maladies cardiovasculaires. Les chercheurs ont regardé si manger plus ou moins de plantes, et surtout la qualité de ces aliments végétaux (sains comme légumes et fruits, ou moins sains comme sucreries et céréales raffinées), était lié au risque de décès. Résultat : ceux qui suivaient davantage une alimentation végétale globale avaient un risque de mortalité plus faible, tandis que ceux qui privilégiaient une alimentation végétale de mauvaise qualité avaient un risque plus élevé.
Résumé reformulé :
À partir des données de la China Longitudinal Healthy Longevity Survey, les auteurs ont analysé 1 526 participants âgés de 65 ans ou plus, présentant une maladie cardiovasculaire (cardiopathie, maladie cérébrovasculaire, ou les deux), suivis de 2008 à 2019. L'alimentation a été évaluée via un questionnaire de fréquence alimentaire, permettant de calculer trois indices : un indice global de régime à base de plantes (PDI), un indice de qualité saine (hPDI) et un indice de qualité malsaine (uPDI). Des modèles de Cox ont estimé les associations avec la mortalité toutes causes. Une adhésion plus forte au régime végétal global était associée à une mortalité plus faible, alors qu'une adhésion plus forte au profil végétal de moindre qualité (uPDI) était associée à une mortalité plus élevée. Il s'agit d'une étude observationnelle, ne permettant pas d'établir un lien de causalité direct, mais suggérant l'importance de la qualité des aliments végétaux consommés chez les personnes âgées cardiovasculaires.
Europe PMC · 2026-09-08 · Yu J, Zhang Q, Zhou Q, Sun J, He B, Wang Z, Guo Z, Liu M, Zhao M, Wanyan T, Wan Y, Ye H, Sun C.
Résumé simplifié :
Cette étude a suivi plus de 93 000 personnes au Royaume-Uni pendant environ 15 ans pour voir si bien manger (surtout des végétaux de qualité) associé à un bon mode de vie (activité physique, non-fumeur, sommeil suffisant) était lié à moins de cancers liés à l'obésité. Résultat : les personnes ayant le meilleur score alimentation-mode de vie avaient moins de risque de développer un cancer lié à l'obésité, moins de risque d'en mourir, et une mortalité globale plus faible. Chez les femmes, le lien avec l'apparition du cancer n'était toutefois pas clairement démontré. Ces résultats sont des associations, pas une preuve de cause à effet.
Résumé reformulé :
Cette étude de cohorte prospective menée sur 93 763 participants de la UK Biobank a examiné un score combinant qualité du régime à base de plantes, activité physique, tabagisme et durée de sommeil (score hPDI-Lifestyle), en lien avec l'incidence et la mortalité des cancers liés à l'obésité. Après un suivi médian de 15 à 16 ans, les participants du tertile le plus élevé du score présentaient un risque réduit d'incidence de cancer lié à l'obésité (HR 0,82), de mortalité spécifique à ces cancers (HR 0,66) et de mortalité toutes causes confondues (HR 0,64) comparés au tertile le plus bas. Chaque augmentation d'un écart-type du score était associée à une baisse de risque de 8 %, 18 % et 22 % respectivement pour ces trois critères. Cependant, l'analyse stratifiée par sexe n'a pas montré d'association significative avec l'incidence du cancer chez les femmes. Les auteurs soulignent la nature observationnelle de l'étude et appellent à des confirmations dans des populations plus représentatives et via des essais d'intervention.
Europe PMC · 2026-08-28 · de Oliveira Lima M, de Melo JS, Soares LL, de Menezes RCE, Serenini R, Longo-Silva G.
Résumé simplifié :
Cette étude a examiné le lien entre différents types de régimes à base de plantes et la qualité du sommeil chez plus de 5000 adultes. Résultat : manger beaucoup de plantes, y compris des aliments peu sains comme des sucreries ou des céréales raffinées, est lié à un moins bon sommeil. En revanche, privilégier des plantes saines (fruits, légumes, légumineuses complètes) est associé à un meilleur sommeil. Ce lien s'explique en partie par la dépression, le manque d'exercice physique ou le poids corporel. La qualité, et pas seulement la quantité, des aliments végétaux consommés semble donc compter pour bien dormir.
