Régime végétarien
Alimentation excluant la viande et le poisson.
Études scientifiques (18)
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Europe PMC · 2026-09-22 · van Oppenraaij SL, Weijs PJM, Verlaan S.
Résumé simplifié :
Cette étude a comparé, chez 108 adultes de plus de 55 ans faisant de la musculation pendant 12 semaines, un régime végétarien (avec œufs et produits laitiers) à un régime omnivore classique. Les deux groupes visaient un apport suffisant en protéines. Résultat : les végétariens ont consommé un peu moins de protéines et gagné légèrement moins de masse musculaire que les omnivores, mais les deux groupes ont quand même amélioré leur masse musculaire, leur force et leurs capacités physiques. Un régime végétarien bien planifié peut donc rester efficace pour préserver les muscles en vieillissant, même s'il semble légèrement moins performant qu'un régime omnivore sur ce point précis.
Résumé reformulé :
Cet essai randomisé a testé, chez 108 adultes de 55 ans et plus suivant un programme de musculation de 12 semaines, l'effet d'un régime lacto-ovo-végétarien comparé à un régime omnivore sur l'apport protéique et la masse musculaire appendiculaire. Les deux groupes visaient un apport protéique ≥1,2 g/kg/j, avec au moins 60% de protéines végétales ou animales selon le groupe. Les végétariens ont finalement consommé moins de protéines (1,24 vs 1,58 g/kg/j) et la non-infériorité n'a été démontrée ni pour l'apport protéique ni pour le gain de masse musculaire. Cependant, les deux groupes ont significativement augmenté leur masse musculaire (+0,38 kg vs +0,66 kg), leur force aux jambes et leurs performances au test de chaise, sans différence significative entre les groupes sur ces paramètres fonctionnels. Ces résultats suggèrent qu'un régime végétarien correctement supervisé reste compatible avec des gains musculaires et fonctionnels chez les seniors pratiquant un entraînement en résistance.
Europe PMC · 2026-09-05 · Wildemast S, Verlaan S, Grootswagers P.
Résumé simplifié :
Cette étude néerlandaise a examiné l'alimentation de personnes âgées (environ 76 ans) suivant un régime végétarien depuis 42 ans en moyenne ou végan depuis 10 ans, en comparant leurs apports nutritionnels à ceux de personnes mangeant de tout. Résultat : les végans avaient souvent trop peu de protéines (83% d'entre eux), tout comme 40% des végétariens, contre 25% chez les omnivores. Les deux groupes manquaient aussi de calcium, zinc, vitamine B12 et vitamine D, les végans manquant en plus de fer et de folates. La qualité des protéines consommées était également insuffisante. Ces résultats montrent qu'un accompagnement nutritionnel adapté serait utile pour ces régimes chez les seniors.
Résumé reformulé :
Cette étude transversale a analysé, via des carnets alimentaires de 3 jours, les apports nutritionnels de 20 végétariens et 6 végans néerlandais âgés (médiane 76 ans), suivant ces régimes depuis respectivement 42 et 10 ans (précédés de 31 ans de végétarisme pour les végans), comparés à un groupe omnivore de référence. Les végans présentaient un apport énergétique plus faible, davantage de fibres et une répartition différente des macronutriments. Un apport protéique inférieur aux recommandations concernait 83% des végans, 40% des végétariens et 25% des omnivores. La qualité protéique journalière (score PAQS) était insuffisante chez la quasi-totalité des végans et la majorité des végétariens. Les deux régimes présentaient des apports insuffisants en calcium, zinc, vitamine B12 et vitamine D, avec en plus des carences en fer et folates chez les végans. Les auteurs soulignent que des repas végétaux bien composés peuvent néanmoins atteindre une qualité protéique adéquate, suggérant un besoin de conseils nutritionnels ciblés.
Europe PMC · 2026-08-29 · Allner IE, Kiess W, Kratzsch J, Vogel M.
