Régime japonais
Études scientifiques (2)
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Europe PMC · 2026-09-07 · Ubuka T, Kawashima K, Tokitou M, Hirose T, Murayama H, Yamane Y.
Résumé simplifié :
Les chercheurs ont étudié l'évolution de l'alimentation japonaise entre 1955 et 2023, en comparant les apports nutritionnels moyens de la population avec les causes de décès au Japon sur cette période. Ils ont constaté que plus les apports en protéines et en graisses augmentaient, plus les décès liés aux cancers et aux maladies cardiaques étaient fréquents, mais les décès par maladies cérébrovasculaires diminuaient. Le régime typique de 1975, riche en poissons, soja, algues, fruits et légumes, semblait avoir un équilibre nutritionnel particulièrement favorable pour limiter ces maladies liées au mode de vie moderne.
Résumé reformulé :
Cette étude a exploité des données nationales japonaises (enquête sur la nutrition et statistiques de mortalité) couvrant la période 1955-2023 pour examiner les liens entre évolution des apports nutritionnels et mortalité spécifique par cause. Les auteurs ont observé une corrélation positive entre l'augmentation des apports en protéines et en graisses et la mortalité par cancer et maladies cardiaques, et une corrélation négative avec la mortalité par maladies cérébrovasculaires. Ils ont comparé la composition des régimes japonais de 1960, 1975, 1990 et 2005, suggérant que le profil nutritionnel de 1975 se situait dans une fourchette potentiellement optimale, combinant modération en macronutriments et maintien d'une consommation élevée d'aliments traditionnels (poisson, soja, algues) ainsi que de fruits et légumes. Ces résultats, de nature corrélationnelle au niveau populationnel, s'appuient aussi sur des données expérimentales antérieures chez l'animal suggérant un lien potentiel entre ce type de régime et un vieillissement en meilleure santé.
Europe PMC · 2026-08-01 · Shimizu A, Tomata Y, Miyazaki J, Kimura T, Wakai K, Momosaki R, JACC Study Group.
Résumé simplifié :
Cette grande étude a suivi près de 48 500 adultes japonais pendant plus de 19 ans pour voir si suivre plus ou moins le régime alimentaire traditionnel japonais (riz, poisson, soupe miso, légumes...) était lié au risque de décès. Les chercheurs ont aussi vérifié si cet effet était le même selon que les gens vivaient sur la côte, en ville, en plaine ou en montagne. Résultat : les personnes qui suivaient le plus ce régime avaient un risque de décès (toutes causes et cardiovasculaire) légèrement plus faible, et cela quel que soit leur lieu de résidence au Japon.
Résumé reformulé :
Cette étude de cohorte prospective japonaise a suivi 48 479 adultes de 40 à 79 ans sur une durée médiane de 19,2 ans afin d'examiner le lien entre l'adhésion au régime alimentaire japonais, mesurée par l'indice JDI-8, et la mortalité toutes causes et cardiovasculaire. Les chercheurs ont également testé si cette association variait selon le type de milieu résidentiel (côtier, urbain, plaine ou montagneux). En comparant le quartile d'adhésion le plus élevé au plus faible, les hazard ratios étaient de 0,929 pour la mortalité toutes causes et de 0,862 pour la mortalité cardiovasculaire, suggérant une association inverse modeste. Aucune interaction significative avec le type de résidence n'a été détectée, bien que la composition du régime (consommation de soupe miso, riz, poisson) diffère selon les zones. Les auteurs concluent à une association globalement cohérente dans divers contextes géographiques du Japon, tout en soulignant le caractère exploratoire des analyses stratifiées.
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