Résumé reformulé :
Cette étude observationnelle menée auprès de 5260 adultes a analysé la relation entre plusieurs indices de régime à base de plantes (global, sain, non sain, et pro-végétarien) et la qualité du sommeil, évaluée via l'index de Pittsburgh. Plus de la moitié des participants rapportaient un sommeil de mauvaise qualité. Les résultats montrent qu'un indice global élevé ou une consommation importante d'aliments végétaux non sains sont associés à une moins bonne qualité de sommeil, en partie via une dépression accrue ou une activité physique réduite. À l'inverse, un indice reflétant une alimentation végétale saine ou pro-végétarienne est associé à une meilleure qualité de sommeil, en partie via un indice de masse corporelle plus faible. Ces associations, de nature corrélationnelle, suggèrent l'importance de distinguer la qualité des aliments végétaux consommés dans les recommandations nutritionnelles liées au sommeil.
Europe PMC · 2026-08-27 · Souza M, Amaral MJM, Lima LCV.
Résumé simplifié :
Cette étude rassemble les résultats de 13 recherches menées sur environ 1,2 million d'adultes pour voir si manger plus de végétaux protège le foie. Les chercheurs ont utilisé des scores mesurant l'adhésion à une alimentation végétale, en distinguant les végétaux sains (fruits, légumes, céréales complètes) des végétaux moins sains (sucre, féculents raffinés). Résultat : plus les gens suivent une alimentation végétale saine, moins ils risquent de développer une stéatose hépatique (maladie du foie liée au métabolisme) ou un cancer du foie. À l'inverse, une alimentation végétale mais riche en aliments transformés augmente ces risques. Cela reste des associations observées, pas une preuve de cause à effet directe.
Résumé reformulé :
Cette revue systématique et méta-analyse a combiné les données de 13 études observationnelles (environ 1,2 million d'adultes) pour examiner le lien entre différents indices de régime à base de plantes (PDI global, indice sain hPDI, indice malsain uPDI) et le risque de stéatose hépatique métabolique (MASLD) ainsi que de cancer du foie. Dans les études transversales, une adhésion plus forte au PDI et au hPDI était associée à une prévalence réduite de MASLD, tandis qu'un score uPDI élevé était lié à une prévalence accrue. Les études longitudinales confirment cette tendance pour l'incidence de la maladie, et montrent également qu'un hPDI élevé est associé à un risque réduit de cancer du foie, contrairement à l'uPDI qui l'augmente. L'hétérogénéité entre études était faible à modérée. Les auteurs soulignent que ces résultats, bien qu'observationnels et ne permettant pas d'établir une causalité, encouragent à approfondir l'étude des aliments végétaux peu transformés en hépatologie et santé publique.
Europe PMC · 2026-08-25 · Ma L, Hu Y, Liu G, Rexrode KM, Manson JE, Hu FB, Rimm EB, Sun Q.
Résumé simplifié :
Cette étude a suivi plus de 5900 personnes ayant survécu à une crise cardiaque, pendant environ 16 ans. Les chercheurs ont observé leur alimentation après l'infarctus et ont comparé plusieurs types de régimes sains, dont le régime méditerranéen. Résultat : les personnes qui suivaient le plus fidèlement un régime méditerranéen après leur infarctus avaient un risque de décès réduit d'environ un tiers par rapport à celles qui le suivaient le moins. Améliorer son alimentation après l'infarctus était aussi associé à une meilleure survie, alors que la délaisser augmentait le risque de décès.
Résumé reformulé :
Cette étude de cohorte prospective a suivi 3277 femmes et 2618 hommes ayant survécu à un infarctus du myocarde non fatal, sur une durée moyenne de 15,7 ans. Les chercheurs ont évalué l'adhésion post-infarctus à huit régimes alimentaires sains, dont le score de régime méditerranéen alternatif (Alternate Mediterranean Diet Score), via des questionnaires alimentaires répétés. Une adhésion élevée au régime méditerranéen était associée à une réduction de 34% du risque de mortalité totale (HR 0,66) en comparant les quintiles extrêmes, avec des associations similaires pour la mortalité cardiovasculaire et le risque de récidive d'infarctus non fatal. Ces résultats, de nature observationnelle, suggèrent qu'une alimentation de haute qualité de type méditerranéen après un infarctus pourrait être bénéfique pour la survie à long terme, sans toutefois établir de lien de causalité direct.