Résumé simplifié :
Cette étude a comparé plus de 2500 enfants et adolescents suivant soit un régime omnivore, végétarien ou végan. Les chercheurs ont mesuré leur taille, leur poids et certaines hormones liées à la croissance (IGF-1 et IGFBP-3). Résultat : les enfants végans étaient un peu plus petits et plus minces que les végétariens et les omnivores, et présentaient des niveaux plus bas de ces hormones de croissance. Les enfants végétariens se situaient à un niveau intermédiaire. Cela suggère que le type d'alimentation pourrait influencer la croissance pendant l'enfance, sans que l'étude ne prouve de lien de cause à effet direct.
Résumé reformulé :
Cette étude observationnelle a analysé 7344 échantillons sanguins provenant de 2508 enfants et adolescents en bonne santé (3 mois à 19 ans), suivant un régime omnivore, végétarien ou végan. Les chercheurs ont comparé la taille, l'indice de masse corporelle (IMC) et les concentrations sériques d'IGF-1 et d'IGFBP-3, deux marqueurs biologiques de la croissance, entre les groupes appariés. Les enfants végans présentaient une taille et un IMC inférieurs à ceux des végétariens, eux-mêmes non significativement différents des omnivores en taille. Les niveaux d'IGF-1 et d'IGFBP-3 étaient également plus bas chez les végans que chez les végétariens et omnivores, avec des valeurs intermédiaires chez les végétariens. Ces associations, ajustées selon l'âge et le stade pubertaire, suggèrent un lien entre composition du régime alimentaire et paramètres de croissance chez l'enfant, sans toutefois établir de causalité directe compte tenu du caractère observationnel de l'étude.
Europe PMC · 2026-08-28 · de Oliveira Lima M, de Melo JS, Soares LL, de Menezes RCE, Serenini R, Longo-Silva G.
Résumé simplifié :
Cette étude a examiné le lien entre différents types de régimes à base de plantes et la qualité du sommeil chez plus de 5000 adultes. Résultat : manger beaucoup de plantes, y compris des aliments peu sains comme des sucreries ou des céréales raffinées, est lié à un moins bon sommeil. En revanche, privilégier des plantes saines (fruits, légumes, légumineuses complètes) est associé à un meilleur sommeil. Ce lien s'explique en partie par la dépression, le manque d'exercice physique ou le poids corporel. La qualité, et pas seulement la quantité, des aliments végétaux consommés semble donc compter pour bien dormir.
Résumé reformulé :
Cette étude observationnelle menée auprès de 5260 adultes a analysé la relation entre plusieurs indices de régime à base de plantes (global, sain, non sain, et pro-végétarien) et la qualité du sommeil, évaluée via l'index de Pittsburgh. Plus de la moitié des participants rapportaient un sommeil de mauvaise qualité. Les résultats montrent qu'un indice global élevé ou une consommation importante d'aliments végétaux non sains sont associés à une moins bonne qualité de sommeil, en partie via une dépression accrue ou une activité physique réduite. À l'inverse, un indice reflétant une alimentation végétale saine ou pro-végétarienne est associé à une meilleure qualité de sommeil, en partie via un indice de masse corporelle plus faible. Ces associations, de nature corrélationnelle, suggèrent l'importance de distinguer la qualité des aliments végétaux consommés dans les recommandations nutritionnelles liées au sommeil.
Motif : hétérogénéité des études et synthèse narrative seulement, résultats peu cohérents sur la diversité microbienne
Europe PMC · 2026-05-27 · Chiesa A, Generali L, Butera A, Filippini T, Lanteri V, Veneri F.
Résumé simplifié :
Cette revue scientifique a analysé six études (448 personnes) pour voir si notre alimentation change les bactéries présentes dans la bouche. Résultat : globalement, le microbiote oral reste assez stable quel que soit le régime suivi. Mais certains détails changent : le régime méditerranéen semble réduire la quantité de bactéries responsables des maladies des gencives. Les régimes végétaux et omnivores influencent aussi certaines familles de bactéries buccales. Les auteurs précisent que ces résultats restent limités car les études sont différentes entre elles et n'observent les gens qu'à un instant donné, sans suivi dans le temps.
