Café, moulu
eaux et autres boissons
- kcal : 341
- sel g : 0.097
- fer mg : 9.26
- fibres g : 39.7
- lipides g : 13.9
- sodium mg : 38.8
- calcium mg : 116
- glucides g : 20.3
- proteines g : 13.9
- magnesium mg : 212
- omega3 dha g : 0
- omega3 epa g : 0
- potassium mg : 2050
- vitamine c mg : 0
- vitamine d ug : 0
- vitamine b9 ug : 22
- vitamine b12 ug : 0
Études scientifiques (22)
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Motif : essai de 13 participants
Europe PMC · 2026-09-15 · Wanifuchi M, Miyaguchi A, Hiramatsu J, Yamase H, Kamemoto K, Matsuda T, Yamada M, Sakamaki-Sunaga M.
Résumé simplifié :
Cette étude a testé l'effet du café sur la combustion des graisses chez 13 femmes sédentaires prenant la pilule contraceptive. Les participantes buvaient soit du café caféiné, soit du café décaféiné, une heure avant de faire du vélo à intensité modérée. Les chercheurs ont mesuré la quantité de graisses brûlées avant, pendant et après l'effort. Résultat : après avoir bu du café caféiné, les femmes brûlaient davantage de graisses juste après l'exercice, comparé au café décaféiné. Cela suggère que boire du café avant de faire du sport pourrait aider à mieux utiliser les graisses comme source d'énergie, même chez les femmes sous pilule contraceptive.
Résumé reformulé :
Cet essai randomisé, en double aveugle et avec permutation, a évalué l'effet de la caféine sur l'oxydation des graisses chez 13 femmes sédentaires utilisant des contraceptifs oraux. Les participantes réalisaient trois séries de 10 minutes de vélo à 40 % de leur consommation maximale d'oxygène, une heure après avoir consommé soit du café caféiné (5 mg/kg), soit du café décaféiné, selon un protocole croisé. La concentration sanguine de caféine était nettement plus élevée après le café caféiné, comme attendu. L'oxydation des graisses était initialement plus faible dans le groupe caféine avant la prise, mais elle est devenue significativement plus élevée immédiatement après l'exercice par rapport au groupe décaféiné. De façon plus générale, l'évolution de l'oxydation des graisses était significativement supérieure dans le groupe caféine à plusieurs moments, avant, pendant et après l'exercice. Ces résultats suggèrent que la consommation de café caféiné avant une activité physique pourrait favoriser l'utilisation des graisses comme carburant, y compris chez les femmes sous contraception orale.
Europe PMC · 2026-09-15 · Huwaikem M.
Résumé simplifié :
Cette étude a interrogé 502 étudiantes en Arabie saoudite sur leur mode de vie, leur alimentation et leurs symptômes prémenstruels. Plus de 6 étudiantes sur 10 rapportaient des symptômes prémenstruels marqués. Les chercheurs ont observé que certaines habitudes, comme fumer, avoir des règles douloureuses, ou consommer fréquemment burgers, fromage à pâte dure, oranges, chips, café et thé, étaient plus fréquentes chez les étudiantes présentant des symptômes plus sévères. À l'inverse, faire régulièrement du sport semblait associé à moins de symptômes. Il ne s'agit toutefois que d'associations observées à un instant donné, pas de preuves que le café ou ces aliments causent directement le syndrome prémenstruel.
Résumé reformulé :
Cette étude transversale menée auprès de 502 étudiantes de l'université King Faisal en Arabie saoudite explore les liens entre habitudes de vie, alimentation et syndrome prémenstruel (SPM), évalué via un questionnaire validé (SPAF) et un questionnaire de fréquence alimentaire. Environ 62% des participantes dépassaient le seuil clinique de symptômes prémenstruels significatifs. Une analyse de régression logistique multivariée a identifié plusieurs facteurs associés à des probabilités accrues de SPM cliniquement significatif : le tabagisme, la dysménorrhée perçue, ainsi que la consommation de burgers, fromage à pâte dure, oranges, chips et surtout de café et de thé. À l'inverse, la pratique régulière d'exercice physique était plus fréquente chez les étudiantes sous le seuil clinique. Aucune différence significative n'a été observée concernant l'apport calorique global en caféine ou la consommation d'eau. L'IMC était faiblement mais significativement corrélé à la sévérité des symptômes. Les auteurs soulignent que la nature transversale de l'étude ne permet pas d'établir de lien de causalité, et appellent à des études longitudinales et interventionnelles pour préciser ces associations.