Europe PMC · 2026-08-25 · Kim Y, Kim Y.
Résumé simplifié :
Cette grande étude a rassemblé les résultats de 19 cohortes suivant au total plus de 846 000 personnes, pour voir si manger davantage de végétaux est lié à moins de maladies cardiovasculaires. Les résultats montrent que les personnes suivant le plus un régime végétal ont un risque légèrement réduit de maladies cardiovasculaires et de maladie coronarienne. Mais tout dépend de la qualité des aliments végétaux consommés : un régime végétal sain (fruits, légumes, céréales complètes) protège le cœur, alors qu'un régime végétal de mauvaise qualité (avec beaucoup de sucre, de féculents raffinés) augmente au contraire ce risque. Aucun lien clair n'a été trouvé avec le risque d'AVC.
Résumé reformulé :
Cette méta-analyse a compilé les données de 22 articles (19 cohortes prospectives), soit environ 846 589 participants et 139 652 cas, pour examiner le lien entre l'adhésion à un régime à base de plantes et l'incidence des maladies cardiovasculaires (CVD), de la maladie coronarienne (CHD) et de l'AVC. Une adhésion élevée au régime végétal global était associée à un risque réduit de 10 % de CVD comparé à une faible adhésion. Un régime végétal sain (hPBD) était associé à une diminution plus marquée du risque de CVD (-17 %) et de CHD (-23 %), tandis qu'un régime végétal de moindre qualité (uPBD) était associé à une augmentation du risque de CVD (+13 %) et de CHD (+24 %). Aucune association significative n'a été observée avec le risque d'AVC. Ces résultats, de nature observationnelle, suggèrent que la qualité des aliments végétaux consommés importe davantage que leur seule proportion dans l'alimentation. Des essais interventionnels sont nécessaires pour confirmer ces associations.
Europe PMC · 2026-08-14 · Domić J, Grootswagers P, Pinckaers PJ, Melchers M, van Loon LJ, de Groot LC.
Résumé simplifié :
Des chercheurs ont suivi 72 personnes âgées en bonne santé pendant 12 semaines, réparties en trois groupes : régime végan libre, régime habituel omnivore, ou régime végan associé à des exercices de musculation. Résultat : les personnes suivant le régime végan sans exercice ont mangé moins de protéines et perdu du muscle dans les cuisses et les membres, avec une fabrication de muscle plus faible que chez les omnivores. En revanche, ajouter des exercices de renforcement musculaire au régime végan a limité cette perte musculaire. Le message clé : un régime végan mal équilibré en protéines peut fragiliser les muscles chez les seniors, mais l'exercice physique peut compenser ce risque.
Résumé reformulé :
Cet essai contrôlé randomisé a comparé pendant 12 semaines trois groupes d'adultes de plus de 65 ans : un groupe suivant un régime végan à choix libre (VEG), un groupe conservant son régime omnivore habituel (OMNI), et un groupe suivant le régime végan associé à des exercices de résistance (VEG-RE). Les chercheurs ont mesuré le volume musculaire des cuisses, la masse maigre appendiculaire, la force musculaire et le taux de synthèse protéique musculaire (via une méthode isotopique). Le groupe VEG a réduit spontanément ses apports en protéines d'environ 20 à 28 g/jour, contrairement au groupe OMNI dont l'apport est resté stable. Cette baisse s'est accompagnée d'une diminution significative du volume musculaire des cuisses et de la masse maigre, ainsi que d'un taux de synthèse protéique musculaire plus faible comparé aux deux autres groupes. Cependant, l'ajout d'exercices de résistance au régime végan (groupe VEG-RE) a permis d'atténuer nettement cette perte musculaire par rapport au groupe VEG seul, bien que sans totalement l'annuler.
Europe PMC · 2026-08-10 · Liu L, Chen K, Liu D, Chen J, Yang S, Yao S, Li Z, Yang J, Chen N.
