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Lutéine et zéaxanthine

Nutriment

Études scientifiques (11)

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Répartition par niveau de preuve (cliquez pour filtrer) · Comprendre les niveaux

Niveau 1 — Revue systématique d'essais randomisés
Lait infantile enrichi en lutéine pour la santé des nouveau-nés : revue complète des brevets et revue systématique des essais cliniques

Europe PMC · 2026-06-05 · Si Y, Zhang Y, Li S, Tan L, Kong L.

Résumé simplifié :

La lutéine est un pigment naturel présent dans le lait maternel, important pour le développement de la vue et du cerveau des bébés. Certains laits infantiles en poudre sont enrichis en lutéine pour tenter de se rapprocher du lait maternel. Cette étude rassemble les connaissances scientifiques et les brevets existants sur ces laits enrichis. Les résultats montrent que ces formules augmentent bien le taux de lutéine dans le sang des bébés, mais que celle-ci est moins bien absorbée que celle du lait maternel. Les auteurs soulignent qu'il reste des lacunes scientifiques et réglementaires à combler pour améliorer ces produits.

Résumé reformulé :

Cette revue combine une analyse des brevets et une revue systématique des études cliniques et animales portant sur la lutéine ajoutée aux laits infantiles. La lutéine, un caroténoïde naturellement présent dans le lait maternel grâce à l'alimentation maternelle, est associée au développement visuel et neurologique du nourrisson. Les auteurs constatent que les formules infantiles enrichies en lutéine augmentent de façon constante les concentrations sanguines de lutéine par rapport aux formules non enrichies, mais que sa biodisponibilité reste inférieure à celle observée avec l'allaitement maternel. L'analyse des brevets révèle que la lutéine est souvent mentionnée comme ingrédient optionnel, sans que son rôle développemental spécifique soit véritablement mis en avant. L'étude identifie ainsi des lacunes scientifiques, technologiques et réglementaires, et propose des pistes d'innovation pour améliorer la formulation des laits infantiles enrichis en lutéine.

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Niveau 4 — Étude transversale57 participants
Caroténoïdes et (poly)phénols plasmatiques chez les personnes porteuses d'une iléostomie : liens avec l'alimentation

Europe PMC · 2026-05-12 · Magee N, Murphy BÓ, Pereira-Caro G, Caceres-Jimenez S, Slevin M, Lawther R, O'Connor G, Davis J, Pourshahidi LK, Crozier A, Gill CIR.

Résumé simplifié :

Cette étude a suivi 57 adultes porteurs d'une iléostomie (une poche externe remplaçant une partie de l'intestin après une opération). Les chercheurs ont mesuré ce qu'ils mangeaient et la quantité de lutéine, zéaxanthine et polyphénols dans leur sang. Résultat : ces personnes consomment très peu de fruits et légumes et très peu de lutéine (0,3 mg par jour, bien moins que la moyenne), et leur taux sanguin de lutéine et zéaxanthine est également très bas. Plus l'apport alimentaire en lutéine était élevé, plus le taux sanguin l'était aussi, mais ce lien restait modéré. Cela montre que les iléostomisés manquent souvent de ces nutriments protecteurs.

Résumé reformulé :

Cette étude observationnelle a examiné 57 adultes porteurs d'une iléostomie afin d'évaluer leurs apports alimentaires en aliments riches en phytochimiques et leurs concentrations plasmatiques en caroténoïdes et composés phénoliques. Les apports moyens en fruits et légumes (182 g/jour), en lutéine (0,3 mg/jour) et en polyphénols totaux (524 mg/jour) étaient nettement inférieurs aux moyennes habituelles de population, ce qui se reflétait dans des concentrations plasmatiques faibles de lutéine (0,14 µM), de zéaxanthine (0,04 µM) et de métabolites phénoliques (0,34 µM). La corrélation entre apport alimentaire et concentration plasmatique était globalement faible, sauf pour la lutéine où elle était modérée (r=0,52). Ces faibles niveaux circulants persistaient quel que soit le temps écoulé depuis la chirurgie, suggérant un effet combiné des restrictions alimentaires et de la perte du métabolisme colique dans l'absorption de ces composés.

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Niveau 1 — Méta-analyse d'essais randomisés1 035 participants
Les effets différentiels de la supplémentation en lutéine et zéaxanthine sur la prévention de la myopie chez les adolescents : une revue systématique et méta-analyse

Europe PMC · 2026-02-18 · Pei L, Mo Y, Duan JG.