Résumé reformulé :
Cette revue systématique a examiné six études (448 participants) évaluant le lien entre différents régimes alimentaires (méditerranéen, végan, végétarien, omnivore) et la composition du microbiote oral chez des individus en bonne santé. Globalement, les régimes alimentaires n'entraînaient pas de modifications constantes de la diversité globale du microbiote (diversité alpha et bêta). Toutefois, des différences apparaissaient au niveau de taxons spécifiques : le régime méditerranéen était associé à une moindre abondance de bactéries impliquées dans les maladies parodontales, tandis que les régimes végétaux et omnivores présentaient des profils distincts pour certains genres bactériens (Neisseria, Haemophilus, Prevotella, Streptococcus). Les profils fonctionnels et métaboliques semblaient plus sensibles à l'alimentation que la seule composition taxonomique. Les auteurs soulignent que ces conclusions restent limitées par l'hétérogénéité des méthodes et le caractère transversal des études, appelant à des essais longitudinaux et interventionnels futurs.
Europe PMC · 2026-02-26 · Oncina-Cánovas A, Cabañas-Alite L, Comino I, Mustieles V.
Résumé simplifié :
Cette étude fait le bilan de 24 recherches menées chez des humains pour voir si manger surtout des végétaux protège contre les cancers digestifs (côlon, foie, estomac, œsophage, pancréas, bouche/gorge). Résultat : quand l'alimentation végétale est composée d'aliments complets et peu transformés (fruits, légumes, légumineuses, céréales complètes), le risque de cancer semble plus faible. Mais quand elle repose sur des produits végétaux raffinés ou ultra-transformés (comme les jus sucrés, pains blancs ou snacks), le risque augmente. La qualité des aliments végétaux consommés est donc essentielle, pas seulement le fait de manger «végétal».
Résumé reformulé :
Cette revue de portée a analysé 24 études observationnelles (cohortes prospectives et cas-témoins) menées principalement en Europe, Amérique du Nord et Asie, portant sur l'association entre différents régimes à base de plantes et le risque de cancers digestifs. Les chercheurs ont utilisé des indices alimentaires reconnus (PDI, hPDI, uPDI, régime pro-végétarien, EAT-Lancet) pour distinguer les régimes végétaux «sains» (aliments complets, peu transformés) des régimes végétaux «malsains» (produits raffinés ou ultra-transformés). Les résultats montrent que l'adhésion à un régime végétal de qualité est associée à un risque réduit de cancers colorectal, pancréatique, hépatique, œsophagien, gastrique et oropharyngé, tandis que les régimes végétaux de moindre qualité sont associés à un risque accru. Ces associations, observées dans des études d'observation, ne permettent pas d'établir formellement un lien de cause à effet, mais suggèrent l'importance de la qualité nutritionnelle au sein même des régimes à base de plantes.
Europe PMC · 2025-10-22 · Lv J, Jiao S, Li W, Ding S, Ma L, Zhang Q.
Résumé simplifié :
Des chercheurs ont comparé plusieurs régimes alimentaires (méditerranéen, cétogène, DASH, végétalien, pauvre en graisses, pauvre en glucides) chez des personnes souffrant de syndrome métabolique, en combinant les résultats de 26 études et plus de 2000 patients. Le régime végétalien s'est montré le plus efficace pour réduire le tour de taille et augmenter le bon cholestérol. Le régime cétogène a le mieux fait baisser la tension artérielle et les triglycérides. Le régime méditerranéen, lui, s'est distingué pour mieux réguler la glycémie à jeun. Chaque régime a donc des points forts différents selon l'indicateur de santé visé.