Résumé simplifié :
Cette étude a suivi plus de 165 000 personnes au Royaume-Uni pour voir si la pollution de l'air augmente le risque de maladies inflammatoires de l'intestin (comme la maladie de Crohn ou la colite ulcéreuse), et si une alimentation riche en végétaux peut protéger contre cet effet. Les résultats montrent que la pollution de l'air est liée à un risque plus élevé de ces maladies. Mais chez les personnes qui mangent le plus de produits végétaux, ce lien avec la pollution est plus faible et n'est plus statistiquement significatif. Cela suggère qu'une alimentation végétale pourrait atténuer les effets négatifs de la pollution sur l'intestin.
Résumé reformulé :
Cette étude de cohorte prospective menée sur 165 722 participants de la UK Biobank a examiné l'association entre l'exposition à long terme à la pollution atmosphérique et le risque de maladies inflammatoires chroniques de l'intestin (MICI), ainsi que le rôle modérateur d'un régime à base de plantes (mesuré via un indice PDI calculé à partir de 17 groupes alimentaires). Les analyses par régression de Cox ont révélé une association positive entre la pollution de l'air et l'incidence des MICI, quel que soit le polluant considéré. Cette association était significative chez les participants ayant une faible adhésion au régime végétal, mais devenait plus faible et non significative chez ceux ayant une adhésion plus élevée, un schéma similaire étant observé pour la colite ulcéreuse. Ces résultats observationnels suggèrent qu'un régime riche en végétaux pourrait atténuer le risque de MICI associé à la pollution atmosphérique, sans toutefois établir de lien de causalité direct.
Europe PMC · 2026-07-09 · Woolsey B, Sen K.
Résumé simplifié :
Cette revue scientifique a analysé 16 études pour voir si certains régimes alimentaires, dont le régime à base de plantes, aident à protéger le cerveau des personnes âgées. Les résultats montrent que bien suivre ce type d'alimentation est lié à une meilleure mémoire, de meilleures capacités de réflexion et moins de risques de développer la maladie d'Alzheimer. Ces bienfaits s'expliqueraient par une réduction de l'inflammation, une meilleure santé des vaisseaux sanguins et un microbiote intestinal plus favorable. Les effets peuvent varier selon le sexe et certains gènes des personnes.
Résumé reformulé :
Cette revue systématique, enregistrée sur PROSPERO et suivant les normes PRISMA, a examiné 16 études publiées depuis 2021 portant sur l'impact de régimes alimentaires complets (méditerranéen, nordique, okinawan et à base de plantes) sur la cognition des adultes de 60 ans et plus. Les auteurs rapportent qu'une forte adhésion à ces régimes, incluant le régime à base de plantes, est associée à une meilleure mémoire, une fonction exécutive renforcée et une incidence réduite de la maladie d'Alzheimer. Ces effets seraient liés à plusieurs mécanismes combinés : réduction de l'inflammation systémique, amélioration de la santé vasculaire, modifications favorables du microbiote intestinal et régulation du système endocannabinoïde. L'ampleur des bénéfices semble toutefois moduler selon des facteurs individuels comme le sexe et le génotype APOE, appelant à des approches nutritionnelles plus personnalisées dans les futures recherches cliniques.
Motif : certitude des preuves jugée très faible à faible selon GRADE
Europe PMC · 2026-06-01 · Wang Y, Li Z, Wu Z, Hu W, Wu H, Hu Y, Ju Y, Zhang Y.
Résumé simplifié :
Cette étude rassemble les résultats de 28 recherches pour savoir si suivre le régime EAT-Lancet, principalement composé de végétaux, est lié à la santé mentale et cérébrale. Les résultats montrent que les personnes qui suivent le plus ce régime ont un risque plus faible de dépression, d'anxiété et d'AVC, et un risque légèrement réduit de démence. En revanche, aucun lien clair n'a été trouvé avec les capacités de mémoire et de réflexion en général. Les auteurs restent prudents car la qualité des preuves est encore faible, et appellent à plus d'études pour confirmer ces résultats.
Résumé reformulé :
Cette méta-analyse a compilé 22 études de cohorte et 6 études transversales examinant le lien entre l'adhésion au régime EAT-Lancet, majoritairement végétal, et divers troubles neuropsychiatriques. Une adhésion plus forte à ce régime était associée à un risque réduit de dépression (OR 0,76), d'anxiété (OR 0,82), d'accident vasculaire cérébral (HR 0,84) et, plus modestement, de démence (HR 0,96). Aucune association significative n'a été observée pour la fonction cognitive globale. Les analyses de sensibilité confirment la robustesse de ces résultats, mais le niveau de certitude des preuves reste très faible pour l'anxiété, la dépression et la cognition, et faible pour l'AVC et la démence, selon le système GRADE. Les auteurs soulignent que des études prospectives de grande envergure et des essais randomisés contrôlés sont nécessaires pour confirmer ces associations et mieux comprendre le rôle potentiel de ce régime dans la prévention des troubles neuropsychiatriques.