Résumé simplifié :

Cette étude a analysé 10 essais cliniques regroupant plus de 1000 adolescents myopes pour voir si des compléments de lutéine et zéaxanthine pouvaient freiner la progression de la myopie. Les résultats montrent que ces compléments ralentissent l'allongement de l'œil (un signe d'aggravation de la myopie), améliorent la protection de la rétine et la sensibilité visuelle. Les effets sont plus marqués avec des doses élevées et une prise prolongée (plus de 12 mois). Cette supplémentation pourrait donc être une aide complémentaire utile pour limiter la progression de la myopie chez les jeunes.

Résumé reformulé :

Cette méta-analyse a compilé les données de 10 essais contrôlés randomisés (1035 adolescents myopes) menés entre 2014 et 2023, afin d'évaluer l'effet d'une supplémentation combinée en lutéine et zéaxanthine sur la progression de la myopie. Les résultats indiquent une réduction significative de l'élongation axiale de l'œil (SMD=-0,40), une augmentation de la densité du pigment maculaire (SMD=0,50) et une amélioration de la sensibilité visuelle (SMD=0,53) dans le groupe supplémenté. Les analyses en sous-groupes révèlent que les doses élevées et les interventions de plus de 12 mois produisent des effets plus marqués que les doses faibles ou les durées plus courtes (6 à 12 mois). Aucun biais de publication significatif n'a été détecté. Ces résultats suggèrent un intérêt potentiel de cette supplémentation comme approche complémentaire dans la gestion de la myopie chez les adolescents, bien que d'autres études soient nécessaires pour confirmer les doses et durées optimales.

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Niveau 4 — Étude transversale
L'association entre l'apport en lutéine et zéaxanthine et le vieillissement biologique multi-organes

Europe PMC · 2025-08-08 · Tao M, Zhang L, Jiang C, Xiang J, Chen S, Tan S, Sun S.

Résumé simplifié :

Cette étude a utilisé les données d'une grande enquête de santé américaine (NHANES) pour voir si manger des aliments riches en lutéine et zéaxanthine (deux pigments présents notamment dans les légumes verts) est lié à un vieillissement plus lent du corps. Les chercheurs ont observé que les personnes consommant davantage de ces nutriments semblaient vieillir moins vite au niveau du foie, des reins et du cœur, et avaient un risque de décès plus faible. Des analyses complémentaires en laboratoire suggèrent que la lutéine pourrait agir en protégeant les télomères (des structures liées au vieillissement cellulaire) et en réduisant l'inflammation. Toutefois, au-delà d'une certaine quantité, plus de lutéine ne semble pas apporter de bénéfice supplémentaire.

Résumé reformulé :

En s'appuyant sur les données alimentaires de la cohorte américaine NHANES (2007-2015), cette étude observationnelle a examiné le lien entre l'apport alimentaire en lutéine et zéaxanthine et le vieillissement biologique, estimé à partir de marqueurs physiologiques. Un apport plus élevé en ces deux caroténoïdes était associé à un ralentissement du vieillissement biologique global ainsi qu'au niveau hépatique, rénal et cardiovasculaire (OR=0,93, IC95% 0,88-0,93, p=0,016), et à une mortalité toutes causes réduite. Des analyses transcriptomiques complémentaires, menées en parallèle, suggèrent que la lutéine pourrait exercer ces effets via la régulation des télomères et la réduction de l'inflammation (notamment des cellules Th1 pro-inflammatoires). La relation ne semblait toutefois pas strictement linéaire : au-delà d'un certain seuil d'apport, aucun bénéfice supplémentaire n'a été observé. Ces résultats, de nature associative, ne permettent pas d'établir un lien de causalité direct mais ouvrent des pistes pour des stratégies alimentaires liées au vieillissement en santé.

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Niveau 4 — Étude transversale3 759 participants
Association entre l'apport nutritionnel et la myopie et l'astigmatisme

Europe PMC · 2025-07-25 · Chen K, Pi L, Xiong H.

Résumé simplifié :

Cette étude a examiné si manger des aliments riches en lutéine et zéaxanthine (des pigments présents notamment dans les légumes verts) est lié à la myopie ou à l'astigmatisme. Les chercheurs ont utilisé les données d'une grande enquête américaine (NHANES 2007-2008) portant sur près de 3760 personnes âgées de 12 à 59 ans. Ils ont comparé les apports alimentaires entre les groupes ayant une vision normale, une myopie légère ou forte, et différents niveaux d'astigmatisme. Résultat : aucune différence significative n'a été trouvée concernant la consommation de lutéine et zéaxanthine entre ces groupes. Cette étude ne montre donc pas de lien entre cet apport alimentaire et ces troubles de la vision.