Résumé reformulé :
Cette méta-analyse en réseau a comparé l'efficacité de six régimes alimentaires (cétogène, DASH, végétarien/végétalien, méditerranéen, pauvre en graisses, pauvre en glucides) sur le syndrome métabolique, à partir de 26 essais randomisés totalisant 2 255 patients. Les résultats montrent que le régime végétalien réduit le plus efficacement le tour de taille et améliore le HDL-cholestérol, tandis que le régime cétogène est particulièrement efficace pour diminuer la tension artérielle et les triglycérides. Le régime méditerranéen se distingue quant à lui par une meilleure régulation de la glycémie à jeun comparé aux autres approches. Les auteurs concluent que les régimes végétalien, cétogène et méditerranéen semblent globalement les plus prometteurs pour améliorer le syndrome métabolique, tout en soulignant la nécessité d'études complémentaires de meilleure qualité pour confirmer ces observations.
Europe PMC · 2025-09-30 · Xing D, Li M, Zhong Y, Liang L, Yao H, Liang Y, Lyu Y, Yu Y.
Résumé simplifié :
Cette étude a analysé de nombreuses recherches pour savoir si une alimentation saine peut aider à prévenir les troubles du plancher pelvien, comme l'incontinence urinaire ou fécale et les problèmes sexuels. En combinant les résultats de 14 études, les chercheurs ont constaté qu'un régime méditerranéen ou anti-inflammatoire était lié à moins de troubles de la fonction sexuelle. Le régime DASH, lui, semblait aider contre certains symptômes urinaires. À l'inverse, une alimentation pro-inflammatoire (riche en aliments transformés) était associée à plus de risques d'incontinence. Ces résultats suggèrent que bien manger pourrait être une piste intéressante pour prévenir ou soulager ces troubles.
Résumé reformulé :
Cette revue systématique avec méta-analyse a examiné l'effet de plusieurs régimes alimentaires (méditerranéen, DASH, anti-inflammatoire, pro-inflammatoire, hPDI) sur les dysfonctions du plancher pelvien - incontinence urinaire, fécale et dysfonction sexuelle. À partir de 31 études (dont 14 incluses en méta-analyse, mêlant études transversales, prospectives et essais randomisés), les auteurs rapportent qu'une alimentation saine dans son ensemble était associée à une réduction significative des dysfonctions sexuelles (études transversales : OR = 0,69 ; études prospectives : SMD = -0,60) et des symptômes d'incontinence (OR = 0,77). Le régime méditerranéen et les régimes anti-inflammatoires étaient spécifiquement liés à un moindre risque de dysfonction sexuelle, tandis que le régime DASH semblait bénéfique contre les symptômes urinaires bas et l'urgenturie. À l'inverse, les régimes pro-inflammatoires étaient associés à un risque accru d'incontinence urinaire et fécale. Ces résultats, bien qu'issus principalement d'études observationnelles, plaident pour intégrer le conseil nutritionnel dans la prise en charge de ces troubles.
Motif : IC larges et résultat statistiquement imprécis pour le régime végan (RR 0,65 ; IC95% 0,42-1,00)
Europe PMC · 2025-08-12 · Murciano A, Malavolti M, Fairweather-Tait S, Paduano S, Vinceti M, Filippini T.
Résumé simplifié :
Cette étude rassemble 36 recherches menées entre 1999 et 2025 pour voir si manger surtout des végétaux protège du diabète de type 2. Résultat : les régimes végétariens et végans semblent réduire ce risque, en particulier lorsqu'ils sont composés d'aliments végétaux sains comme les fruits, légumes et céréales complètes. En revanche, un régime végétal basé sur des aliments transformés (sucreries, féculents raffinés) augmente le risque, même s'il exclut la viande. La qualité des aliments végétaux consommés compte donc plus que leur seule origine végétale.