Motif : hétérogénéité des études et synthèse narrative seulement, résultats peu cohérents sur la diversité microbienne
Europe PMC · 2026-05-27 · Chiesa A, Generali L, Butera A, Filippini T, Lanteri V, Veneri F.
Résumé simplifié :
Cette revue scientifique a analysé six études (448 personnes) pour voir si notre alimentation change les bactéries présentes dans la bouche. Résultat : globalement, le microbiote oral reste assez stable quel que soit le régime suivi. Mais certains détails changent : le régime méditerranéen semble réduire la quantité de bactéries responsables des maladies des gencives. Les régimes végétaux et omnivores influencent aussi certaines familles de bactéries buccales. Les auteurs précisent que ces résultats restent limités car les études sont différentes entre elles et n'observent les gens qu'à un instant donné, sans suivi dans le temps.
Résumé reformulé :
Cette revue systématique a examiné six études (448 participants) évaluant le lien entre différents régimes alimentaires (méditerranéen, végan, végétarien, omnivore) et la composition du microbiote oral chez des individus en bonne santé. Globalement, les régimes alimentaires n'entraînaient pas de modifications constantes de la diversité globale du microbiote (diversité alpha et bêta). Toutefois, des différences apparaissaient au niveau de taxons spécifiques : le régime méditerranéen était associé à une moindre abondance de bactéries impliquées dans les maladies parodontales, tandis que les régimes végétaux et omnivores présentaient des profils distincts pour certains genres bactériens (Neisseria, Haemophilus, Prevotella, Streptococcus). Les profils fonctionnels et métaboliques semblaient plus sensibles à l'alimentation que la seule composition taxonomique. Les auteurs soulignent que ces conclusions restent limitées par l'hétérogénéité des méthodes et le caractère transversal des études, appelant à des essais longitudinaux et interventionnels futurs.
Europe PMC · 2026-02-26 · Oncina-Cánovas A, Cabañas-Alite L, Comino I, Mustieles V.
Résumé simplifié :
Cette étude fait le bilan de 24 recherches menées chez des humains pour voir si manger surtout des végétaux protège contre les cancers digestifs (côlon, foie, estomac, œsophage, pancréas, bouche/gorge). Résultat : quand l'alimentation végétale est composée d'aliments complets et peu transformés (fruits, légumes, légumineuses, céréales complètes), le risque de cancer semble plus faible. Mais quand elle repose sur des produits végétaux raffinés ou ultra-transformés (comme les jus sucrés, pains blancs ou snacks), le risque augmente. La qualité des aliments végétaux consommés est donc essentielle, pas seulement le fait de manger «végétal».
Résumé reformulé :
Cette revue de portée a analysé 24 études observationnelles (cohortes prospectives et cas-témoins) menées principalement en Europe, Amérique du Nord et Asie, portant sur l'association entre différents régimes à base de plantes et le risque de cancers digestifs. Les chercheurs ont utilisé des indices alimentaires reconnus (PDI, hPDI, uPDI, régime pro-végétarien, EAT-Lancet) pour distinguer les régimes végétaux «sains» (aliments complets, peu transformés) des régimes végétaux «malsains» (produits raffinés ou ultra-transformés). Les résultats montrent que l'adhésion à un régime végétal de qualité est associée à un risque réduit de cancers colorectal, pancréatique, hépatique, œsophagien, gastrique et oropharyngé, tandis que les régimes végétaux de moindre qualité sont associés à un risque accru. Ces associations, observées dans des études d'observation, ne permettent pas d'établir formellement un lien de cause à effet, mais suggèrent l'importance de la qualité nutritionnelle au sein même des régimes à base de plantes.
Motif : IC larges et résultat statistiquement imprécis pour le régime végan (RR 0,65 ; IC95% 0,42-1,00)
Europe PMC · 2025-08-12 · Murciano A, Malavolti M, Fairweather-Tait S, Paduano S, Vinceti M, Filippini T.