Europe PMC · 2026-09-09 · Peng L, Chen Z, Wan L, Long Z, Hu J, Ding S, He L, Peng H, Shi Y, Hou X, Qiu R, Tang B, Wang C, Jiang H.
Résumé simplifié :
Cette étude cherche à comprendre quels facteurs du mode de vie ou de la biologie peuvent retarder ou avancer l'âge auquel apparaissent les symptômes de la maladie de Huntington, une maladie génétique grave du cerveau. En utilisant une méthode statistique basée sur des données génétiques humaines à grande échelle, les chercheurs ont testé l'effet de 26 facteurs possibles, dont la consommation de café. Résultat : boire du café serait associé à un âge d'apparition différent de la maladie, un lien confirmé même en tenant compte d'autres facteurs comme le tabac ou le temps passé devant les écrans. D'autres éléments comme l'éducation ou le taux de triglycérides jouent aussi un rôle.
Résumé reformulé :
Cette recherche utilise la randomisation mendélienne, une méthode qui exploite des variants génétiques pour approcher des relations de causalité, afin d'identifier les facteurs modifiables influençant l'âge d'apparition de la maladie de Huntington. À partir des données du plus grand consortium génétique sur cette maladie (GeM-HD), les auteurs ont analysé 26 facteurs potentiels parmi 36 recensés dans la littérature. La consommation et le métabolisme du café figurent parmi les six facteurs déjà rapportés qui ont été confirmés comme associés causalement à l'âge d'apparition, aux côtés de la longueur des télomères, du temps de loisir passé devant les écrans, du tabagisme, de la pression artérielle diastolique et de l'effet des inhibiteurs calciques. L'analyse multivariée a également confirmé le café comme un facteur indépendant, parmi huit autres éléments comme l'éducation, les triglycérides ou l'usage de statines. Ces résultats, obtenus par des analyses statistiques robustes sur données génétiques humaines, ouvrent des pistes pour de futures stratégies préventives, sans toutefois constituer une preuve directe issue d'essais cliniques.
Europe PMC · 2026-09-09 · Benson KRK, Tolstykh I, Chan JM, Piawah S, Wilkens LR, Park SY, Kenfield SA, Le Marchand L, Haiman CA, Cheng I, Van Blarigan EL.
Résumé simplifié :
Cette étude a suivi plus de 1000 personnes ayant eu un cancer colorectal pour voir si boire du café influençait leur risque de décès. Globalement, la consommation de café (peu importe le type) n'a pas montré d'effet clair sur la mortalité générale. Cependant, le café décaféiné semblait associé à un risque de décès plus faible, toutes causes confondues. La caféine elle-même était liée à une baisse du risque de décès, que ce soit toutes causes ou spécifiquement liées au cancer colorectal. Des différences ont aussi été observées selon l'origine ethnique des participants, mais dans l'ensemble, les résultats restent nuancés et n'établissent pas de lien de cause à effet.
Résumé reformulé :
Cette étude de cohorte a suivi 1098 participants diagnostiqués d'un cancer colorectal entre 1993 et 2008, interrogés sur leurs habitudes alimentaires après diagnostic, avec un suivi jusqu'en 2019. Les chercheurs ont examiné les liens entre consommation de café (total, caféiné, décaféiné) et mortalité toutes causes ou spécifique au cancer colorectal. Dans l'ensemble, aucune association significative n'a été observée entre le café en général et la mortalité. Toutefois, la consommation de café décaféiné était associée à une réduction de 29% du risque de mortalité toutes causes. Des associations plus marquées ont été trouvées selon les groupes ethniques : chez les participants d'origine hawaïenne, le café total et caféiné étaient liés à une mortalité toutes causes réduite, et chez les participants blancs, à une mortalité spécifique au cancer colorectal plus faible. La caféine, analysée séparément, était associée à une baisse de 22% du risque de mortalité toutes causes et de 52% du risque de mortalité liée au cancer colorectal. Ces résultats, basés sur une cohorte observationnelle, suggèrent des associations intéressantes mais ne permettent pas d'établir une relation de causalité directe entre café et survie après un cancer colorectal.