Résumé reformulé :
Cette méta-analyse a compilé 36 études observationnelles publiées entre 1999 et 2025 afin d'évaluer le lien entre l'adhésion à des régimes à base de plantes (végétariens, végans, indices de qualité végétale) et le risque de diabète de type 2 (T2D). Les résultats montrent une association inverse entre ces régimes et le risque de T2D, plus marquée pour le régime végan (RR = 0,65) et le régime lacto-ovo-végétarien (RR = 0,68). L'indice de régime végétal global et sa version « saine » (hPDI) sont associés à une réduction du risque, avec une relation dose-réponse quasi linéaire, tandis que l'indice « malsain » (uPDI) est associé à une augmentation linéaire du risque. Ces données suggèrent qu'un régime végétal de bonne qualité pourrait diminuer le risque de diabète, alors qu'une alimentation végétale mais riche en produits transformés pourrait au contraire l'accroître, soulignant l'importance de la qualité nutritionnelle plutôt que de la seule origine des aliments.
Motif : intervalles de confiance larges et certains incluant la valeur nulle (ex: high-protein MD -4.49 CI -9.55 à 0.35), nombre limité d'essais par comparaison
Europe PMC · 2025-08-06 · Sun Y, Shang M, Zhang Y, Hu J, Wang H.
Résumé simplifié :
Cette étude a comparé huit régimes alimentaires (dont le régime méditerranéen, le kéto, le DASH, le jeûne intermittent...) pour voir lesquels aident le plus à réduire les risques cardiovasculaires comme le poids, le cholestérol, la tension ou le sucre dans le sang. En analysant 21 études sur environ 1 660 personnes, les chercheurs ont trouvé que chaque régime a ses points forts : le kéto et le régime riche en protéines font perdre du poids, le DASH et le jeûne intermittent réduisent la tension, et les régimes pauvres en glucides améliorent le cholestérol. Le régime méditerranéen a été inclus dans la comparaison, mais ne s'est pas démarqué comme le plus efficace sur les critères principaux mesurés.
Résumé reformulé :
Cette méta-analyse en réseau a examiné 21 essais randomisés (1 663 participants) pour comparer l'efficacité de huit régimes alimentaires, incluant le régime méditerranéen, sur divers facteurs de risque cardiovasculaire : poids, tour de taille, profil lipidique, glycémie et tension artérielle. Les résultats montrent des effets différenciés selon les régimes : le régime cétogène et le régime riche en protéines se sont révélés les plus efficaces pour la perte de poids, le DASH et le jeûne intermittent pour la baisse de la tension artérielle systolique, et les régimes pauvres en glucides pour l'amélioration du HDL-cholestérol. Le régime méditerranéen faisait partie des interventions testées dans le réseau de comparaisons, mais le résumé ne rapporte pas de résultats chiffrés spécifiques le concernant parmi les critères analysés. Ces données suggèrent que le choix d'un régime pourrait être adapté selon l'objectif cardiovasculaire visé, bien que des limites méthodologiques (nombre d'études, hétérogénéité) invitent à la prudence.
Europe PMC · 2024-10-01 · Sandoval Leiva T, Muñoz Y, Tabilo Aguirre L, Estay Castillo P.
Résumé simplifié :
Cette étude fait le point sur ce que l'on sait des régimes végétariens et végétaliens pendant la grossesse et l'allaitement, en particulier concernant la vitamine B12 et les oméga-3 (EPA et DHA). Les chercheurs ont analysé onze études sur le sujet. Résultat : un régime végétal bien planifié, avec des compléments adaptés en B12 et en oméga-3, peut convenir pendant ces périodes. Les femmes supplémentées avaient de meilleurs niveaux de ces nutriments dans le sang et dans le lait maternel. Les auteurs insistent toutefois sur le besoin de suivre chaque femme individuellement et de poursuivre les recherches.
Résumé reformulé :
Cette revue de littérature examine les apports et concentrations en vitamine B12 et en acides gras oméga-3 (EPA, DHA) chez les femmes suivant une alimentation végétarienne ou végétalienne pendant la grossesse et l'allaitement, périodes où les besoins nutritionnels augmentent. Après une recherche dans plusieurs bases de données scientifiques, onze articles ont été retenus. Les résultats montrent qu'un régime végétal bien construit, associé à une supplémentation adéquate en B12 et en EPA/DHA, est compatible avec ces étapes de la vie, cette supplémentation étant associée positivement aux teneurs de ces nutriments dans le lait maternel et dans le sang des femmes concernées. Les auteurs soulignent néanmoins la nécessité d'approfondir la recherche, notamment par une évaluation nutritionnelle complète et personnalisée, incluant l'anamnèse alimentaire et l'estimation précise des besoins de chaque femme.