Résumé reformulé :

Cette étude transversale s'appuie sur les données de l'enquête NHANES 2007-2008 pour explorer un possible lien entre l'apport alimentaire en lutéine et zéaxanthine et la prévalence de la myopie et de l'astigmatisme. Parmi 3759 participants âgés de 12 à 59 ans, 58,7% présentaient une émmétropie, 34,0% une myopie faible et 7,4% une myopie forte ; pour l'astigmatisme, 5,9% étaient à un niveau élevé, 82,2% faible et 12,9% modéré. Si des différences significatives sociodémographiques et de paramètres réfractifs ont été observées entre les groupes, l'apport alimentaire en lutéine et zéaxanthine, lui, ne différait pas significativement entre ces catégories (P > 0,05). Les auteurs concluent, sur la base de ces données observationnelles, à l'absence d'association statistiquement significative entre l'apport en lutéine/zéaxanthine par l'alimentation et la prévalence de la myopie ou de l'astigmatisme dans cet échantillon.

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Niveau 4 — Essai non randomisé159 participants
⚠ Niveau ajusté (3 → 4)

Motif : tous les patients AMD non-utilisateurs reçoivent la supplémentation en L-Z sans bras placebo/contrôle parallèle pour isoler l'effet du complément sur l'évolution du MPOD

Évaluation de la densité du pigment maculaire par un test psychophysique dans la dégénérescence maculaire liée à l'âge de forme sèche

Europe PMC · 2025-05-06 · Çalış Karanfil F, Özmert E.

Résumé simplifié :

Cette étude a suivi 68 patients atteints de DMLA sèche (une maladie de l'œil liée à l'âge) et 91 personnes en bonne santé. Les chercheurs ont mesuré la densité du pigment maculaire, une substance protectrice de la rétine composée de lutéine et de zéaxanthine. Les patients ne prenant pas déjà ces nutriments ont reçu un complément (6 mg/jour de lutéine, ou 10 mg de lutéine + 2 mg de zéaxanthine) pendant 9 mois. Résultat : au départ, les patients avec DMLA avaient une densité de pigment plus faible que les personnes saines, mais cette densité a progressivement augmenté avec la prise du complément, se rapprochant des valeurs normales après 9 mois.

Résumé reformulé :

Cette étude prospective a comparé la densité optique du pigment maculaire (MPOD), mesurée par un test de périmétrie colorée, entre 68 patients atteints de DMLA sèche et 91 témoins sains. Les participants ne consommant pas déjà de lutéine-zéaxanthine ont reçu une supplémentation orale (6 mg/jour de lutéine, ou 10 mg de lutéine + 2 mg de zéaxanthine), avec des mesures répétées à 3, 6 et 9 mois. Au départ, la MPOD moyenne du groupe DMLA (3,69 dB) était significativement inférieure à celle du groupe contrôle (4,97 dB). Sous supplémentation, la MPOD a progressivement augmenté pour atteindre 5,02 dB à 9 mois, se rapprochant des valeurs des témoins. Le tabagisme, l'obésité, un apport alimentaire pauvre en lutéine, une couleur claire de l'iris et l'hyperlipidémie étaient associés à une MPOD plus basse. Ces résultats, de nature observationnelle pour l'association de base, suggèrent un lien entre faible pigment maculaire et DMLA, sans toutefois établir formellement un effet protecteur causal de la supplémentation sur la progression de la maladie.

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Niveau 1 — Méta-analyse d'essais randomisés666 participants
Lutéine et zéaxanthine pour réduire la morbidité et la mortalité chez les nourrissons prématurés

Europe PMC · 2025-04-28 · Choo YM, Yip KX, Fiander M, Ahmad Kamar A, Kamalden TA, Tan K, Lai NM.

Résumé simplifié :

Cette revue scientifique a analysé 5 études regroupant 666 bébés nés prématurément, qui ont reçu de la lutéine et de la zéaxanthine (des antioxydants) en complément dès leur naissance jusqu'à leur sortie de l'hôpital. Les chercheurs voulaient savoir si ces nutriments protégeaient les yeux et réduisaient les complications liées à la prématurité. Résultat : cette supplémentation réduirait probablement les formes sévères de rétinopathie du prématuré (une maladie des yeux), mais elle n'aurait pas d'effet clair sur les formes légères de cette maladie, ni sur les hémorragies cérébrales, les problèmes intestinaux graves ou le risque de décès. Aucun effet indésirable n'a été signalé.