Europe PMC · 2026-09-08 · Papier K, Gaitskell K, Floud S, Reeves GK.
Résumé simplifié :
Cette grande étude britannique a suivi près d'un million de personnes pour voir si boire des boissons chaudes comme le café ou le thé était lié au cancer de l'œsophage. Résultat : boire ses boissons « très chaudes » plutôt que « tièdes » multiplie par trois le risque d'un type de cancer de l'œsophage appelé carcinome épidermoïde, mais n'a pas d'effet sur l'autre type, l'adénocarcinome. Boire beaucoup de boissons chaudes (6 tasses ou plus par jour) augmente aussi ce risque. Les chercheurs estiment que réduire la température des boissons pourrait éviter une partie de ces cancers.
Résumé reformulé :
En combinant deux grandes cohortes britanniques (près d'un million de participants suivis en moyenne 11 à 14 ans), cette étude a examiné le lien entre la température et la fréquence de consommation des boissons chaudes (thé, café) et le risque de cancer de l'œsophage. Sur 2348 cas recensés, les personnes déclarant préférer leurs boissons « très chaudes » plutôt que « tièdes » avaient un risque environ trois fois plus élevé de carcinome épidermoïde de l'œsophage, mais aucun lien significatif n'a été observé avec l'adénocarcinome. De même, consommer six boissons chaudes ou plus par jour, indépendamment de la température, était associé à une augmentation de 71% du risque de carcinome épidermoïde. Les auteurs estiment qu'environ 14% des carcinomes épidermoïdes de l'œsophage pourraient être évités si les buveurs de boissons « très chaudes » adoptaient une température plus modérée. Il s'agit d'une étude observationnelle qui établit une association, sans démontrer formellement un mécanisme de causalité direct.
Motif : forte hétérogénéité méthodologique et des résultats entre les 48 études incluses, synthèse narrative sans signature EEG reproductible
Europe PMC · 2026-09-03 · Chmiel J, Kładna A.
Résumé simplifié :
Cette revue rassemble 48 études portant sur les effets de la caféine sur l'activité électrique du cerveau (EEG) pendant l'éveil. Les chercheurs ont observé que la caféine réduit souvent l'activité dite « alpha », associée à la relaxation, et atténue les ondes lentes liées à la fatigue ou au manque de sommeil. Mais ces effets ne sont pas systématiques : ils varient selon la dose de caféine, l'habitude de consommation, l'état de vigilance et la méthode utilisée. Les auteurs concluent qu'il n'existe pas de « signature cérébrale » unique et fiable de la caféine, et que ces changements dans l'EEG ne signifient pas forcément une meilleure performance mentale.
Résumé reformulé :
Cette revue systématique, conforme aux lignes directrices PRISMA, analyse 48 études évaluant l'effet de la caféine (via café ou autres sources) sur l'électroencéphalogramme (EEG) chez des personnes éveillées, au repos ou lors de tâches cognitives. Les résultats les plus fréquents montrent une diminution de la puissance des ondes alpha après prise de caféine, ainsi qu'une réduction des ondes lentes (thêta, delta) notamment en contexte de fatigue, de privation de sommeil ou de sevrage caféiné. Toutefois, ces effets ne sont pas constants d'une étude à l'autre : ils dépendent fortement de la dose, du niveau de consommation habituelle, de l'état de vigilance initial, des conditions expérimentales et des méthodes d'analyse EEG employées. Les données concernant la cohérence cérébrale, l'asymétrie, la complexité non linéaire ou les micro-états restent préliminaires. Les auteurs soulignent qu'aucun marqueur EEG universel et validé de la réponse à la caféine n'a pu être identifié, et que les modifications électrophysiologiques observées ne doivent pas être interprétées comme la preuve directe d'une amélioration des performances cognitives, faute de concordance systématique entre mesures cérébrales et comportementales.
Europe PMC · 2026-08-31 · Ouyang Y, Liang J, He X, Song X, Qi T, Li M, Feng Y, Wu S, Ding Q, Sun Z, Jia T, Kou C, Bai W.
Résumé simplifié :
Cette grande étude a analysé les résultats de 59 recherches menées sur plus de 2 millions de personnes pour voir si les boissons non alcoolisées influencent la santé mentale. Globalement, boire beaucoup de boissons sucrées, de bulle tea ou de boissons énergisantes était lié à plus de risques de dépression et d'anxiété. Mais le café fait exception : les chercheurs ont observé que les personnes qui en consomment davantage avaient au contraire un peu moins de risque d'être déprimées. Attention, cela ne prouve pas que le café empêche la dépression, seulement qu'un lien existe dans les données observées.
