← Retour à la veille scientifique

Régime occidental

Pattern alimentaire typique des pays industrialisés, riche en aliments transformés, sucres et graisses saturées, souvent utilisé comme référence de comparaison dans les études.

Études scientifiques (9)

Ces fiches sont générées par IA à partir des abstracts : elles aident à repérer et trier les études, l'étude originale reste la référence.

Répartition par niveau de preuve (cliquez pour filtrer) · Comprendre les niveaux

Niveau 4 — Étude transversale64 participants
Différences interindividuelles dans les profils alimentaires chez les candidats à la chirurgie métabolique et bariatrique et leur association avec la santé cardiométabolique

Europe PMC · 2026-09-25 · Burdick J, Ben-Porat T, Cohen TR, Acosta PFC, Dialufuma Vakambi M, Allaw T, Bacon SL.

Résumé simplifié :

Cette étude a analysé les habitudes alimentaires de 64 personnes en attente d'une chirurgie de l'obésité au Canada. En étudiant leurs apports en nutriments, les chercheurs ont identifié deux groupes de profils alimentaires, tous deux proches d'un régime de type occidental : l'un plus riche en sucres et en graisses, l'autre plus pauvre en fibres et en vitamines. Cependant, aucun de ces deux profils n'était associé à de meilleurs ou moins bons marqueurs de santé (poids, tour de taille, cholestérol, sucre sanguin, inflammation). Les auteurs concluent que les habitudes alimentaires varient beaucoup chez ces patients, mais que d'autres études plus larges sont nécessaires.

Résumé reformulé :

Cette étude transversale a examiné les habitudes alimentaires de 64 candidats à une chirurgie métabolique et bariatrique au Québec, environ trois mois avant l'intervention. À partir de journaux alimentaires, les chercheurs ont identifié par analyse statistique deux profils nutritionnels distincts, tous deux représentatifs de variantes d'un régime occidental : un premier caractérisé par une consommation plus élevée en sucres simples et en graisses, un second par un apport plus faible en fibres et en micronutriments. Les auteurs ont ensuite comparé ces deux groupes sur plusieurs marqueurs cardiométaboliques (masse grasse, tour de taille, IMC, HbA1c, profil lipidique, CRP), sans détecter de différence significative entre eux. Cette étude, de nature exploratoire et à taille d'échantillon limitée, met en évidence une hétérogénéité alimentaire chez cette population, mais ne permet pas de conclure à un effet propre de ces profils sur la santé métabolique. Des études de plus grande ampleur sont nécessaires pour confirmer ces observations.

Voir l'étude originale →
Niveau 4 — Étude transversale600 participants
Habitudes alimentaires et santé hépatobiliaire chez des patients atteints de stéatose hépatique non alcoolique et de calculs biliaires

Europe PMC · 2026-08-11 · Yu Z, He W.

Résumé simplifié :

Des chercheurs ont étudié 600 adultes consultant en clinique pour savoir si suivre une alimentation de type occidental (riche en graisses, sucre, peu d'activité physique) était lié à des problèmes de foie ou de vésicule biliaire. Les personnes suivant ce régime avaient plus de graisse abdominale, un taux de cholestérol et de sucre sanguin plus élevé, et plus de marqueurs d'inflammation. Cependant, une fois pris en compte le tour de taille, les calories consommées et le manque d'exercice, le lien direct entre ce régime et les maladies du foie ou de la vésicule n'était plus statistiquement significatif. Le surpoids et l'obésité semblent jouer un rôle central dans cette relation.

Résumé reformulé :

Cette étude observationnelle rétrospective a analysé les habitudes alimentaires de 600 adultes (20-70 ans) consultant en clinique tertiaire, classés en deux groupes selon un questionnaire alimentaire validé : régime « sain » (n=285) ou régime « occidental » (n=315). Les chercheurs ont évalué la stéatose hépatique non alcoolique (NAFLD), les calculs biliaires et divers marqueurs biologiques (ALT, glycémie, lipides, malondialdéhyde). Le régime occidental était associé à un IMC plus élevé, un tour de taille plus important, une consommation calorique accrue et moins d'activité physique. Dans les modèles bruts, ce régime était lié à un risque accru de NAFLD et de calculs biliaires, mais après ajustement complet pour le tour de taille, l'apport énergétique et la sédentarité, ces associations perdaient leur significativité statistique (NAFLD : OR=1,37, IC95% 0,68-2,75 ; calculs biliaires : OR=1,83, IC95% 0,93-3,61). Les participants avec surpoids, obésité ou obésité abdominale présentaient les associations les plus marquées, suggérant que l'adiposité pourrait médier une partie de cette relation.

Voir l'étude originale →
Niveau 3 — Étude de cohorte prospective185 participants
Habitudes alimentaires et déclin cognitif chez les personnes âgées : résultats de la Western Australia Memory Study

Europe PMC · 2026-08-07 · Blagojevic Castro C, Gardener SL, Jahan F, Chen J, Brown BM, Loo RL, Taddei K, Rainey-Smith SR, Weinborn M, Reis ACRD, Garg ML, Martins RN, Sohrabi HR.