Résumé simplifié :
Cette étude rassemble 36 recherches menées entre 1999 et 2025 pour voir si manger surtout des végétaux protège du diabète de type 2. Résultat : les régimes végétariens et végans semblent réduire ce risque, en particulier lorsqu'ils sont composés d'aliments végétaux sains comme les fruits, légumes et céréales complètes. En revanche, un régime végétal basé sur des aliments transformés (sucreries, féculents raffinés) augmente le risque, même s'il exclut la viande. La qualité des aliments végétaux consommés compte donc plus que leur seule origine végétale.
Résumé reformulé :
Cette méta-analyse a compilé 36 études observationnelles publiées entre 1999 et 2025 afin d'évaluer le lien entre l'adhésion à des régimes à base de plantes (végétariens, végans, indices de qualité végétale) et le risque de diabète de type 2 (T2D). Les résultats montrent une association inverse entre ces régimes et le risque de T2D, plus marquée pour le régime végan (RR = 0,65) et le régime lacto-ovo-végétarien (RR = 0,68). L'indice de régime végétal global et sa version « saine » (hPDI) sont associés à une réduction du risque, avec une relation dose-réponse quasi linéaire, tandis que l'indice « malsain » (uPDI) est associé à une augmentation linéaire du risque. Ces données suggèrent qu'un régime végétal de bonne qualité pourrait diminuer le risque de diabète, alors qu'une alimentation végétale mais riche en produits transformés pourrait au contraire l'accroître, soulignant l'importance de la qualité nutritionnelle plutôt que de la seule origine des aliments.
Europe PMC · 2025-08-11 · Lee AG, Vargas SB, Ali JM, Ulloa-Franco P, Biegel SH, Omozee SO, Halawa AJ, Frison AC, Jackson KN, Sanchez GN, Anand S, Bouchelkia I, Starks SM.
Résumé simplifié :
Cette étude a analysé 13 recherches menées auprès de plus de 8000 personnes pour voir si manger végétalien ou végétal influence la santé mentale. Résultat : les personnes suivant ces régimes semblent avoir moins d'anxiété et de dépression, surtout quand l'alimentation est riche en fibres et en antioxydants naturels. À l'inverse, les produits végétaux transformés seraient liés à une humeur moins bonne. Un risque d'obsession de la nourriture saine (orthorexie) a été observé chez certaines personnes végétaliennes motivées par la santé, mais pas chez celles motivées par l'éthique animale. Plus d'études solides sont encore nécessaires.
Résumé reformulé :
Cette revue systématique a examiné 13 études (8110 participants au total) portant sur les liens entre régimes végétaliens ou strictement végétaux et santé mentale, incluant anxiété, dépression et troubles du comportement alimentaire. Les résultats suggèrent que les régimes végétaux, en particulier ceux riches en fibres et en antioxydants, sont associés à une réduction du stress, de l'anxiété et de la dépression, ainsi qu'à des comportements alimentaires plus sains. En revanche, les alimentations végétales fortement transformées semblent liées à une dégradation de l'humeur. Un risque accru d'orthorexie nervosa a été relevé chez les personnes adoptant un régime végétalien pour des raisons de santé, tandis que les motivations éthiques sembleraient jouer un rôle protecteur. Les auteurs soulignent toutefois l'hétérogénéité des méthodologies utilisées et l'absence de standardisation dans la mesure des issues de santé mentale, appelant à davantage d'essais randomisés contrôlés pour confirmer ces associations.
Europe PMC · 2025-06-02 · López-Moreno M, Rossi EV, López-Gil JF, Marrero-Fernández P, Roldán-Ruiz A, Bertotti G.
Résumé simplifié :
Cette étude a rassemblé les résultats de 8 essais scientifiques menés sur 188 adultes pour savoir si manger végétal (sans viande) affaiblit les muscles par rapport à une alimentation classique avec viande. Les chercheurs ont comparé la force des bras, des jambes et la force globale entre les deux types d'alimentation. Résultat : aucune différence significative n'a été trouvée. Les personnes suivant un régime végétal n'étaient ni plus faibles ni plus fortes que celles mangeant de la viande. Cela suggère qu'on peut adopter une alimentation à base de plantes sans craindre de perdre en force musculaire, même si des études à plus long terme restent utiles.