Résumé reformulé :
Cette méta-analyse a rassemblé 59 études et plus de 2 millions de participants afin d'examiner le lien entre consommation de boissons non alcoolisées et santé mentale (dépression, anxiété, stress). Si la plupart des boissons analysées (sodas, boissons sucrées, bulle tea, energy drinks) étaient associées à un risque accru de dépression et/ou d'anxiété, le café se distinguait par une association inverse avec la dépression (OR = 0,87, IC 95 % : 0,76-0,99), suggérant une consommation plus élevée de café chez les personnes moins susceptibles de présenter des symptômes dépressifs. Ces résultats proviennent d'études observationnelles et ne permettent donc pas d'établir un lien de causalité direct entre le café et un effet protecteur sur la santé mentale. Les auteurs soulignent la nécessité d'études prospectives et interventionnelles complémentaires avant de formuler des recommandations alimentaires précises.
Europe PMC · 2026-08-31 · Quarti-Trevano F, Dell'Oro R, Ambrosino P, Cuspidi C, Facchetti R, Grassi G.
Résumé simplifié :
Cette étude italienne a suivi plus de 1150 personnes en bonne santé pendant 10 ans pour voir si boire du café régulièrement (2-3 tasses par jour ou plus) augmente le risque de développer un diabète. Les chercheurs ont comparé les buveurs de café aux non-buveurs, à la fois au début de l'étude et sur le long terme. Résultat : aucune différence significative n'a été observée entre les deux groupes, que ce soit pour le taux de sucre dans le sang, le risque de prédiabète ou l'apparition d'un diabète. Boire du café régulièrement ne semble donc ni augmenter ni diminuer le risque de diabète sur le long terme.
Résumé reformulé :
L'étude PAMELA a analysé, de façon transversale puis sur un suivi de 10 ans, les données de 1158 sujets sains issus de la population générale italienne, afin d'évaluer si la consommation chronique de café (≥2-3 tasses/jour) était associée à un risque diabétogène accru. À l'inclusion, la glycémie à jeun et la prévalence d'hyperglycémie modérée à jeun étaient similaires entre consommateurs et non-consommateurs de café, tout comme la prévalence de diabète et le recours aux traitements antidiabétiques. Au terme du suivi longitudinal, l'incidence de nouveaux cas d'hyperglycémie modérée à jeun et de diabète était également comparable entre les deux groupes. Ces résultats suggèrent, dans cette population générale, un effet neutre de la consommation habituelle de café sur le métabolisme glucidique à long terme, sans mettre en évidence d'association délétère.
Europe PMC · 2026-08-31 · Butucaru AS, Mihăianu IG, Iorga M, Șipoș LR, Slăvescu DA, Iurcov ROC.
Résumé simplifié :
Cette étude a interrogé 265 étudiants en santé pour comprendre comment ils gèrent le stress des examens à travers leur alimentation, leur sommeil et leur consommation de substances comme le café, les boissons énergisantes ou le tabac. Résultat marquant : près de 73% des étudiants dormaient mal pendant cette période. Les chercheurs ont observé que les étudiants qui augmentaient leur consommation de café, prenaient des boissons énergisantes ou fumaient avaient un sommeil nettement plus perturbé. Trois profils d'étudiants ont été identifiés : ceux qui n'utilisent aucune substance, ceux qui cumulent plusieurs substances, et ceux qui misent surtout sur le café et les compléments alimentaires.
Résumé reformulé :
Cette étude transversale menée auprès de 265 étudiants en santé (âge moyen 22 ans) a examiné les liens entre habitudes alimentaires, qualité du sommeil et usage de stimulants pendant les périodes d'examens. Une majorité écrasante (72,8%) présentait une mauvaise qualité de sommeil selon l'indice de Pittsburgh, et cette dégradation du sommeil était significativement associée au tabagisme, à la consommation de boissons énergisantes, à l'escalade de la consommation de café, à l'usage de compléments alimentaires et de « smart drugs ». Une analyse par clusters a permis d'identifier trois profils distincts : non-consommateurs (32,6%), poly-consommateurs de substances (34,5%), et utilisateurs de café/compléments en vente libre (33,0%), ces deux derniers groupes présentant un sommeil plus dégradé et davantage d'alimentation émotionnelle. L'étude étant transversale, elle établit des associations mais ne permet pas de conclure à une causalité directe entre la consommation de café et la qualité du sommeil.