Résumé simplifié :

Des chercheurs ont suivi 185 personnes âgées sans démence en Australie pendant plusieurs années, en évaluant leur alimentation et leur mémoire régulièrement. Ils ont comparé deux types de régimes : un régime « occidental » (riche en aliments transformés, sucrés et gras) et un régime « prudent » (plus proche d'une alimentation équilibrée). Résultat : chez les personnes porteuses d'un gène augmentant le risque d'Alzheimer (APOE ε4), suivre davantage un régime occidental était lié à un déclin plus rapide de l'attention. Ce lien n'était pas observé chez les non-porteurs du gène, ni avec le régime prudent.

Résumé reformulé :

Cette étude longitudinale a examiné, chez 185 adultes âgés sans démence, les liens entre habitudes alimentaires et évolution cognitive sur plusieurs années, via des questionnaires alimentaires et des tests neuropsychologiques répétés. Les chercheurs ont analysé deux profils alimentaires (occidental et prudent) en tenant compte du statut génétique APOE ε4, facteur de risque connu pour la maladie d'Alzheimer. Chez les porteurs de ce variant génétique, une adhésion plus forte au régime occidental était associée à un déclin plus rapide des capacités attentionnelles, association qui s'atténuait après exclusion des participants présentant déjà une possible altération cognitive initiale. Aucune association significative n'a été observée avec le régime prudent, ni chez les non-porteurs du gène. Ces résultats, de nature observationnelle, suggèrent une interaction possible entre alimentation et susceptibilité génétique dans le déclin cognitif, sans toutefois établir de lien de causalité direct.

Voir l'étude originale →
Niveau 3 — Méta-analyse d'études observationnelles
Habitudes alimentaires et obésité chez les adultes chinois : une revue systématique et méta-analyse

Europe PMC · 2022-11-20 · Jiang K, Zhang Z, Fullington LA, Huang TT, Kaliszewski C, Wei J, Zhao L, Huang S, Ellithorpe A, Wu S, Jiang X, Wang L.

Résumé simplifié :

Des chercheurs ont analysé 23 études pour voir comment différentes façons de manger sont liées au risque d'obésité en Chine. Le régime traditionnel chinois (légumes, riz, viande) était associé à moins de risque d'être en surpoids ou obèse. À l'inverse, le régime occidental semblait augmenter ce risque, mais ce résultat n'était pas assez solide statistiquement pour être certain. Pour d'autres régimes, comme ceux à base de viande ou végétariens, les résultats étaient contradictoires selon les études, montrant qu'il est difficile de tirer des conclusions fermes sur ces habitudes alimentaires.

Résumé reformulé :

Cette méta-analyse a examiné 23 études publiées entre 2000 et 2022 portant sur le lien entre habitudes alimentaires et obésité en Chine, pays connaissant une transition nutritionnelle rapide. Le régime traditionnel chinois, riche en légumes, riz et viande, était significativement associé à un risque réduit de surpoids/obésité (OR = 0,69). Le régime occidental montrait une tendance inverse, avec un risque accru de surpoids/obésité, mais cette association n'atteignait pas le seuil de significativité statistique (OR = 1,34, p = 0,07). Les résultats concernant d'autres patterns alimentaires, comme ceux riches en protéines animales ou de type végétarien, restaient incohérents entre les études. Les auteurs soulignent que l'hétérogénéité dans la définition des patterns alimentaires selon les études explique en partie ces résultats contrastés, appelant à une standardisation méthodologique pour mieux cerner ces associations.

Voir l'étude originale →
Niveau 3 — Méta-analyse d'études observationnelles191 589 participants
Régimes alimentaires occidentaux, aliments spécifiques et risque de diabète gestationnel : revue systématique et méta-analyse d'études de cohorte prospectives

Europe PMC · 2021-07-01 · Quan W, Zeng M, Jiao Y, Li Y, Xue C, Liu G, Wang Z, Qin F, He Z, Chen J.

Résumé simplifié :

Cette étude rassemble les résultats de 21 recherches menées auprès de près de 192 000 femmes enceintes. Elle montre que suivre une alimentation de type occidental (riche en viande, fast-food, aliments transformés) augmente le risque de développer un diabète pendant la grossesse (diabète gestationnel). La viande rouge et transformée ainsi que le fast-food sont particulièrement associés à ce risque accru, contrairement aux pommes de terre qui ne semblent pas avoir d'effet significatif. La volaille et le poisson seraient moins problématiques que la viande rouge. Ces résultats encouragent à adopter une alimentation plus saine pendant la grossesse.