Motif : seulement six études incluses, hétérogènes et sous-puissantes, ne permettant pas de conclusions fermes
Europe PMC · 2024-09-30 · Meulenbroeks D, Otten E, Smeets S, Groeneveld L, Jonkers D, Eussen S, Scheepers H, Gubbels J.
Résumé simplifié :
Cette étude a analysé les recherches existantes sur les femmes enceintes suivant un régime végan. Les chercheurs ont trouvé seulement six études fiables sur le sujet. Les résultats montrent que les femmes véganes consomment moins de protéines et de certains nutriments que les femmes mangeant de la viande. Prendre des compléments de vitamine B12 semble suffisant pour maintenir de bons niveaux chez la mère et le bébé. Les femmes véganes prenaient moins souvent trop de poids pendant la grossesse, mais leurs bébés naissaient avec un poids plus faible. Les auteurs soulignent qu'il n'y a pas assez d'études solides pour tirer des conclusions définitives.
Résumé reformulé :
Cette revue systématique a examiné la littérature scientifique disponible sur les effets d'un régime végan pendant la grossesse sur la santé maternelle et infantile. Après avoir passé en revue plus de 2000 articles, seulement six études répondaient aux critères de qualité méthodologique. Les résultats indiquent que les femmes enceintes véganes présentent des apports significativement plus faibles en protéines et en plusieurs micronutriments comparativement aux femmes omnivores. La supplémentation en vitamine B12 semble efficace pour maintenir des niveaux adéquats chez la mère et dans le cordon ombilical. Par ailleurs, les femmes véganes montraient moins souvent une prise de poids excessive durant la grossesse, mais leurs enfants présentaient un poids de naissance significativement inférieur à ceux des femmes omnivores. Les auteurs concluent que le nombre limité d'études, la diversité des critères mesurés et le manque de puissance statistique empêchent de tirer des conclusions fermes sur les effets réels d'un régime végan pendant la grossesse.
Europe PMC · 2024-08-24 · Pandey M, AlQassab O, Kanthajan T, Parikh A, Francis AJ, Sreenivasan C, Nwosu M.
Résumé simplifié :
Cette étude fait la synthèse de plusieurs recherches sur les régimes alimentaires riches en fibres et à base de plantes (fruits, légumes, céréales complètes, légumineuses, noix) chez les adultes d'âge moyen et les seniors. Les chercheurs ont analysé 10 études pertinentes et ont constaté que ce type d'alimentation aide à réduire la tension artérielle, améliore le taux de cholestérol et aide à mieux contrôler la glycémie. Les fibres alimentaires semblent particulièrement utiles pour diminuer le mauvais cholestérol et réduire l'inflammation dans le corps. Ces résultats suggèrent que ce régime pourrait être un bon moyen de prévenir les maladies cardiovasculaires chez les personnes plus âgées.
Résumé reformulé :
Cette revue systématique, menée selon la méthodologie PRISMA, examine l'efficacité des régimes à base de plantes riches en fibres pour réduire les facteurs de risque cardiovasculaire chez les adultes d'âge moyen et âgés. Après recherche dans plusieurs bases de données scientifiques, les auteurs ont retenu 10 études (revues systématiques, un essai contrôlé randomisé, études observationnelles et articles de synthèse) montrant des améliorations significatives de la pression artérielle, du profil lipidique et de la régulation glycémique associées à ce type d'alimentation. Les fibres alimentaires joueraient un rôle clé dans la diminution du LDL-cholestérol, l'amélioration de la sensibilité à l'insuline et la réduction de l'inflammation systémique. Les auteurs soulignent toutefois des limites méthodologiques, notamment le recours fréquent à l'auto-déclaration des apports alimentaires et une adhésion variable au régime selon les études. Ils appellent à des recherches futures sur l'adhérence à long terme et les bénéfices comparés des différents aliments végétaux.