Europe PMC · 2026-08-31 · Wang J, Wang H, Wan K, Wang R, Guo S, Ma F, Xiang Y, Ma H, Zong G, Zhi X, Tian X, Zhou G, Wang R.
Résumé simplifié :
Cette étude a suivi plus de 435 000 personnes pendant environ 16 ans pour voir si boire du café est lié au risque de développer la maladie de Parkinson. Globalement, aucun lien clair n'a été trouvé. Mais en regardant de plus près un gène appelé CYP1A2, qui influence la façon dont le corps traite la caféine, les chercheurs ont observé des différences : chez les personnes ayant une certaine version du gène (AA), boire jusqu'à environ 3 tasses de café par jour semblait associé à un risque plus faible, surtout chez les femmes. En revanche, chez d'autres personnes (porteuses des versions AC ou CC), boire beaucoup de café (5 tasses ou plus) était associé à un risque plus élevé, surtout chez les hommes.
Résumé reformulé :
Menée sur 435 551 participants de la UK Biobank initialement indemnes de maladie de Parkinson, suivis pendant une durée médiane de 15,7 ans (3319 cas incidents), cette étude examine si la relation entre consommation de café et risque de Parkinson varie selon le génotype du gène CYP1A2, impliqué dans le métabolisme de la caféine, et selon le sexe. Aucune association globale significative n'a été mise en évidence dans l'ensemble de la population. Toutefois, une interaction significative a été observée avec le génotype CYP1A2. Chez les porteurs du génotype AA, une consommation modérée de café (moins de 5 tasses/jour) était associée à un risque de Parkinson réduit, avec un risque minimal autour de 3 tasses par jour ; cette association inverse était plus marquée chez les femmes. À l'inverse, chez les porteurs des génotypes AC ou CC, une consommation élevée (5 tasses/jour ou plus) était associée à un risque accru de Parkinson, principalement observé chez les hommes. Ces résultats suggèrent que l'effet du café sur le risque de Parkinson dépend fortement de facteurs génétiques individuels et du sexe, ce qui pourrait expliquer l'incohérence des conclusions dans les études précédentes.
Europe PMC · 2026-08-07 · Baik I.
Résumé simplifié :
Cette étude coréenne a suivi des adultes pendant plusieurs années pour voir si certaines boissons étaient liées à la détresse psychologique, en tenant compte d'un gène appelé BDNF qui influence la résistance au stress. Les chercheurs ont comparé les sodas, le thé vert et le café. Résultat : le café n'a montré aucun lien, ni positif ni négatif, avec le risque de détresse psychologique, que ce soit dans l'analyse globale ou selon le profil génétique des participants. En revanche, les sodas augmentaient ce risque chez les personnes porteuses d'une variante particulière du gène BDNF, tandis que le thé vert semblait plutôt protecteur pour ce même groupe.
Résumé reformulé :
Cette recherche a exploré, à partir de données transversales (n=6244) et d'un suivi prospectif de six ans (n=1984) chez des adultes de 43 à 74 ans, le lien entre consommation de boissons courantes et détresse psychologique (mesurée par le score PWI), en tenant compte du polymorphisme génétique BDNF Val66Met. Le café a été analysé à titre comparatif : aucune association significative n'a été observée entre sa consommation et le risque de détresse psychologique, ni dans la population générale, ni dans les analyses stratifiées selon le génotype BDNF. À l'inverse, la consommation de sodas était associée à un risque accru de détresse psychologique, mais uniquement chez les porteurs de l'allèle Met du gène BDNF (risque relatif de 1,94 pour une consommation d'au moins une portion par semaine). Le thé vert, quant à lui, montrait une association inverse avec la détresse psychologique dans l'analyse transversale, particulièrement chez ce même sous-groupe génétique. Ces résultats suggèrent une interaction possible entre facteurs génétiques et habitudes de consommation de boissons, sans toutefois établir de causalité directe compte tenu de la nature observationnelle de l'étude.
Europe PMC · 2026-08-01 · Besen MA, Gürdil Yilmaz S, Durukan H, Aslan Aygün ES.