Résumé reformulé :
Cette méta-analyse a examiné 8 essais contrôlés randomisés (188 participants, 46% de femmes, 20-65 ans) comparant l'effet des régimes à base de plantes (PBD) et des régimes omnivores sur la force musculaire. Les auteurs ont analysé séparément la force du haut du corps, du bas du corps et la force globale à l'aide de différences moyennes standardisées. Aucune différence statistiquement significative n'a été observée entre les deux types de régimes pour aucun des trois critères (force haut du corps : SMD -0,12 ; bas du corps : SMD 0,18 ; globale : SMD 0,21), les intervalles de confiance incluant systématiquement zéro. Ces résultats suggèrent que les régimes à base de plantes ne compromettent pas la force musculaire comparativement aux régimes omnivores. Les auteurs soulignent néanmoins la nécessité d'études complémentaires prenant en compte des nutriments clés pour confirmer ces effets sur le long terme.
Motif : hétérogénéité très élevée (I² jusqu'à 93%) non expliquée dans plusieurs analyses
Europe PMC · 2024-10-23 · Tan J, Zhang S, Jiang Y, Li J, Yang C.
Résumé simplifié :
Cette étude a rassemblé les résultats de 14 recherches pour voir si manger surtout des aliments d'origine végétale influence le risque de mourir. Résultat : suivre un régime végétal, surtout s'il est composé d'aliments sains comme les fruits, légumes et céréales complètes, réduit le risque de décès par cancer, maladies cardiovasculaires et toutes causes confondues. En revanche, un régime végétal « malsain », riche en produits transformés, sucres ou féculents raffinés, augmente ce risque. La qualité des aliments végétaux consommés fait donc toute la différence.
Résumé reformulé :
Cette méta-analyse a combiné les données de 14 études pour examiner le lien entre l'adhésion à un régime à base de plantes et la mortalité toutes causes confondues. Les chercheurs ont distingué un indice global de régime végétal (PDI), un indice de régime végétal sain (hPDI, riche en fruits, légumes, céréales complètes) et un indice de régime végétal malsain (uPDI, riche en aliments transformés ou sucrés). Les résultats montrent qu'un PDI élevé est associé à une réduction du risque de mortalité par cancer (-12%), par maladie cardiovasculaire (-19%) et toutes causes confondues (-16%). L'adhésion au hPDI est également associée à une baisse de ces mêmes risques, tandis que l'uPDI est associé à une hausse du risque de mortalité cardiovasculaire (+19%) et globale (+18%). Ces résultats, bien qu'observationnels et marqués par une hétérogénéité importante entre études, suggèrent que la qualité nutritionnelle des aliments végétaux consommés est déterminante pour les bénéfices sur la santé.
Europe PMC · 2024-10-01 · Sandoval Leiva T, Muñoz Y, Tabilo Aguirre L, Estay Castillo P.
Résumé simplifié :
Cette étude fait le point sur ce que l'on sait des régimes végétariens et végétaliens pendant la grossesse et l'allaitement, en particulier concernant la vitamine B12 et les oméga-3 (EPA et DHA). Les chercheurs ont analysé onze études sur le sujet. Résultat : un régime végétal bien planifié, avec des compléments adaptés en B12 et en oméga-3, peut convenir pendant ces périodes. Les femmes supplémentées avaient de meilleurs niveaux de ces nutriments dans le sang et dans le lait maternel. Les auteurs insistent toutefois sur le besoin de suivre chaque femme individuellement et de poursuivre les recherches.
Résumé reformulé :
Cette revue de littérature examine les apports et concentrations en vitamine B12 et en acides gras oméga-3 (EPA, DHA) chez les femmes suivant une alimentation végétarienne ou végétalienne pendant la grossesse et l'allaitement, périodes où les besoins nutritionnels augmentent. Après une recherche dans plusieurs bases de données scientifiques, onze articles ont été retenus. Les résultats montrent qu'un régime végétal bien construit, associé à une supplémentation adéquate en B12 et en EPA/DHA, est compatible avec ces étapes de la vie, cette supplémentation étant associée positivement aux teneurs de ces nutriments dans le lait maternel et dans le sang des femmes concernées. Les auteurs soulignent néanmoins la nécessité d'approfondir la recherche, notamment par une évaluation nutritionnelle complète et personnalisée, incluant l'anamnèse alimentaire et l'estimation précise des besoins de chaque femme.