Europe PMC · 2024-07-02 · Termannsen AD, Søndergaard CS, Færch K, Andersen TH, Raben A, Quist JS.
Résumé simplifié :
Cette étude a analysé 8 essais cliniques (716 personnes) pour voir si les régimes végétaux (végan, végétarien...) améliorent la sensibilité à l'insuline, c'est-à-dire la capacité du corps à bien utiliser le sucre. Chez les personnes en surpoids ou obèses, ces régimes ont amélioré deux indicateurs importants : le HOMA-IR (mesure de la résistance à l'insuline) et le taux d'insuline à jeun, comparés à d'autres régimes. En revanche, chez les personnes prédiabétiques ou diabétiques de type 2, les résultats n'ont montré aucune différence significative. Des études plus longues sont nécessaires pour confirmer ces bénéfices sur le long terme.
Résumé reformulé :
Cette méta-analyse d'essais contrôlés randomisés a examiné l'effet des régimes à base de plantes (végan, ovo-végétarien, lacto-végétarien, lacto-ovo-végétarien) sur la sensibilité à l'insuline chez des adultes en surpoids/obèses, prédiabétiques ou diabétiques de type 2. Sur 8 essais inclus (716 participants), les régimes végétaux ont significativement réduit le HOMA-IR (-0,97) et l'insulinémie à jeun (-4,13 µU/mL) chez les personnes en surpoids/obèses, comparativement à des régimes contrôles. Chez les prédiabétiques, une seule étude comparant régime végan et végétarien n'a montré aucune différence sur ces marqueurs. Chez les diabétiques de type 2, une étude n'a révélé aucune différence par rapport à un régime diabétique conventionnel. Les auteurs concluent qu'un régime végétal d'au moins 14 jours améliore certains marqueurs métaboliques chez les personnes en surpoids/obèses, mais soulignent le besoin d'essais à plus long terme pour évaluer les bénéfices durables chez les populations à risque ou atteintes de diabète de type 2.
Motif : forte hétérogénéité entre les études incluses explicitement mentionnée
Europe PMC · 2024-05-15 · Capodici A, Mocciaro G, Gori D, Landry MJ, Masini A, Sanmarchi F, Fiore M, Coa AA, Castagna G, Gardner CD, Guaraldi F.
Résumé simplifié :
Cette grande synthèse a rassemblé de nombreuses revues et méta-analyses pour étudier les effets des régimes végétariens et végans chez l'humain. Résultat : ces régimes sont liés à un meilleur profil de cholestérol, un meilleur contrôle du sucre dans le sang, un poids plus faible, moins d'inflammation, ainsi qu'un risque réduit de maladie cardiaque et de cancer. Le régime végétarien semble aussi associé à une mortalité cardiovasculaire plus faible. Cependant, chez les femmes enceintes, aucune différence n'a été observée pour le diabète gestationnel ou l'hypertension. Les auteurs restent prudents car les études analysées sont très variées et de qualité moyenne.
Résumé reformulé :
Cette revue parapluie a analysé les revues systématiques et méta-analyses publiées entre 2000 et 2023 pour évaluer l'impact des régimes sans produits animaux (végétariens et végans) sur la santé cardiométabolique et le cancer chez l'humain. Les résultats montrent une association significative entre ces régimes et un meilleur profil lipidique, un meilleur contrôle glycémique, un poids corporel plus faible, une inflammation réduite, ainsi qu'un risque plus faible de cardiopathie ischémique et de cancer. Le régime végétarien est également associé à une mortalité cardiovasculaire réduite. En revanche, aucune différence significative n'a été trouvée concernant le diabète gestationnel ou l'hypertension chez les femmes enceintes suivant un régime végétarien. Les auteurs soulignent que la qualité des études est moyenne et que l'hétérogénéité importante entre les populations étudiées limite la robustesse des conclusions, appelant à la prudence avant de recommander largement ces régimes.