Résumé reformulé :

Cette méta-analyse a compilé les données de 21 études de cohorte prospectives portant sur 191 589 femmes, dont 12 331 ayant développé un diabète gestationnel. Les auteurs ont observé qu'une adhésion à un régime alimentaire de type occidental était associée à un risque accru de 52% de diabète gestationnel (RR: 1,52). En analysant des aliments spécifiques, la consommation de viande animale (RR: 1,35) et de fast-food (RR: 1,75) montrait une association positive significative avec ce risque, tandis que les pommes de terre n'étaient pas significativement liées. Une analyse par sous-groupes a révélé que la viande rouge et transformée augmentait davantage ce risque que la volaille ou le poisson. Ces résultats, issus d'études observationnelles, suggèrent une association mais ne permettent pas d'établir formellement un lien de causalité direct.

Voir l'étude originale →
Niveau 3 — Revue systématique d'études observationnelles
Rôle des habitudes alimentaires dans la prévention des complications de la diverticulose : une revue systématique

Europe PMC · 2021-04-14 · Carabotti M, Falangone F, Cuomo R, Annibale B.

Résumé simplifié :

Cette revue scientifique a analysé 8 études pour savoir si l'alimentation influence le risque de complications liées aux diverticules (petites poches dans l'intestin), comme les infections ou les saignements. Résultat : manger beaucoup de fibres, surtout provenant des fruits et des céréales, semble protéger contre ces complications. À l'inverse, suivre une alimentation de type « occidentale » (riche en viande rouge, graisses, produits transformés) et consommer beaucoup de viande rouge augmentent le risque de diverticulite. L'alcool serait lié aux saignements, mais pas aux récidives d'inflammation. Les auteurs précisent que des études de meilleure qualité sont nécessaires pour confirmer ces liens.

Résumé reformulé :

Cette revue systématique a examiné 8 études (sur 330 identifiées) évaluant l'influence des habitudes alimentaires sur les complications de la diverticulose, notamment la diverticulite aiguë et les saignements diverticulaires. Aucune étude incluse n'atteignait un niveau de qualité élevé selon l'échelle de Newcastle-Ottawa. Les résultats suggèrent qu'une consommation élevée de fibres, en particulier issues des fruits et des céréales (mais pas des légumes), est associée à un risque réduit de diverticulite ou d'hospitalisation pour maladie diverticulaire. À l'inverse, une consommation importante de viande rouge et un régime de type occidental sont associés à un risque accru de diverticulite. La consommation d'alcool semble liée aux saignements diverticulaires, mais pas aux récidives de diverticulite. Les auteurs soulignent la nécessité d'études de meilleure qualité méthodologique pour confirmer ces associations, qui restent pour l'instant de nature corrélationnelle.

Voir l'étude originale →
Niveau 3 — Revue systématique d'études observationnelles
Impact des habitudes alimentaires et des principaux groupes d'aliments sur la mortalité et la récidive chez les survivants du cancer : une revue systématique de la littérature épidémiologique actuelle

Europe PMC · 2018-02-19 · Jochems SHJ, Van Osch FHM, Bryan RT, Wesselius A, van Schooten FJ, Cheng KK, Zeegers MP.

Résumé simplifié :

Cette revue a analysé 38 études pour savoir si l'alimentation influence la survie des personnes ayant eu un cancer. Parmi les résultats, réduire les graisses après le diagnostic semble diminuer le risque de récidive du cancer du sein. Une alimentation de bonne qualité ou dite « prudente » semble aussi bénéfique pour ces patientes, tandis qu'une alimentation de type « occidental » (riche en aliments transformés, sucres, graisses) semble augmenter le risque de décès. Pour les autres cancers, les données manquent encore pour tirer des conclusions claires.

Résumé reformulé :

Cette revue systématique a examiné 38 études évaluant le lien entre habitudes alimentaires (patterns et groupes d'aliments) et mortalité/récidive chez des survivants de cancers à bon pronostic (sein, prostate, côlon, etc.). La qualité des preuves était jugée modérée pour les essais randomisés et faible à très faible pour les études de cohorte. Les résultats suggèrent que la réduction de l'apport en graisses après le diagnostic pourrait diminuer le risque de récidive du cancer du sein, tandis qu'une alimentation de haute qualité ou de type « prudent » après diagnostic serait associée à une baisse de la mortalité toutes causes chez les survivantes du cancer du sein. À l'inverse, une alimentation de type occidental, avant ou après le diagnostic, semble liée à une mortalité accrue dans cette même population. Pour les autres types de cancers, les données restent trop limitées pour conclure. Les auteurs soulignent la nécessité de recherches supplémentaires de meilleure qualité.

Voir l'étude originale →

Synthèses non systématiques ou centrées sur des mécanismes biologiques : utiles pour comprendre un domaine, mais sans nouvelles données mesurées chez l'humain.

Vous êtes professionnel de santé ou chercheur ? Aidez-nous à fiabiliser ces résumés : relisez, corrigez, signalez. Les relecteurs qui le souhaitent sont crédités sur le site.

Devenir relecteur

Cet article est fourni à titre informatif et éducatif uniquement. Il ne constitue pas un avis médical, un diagnostic ou une recommandation de traitement, et ne remplace pas la consultation d'un professionnel de santé qualifié.

Ce site utilise des cookies de mesure d'audience (Google Analytics) pour comprendre comment il est utilisé. En savoir plus