Résumé reformulé :

Cette revue Cochrane a rassemblé 5 essais randomisés contrôlés (666 prématurés nés avant 37 semaines) menés en Italie et aux États-Unis, comparant une supplémentation orale en lutéine et zéaxanthine à un placebo ou à l'absence de supplémentation, administrée dès le premier jour de vie jusqu'à la sortie du service de néonatologie. Les résultats montrent que cette supplémentation réduirait probablement l'incidence de la rétinopathie du prématuré de stade 3 ou plus (RR 0,49 ; IC95 % 0,29-0,81 ; preuve de certitude modérée), mais aurait peu ou pas d'effet sur la rétinopathie à tout stade confondu (preuve de certitude modérée). Elle semblerait également sans effet notable sur la mortalité, les hémorragies intraventriculaires ou l'entérocolite nécrosante (preuves de faible certitude pour ces trois critères). Aucune étude n'a évalué la déficience visuelle, et aucun effet indésirable n'a été rapporté. Les auteurs soulignent que ces résultats pourraient évoluer avec de futurs essais plus rigoureux.

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Niveau 2 — Essai randomisé contrôlé117 participants
Effet de la supplémentation en lutéine sur les lipides sanguins et les produits de glycation avancée chez des adultes présentant une obésité centrale : un essai contrôlé randomisé en double aveugle

Europe PMC · 2025-03-03 · Zhou J, Wang S, Wang Q, Zhao R, Wang D, Xie H, Du Y, Xu Y, Deng J, Huang Y, Liu Y, Peng X, Hao L, Liu L.

Résumé simplifié :

Cette étude a testé si prendre de la lutéine en complément (10 mg par jour pendant 32 semaines) pouvait aider des personnes ayant un excès de graisse au niveau du ventre. 117 participants ont été répartis entre un groupe lutéine et un groupe placebo. Les résultats montrent que le groupe lutéine a eu une baisse du mauvais cholestérol (LDL) et du cholestérol total, ainsi qu'une diminution de marqueurs liés au stress oxydatif et au vieillissement cellulaire (appelés AGEs). Plus le taux de lutéine augmentait dans le sang, plus ces marqueurs négatifs diminuaient. Cela suggère que la lutéine pourrait avoir un effet bénéfique sur la santé métabolique des personnes obèses.

Résumé reformulé :

Dans cet essai contrôlé randomisé en double aveugle, 117 adultes présentant une obésité centrale ont reçu soit 10 mg par jour de lutéine en complément, soit un placebo, pendant 32 semaines. Les chercheurs ont mesuré divers paramètres métaboliques, le taux de caroténoïdes et les produits de glycation avancée (AGEs), des composés associés au stress oxydatif et au vieillissement cellulaire. Les analyses (en intention de traiter et per-protocole) ont montré des réductions significatives du cholestérol total, du LDL-cholestérol, de l'apolipoprotéine B et du malondialdéhyde dans le groupe lutéine par rapport au placebo. Le taux de lutéine plasmatique a augmenté, tandis que plusieurs AGEs (CEL, CML, MG-H1) ont diminué. Une corrélation a été observée entre l'augmentation de la lutéine sanguine et la baisse de ces marqueurs, sans que cela établisse formellement un lien de cause à effet direct pour chaque paramètre. Ces résultats suggèrent un effet potentiellement favorable de la supplémentation en lutéine sur le profil lipidique et le stress oxydatif chez les personnes obèses.

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Niveau 4 — Étude transversale2 110 participants
Relation entre apport en nutriments, mode de vie et stéatose hépatique non alcoolique chez les patients atteints de diabète de type 2 : résultats des enquêtes NHANES 2007-2018

Europe PMC · 2025-02-22 · Sun L, He Z, Li Y, Huo Z, Liu L.

Résumé simplifié :

Cette étude américaine a suivi plus de 2100 adultes diabétiques de type 2 pour voir quels aliments étaient liés au risque de stéatose hépatique non alcoolique (foie gras). Les chercheurs ont observé qu'un apport alimentaire plus élevé en lycopène, un pigment présent notamment dans les tomates, était associé à un risque légèrement plus élevé de cette maladie du foie. À l'inverse, la vitamine K et la lutéine semblaient protectrices, et une alimentation globalement de bonne qualité réduisait nettement le risque. Attention, ces résultats montrent une association, pas une preuve que le lycopène cause la maladie.