Europe PMC · 2023-09-18 · Bai T, Peng J, Zhu X, Wu C.
Résumé simplifié :
Cette étude rassemble les résultats de huit recherches menées sur près de 687 000 personnes pour voir si suivre un régime végétarien est lié à un risque plus faible de cancers digestifs. Les chercheurs ont trouvé que les végétariens ont globalement moins de risques de développer un cancer digestif, en particulier des cancers de l'estomac et du côlon. Ce lien était plus net chez les hommes que chez les femmes, et plus marqué en Amérique du Nord et en Asie qu'en Europe. Les auteurs concluent que le régime végétarien semble protecteur, mais insistent sur le besoin d'études supplémentaires pour confirmer ces résultats.
Résumé reformulé :
Cette méta-analyse a compilé huit études observationnelles (sept cohortes et une étude cas-témoins), totalisant 686 691 participants, afin d'examiner le lien entre régime végétarien et risque de cancers gastro-intestinaux. Les résultats montrent une association négative globale entre alimentation végétarienne et risque de cancer digestif (RR = 0,77). Cette association était particulièrement forte pour les cancers gastriques (RR = 0,41) et significative pour les cancers colorectaux (RR = 0,85), mais absente pour les cancers digestifs hauts hors estomac. L'effet protecteur apparaissait chez les hommes mais pas chez les femmes, et variait selon les régions géographiques (significatif en Amérique du Nord et en Asie, non significatif en Europe). Les auteurs soulignent la nature observationnelle des données incluses, empêchant d'établir une relation de causalité, et appellent à des études prospectives supplémentaires bien conduites pour confirmer ces associations.
Motif : très haute hétérogénéité entre études, risque de biais élevé dans tous les essais, certitude des preuves très faible à faible pour la majorité des résultats
Europe PMC · 2023-09-01 · Jalal CS, De-Regil LM, Pike V, Mithra P.
Résumé simplifié :
Cette étude Cochrane analyse 16 recherches menées dans des pays à revenu intermédiaire, où l'on a ajouté du fer à des condiments comme le sel, la sauce de poisson, la sauce soja ou la poudre de curry, pour lutter contre l'anémie. Les résultats montrent que ces aliments enrichis pourraient réduire légèrement le manque de fer, mais les preuves restent incertaines concernant l'amélioration réelle du taux d'hémoglobine ou de la ferritine dans le sang. Quand le fer est combiné à d'autres vitamines et minéraux, l'effet sur la réduction de l'anémie semble un peu plus net. Aucun effet indésirable n'a été signalé, mais des études de meilleure qualité sont encore nécessaires.
Résumé reformulé :
Cette revue systématique Cochrane évalue l'effet de la fortification en fer de condiments et assaisonnements (sel, sauce de poisson, sauce soja, poudre de curry, poudre d'assaisonnement) sur l'anémie et la carence en fer, à partir de 16 études menées dans des pays à revenu intermédiaire, incluant surtout des enfants, adolescents et femmes. Une seule étude utilisait spécifiquement la poudre de curry comme vecteur du fer. Les analyses montrent une incertitude quant à l'effet de la fortification seule en fer sur la réduction de l'anémie, l'hémoglobine ou la ferritine, avec un niveau de preuve très faible à modéré selon les critères GRADE ; en revanche, elle pourrait réduire légèrement la carence en fer (certitude modérée). Lorsque le fer est associé à d'autres micronutriments, l'effet sur la réduction de l'anémie et de la carence en fer semble plus consistant (certitude faible), bien que l'impact sur l'hémoglobine et la ferritine reste incertain. Toutes les études incluses présentaient un risque de biais élevé et une forte hétérogénéité, limitant la solidité des conclusions. Aucun effet indésirable n'a été rapporté, et les auteurs appellent à des essais mieux conçus pour confirmer ces résultats.
Synthèses non systématiques ou centrées sur des mécanismes biologiques : utiles pour comprendre un domaine, mais sans nouvelles données mesurées chez l'humain.
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