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Régime paléo

Alimentation inspirée du régime supposé des chasseurs-cueilleurs préagricoles, excluant céréales, légumineuses et produits laitiers.

Études scientifiques (4)

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Répartition par niveau de preuve (cliquez pour filtrer) · Comprendre les niveaux

Niveau 3 — Essai randomisé contrôlé10 participants
⚠ Niveau ajusté (2 → 3)

Motif : essai de 10 participants

Microbiote intestinal et adaptations fonctionnelles au régime paléo et au régime rationnel chez des athlètes professionnels : une étude pilote

Europe PMC · 2026-08-14 · Pięta A, Zielińska K, Humińska-Lisowska K, Frączek B.

Résumé simplifié :

Cette étude a suivi dix joueurs professionnels de handball pendant 8 semaines, répartis en deux groupes : l'un suivant un régime paléo, l'autre un régime alimentaire classique équilibré, avec le même nombre de calories. Les chercheurs ont analysé leur microbiote intestinal (les bactéries de l'intestin) au début, puis après 4 et 8 semaines. Résultat : le régime paléo n'a pas provoqué de changements majeurs dans la composition du microbiote, contrairement au régime classique qui a entraîné certaines modifications. Les deux régimes apportaient assez de fibres, mais pas assez de vitamine D, et le régime paléo manquait aussi de calcium. Il s'agit d'une petite étude, donc les résultats restent à confirmer.

Résumé reformulé :

Dans cet essai contrôlé randomisé pilote, dix joueurs professionnels de handball masculins ont suivi pendant 8 semaines soit un régime paléo (n=5), soit un régime alimentaire rationnel classique (n=5), tous deux isocaloriques. Des échantillons fécaux ont été analysés à l'inclusion, à 4 et 8 semaines pour évaluer la composition taxonomique et le potentiel fonctionnel du microbiote intestinal. Le régime paléo se caractérisait par moins de glucides et plus de graisses (notamment insaturées) que le régime rationnel. Les apports en fibres étaient élevés dans les deux groupes, alors que la vitamine D était insuffisante partout, avec un déficit calcique supplémentaire dans le groupe paléo. Sur le plan du microbiote, le régime rationnel a induit des changements taxonomiques et fonctionnels spécifiques, tandis qu'aucune altération significative n'a été observée dans le groupe paléo au fil du temps. Une forte variabilité interindividuelle a été notée, et la richesse globale du microbiote est restée stable dans les deux groupes. Ces résultats préliminaires, obtenus sur un petit échantillon, nécessitent confirmation par des études de plus grande envergure.

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Niveau 1 — Méta-analyse d'essais randomisés
Le régime paléolithique - effets sur l'état de santé et la performance des athlètes ?

Europe PMC · 2021-03-21 · Frączek B, Pięta A, Burda A, Mazur-Kurach P, Tyrała F.

Résumé simplifié :

Cette étude rassemble les résultats de 21 recherches menées chez des adultes pour voir ce que le régime paléo change dans le corps. Comparé à d'autres régimes sains, le régime paléo aide autant, voire plus, à perdre du poids, réduire le tour de taille, baisser le cholestérol et les triglycérides, et améliorer la gestion du sucre dans le sang (glycémie, insuline). Ces effets sont surtout visibles à court terme, mais certains bénéfices, comme sur le cholestérol et la glycémie, persistent aussi à long terme. Les effets sur la performance sportive restent peu étudiés, surtout chez les sportifs de haut niveau.

Résumé reformulé :

Cette méta-analyse a examiné 21 essais contrôlés randomisés portant sur l'impact du régime paléolithique (PD) sur des marqueurs de santé chez des adultes, en comparaison avec divers régimes sains de contrôle (CD). Les deux types de régimes réduisent le poids, l'IMC et le tour de taille, avec un effet plus marqué à court terme. Le régime paléo entraîne une baisse plus importante du cholestérol total, du LDL et des triglycérides ; à long terme, seul ce régime maintient une réduction du cholestérol total et du LDL. Concernant la pression artérielle, l'effet est surtout observé à court terme. Le régime paléo améliore aussi la glycémie à jeun, l'insulinémie, l'HOMA-IR et l'HbA1c à court terme, effets non retrouvés avec les régimes de contrôle ; à long terme, seuls la glycémie et l'insuline restent améliorées. L'impact sur la performance physique semble moindre en l'absence d'exercice associé, et davantage de recherches sont nécessaires chez les athlètes professionnels.