Europe PMC · 2024-08-24 · Pandey M, AlQassab O, Kanthajan T, Parikh A, Francis AJ, Sreenivasan C, Nwosu M.
Résumé simplifié :
Cette étude fait la synthèse de plusieurs recherches sur les régimes alimentaires riches en fibres et à base de plantes (fruits, légumes, céréales complètes, légumineuses, noix) chez les adultes d'âge moyen et les seniors. Les chercheurs ont analysé 10 études pertinentes et ont constaté que ce type d'alimentation aide à réduire la tension artérielle, améliore le taux de cholestérol et aide à mieux contrôler la glycémie. Les fibres alimentaires semblent particulièrement utiles pour diminuer le mauvais cholestérol et réduire l'inflammation dans le corps. Ces résultats suggèrent que ce régime pourrait être un bon moyen de prévenir les maladies cardiovasculaires chez les personnes plus âgées.
Résumé reformulé :
Cette revue systématique, menée selon la méthodologie PRISMA, examine l'efficacité des régimes à base de plantes riches en fibres pour réduire les facteurs de risque cardiovasculaire chez les adultes d'âge moyen et âgés. Après recherche dans plusieurs bases de données scientifiques, les auteurs ont retenu 10 études (revues systématiques, un essai contrôlé randomisé, études observationnelles et articles de synthèse) montrant des améliorations significatives de la pression artérielle, du profil lipidique et de la régulation glycémique associées à ce type d'alimentation. Les fibres alimentaires joueraient un rôle clé dans la diminution du LDL-cholestérol, l'amélioration de la sensibilité à l'insuline et la réduction de l'inflammation systémique. Les auteurs soulignent toutefois des limites méthodologiques, notamment le recours fréquent à l'auto-déclaration des apports alimentaires et une adhésion variable au régime selon les études. Ils appellent à des recherches futures sur l'adhérence à long terme et les bénéfices comparés des différents aliments végétaux.
Europe PMC · 2024-07-02 · Termannsen AD, Søndergaard CS, Færch K, Andersen TH, Raben A, Quist JS.
Résumé simplifié :
Cette étude a analysé 8 essais cliniques (716 personnes) pour voir si les régimes végétaux (végan, végétarien...) améliorent la sensibilité à l'insuline, c'est-à-dire la capacité du corps à bien utiliser le sucre. Chez les personnes en surpoids ou obèses, ces régimes ont amélioré deux indicateurs importants : le HOMA-IR (mesure de la résistance à l'insuline) et le taux d'insuline à jeun, comparés à d'autres régimes. En revanche, chez les personnes prédiabétiques ou diabétiques de type 2, les résultats n'ont montré aucune différence significative. Des études plus longues sont nécessaires pour confirmer ces bénéfices sur le long terme.
Résumé reformulé :
Cette méta-analyse d'essais contrôlés randomisés a examiné l'effet des régimes à base de plantes (végan, ovo-végétarien, lacto-végétarien, lacto-ovo-végétarien) sur la sensibilité à l'insuline chez des adultes en surpoids/obèses, prédiabétiques ou diabétiques de type 2. Sur 8 essais inclus (716 participants), les régimes végétaux ont significativement réduit le HOMA-IR (-0,97) et l'insulinémie à jeun (-4,13 µU/mL) chez les personnes en surpoids/obèses, comparativement à des régimes contrôles. Chez les prédiabétiques, une seule étude comparant régime végan et végétarien n'a montré aucune différence sur ces marqueurs. Chez les diabétiques de type 2, une étude n'a révélé aucune différence par rapport à un régime diabétique conventionnel. Les auteurs concluent qu'un régime végétal d'au moins 14 jours améliore certains marqueurs métaboliques chez les personnes en surpoids/obèses, mais soulignent le besoin d'essais à plus long terme pour évaluer les bénéfices durables chez les populations à risque ou atteintes de diabète de type 2.
Synthèses non systématiques ou centrées sur des mécanismes biologiques : utiles pour comprendre un domaine, mais sans nouvelles données mesurées chez l'humain.
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