Résumé simplifié :
Après une césarienne, l'intestin met du temps à se remettre en marche. Dans cette étude, des femmes ont été réparties en trois groupes après leur opération : un groupe a bu du café, un autre de l'eau chaude, et un dernier n'a rien reçu de particulier. Les chercheurs ont ensuite observé quand apparaissaient les premiers bruits intestinaux, les premiers gaz et les premières selles. Résultat : les femmes ayant bu du café ont retrouvé des bruits intestinaux bien plus rapidement que les autres groupes. En revanche, pour les gaz et les selles, aucune différence notable n'a été observée dans les 12 premières heures.
Résumé reformulé :
Cet essai contrôlé randomisé a évalué l'impact de la consommation de café, comparée à celle d'eau chaude ou à l'absence d'intervention, sur la reprise du transit intestinal après une césarienne sous anesthésie générale. Soixante-dix-huit femmes ont été réparties en trois groupes, recevant du café, de l'eau chaude ou aucun apport particulier aux 4e, 8e et 12e heures postopératoires. Le délai d'apparition des premiers bruits intestinaux était significativement plus court dans le groupe café (environ 3,3 heures) comparé au groupe eau chaude (5,5 heures) et au groupe témoin (8,1 heures). En revanche, aucune différence significative n'a été relevée entre les groupes concernant le délai des premiers gaz évacués durant les 12 premières heures, et aucune selle n'a été observée dans cet intervalle, quel que soit le groupe. Les auteurs concluent que le café pourrait favoriser les premières étapes de la reprise du fonctionnement digestif après une césarienne, sans toutefois démontrer d'effet sur les étapes ultérieures du transit dans ce délai d'observation.
Europe PMC · 2026-08-01 · Kalita R, Giridhar B, Desai S, Mehta K, Rajawat M, Parmar S.
Résumé simplifié :
Cette étude a testé les effets d'une tasse de café fort (240 mg de caféine) sur les yeux de 52 étudiants en bonne santé, âgés de 18 à 30 ans. Trente minutes après avoir bu le café, plusieurs capacités visuelles se sont améliorées : la mise au point de près, la sensibilité aux contrastes et la coordination des deux yeux. Le temps de réaction visuelle s'est aussi légèrement amélioré, mais sans que ce soit statistiquement certain. La pupille s'est un peu dilatée et la pression à l'intérieur de l'œil a légèrement augmenté, tout en restant dans les valeurs normales. En résumé, une dose modérée de café pourrait aider ponctuellement lors de tâches visuelles exigeantes, comme travailler longtemps sur écran.
Résumé reformulé :
Cette étude prospective a évalué, chez 52 étudiants universitaires en bonne santé âgés de 18 à 30 ans, les effets à court terme d'une dose standardisée de 240 mg de caféine consommée sous forme de café noir sur divers paramètres oculaires. Les mesures ont été réalisées avant puis 30 minutes après l'ingestion. Les résultats montrent une amélioration significative de la facilité accommodative, de la facilité de vergence, de la sensibilité aux contrastes et du point proche d'accommodation. Le temps de réaction visuelle s'est amélioré chez la majorité des participants, sans atteindre le seuil de significativité statistique. Le diamètre pupillaire et la pression intraoculaire ont légèrement augmenté de façon significative, tout en restant dans les limites physiologiques normales. La stéréopsie n'a pas montré de changement significatif, et des variations mineures ont été observées sur les mouvements oculaires saccadiques et de poursuite. Les auteurs concluent qu'une consommation modérée de caféine pourrait apporter un bénéfice ponctuel lors d'activités visuellement exigeantes, tout en soulignant la nécessité de prudence chez les personnes à risque d'hypertension oculaire, et recommandent des études plus larges, contrôlées par placebo, pour confirmer ces observations et en évaluer les effets à long terme.
Motif : hétérogénéité élevée (I2=66.7%) dans les études cas-témoins et certitude jugée faible selon GRADE
Europe PMC · 2026-07-30 · Zhao Y, Cai Z, Zhang J.