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Niveau 1 — Méta-analyse d'essais randomisés
Influence du régime paléolithique sur les marqueurs anthropométriques dans les maladies chroniques : revue systématique et méta-analyse

Europe PMC · 2019-07-23 · de Menezes EVA, Sampaio HAC, Carioca AAF, Parente NA, Brito FO, Moreira TMM, de Souza ACC, Arruda SPM.

Résumé simplifié :

Cette étude a rassemblé les résultats de plusieurs essais cliniques pour savoir si le régime paléo aide à perdre du poids. Les chercheurs ont comparé des personnes suivant ce régime à celles suivant des régimes classiques recommandés par les autorités de santé. Résultat : les personnes au régime paléo ont perdu en moyenne 3,5 kg de plus que les autres. Le régime paléo semble aussi améliorer l'indice de masse corporelle et le tour de taille. Cependant, les auteurs précisent que des études plus larges et plus longues sont encore nécessaires pour confirmer ces bénéfices sur la santé.

Résumé reformulé :

Cette revue systématique avec méta-analyse a examiné l'effet du régime paléolithique sur des marqueurs anthropométriques (poids, IMC, tour de taille) chez l'adulte, en le comparant à des régimes basés sur des recommandations nutritionnelles standards. Sur 1224 articles identifiés, 24 ont été retenus et 11 inclus dans la méta-analyse finale, tous issus d'essais randomisés. Les résultats montrent une perte de poids moyenne supplémentaire de 3,52 kg (IC 95% : -5,26 à -1,79 ; p<0,001) chez les adeptes du régime paléo par rapport aux groupes témoins, avec une hétérogénéité faible entre les études (I²=24%). Des effets significatifs ont également été observés sur l'IMC et le tour de taille. Les auteurs concluent que le régime paléolithique pourrait contribuer à la gestion du poids et du tour de taille dans le cadre de la prévention des maladies chroniques non transmissibles, tout en soulignant la nécessité d'essais cliniques randomisés supplémentaires, avec des échantillons plus larges et un suivi plus long, pour confirmer ces bénéfices.

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Niveau 2 — Méta-analyse d'essais randomisés
⚠ Niveau ajusté (1 → 2)

Motif : sensibilité révèle que les résultats sur lipides, pression artérielle et CRP sont instables selon les études retirées

Effets du régime paléolithique sur les facteurs de risque cardiovasculaire : revue systématique et méta-analyse d'essais contrôlés randomisés

Europe PMC · 2019-07-01 · Ghaedi E, Mohammadi M, Mohammadi H, Ramezani-Jolfaie N, Malekzadeh J, Hosseinzadeh M, Salehi-Abargouei A.

Résumé simplifié :

Cette étude a rassemblé les résultats de 8 essais scientifiques testant le régime paléo (viande maigre, poisson, légumes, fruits, noix, sans céréales ni produits laitiers ni sucre ajouté) chez des personnes réelles. Les chercheurs ont observé que ce régime aidait à perdre du poids, réduire le tour de taille et la graisse corporelle, faire baisser la tension artérielle, améliorer le cholestérol et diminuer l'inflammation. Cependant, quand certaines études étaient retirées de l'analyse, ces bénéfices devenaient moins clairs pour plusieurs indicateurs. Les auteurs concluent que le régime paléo semble bénéfique mais que davantage d'études solides sont nécessaires pour confirmer ces effets avec certitude.

Résumé reformulé :

Cette méta-analyse a compilé les données de 8 essais contrôlés randomisés évaluant l'impact du régime paléolithique sur les facteurs de risque cardiovasculaire. Les résultats montrent des réductions significatives du poids corporel, du tour de taille, de l'IMC, du pourcentage de masse grasse, de la pression artérielle systolique et diastolique, ainsi que des taux de cholestérol total, de triglycérides, de LDL et de CRP, accompagnées d'une hausse du HDL. Toutefois, les analyses de sensibilité ont révélé que ces effets sur le profil lipidique, la tension artérielle et la CRP étaient fragiles : ils changeaient significativement selon les études incluses ou exclues. Les auteurs soulignent donc que, malgré des résultats globalement favorables, les preuves restent insuffisamment robustes et appellent à des essais cliniques mieux conçus pour confirmer ces bénéfices potentiels du régime paléo sur la santé cardiovasculaire.

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