Résumé reformulé :

Cette étude observationnelle, basée sur les données de l'enquête NHANES (2007-2018) et portant sur 2110 adultes diabétiques de type 2, dont 1743 atteints de stéatose hépatique non alcoolique (NAFLD), a examiné les liens entre apports nutritionnels alimentaires, mode de vie et risque de NAFLD. Après ajustement pour les facteurs confondants, un apport alimentaire plus élevé en lycopène était associé à une augmentation modeste du risque de NAFLD (OR = 1,002 pour chaque 100 μg supplémentaire, p<0,05), tandis que la vitamine K et la lutéine étaient associées à une réduction du risque. Une alimentation de bonne qualité globale était également liée à un risque nettement plus faible. Ces résultats, issus d'une analyse transversale, suggèrent des associations statistiques mais ne permettent pas d'établir un lien de causalité entre l'apport en lycopène et le développement de la NAFLD chez les patients diabétiques.

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Niveau 2 — Essai randomisé contrôlé70 participants
Effets de la lutéine/zéaxanthine (Lute-gen®) sur la santé oculaire, la fatigue visuelle, la qualité du sommeil et l'attention chez les grands utilisateurs d'écrans : une étude randomisée, en double aveugle, contrôlée par placebo

Europe PMC · 2025-02-03 · Lopresti AL, Smith SJ.

Résumé simplifié :

Cette étude a testé pendant 6 mois un complément de lutéine (10 mg) et de zéaxanthine (2 mg) chez 70 personnes utilisant des écrans plus de 6 heures par jour. Comparé à un placebo, ce complément a amélioré plusieurs mesures objectives liées aux yeux secs et à la fatigue oculaire : production de larmes, temps de récupération après exposition lumineuse, et stabilité du film lacrymal. Par contre, les participants n'ont pas ressenti de différence sur leurs propres sensations de fatigue visuelle, de qualité de sommeil ou d'attention. Aucun effet secondaire grave n'a été observé.

Résumé reformulé :

Dans cet essai randomisé en double aveugle contrôlé par placebo, 70 adultes âgés de 18 à 65 ans, utilisant des écrans électroniques plus de 6 heures par jour, ont reçu pendant 6 mois soit un complément combinant 10 mg de lutéine et 2 mg d'isomères de zéaxanthine (Lute-gen®), soit un placebo. Plusieurs examens ophtalmologiques objectifs (test de Schirmer, temps de récupération après photostress, temps de rupture du film lacrymal, sensibilité au contraste) ainsi que des questionnaires auto-rapportés (fatigue visuelle, vision liée aux écrans, sommeil, attention) ont été utilisés. Le groupe supplémenté a montré de meilleures améliorations sur le test de Schirmer, le temps de récupération après photostress et le temps de rupture du film lacrymal par rapport au placebo, sans différence significative sur la sensibilité au contraste ni sur les mesures subjectives. Le complément a été bien toléré, sans effets secondaires graves ni anomalies biologiques significatives.

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Niveau 2 — Revue systématique d'essais randomisés584 participants
⚠ Niveau ajusté (1 → 2)

Motif : hétérogénéité des études ayant empêché la méta-analyse et résultats contradictoires entre essais

Rôle des compléments de lutéine dans la prise en charge du syndrome de l'œil sec : une revue systématique

Europe PMC · 2024-12-01 · Chu YC, Huang CC.

Résumé simplifié :

Cette revue a analysé 6 études cliniques (584 personnes au total) testant des compléments de lutéine, pris par la bouche à des doses de 3 à 20 mg par jour pendant 4 à 12 semaines, pour soulager la sécheresse oculaire. Certaines études montrent une amélioration des symptômes ressentis et de la stabilité du film lacrymal (le liquide qui protège l'œil), mais d'autres ne trouvent pas de différence significative par rapport à un groupe témoin. Les résultats sont donc mitigés et variables selon les études. Les auteurs concluent que la lutéine pourrait aider, mais que des études plus grandes et mieux standardisées sont nécessaires pour le confirmer.

Résumé reformulé :

Cette revue systématique, menée selon les critères PRISMA, a examiné six essais randomisés contrôlés (584 participants au total) évaluant l'effet de compléments oraux de lutéine sur le syndrome de l'œil sec. Les doses variaient de 3 à 20 mg par jour, pour des durées de traitement de 4 à 12 semaines. Les résultats montrent une amélioration des symptômes subjectifs (score OSDI) dans certaines études, ainsi qu'une augmentation du temps de rupture du film lacrymal (TBUT) dans d'autres. Cependant, les résultats concernant le test de Schirmer et la coloration cornéo-conjonctivale sont inconsistants d'une étude à l'autre. En raison de l'hétérogénéité des protocoles, des dosages et des critères de mesure, une méta-analyse n'a pas pu être réalisée. Les auteurs concluent que la lutéine pourrait apporter un bénéfice, mais soulignent la nécessité d'essais randomisés plus larges et mieux standardisés pour confirmer ces résultats et établir un dosage optimal.

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