Résumé simplifié :
Cette grande étude a rassemblé les résultats de 22 recherches menées sur près de 1,8 million de personnes pour savoir si boire du café augmente le risque de cancer de l'œsophage. Les chercheurs ont comparé les habitudes de consommation de café entre des personnes malades et des personnes en bonne santé. Résultat : aucun lien clair n'a été trouvé entre le café et ce type de cancer, que ce soit dans un sens ou dans l'autre. Les données disponibles restent toutefois de qualité limitée, et la question de la température des boissons mériterait d'être étudiée plus précisément à l'avenir.
Résumé reformulé :
Cette méta-analyse a compilé 22 études observationnelles portant sur plus de 1,77 million de participants, dont environ 7 100 cas de cancer de l'œsophage, afin d'évaluer le lien entre consommation de café et risque de ce cancer. Les études de cohorte montrent un risque relatif (HR) de 0,87 (IC 95 % : 0,74-1,03), tandis que les études cas-témoins rapportent un rapport de cotes (OR) de 1,02 (IC 95 % : 0,77-1,35) ; dans les deux cas, l'association n'est pas statistiquement significative. Le niveau de certitude des preuves, évalué selon la méthode GRADE, est jugé faible. Les analyses exploratoires portant sur la température des boissons restent non concluantes et nécessiteraient des études prospectives supplémentaires avec une mesure standardisée de l'exposition. En l'état, cette synthèse ne permet pas de considérer le café comme un facteur de risque majeur du cancer de l'œsophage.
Europe PMC · 2026-07-24 · Wang Y, Xie T, Liao Z, He S, Zhao Y, Li Y, Kong X, Sun P.
Résumé simplifié :
Des chercheurs ont analysé 30 études portant sur plus de 148 000 personnes atteintes de colite ulcéreuse (une maladie inflammatoire de l'intestin) pour comprendre quels facteurs de vie ou d'alimentation sont liés à cette maladie. Parmi les résultats, consommer des œufs tous les jours ressort associé à un risque plus élevé de développer cette maladie, tout comme des antécédents familiaux, une forte exposition aux antibiotiques ou le tabagisme. À l'inverse, le café, les fruits, un animal de compagnie ou une consommation légère d'alcool semblent liés à un risque plus faible. Les auteurs précisent que ces liens restent incertains et ne prouvent pas de cause directe.
Résumé reformulé :
Cette revue systématique et méta-analyse a compilé 30 études observationnelles, soit près de 148 500 patients atteints de colite ulcéreuse, afin d'examiner l'association entre divers facteurs alimentaires, comportementaux et environnementaux et le risque de développer cette maladie inflammatoire chronique de l'intestin. Parmi les 17 facteurs étudiés, la consommation quotidienne d'œufs figure parmi ceux associés à une augmentation du risque, aux côtés des antécédents familiaux de maladie inflammatoire intestinale, d'une forte exposition antérieure aux antibiotiques et du tabagisme (passé ou actuel selon les études). À l'inverse, la consommation de café, de fruits, la présence d'un animal domestique, l'appendicectomie ou une consommation légère d'alcool semblaient associées à une réduction du risque. Les auteurs soulignent toutefois que le niveau global de certitude de ces preuves reste faible, ces résultats étant issus d'études observationnelles ne permettant pas d'établir de lien de causalité, et appellent à des études prospectives complémentaires pour clarifier ces associations.
Motif : certitude des preuves faible à très faible avec hétérogénéité substantielle
Europe PMC · 2026-07-05 · Lemos MJ, Visentini LM, Queiroz LF, Peloggia A.
Résumé simplifié :
Cette étude a rassemblé les résultats de 8 essais cliniques portant sur plus de 1200 femmes ayant accouché par césarienne, pour voir si boire du café après l'opération aide le système digestif à repartir plus vite. Résultats : les femmes qui buvaient du café caféiné avaient des gaz et des selles plus rapidement, restaient un peu moins longtemps à l'hôpital, et avaient moins de nausées que celles buvant de l'eau ou du café décaféiné. Cependant, la qualité des preuves reste faible, donc ces résultats encourageants doivent être confirmés par des études mieux conçues avant de devenir une recommandation officielle.
Résumé reformulé :
Cette méta-analyse a compilé les données de huit essais randomisés incluant 1269 femmes ayant subi une césarienne, afin d'évaluer l'effet de la consommation postopératoire de café caféiné sur la récupération du transit intestinal, comparée à de l'eau, du café décaféiné ou des soins standards. Les résultats montrent que le café caféiné est associé à un délai plus court avant les premiers gaz (environ 5 heures de moins) et avant la première défécation (environ 3,4 heures de moins), ainsi qu'à une durée d'hospitalisation légèrement réduite et moins de nausées. En revanche, aucune différence significative n'a été observée concernant le délai avant le premier vrai transit intestinal complet, la tolérance alimentaire ou les vomissements. Les auteurs soulignent que la certitude globale des preuves reste faible à très faible, en raison d'une hétérogénéité importante entre les études, et appellent à des essais mieux conçus pour confirmer ces résultats prometteurs mais encore préliminaires.
Motif : essai de 12 participants
Europe PMC · 2026-06-03 · Pavis GF, Kingma RL, Nemzer BV, Abshiru N, Wall BT, Stephens FB.
Résumé simplifié :
Des chercheurs ont testé un extrait de cerise de café entière (contenant caféine et polyphénols) chez douze cyclistes entraînés, comparé à un placebo. Après une session d'effort suivie d'un contre-la-montre, ceux ayant pris l'extrait ont produit environ 4,6% de travail en plus et ont ressenti l'effort comme moins difficile. En revanche, la reconstitution des réserves de glycogène musculaire (le carburant des muscles) après l'exercice, avec une prise de glucides, n'a pas été améliorée par cet extrait par rapport au placebo. L'extrait semble donc booster la performance sportive, mais pas la récupération énergétique musculaire.
Résumé reformulé :
Cette étude en double aveugle, randomisée et croisée, a évalué chez douze cyclistes entraînés (VO2max moyen de 55 mL·kg⁻¹·min⁻¹) les effets d'un extrait de cerise de café Coffea arabica entier (200 mg de caféine et 15 mg de polyphénols) comparé à un placebo. Les participants réalisaient un effort sous-maximal de 30 minutes suivi d'un contre-la-montre de 15 minutes, puis un second contre-la-montre le lendemain après une prise de glucides. Les concentrations plasmatiques de caféine et d'acide chlorogénique étaient significativement plus élevées avec l'extrait. Le travail total fourni lors du premier contre-la-montre était supérieur de 4,6% avec l'extrait, et la perception de l'effort était réduite, sans modification du quotient respiratoire. Cependant, les biopsies musculaires ont montré une resynthèse du glycogène similaire entre les deux conditions à 4h et 24h de récupération. Les auteurs concluent à un effet ergogénique de l'extrait, sans bénéfice démontré sur la récupération du glycogène musculaire après apport glucidique.
Europe PMC · 2025-09-25 · Yusni Y, Yusuf H, Murzalina C.
Résumé simplifié :
Cette étude indonésienne a interrogé 1670 jeunes adultes de 17 à 23 ans sur leurs habitudes de consommation de café. Environ 40% des participants buvaient du café, surtout le matin, une tasse par jour, principalement pour éviter la somnolence. Les chercheurs ont comparé le poids et l'indice de masse corporelle (IMC) des buveurs de café à ceux des non-buveurs. Bien que les buveurs de café aient en moyenne un poids et un IMC légèrement plus faibles, cette différence n'était pas statistiquement significative. Autrement dit, on ne peut pas affirmer que boire du café aide réellement à contrôler son poids chez les jeunes adultes, du moins d'après cette étude.
Résumé reformulé :
Cette enquête menée auprès de 1670 jeunes adultes indonésiens (210 hommes et 1460 femmes, âgés de 17 à 23 ans) visait à décrire les habitudes de consommation de café et à explorer leur lien avec le poids corporel et l'IMC. Environ 40,6% des participants consommaient du café, avec une prévalence plus élevée chez les hommes (59,5%) que chez les femmes (37,9%). La consommation typique était d'une tasse par jour, le matin, principalement pour lutter contre la somnolence, avec l'Arabica comme variété préférée. Les analyses statistiques (tests t) ont montré que les buveurs de café présentaient un poids et un IMC légèrement inférieurs à ceux des non-buveurs, mais ces différences n'atteignaient pas le seuil de significativité statistique, aussi bien chez les hommes que chez les femmes. Les auteurs concluent donc qu'aucune association significative n'a pu être établie entre la consommation de café et une réduction du poids ou de l'IMC dans cette population de jeunes adultes.
Synthèses non systématiques ou centrées sur des mécanismes biologiques : utiles pour comprendre un domaine, mais sans nouvelles données mesurées chez l'humain.
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